Europa2014 : 4 juin

Voyage Europa 2014
Mercredi 4 juin 2014 - J065 - 397 km - 496 photos (17802-14943)
Une journée à l'intérieur d'une carte postale !

C'est la chaleur qui me réveille... à 3 heures ! Il fait extrêmement clair, et je sens déjà la chaleur dans la tente. Je sors du duvet pour juste m'en recouvrir. Je me réveille ensuite vers 5h45, et là, j'ai franchement chaud. Je suis en pleine forme, je décide de me lever. La douche est bonne, c'est juste que ça ne coule pas en continu, il faut appuyer sur le bouton... On ne va pas chipoter, elle est gratuite, et ils ont trouvé ce moyen pour économiser, ce qui est ma foi logique. Au fait, un motad est arrivé hier soir vers 20h, enfin ,e crois, j'étais dans la cuisine en train de bosser, avec une grosse BM', une K1600 je pense. Eh bien, à ma grande surprise, je le vois en train de plier sa tente lorsque je sors de la mienne, et il est déjà parti lorsque je sors des sanitaires ! Et moi qui me croyais le plus matinal, je suis bluffé !

Je pars à... 6h55, pas mal, quand même, hein ?
Quand on a la chance d'avoir une telle météo, il ne faut pas faire la grasse mat'.

Je règle le GPS sur.... Cap Nord. Et il me répond : 785 km. Pas loin....

Je pars. 5 minutes plus tard, je regarde l'écran du GPS, il me dit de faire demi-tour, et la distance restant à parcourir est de... 788 km !
Arghhhh ! Serparti, en sortant du camping, a très discrètement pris le chemin de la maison !

Demi-tour immédiatement. Non mais, y'a intérêt à la surveiller, celle-là, j'te l'dis, moi.

Heureusement que j'ai ça sous les yeux, ça me permet de rester très très très "zen".

Oh là là !

Jolie maison, et je ne vous présente pas la vue que ses habitants ont....

Donc, très beau, comme d'hab', jusqu'à....

l'arrivée à Narvik. Cette ville est moche, je l'ai toujours trouvée moche, je pensais que sous le soleil....
Non, elle reste moche, mais à un point incroyable, je vous assure.
Des français se sont fait tuer ici par des allemands, en 1940... Quel bonheur de ne pas avoir vécu ça.

Donc, vous vous souvenez de la pancarte, Narvik, 800 km et des poussières...
Eh bien, en sortie de Narvik, voici la nouvelle pancarte ! On doit passer à Alta, bien entendu.

Beaucoup de travaux à la sortie de Narvik, feux, vitesse limitée, etc... Les norvégiens sont en train de construire des ponts et des tunnels....
En attendant, admirez ces montagnes !

Bjerkvik. Petite ville sympa, au fond du grand Herjangsfjorden, où j'avais passé deux nuits à des moments différents avec la Kangoo en 2012.

EEt on part sur le plateau.

Altitude ? Environ 300 mètres... Lacs encore gelés !

Eh là, nouvelle pancarte. Kirkenes, 1042.... C'est la dernière grande ville de Norvège, tout en haut à droite, près de la Russie !
Normalement, on y va aussi !

C'est pour ça que j'adore la Norvège au printemps, parce qu'on touche à l'hiver, et aussi à l'été.

Et je ne me lasse jamais de voir l'eau sous tous ses états !
IL manque les geysers, mais pour ça, il faut aller en Islande, n'est-ce-pas, Modestine ?

A propos, vous pouvez vous installer au premier rang, ça va de soi !

Vue majestueuse sur le Gratangsbotn.
Très belle région visitée en 2012, tapez ce mot dans la zone de recherche sur allersretours.com, si vous voulez en voir plus.

Un passage sur un plateau. Je me délecte à chaque fois !

On redescend, et forcément, on trouve toutes les rivières qui dévalent les pentes comme des malades, pour notre plus grand plaisir.

Si j'avais photographié tout ce qui m'a plu, j'y serais encore. Alors forcément, j'ai perdu plein de beaux clichés, mais que voulez-vous, il faut bien en laisser pour les prochaines fois, et vous donner envie d'aller les chercher aussi, toutes ces perles oubliées sur le bord de la route !

Quand j'y pense, c'est quand même incroyable !
Il y a des milliers de rivières comme ça, et je ne photographie qu'un bout minuscule de quelques unes d'entres elles seulement !

