Europa2014 : 3 avril

Jeudi 3 avril 2014 - 347 km - 117 photos (1078-248)

 

La Belgique.

 

Canal des Ardennes, vallée de la Semois, vallée de la Meuse, Bruxelles. Paysages magnifiques, météo correcte, lourd en fin de journée.

Michel est là vers 7h15, comme il me l'avait dit hier. Avec croissants et pains au chocolat ! Que voulez-vous dire devant tant de gentillesse, mis à part "merci". J'étais en train de terminer de ramasser le sac. Une chance inattendue : la toile de tente est sèche, il n'y a pas de rosée, c'est super. Mon itinéraire de la journée n'a pas plu à monsieur Garmin, mon GPS. Heureusement que Michel me l'avait demandé : il s'en souvient bien mieux que moi ! Du coup, c'est lui qui dirige.

Sans lui, je ne l'aurais jamais vue, cette petite phrase "écrite" par nos amis -ennemis à l'époque- allemands : "Dieu protège l'Allemagne", sur le mur de cette ancienne prison. Cette inscription a été re-découverte récemment, elle était demeurée cachée et oubliée sous l'enduit.

Route magnifique le long du Canal des Ardennes : 23 écluses sur 15 km...

Au même endroit, le canal en bas à gauche.

A travers les Ardennes. C'est un vrai bonheur que de rouler dans un tel décor.

Un petit village, juste un peu plus loin.

Bouillon. Belgique. Si je vous dis "Godefroy de Bouillon", ça vous parle mieux ? C'est son château... Enfin, c'était...

Et la Semois, nom de la rivière dont nous allons suivre les méandres ma foi fort ancaissés !

Ici, la route est belle, mais c'est loin d'être partout le cas. Les virages sont teigneux, le goudron est détruit, trous et bosses sont souvent présents : bref, si le paysage est merveilleux, la route est piégeuse, et aussi humide en sous-bois.

Mais ceci est un détail... Le motard se doit d'être attentif.

C'est son destin !

Une belle boucle de la Semois.

La jolie Triumph de Michel près de Serparti.

La Semois toujours.

On quitte la Belgique, retour en France !

En me retournant, la pancarte de la Belgique, que j'avais oublié de photographier.

J'adore rouler comme ça, le long d'une rivière. La Semois est géniale, parce qu'elle offre toutes sortes de paysages, des vallées profondes et des vallées larges, en forêt ou à découvert, un "must". Michel me dit que les motards sont ici légion en week-end, ce qui ne m'étonne pas du tout.

Encore la Semois !

Et une autre belle vue d'ensemble de la vallée, bien plus large maintenant.

Petite pause. Ben oui, vous ne vous en rendez pas compte, vous, assis dans vos fauteuils.

Mais on bosse, nous !

Je dois dire que je n'avais pas prévu de traverser Madagascar !
500 mètres, c'est la longueur du pays... Il n'y a que cette rangée de maisons, c'est tout.

Les feux ont leurs avantages.

A Monthermé, la Semois se jette dans la Meuse. Nous suivons donc désormais les méandres de la Meuse, vers le nord.

Givet. Je suis déjà venu ici, j'ai même visité cette petite ville à pied... Souvenirs souvenirs.
Givet est en France, mais presque sur la frontière. Nous pénétrons à nouveau en Belgique.

Michel m'offre la traditionnelle frite ici, au bord de la Meuse. "Tu es dans mes terres, ici, Jef, donc il n'est pas question que tu payes" ! Merci, Michel.

Nous nous séparons peu après, et je "fonce" vers Genappe, au sud de Waterloo, où Dona m'attend. J'arrive avec 45 minutes de retard, et j'avais un peu peur qu'il ne soit parti. Mais non, il a été patient, merci à toi, Dona.

Arrêt à la ferme "Le Caillou", où notre Napoléon passa la nuit du 17 au 18 juin 1815.

Waterloo. Un immense monticule de terre a été élevé en souvenir de cette grande défaite française, dominant la plaine où le massacre s'est déroulé.
Au sommet, le lion de Belgique.

Et voilà, deuxième capitale pour Serparti, Bruxelles. Devant, c'est Dona qui attend patiemment le "japonais"...

Serparti, et le scooter de Dona, devant le grand panorama sur Bruxelles, depuis la place du palais de justice.

Au même endroit, mais derrière nous, "the hotel", où, comme me dit Dona, Obama a couché la semaine dernière...

Des sirènes de police retentissent sans cesse : l'Europe reçoit l'Afrique, les grosses voitures noires entourées de motards circulent...

Un gentil passant immortalise cet instant amical.

Tiens, Godefroy... de Bouillon. Mais, il me poursuit !

Le palais du roi des Belges. Si le drapeau est mis, c'est que le roi est en Belgique.

Le centre de la culture.

Une belle horloge moderne, avec ses personnages qui se déplacent.

J'adore ces vieilles maisons de style flamand.

Serparti au milieu de quelques copains et copines. Je l'abandonne : nous allons vers une des plus belles places au monde.
En tout cas, une de celles que je préfère en Europe.

Grand-Place.

Si vous ne connaissez pas, alors précipitez-vous.

L'hôtel de ville de Bruxelles, très dur à photographier.

Je vous laisse admirer, pas besoin de mots, ils seraient trop fades.

Béats d'admiration !

Les commerces sur les flancs de l'église.

On se désaltère dans ce superbe café. Enfin, dehors, en terrasse, car j'ai besoin d'air !

Là-bas, le Manneken-Pis : Dona fait un détour pour que je puisse le photographier. Je sais, j'aurais dû descendre et faire une très belle photo. Mais je suis en sueur -il fait très lourd sur Bruxelles, et je vous signale que je n'ai pas enlevé la doublure.

Et Dona pousse la gentillesse jusqu'à m'accompagner au fin fond de la Belgique, dans une ferme perdue loin de tout. J'avais réservé, j'étais attendu.

Un grand merci à mes deux accompagnateurs de cette nouvelle grande journée de route.

Il est déjà 20 heures lorsque je prends cette photo. Fatigué, je suis. Douche. Internet sur un banc dans la cour de la ferme, à la nuit tombante, histoire de corriger les accents pour mes lecteurs déboussolés en lisant les deux premières journées : j'avais oublié une ligne de code sur les pages. Mais je n'en ferai pas davantage. Direction la tente, au chaud dans le duvet, quelques croquettes, le casque sur les oreilles pour un peu de belle musique et finir cette journée en beauté. Je m'endors très très vite.

Cette nuit, dommage, le chien de la ferme me réveille deux ou trois fois. C'est malheureux de quitter les bruits de la ville pour ça. Mais c'est la nature ! Et il faut bien admettre que je me rendors très très vite.

Prix du camping : 7 euros. Douche un peu rudimentaire, mais bien chaude. Au moment de payer, je demande s'il y a du papier dans les toilettes. "Nous ne sommes pas obligés d'en mettre..." est la réponse qui fuse. Je dis : "Non non, ce n'est pas le problème, mais j'aimerais vous acheter un rouleau, car dans les magasins, ils ne vendent pas ça à l'unité". "Heu, oui, mais je ne connais pas le prix. Dis, c'est combien ?", demande-t-il à son épouse, en train de faire la cuisine sur la grande table, derrière. "C'est bon", dit-elle.

"Merci beaucoup".

M'énerve, ça, cette habitude de ne pas mettre de papier dans les toilettes des campings, en France et en Belgique !

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