Europa2014 : 3 juillet

Voyage Europa 2014
Jeudi 3 juillet 2014 - J094 - 153 km - 666 photos (24.223-21.888)
Varsovie... Treblinka..... et... le Grand Choc.

Réveillé à 6 heures, je démarre à 7h05.... Avec, là aussi, une longue douche bien chaude. Il y avait des français de la Haute-Vienne sur le camping, avec voiture perso et tente Quechua. On a discuté un peu hier soir. Mais ce matin, lorsque je pars, seul un cycliste de Berlin, avec tente et voiture lui aussi, est debout, en train de manger dehors, sur un tabouret.

Il y a un peu de circulation, déjà, mais c'est quand même calme, surtout lorsque je m'approche du centre. Il fait très beau temps.

J'ai trouvé dans la base de données du GPS "fragment du mur du ghetto" : Titi m'y conduit donc.
De l'endroit où il me fait arrêter, j'aperçois l'imposant Palais de la Culture et de la Science de Varsovie.

Mais pas de trace de fragment de mur du ghetto de Varsovie sur cette rue Sienna. Alors je laisse la moto et vais marcher sur le boulevard et, en regardant à travers un porche, j'aperçois un très vieil immeuble. J'avance et voici l'immeuble que j'ai sous les yeux. Il ressemble bien à ceux que j'ai vu sur les documentaires, mais je ne crois pas qu'il s'agisse véritablement d'un de ceux du ghetto. J'aurais dû examiner ce site la veille au soir.....

A nouveau le Palais de la Culture (à droite) vu depuis Aleje Jerozolimskie.

Le palace Jablonowski place du Théâtre.

Et bien sûr, en face, le théâtre national, ou théatre Narodowy.

Autres immeubles à l'autre bout de la place du théâtre.

Très beaux immeubles plage Zamkowy, et très belle et grande place.

Je laisse la moto ici et vais faire un tour à pied.

Le château royal de Varsovie.

Le même, sous un autre angle.

Dans la rue Krakowskie Przedmiescie.

En face, l'église Sainte Anne.

Toujours dans la même rue, vers le nord.

Quelques belles façades, mais pas si "ouvragées" que les derniers centres historiques visités.

Ah, une jolie façade un peu plus loin.

Retour vers la place Zamkowy. On aperçoit la colonne du roi Sigismond III de Pologne.

A nouveau le château royal à droite.

Puis je prends la rue Swietojanska, dans laquelle se trouve la belle cathédrale Saint Jean.

A l'intérieur, le beau gisant des ducs Janusz III de Masovia et Stanislas I de Masovia, réalisés entre 1528 et 1530.

Très beau style gothique moderne.

Porche et porte chargés de superbes sculptures.

Et me voici au pied de deux immeubles....

... qui font l'angle sud de la place historique du vieux Varsovie.

La Place du Marché (Rynek Starego Miasta), un véritable hâvre de beauté et de paix.

Détails....

Entièrement détruite lors de la seconde guerre mondiale, puis restaurée après guerre.

C'est le lieu que j'ai préféré à Varsovie.

J'avais envie d'être en chemisette, et de m'asseoir ici. Mais avec ma tenue de motard, j'ai bien trop chaud pour m'attarder en plein soleil !

Puis je prends la rue Piwna (rue de la bière) qui me ramène sur la place Zamkowy.

En passant devant une nouvelle église : Saint Martin.

Arrivée sur Zamkowy, face au château royal.

Et voilà, retour auprès de Serparti, fidèle au rendez-vous, comme toujours.

Je viens juste de partir que je passe devant la rue Piekarska, près de laquelle se trouve ce monument dédié aux héros du Ghetto de Varsovie.

Place Krasinskich, voici la Bibliothèque Nationale Narodowa.

Il faut bien rouler entre 25 et 30 km pour être complètement sorti de Varsovie et de sa banlieue, vers le nord-est, via la route 634.
Enfin, de petite routes sympas, ici à Sulejow.