Il reste un paquet de nature sur la Terre, il ne faut pas perdre espoir !

Bon, c'est l'heure de la petite série.... E6.

Retour sur un petit plateau.

Un grand lac encore bien gelé, et très difficile à "capturer", car il y avait des arbres tout le long de la route. J'ai dû en faire, pour l'avoir !

D'ailleurs, vous ne soupçonnez pas les efforts que, parfois, je fais, ou les risques que je prends, pour "avoir" une vue qui me plait. Je ne compte plus les demi-tours (je vois l'image au dernier moment, et elle est très fugace, je n'ai pas pu la saisir, alors il ne me reste plus qu'à y retourner !), les positions scabreuses (sur la pointe des pieds, en pente, sur du gravier fin qui glisse, en position gênante pour les autres -les camions me frôlent parfois, j'ai même eu droit à l'index sur la tempe, une fois, parce que le gars avait été obligé de s'arrêter derrière moi pour laisser passer un camion-, j'en passe et des meilleures.... etc...). Certaines ont une histoire, et j'aime bien ça.

Comme c'était beau !

Au premier plan, le tapis de mousse encore noire qui vient d'être libéré de sa gangue de neige gelée, l'eau bien sûr. En arrière, la forêt de bouleaux, bien repartie à l'avant-plan. Plus loin, en bas des pentes, la forêt encore les pieds dans la neige, les bouleaux encore noirs. Et au-dessus, la neige. Parfois, même, les glaciers, étonnament bas, dans ce pays !

Un joyau bien saisi. J'en vois plein, que je rate, forcément !

Ah, ce grand fond de fjord que j'adore. En le "remontant" vers le nord, avec la E8, on va à Tromso, et on rejoint la mer ouverte. Là-haut, c'est incroyablement beau, des plages fantastiques, des baies à tomber par terre, etc, etc. J'aurais voulu vous y conduire, mais nous sommes en retard sur le planning, et nous avons encore de la route, comme vous le savez !

Ces montagnes dont je ne me lasse pas.

Un pavé déjà beaucoup photographié en 2012, car ce "blockhaus" naturel m'avait déjà très impressionné.

Arrivée au fond du fjord. En face, la E8. Nous, on reste sur la E6, on part donc vers la droite.

Une fois n'est pas coutume : un petit coup d'oeil arrière sur les montagnes que nous venons de longer.
En effet, on ne voit pas vraiment celles au pied desquelles l'on roule !

Allez, une nouvelle série "spécial E6".

Je vous assure que c'était incroyable, je ne savais plus où donner de la tête, devant, à gauche, à droite, dans les rétros, et ça changeait à chaque virage, autant dire : sans cesse !

Et ce ne sont que des mastodontes. Il suffit de s'arrêter et de vraiment regarder en détail ces monstres.
Et là, on prend à chaque fois une claque !
Regardez celle-ci, en face. Regardez les forêts qui l'entourent, sur les pentes basses !
Rien que là, des jours et des jours d'aventure, à pied !

Puis c'est l'arrivée au fond du Storfjorden. Ah, mes amis, quel fjord, celui-là, quelle merveille parmi les fjords ! Il y en a des dizaines et des dizaines de photos sur allersretours.com. Et à chaque fois, c'est un nouvel émerveillement. Et aussi des souvenirs de rencontres qui remontent... Mais ça, c'est une autre histoire. Donc, je décide de manger ici, au fond du fjord. Quel bonheur, cette pause !

Et c'est reparti...

Non, il ne s'agit aucunement d'une maquette. Ce bateau est réel, et c'est un grand bateau !
Que ça vous donne une idée des dimensions. C'est au moins dix fois plus immense que ce à quoi vous pensez !

C'est la mer, il y a donc du goémon.
J'en suis à chaque fois émerveillé !

Tableaux sur tableaux, ça dépasse l'entendement !

Sachez que ces montagnes, sur l'autre rive, font partie du complexe appelé "Alpes de Lyngen".
Je les ai beaucoup photographiées en 2012. Elles sont inimaginablement belles.
Tout le monde parle des Lofoten. Oui, c'est magnifique. Mais les Alpes de Lyngen sont un des joyaux de la Norvège.

Belles à crever. Difficiles à dangereuses, dangereuses à terrifiantes, c'est l'aventure garantie pour le randonneur. J'ai lu des récits hallucinants sur ce sujet. Pas très élevées, elles sont pourtant truffées de glaciers terrifiants. Elles offrent des vues aériennes de fjords et de golfes et de baies qui, pour beaucoup d'entre elles, n'ont jamais été publiées. Bref, ce massif renferme des tas de diamants, c'est une bijouterie ouverte.

