Europa2014 : 3 novembre

Voyage Europa 2014
Lundi 3 novembre 2014 - J111 - 399 km - 609 photos (29.799-46.443/54.022-68.411)
Fin des Pyrénées espagnoles - On plonge vers le sud-est.

Hier soir, en fait, c'était de l'orage, et le tonnerre a bien grondé.. Il a plu à verse, pendat un moment, puis ça s'est calmé. De toute façon, je me suis endormi après avoir bouquiné sur le PC (puisque la tablette est HS). Ce matin, je suis réveillé avant l'heure, et je n'ai aucune envie de manger ici avant de partir. Je démarre à 7h10, il fait encore nuit. Désormais, j'ai une lumière suffisante vers 8 heures ! Avant, c'est sombre. C'est incroyable la vitesse à laquelle les jours raccourcissent. Je pense aux scandinaves qui sont désormais dans la pénombre. En plus du froid. Je ne voudrais vraiment pas vivre lè-haut !

C'est ici que je prends mon petit déjeuner. Sur cette route, au total, en une heure et demie environ, je ne croiserai que 3 voitures !

Ah, les belles eaux vertes d'Espagne.

Je suis la vallée de cette rivière qui a creusé son lit dans un terrain géologique très particulier, composé de plaques.

Le seul village important se trouvant le long de cette route, peu avant un col à près de 1.300 mètres.

Les plaques dont je vous parlais. C'est merveilleux.
J'aimerais en savoir bien davantage en géologie, je crois que je vais étudier cette matière qui m'intéresse énormément (entre plein d'autres, d'ailleurs !)..

Autour du col, le sol est par endroits recouvert de ces végétaux que je trouve splendides.

On voit les strates dans la roche. Ce sera d'ailleurs une journée de géologie !

Retour dans la vallée. Je vais maintenant longer la chaîne pyrénéenne, côté espagnol bien sûr, vers l'est.

Les routes sont belles à très belles : le réseau routier espagnol est excellent dans l'ensemble.
Ici, l'érosion a sculpt ces roches, qui s'effritent au fil des millénaires.

Entre Campo et Castejon de Sos, la N260 traverse un défilé magnifique et fort étroit.

A cet endroit précis, la paroi de droite est un mur vertical extrêmement impressionnant, et non photografiable avec mon appareil.

Ici, ça commence à s'élargir de nouveau.

J'hésite un peu à cause de la météo. En effet, ce matin, en haut de mon premier col, j'étais un peu dans les nuages, et si c'est pour ne rien voir, ça ne vaut pas le coup de faire ce détour d'une cinquantaine de bornes. Mais ça semble plus clair vers les hauteurs. J'y vais. Où ? Vers la France, par Bénasque, pour finir sur le massif de la Maladetta et le point culminant des Pyrénées, le Pic d'Aneto. Je ne suis jamais venu ici. C'est un aller-retour, il n'y a aucun col franchissant le massif à cet endroit. Dans ce voyage en Europe, je répugne à viiter les vallées, ce n'est pas mon but, mais je me permets quelques exceptions, comme celle-ci.

Peu avant Bénasque, où je me prends un bocadillo avec une omelette chaude dans un bar.

C'est parti vers le bout de la route, direction plein nord.

Le ciel est sombre, les contrastes sont violents, le vent est fort, le froid mordant !

Il y a là un lac de barrage.

Vers la France, et le Port de Venasque (côté français).

Vue arrière.

Je suis presque au bout de la route. le vent est de plus en plus violent et glacial. le temps de faire une dizaine de photos, et mes doigts sont gelés !

Les bourrasques sont d'une force incroyable. Je suis ici à environ 1780 mètres. Pour rien au monde, je ne voudrais aller randonner maintenant dans ces espaces sauvages. Sur les sommets, j'aperçois une neige toute fraîche, celle sans doute tombée cette nuit. Je crois avoir drôlement bien fait de passer les plus hauts cols avant de descendre vers le sud. J'ai eu de la chance, il ne fallait pas la forcer davantage. A mon avis, ici, en plein vent, on frôle le zéro degré.

Je fais donc demi-tour, puisque la route s'arrête d'un seul coup. Ici, après Bénasque.

Me voici de nouveau sur la belle N260, que je vais suivre jusqu'à la Pobla de Segur.

La Panta d'Escala à Pont de Suert. Ces lacs de barrage espagnols sont toujours extrêmement beaux.

Les paysages deviennent délirants. Une certaine ressemblance avec nos gorges du Tarn, par endroits.

Je passe un col. Et je suis émerveillé.
Je pourrais rester à regarder ces espaces sauvages pendant de très longs moments, mais je dois me secouer pour continuer !

Petit village que je traversee pendant la descente du col. Amis motards, cette route 260, je vous la conseille au plus haut point !

Cette descente est énorme : très sinueuse, aux virages violents, le tout dans une forte pente.

Les masses rocheuses sont énormes, et leurs formes époustouflantes.

L'Espagne est un pays de montagnes. Il y a des massifs sur tout le pays, plusieurs centaines de chaînes différentes. De quoi se balader pour quelques siècles, sans perdre trop de temps.... Et il y en a pour tous les goûts.

Entre la Pobla de Segur et Trem, au sud. Si j'étais reparti vers le nord, je serais arrivé en Andorre. La boucle pyrénéenne est bien bouclée !

La superbe Panta del Terradets.

Toujours le même lac de barrage, aux paysages fort variés.

Le bout est barré par ces fantastiques barres rocheuses.

Et là, j'entre dans le sublime. La beauté dépasse tout ce que j'avais imaginé.

Je reprocherai aux espagnols le manque total d'aires de stationnement pour admirer et/ou photographier. Jamais je n'aurais pu faire ces photos en haute saison. je me suis permis quelques arrêts totalement interdits pour faire ces photos, mais je ne pouvais me résoudre à n'en point faire !

La Panta de Camarasa.

Le spectacle continue, mais la lumière s'en va. Il est 16h30, et elle commence à manquer déjà !

La beauté des lieux est épuisante, puisqu'elle m'empêche d'avancer. La pénombre me sauvera, faute de quoi j'y serais encore !

Des tas de vautours profitent ici des courants ascendants du soleil couchant.

Il faut parcourir cette région avec une petite moto de type trail. Les paysages sont irréels. Dame Nature a mis ici son tablier de maître de classe !

Le passage du barrage était inimaginable de beauté. Mais il n'y avait absolument aucune possibilité de poser la voiture.
Il faut aller là-bas, garer la voiture quelque part, et y aller à pied. Ou avec une petite moto, comme je vous le disais.

Fin brutale des beaux paysages à Camarasa. Je vais enfin (....) pouvoir rouler à allure normale. D'une part, parce qu'il n'y a plus rien ) photographier. Et d'autre part parce qu'il n'y a plus assez de lumière. Je continue uniquement parce que cette zone ne présente pas d'intérêt particulier. Je passe donc Balaguer, puis Lleida, et je me pose à Fraga. Il fait nuit. Il y a un camping, difficile à trouver malgré les pancartes et Titi. Le gars, très désagréable, me demande 13 euros, plus deux euros pour Internet. Je ne prends pas. Je retourne en ville. Je me pose dans un quartier d'immeubles, sur un parking en retrait de la route principale. J'y suis plus au calme.

Il y a plein de WiFi, mais tous codés. Pas de chance ! Il est 21h45, je termine. Je suis fatigué, ce soir. Il n'y aura pas de lecture, je dors debout !

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