Un peu plus loin, dans la forêt, peu avant d'arriver sur la route 636.

Une heure plus tard, après avoir roulé vers le nord sur la route 50, je bifurque plein est sur une petite route qui me conduit à....

Treblinka.

Mais en fait, le village est minuscule, et il n'y a rien à voir. Le musée se trouve à 7 km du village, il y a une toute petite pancarte, qu'il ne faut pas louper. La route devient alors, à la sortie de Treblinka, ce que j'ai vu de plus difficile depuis le début du voyage. Une horreur. Des plaques datant, j'en suis persuadé, de la seconde guerre mondiale, non jointives, et pas très grandes. Comme si tout était organisé pour... perdre et/ou refouler les éventuels visiteurs de ce nouveau site historique terrifiant !

Enfin, je parviens à l'endroit où se trouve la route menant réellement au camp d'extermination de Treblinka.
Une fois de plus, il ne faut pas louper cette plaque, au risque de louper l'embranchement !

Voici la route dont je vous parlais plus haut. A droite, celle menant au camp.

Elle commence par franchir la voie ferrée, détruite, par laquelle sont arrivés tous ces malheureux !

Puis elle se porusuit vers ce qui s'appelle le "musée", dans une forêt d'une très grande majesté.

Je parviens à un guichet situé en face du parking. Le gars préposé à l'accueil des visiteurs ne parle pas anglais... Il me propose l'achat d'un ticket, mais il ne s'agit, en fait, que d'une carte très sommaire du site, et en aucun cas un droit d'accès sur ce lieu ! J'essaye de savoir comment tout ceci est articulé. En fait, il y a deux sites, l'un à 500 mètres, et l'autre à 2,5 km ! Par cette chaleur, il est hors de question que j'aille là-bas à pied. Voyant ma déconvenue, il me dit que je peux y aller avec la moto !

Et me voici près de ce qui est censé être un musée !

Bien entendu, j'y vais à pied !

La phrase classique.
Pour qu'elle se réalise, il faudrait commencer par rendre le site réellement accessible, et beaucoup plus explicatif !

Massive sculpture. C'est en quelque sorte le mémorial du camp.

Et tout autour, disposés en étoile, des centaines et des centaines de blocs de pierre, avec des noms de villes et de villages.

Pratiquement aucune explication, juste un plan avec des numéros indiquant les baraques et leur utilité.
Mais je n'ai pas trouvé les emplacements en question !

Voici ensuite l'autre "route", conduisant à l'autre camp.

La carrière dans laquelle travaillaient les prisonniers du camp de travail, dans des conditions horribles.

Puis la piste, sableuse, se poursuit encore sur 500 mètres pour aboutir au...

site des exécutions.

J'étais en nage, et je me suis installé ici pour manger.

Le retour.

Les dernières centaines de mètres....

Je quitte donc ce terrible lieu (situé à 100 km au nord-est de Varsovie) triste et insatisfait. Il est possible qu'un musée existe, mais je ne l'ai pas trouvé. Comme je viens de l'écrire, le visiteur n'est aucunement aidé dans sa quête de savoir. Et pourtant, ce lieu est celui où se déroula le massacre de près de un million d'êtres humains dans des conditions effroyables. Il n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être, et ne peut, en l'état, servir à l'impérieuse nécessité de ne plus revoir de tels événements !

Il est environ 14h10. Peu désireux de repasser par les routes défoncées suivies à l'aller, je demande à Titi de me rechercher un autre itinéraire. Il me fait passer par la 627, difficile jusqu'à Kosow Lacki. Je discute quelques minutes avec un couple de motards polonais en vacances, super sympas, et en train de déguster une glace. En les quittant, je regrettais de ne pas leur avoir demandé où ils les avaient achetées, tant j'avais chaud. Puis je me retrouve sur cette petite route en bon état, qui file vers le sud.