Zoom vers le nord, loin, très loin, très très loin....

Là, je me dis : Jef, fais-toi plaisir, "cruise", jambes allongées, laisse-toi glisser, arrête de photographier.
J'ai réussi pendant quelques temps, mais jamais bien longtemps.

Sur ma droite, pendant plusieurs kilomètres, des torrents dévalaient les pentes et tombaient avec une violence telle que, parfois, l'eau recouvrait entièrement la chaussée. Et ces torrents se suivaient, par moments, presque sans discontinuer. Mettons, dix torrents sur cent mètres, par exemple. Et le soleil qui tapait les gouttelettes d'eau créait des arcs-en-ciel dans chaque chute d'eau, qui montaient au fur et à mesure que je roulais, et redescendaient à mon approche. C'était féérique, je n'avais jamais vu ça !

Encore un pavé dans la mare !

Pourquoi je dis ça ? Mais parce que cette montagne se trouve de l'autre côté du fjord, et a les pieds dans l'eau, que vous ne voyez pas sur cette photo.
C'est grandiose, je vous le dis, je vous le répète, c'est monumental, c'est colossal !

Parfois, de longues grèves, libérées par le recul de la marée, se dévoilent, leur goémon grille sous les feux du soleil.

Et les eaux sont transparentes, en plus !

Vue arrière. Un peu ratée, d'ailleurs.

Vers le nord.

Lyngseidet, en face.

Puis la E6 se trouve bloquée par un bras du grand fjord, qui s'enfonce vers le sud-est.
Alors ? Eh bien, elle va longer et contourner entière ce "sous-fjord", appelé Käfjorden.

Beaucoup de kilomètres supplémentaires, mais plein de merveilles !

Je trouve d'ailleurs qu'il y a ici, le long de ces fjords, de belles images de type "Lofoten" !

J'ai même vu, comme là-bas, du poisson à sécher.

Une photo qui m'a fait bosser ! Il a fallu descendre sur le rivage, et la pente était forte...

Mais le résultat en valait la peine, je trouve.

Et on remonte l'autre rive du Käfjorden, ce qui signifie que nous retrouvons les Alpes de Lyngen, là-bas, en face, de l'autre côté du Sorfjorden.

Vous êtes toujours là ?

Et voilà, à nouveau le long du Sorfjorden.

Djupvik, un village que je photographie à chaque fois. Mon coup de coeur !

Comment ne pas être émerveillé ?

En face, c'est une île, Uloya. Toute petite, mais qui, à elle seule, pourrait vous donner une semaine de randonnées à couper le souffle.
Et le Rotsundet, c'est ce bras de mer.

Je vais vous dire : je suis fatigué de photographier.
Et quand ça me fait ça, il vaut mieux que je me cherche un camping !

Straumfjorden.

Straumfjorden encore...

Eh oui, c'est le long de ce fjord que je trouve mon camping. Petit, sympa, propre.
100 NOK, sans discuter, ça me va.
Cuisine parfaite, courant, Internet.

Que d'mande le peuple ?

Et comme vue, j'ai connu pire..... encore une fois !

 

Alors, j'ai vu que vous avez réagi sur le livre d'or, suite à mes petites remarques d'hier soir. Je vous en remercie beaucoup, ça me fait très plaisir. Car en fait, quand je n'ai pas de nouvelles de mes partenaires de route, je me demande s'ils sont encore avec moi, je m'inquiète, je m'affole, j'ai peur de me retrouver tout seul. Là, vous claxonnez, c'est super, je sais que vous êtes là, me voici rassuré !

Au fait, à côté de moi, dans la cuisine, il y a un jeune couple d'allemands. Ils sont allés pêcher, ils ont des gros poissons, et sont en train de les préparer pour les manger. Et je trouve que ce n'est pas très "cool" de faire ça à côté de moi.... qui suis en train de me "taper" des "croquettes", une fois de plus ! D'un autre côté, j'ai eu le temps de faire presque tout mon boulot, et ils n'ont pas encore commencé à manger. C'est bien ce que je disais, la bouf', c'est bon, mais c'est beaucoup beaucoup de travail et de temps. J'ai assez du premier, et pas assez du second. Hi hi hi....

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