Europa2014 : 3 septembre

Voyage Europa 2014
Mercredi 3 septembre 2014 - J050 - 337 km - 555 photos (15.198-15.210/39.421-37.178)
Fin du Péloponnèse, traversée du Golfe de Corinthe, et on remonte vers le nord....

Mon voisin belge est venu me chercher pour l'apéro, je venais juste de terminer. Nous avons bien discuté, mais à l'abri de leur grande tente. En effet, une énorme averse s'est abattue sur le camping... et j'avais oublié de fermer le toit. Résuktat : de l'eau sur le matelas, sur le PC aussi qui était en train de faire ses sauvegardes... Rien de bien méchant. Lorsque je les ai quittés, le ciel était déjà à nouveau bleu -enfin, noir, mais on voyait les étoiles !

Et ce matin, à 7h30, pendant que je fais chauffer mon café !

Le miel de Bulgarie, que je déguste un matin sur deux, grosso-modo.

Et c'est reparti pour une nouvelle journée de labeur. Il est 8h40.

Et l'émerveillement se poursuit.

Les lages se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres.
Je ne les vois pas toutes, loin s'en faut, il faut aller les chercher, il y en a des dizaines.
Mais si vous venez ici, sachez que vous pouvez vous y installer pour 2 ou 3 semaines en changeant de plage quotidiennement.

Mygoo n'a pas voulu avancer plus loin.

Et elle avait raison.
Ici, les vagues pénètrent entre ces deux jetées, et se baigner ici doit être merveilleux, en se laissant porter par le flot !
Je vois d'ailleurs deux personnes en train de le faire.

Et ce matin, la Méditerranée est remuante, quel plaisir.

Insolite et... n'a pas du tout sa place ici....

Une autre, fantastique !

J'y rencontre un couple de retraités français du 92, en camping-car, adorables. Nous discutons un bon quart d'heure. Ils aiment les montagnes, mais aujourd'hui, ils ont décidé de passer la journée ici, sur les transats, sous les parasols. Elle a sorti son "journal" qu'elle tient à jour quotidiennement, ils ont des bouquins. Bref, ils sont heureux, et ça fait plaisir à voir.

Un lac sur ma droite, entouré d'une végétation exhubérante, comme partout ici, et la plage de l'autre côté.

Puis je quitte le bord de mer, désireux de rejoindre le golfe de Corinthe en traversant un bout de montagne.

Les orages de la nuit ont été extrêmement violents, des torrents de pierres et de boue ont submergé à maintes reprises les routes, et j'ai souvent roulé dans la boue et slalomé entre les pierres. Mais heureusement, c'était toujours court (entre 10 et 30 mètres), et d'autres étaent passés avant moi, préparant le terrain. Je ne suis pas certain que Mygoo aurait pu passer un ou deux d'entre eux, tant la couche de boue originelle était épaisse !

J'adore cette montagne, qui me rappelle les montagnes norvégiennes.

Mais les arbres, eux, n'ont rien de norvégien !

L'eau de cette rivière est saturée de boue !

Comme toujours, et ça ne se voit pas sur les photos, les côtes et les descentes sont fort pentues, et les virages très serrés.

L"érosion est si violente qu'on voit partout des canyons de toutes tailles.

J'arrive finalement au pied de la belle montagne, que je longe, avant de redescendre vers le golfe de Corinthe.

Que voici. Et les magnifiques montagnes au nord du Péloponnèse, de l'autre côté du golfe.

Je contourne la grande ville de Patras, que je n'ai absolument aucune envie de traverser. Ici, le fameux pont de Patras qui franchit le golfe.

Mais comme il est payant, je préfère prendre le ferry, car j'ai la croisière "en sus" !

Mygoo à droite, dans l'antre de la bête. J'arrive 5 minutes avant le départ ! 6,50 euros la traversée, en cash seulement !

Le ferry passe au large du pont.

Adeu le Péloponnèse, que j'ai tant aimé !

Et une vue magnifique du pont depuis l'autre rive du golfe.

Mon plan était de dormir au bord du golfe, Titi avait trouvé un camping, à 2 km du ferry, rive nord. Ainsi, demain matin, je me serais élancé dans la difficile partie montagneuse que j'avais préparée. Malheureusement, le camping n'existe plus... Pas question de me lancer dans les montagnes à 17 heures. Je demande à Titi de me chercher un autre camping, et il en trouve un 120 bornes plus loin, sur ma route. Mais il trouve un itinéraire bien plus rapide, que je décide de suivre.

C'est dans ces montagnes, au loin, que je voulais vous conduire... Dommage !

C'était très joli aussi, mais sur des routes à grande circulation.

Vitesses élevées, beaucoup d'attention à porter aux nombreux tarés rencontrés -désolé, mais c'est le terme qui convient ! L'un d'entre eux m'a doublé par la droite, c'était limité à 50, je roulais à 65, poussé par le trafic, comme en Pologne, mais c'était encore trop lent pour lui, et un autre était occupé, au même moment, de me doubler par la gauche sur ligne continue ! Beaucoup de stress, donc, qui m'a gâché mon plaisir !

Puis une cinquantaine de bornes sur cette belle deux fois deux voies. Au moins, les fous ne me gênaient plus, ils avaient de la place pour doubler. Mais sur de telles routes, on loupe l'essentiel du paysage.

Traversée d'une immense rivière, photo prise à la volée en passant.... et finalement explotable !

Je longe deux ou troi beaux lacs, mais il aurait falu prendre une route secondaire pour aller sur les rives.

Plusieurs fortes averses, et de superbes jeux de lumière sur des nuages voyageurs.

Je suis encore à une quinzaine de km de mon camping lorsque j'arrive sur les rives de cette immense mer intérieure qu'est le golfe d'Amvrakikos, à Amfilokhia. Et tout de suite, j'ai su que j'allais bivouaquer ici, sur le bord de l'eau. J'ai posé Mygoo parmi les autres voitures stationnées sur le quai, en face des restaus. Et je suis allé faire quelques photos avant de m'enfermer dans ma coquille d'acier.

Et là, les pêcheurs assis sur le bord du quai, voyant mon appareil-photo, m'ont montré quelque chose dans l'eau....

Quelle émotion. Une énorme tortue de mer, environ un mètre, à vue de nez. Tout est allé très vite, elle a respiré et a replongé. L'eau est transparente, je l'ai suivie le long du quai qu'elle longeait, mais elle m'a vu, et est repartie vers le large. La première photo est la meilleure ! C'était un moment extraordinaire ! Et ces pêcheurs.... Incroyable. Ils ont un fil, un haceçon, un appât sur l'hameçon. Ils jettent l'hameçon, et pêchent à vue, sans canne.... Fantastique !

Voilà.

Il est 21h15, je termine.
Pas d'Internet.

Je plie, je vais écouter de la musique, et faire dodo !

Page précédente: Europa2014 : 2 septembre
Page suivante: Europa2014 : 4 septembre


Depuis le 06/06/2005 Visites:851820 Aujourd'hui :150 Maintenant:11 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)