C'est superbe. Malheureusement, ça se dégrade à nouveau sérieusement après Tchorzowa.

Néanmoins, je suis heureux. J'ai vu ce que je voulais absolument voir aujourd'hui, et je roule maintenant vers le sud de la Pologne, et les montagnes. Ah, revoir du relief, des sommets, après des semaines de terrain plat, je m'en fais une vraie joie. Je ne pense pas les atteindre ce soir, mais demain sûrement. Aussi suis-je d'humour joyeuse, malgré les cahots revenus !

Quand, soudain, je suis percuté violemment, sans comprendre ce qui se passe. Dans l'instant qui suit ce choc, je suis toujours cramponné sur Serparti, les mains sur le guidon, mais.... la tête à raz du bitume, à 90 ° de la position normale car.... je suis allongé sur l'asphalte !

Et je glisse, glisse, ou plutôt je saute et je tressaute et je rebondis en avançant très vite, emporté avec la moto dans le mouvement. Je commence à prendre conscience de ce que je suis en train de vivre. Et ça glisse vite, je me cramponne à Serparti comme à un rempart, comme à une protection..... ! Je vois le fossé arriver, mais ça ralentit finalement, et la terrible glissade s'arrête enfin. La partie haute de mon corps est sur le talus gauche de la chaussée, la partie inférieure sur le goudon, ma jambe gauche sous Serparti, la droite encore en position de conduite.

Serparti, couchée, blessée, ronronne doucement........

Il est exactement 14h27'29"

Environ 5 minutes plus tard.....

Au fond à droite, la voiture m'ayant renversé. A côté de la moto, l'homme en T-Shirt bleu est son conducteur. Je prends conscience de sa venue vers moi en courant, alors que je suis en train de me relever précautionneusement en extrayant ma jambe gauche. J'ai mal à toute la cuisse gauche, j'ai mal à la cheville en posant le pied, j'ai mal au pouce droit, mais je sens quand même que je suis entier. Je refais surface. J'essaye de couper le moteur, mais ne sais plus comment faire... Ah, oui, il suffit de tourner la clé. L'homme qui m'a fauché me parle, et je lis une grosse angoisse sur son visage. Forcément, il a peur, ce qui me semble logique. Car il vient de mettre un homme à terre, et il ne voudrait pas que ce soit grave. Je lui fais comprendre que ça semble aller. Il ne parle pas anglais, juste trois-quatre mots.

Les autres sont les premiers automobilistes arrivés après l'accident. Ils me parlent tous à la fois, j'entends ambulance, je leur demande de m'aider à relever Serparti. Je... je regarde les dégâts de la moto pendant qu'ils discutent. Puis je vais faire cette photo. Besoin de preuves, habitude du photographe ? On y voit très nettement la trace laissée par le repose-pied fabriqué et mis en place par mon neveu le forgeron. Une pièce très solide, qui a sans doute sauvé mon pied gauche. Car c'est cette pièce qui a pris de plein fouet le premier gros choc sur la route, la chute initiale. Il s'est plié pendant la glissade, et a marqué la route de son empreinte.

J'ai marché le long de cette trace le lendemain en comptant mes pas. 35. Mais vu que je boîtais, je ne pense pas qu'ils faisent un mètre de longueur. Alors? Entre 25 et 30 mètres de glissade, c'est, je pense, ce que j'ai fait.

Ma pauvre petite moto a bien morflé. La bulle, qui m'a si souvent attiré la sympathie.... On voit la pliure du repose-pied additionnel avant. Le repose-pied gauche a disparu : il a été sectionné net, sans doute a-t-il lui aussi encaissé le premier choc. Le sélecteur est plié. J'actionne le démarreur : Serparti ronronne instantanément ! En boîtant, je l'emmmène dans l'entrée de la maison voisine, sur la proposition de la propriétaire, avec accord de la police.

Le bloc compteur-compte-tours s'est déplacé vers la droite.

Ma manche gauche est bien râpée... Je ressens une brûlure sur le dessous de l'avant-bras : le vernis de ma peau est un peu parti, à peine quelques gouttes de sang. Mon dieu, si je n'avais pas eu la protection de la veste, mon avant-bras ne serait pas beau à voir !

La jambe gauche du pantalon est déchirée.

Ma seule grosse douleur est la partie gauche de la cuisse gauche, celle qui a glissé sur le goudron. La peau est intacte. Mais la cuisse est bien enflée. Elle a encaissé le choc de la chute. Merci à Bering !

La botte gauche est un peu râpée et un bout décousu. J'ai un peu mal à la cheville, et mon gros orteil est violet. Mais sans douleur.

Le choc sur le casque.

Le sac usé par les frottements.

 

L'ambulance est arrivée moins de 10 minutes après l'accident. Deux infirmiers m'ont posé plein de questions, voulaient mon passeport.... J'avais du mal à coordonner mon esprit, car encore sous le choc, je devais gérer tous ces gens qui me parlaient dans une langue incompréhensible, essayer de comprendre leurs questions, d'y apporter une réponse, le tout en réfléchissant à ce que j'avais, moi, à faire. Donc, j'ai mis du temps avant de retrouver mes documents, ceux de la moto, ceux de l'assurance. Voilà. Messieurs. Avant toute chose, je veux appeler mon assistance. Je leur montre ma carte, et je leur fais voir leur téléphone. Les infirmiers voulaient me conduire à l'hôpital. Je dis "NON". D'abord, assurance. Personne ne voulait me passer de téléphone. J'essaye alors de leur faire comprendre que je n'en possède pas...

Répondre aux infirmiers, où j'ai mal... Je baisse mon pantalon pour montrer la cuisse, la cheville, la peau du bras, le pouce... Ils se mettent à parler. Une femme arrive, et me tend un téléphone. J'entends une voix féminine, je reconnais ma langue maternelle..... OUF.

- SVP, rappelez-moi à ce numéro, pour que la personne ne paye pas la communication.
- Ne vous inquiétez pas pour ça. Quel est le problème ?

Puis un dialogue de sourds. Je mets un moment à comprendre ce qu'elle me dit. "Je suis la fille de la dame qui vous a passé le téléphone, expliquez-moi ce que vous désirez, SVP" !!!!

Lentement, doucement, je commence à réaliser. Car tout le monde continue à me parler. Les infirmiers, surtout, très insistants. Je réponds toujours "NON", j'entends "policia", je dis "OUI". Ils téléphonent. Je sais maintenant que la police va venir.

Enfin, la dame qui tente de m'aider. Elle ne connait que très peu le français, mais sa fille le parle parfaitement. Aussi, dans ma difficulté à comprendre, il y a le fait que cette femme est très jeune, et me dit qu'il s'agit de sa fille, et quand sa fille me dit "repassez-moi ma maman", j'ai un peu de mal. Bref, cette femme, c'est la propriétaire de la maison devant laquelle a eu lieu le choc initial. Grâce à elle et à sa fille, j'ai enfin pu communiquer avec l'assitance, donner les coordonnées du lieu (le GPS fonctionne parfaitement, toujours allumé, sur son support, sur Serparti....). L'assistance me conseille d'aller à l'hôpital, je réponds que je ne veux pas laisser la moto et mes affaires ici sur le bord de la route et partir à l'hosto sans même savoir combien de temps j'allais y rester. J'ai appris plus tard que la police serait restée là à attendre mon retour ! Mais vu que je me sentais "apte" à "tenir" un bon moment....

La police est arrivée. Personne ne parle français, la dame rappelle sa fille, c'est fantastique. Je commence à réaliser ma chance. Je n'imaginais même pas à quel point j'étais "verni" !

Mais ce que je peux vous dire, c'est que le seul lieu où il était acceptable de tomber en Pologne, c'était, très précisément, à cet endroit exact, devant cette maison. Car les occupants de cette maison connaissent bien la France, et une de leurs amies, habitant à Wegrow (moins de 5 km, la petite ville à côté), parle également parfaitement le français. Pire, pendant les discussions sur le trottoir, Eva, la propriétaire de la maison, l'a appelée pour qu'elle vienne à la rescousse, sa fille étant quand même au travail à Varsovie. En plus, Eva connaît très bien les policiers, et discute avec tout le monde pour aplanir les difficultés et avancer. Je maintiens mon refus d'aller à l'hôpital, et je dois donc signer une décharge. Ils me nettoient la seule plaie "ouverte"... enfin, disons les égratignures. Eux partis, il ne reste que la police. Je donne mes documents, on me fait souffler dans le ballon, puis ils discutent avec le propriétaire de la voiture, dont la maman, affolée, est arrivée entre-temps. La vitesse excessive de la voiture, et le fait de m'avoir rasée, ont suffi pour aplanir le problème du constat. Il n'y en a pas, Eva m'a confirmé qu'il était considéré totalement coupable. C'est pendant que tout ce monde continuait à discuter, qu'Eva m'a fait prendre la moto pour la mettre à l'écart, et invité à venir prendre un café et manger du gâteau. Theresa, l'amie parlant français, arrive et se met à me parler dans ma langue, répond à toutes mes questions, m'apporte un soutien total et inconditionnel.

La police part avec mes documents. "Ne vous inquiétez pas, ils vont revenir avec, ils partent faire des photocopies. Reposez-vous, tout va bien.". Eva me parle, Theresa traduit. Eva doit partir travailler à Varsovie (elle travaille de nuit), mais son mari va me conduire à l'hôpital, et je peux rester coucher ici ce soir. Puis elle prépare le repas du soir, son époux Robert arrive, nous mangeons ensemble, Paula arrive de Varsovie (la fille d'Eva, avec laquelle j'avais parlé au départ), Eva part au travail.


La dépanneuse arrive, Robert s'occupe de tout, il discute avec les gars, il les connaît. La moto part dans une concession Yamaha, à Siedlce, à une trentaine de kilomètres au sud. Puis nous partons à l'hôpital, où Theresa s'occupe de tout. Son mari était gynécologue ici, et elle connaît tout le monde, explique mon cas, s'occupe de moi.... Robert, de son côté, appelle les policiers qu'il connaît.... Un chirurgien m'examine, déclare que je n'ai rien de cassé, remplit une ordonnance (pommade, gel). Je n'ai rien à payer, grâce à la carte européenne de maladie !

Puis nous allons chez Theresa, où je fais connaissance avec son époux, extrêmement gentil lui aussi. Café, gâteau, je suis choyé, dorloté. J'ai mal, mais une telle gentillesse autour de moi m'apaise petit à petit, éloigne les soucis, dissipe le stress généré par la soudaineté et la violence du choc, et de l'arrêt du beau programme Europa 2014.


Nous retournons chez Robert et Eva, Paula et Robert préparent ma chambre, je suis ici chez moi.

Mot de passe pour le WiFi, aussi. Mais je n'ai pas le courage d'allumer le PC, et pas envie d'avertir qui que ce soit. Que mes proches dorment tranquille, et vous aussi. Pourquoi stresser quelqu'un, on verra demain, lorsque j'en saurai davantage !

Je m'endors facilement, malgré les douleurs. J'ai beaucoup plus mal, ce soir, surtout en appuyant sur ma jambe gauche, mais je ne suis pas inquiet. Réveillé par elles -douleurs- au cours de la nuit, je prends un aspirine qui me fait le plus grand bien. Je me rendors aussitôt.....

 

Une sacrée journée !


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