Europa2014 : 4 octobre

Voyage Europa 2014
Samedi 4 octobre 2014 - J081 - 296 km - 321 photos (23.309-30.718/47.552-52.685)
République de San Marino. Puis on traverse la botte vers le sud-ouest.

Quartier très calme, finalement, que ce bord de plage !

Temps rouge le matin.... la pluie est sur les chemins, dit le proverbe.
C'était exact !

Quitter Rimini fut pénible, et curieusement, avec une forte circulation. Pourtant, on est samedi, et il est.... 7h30 !

Bref, juste à côté se trouve la République de San Marino, nouvel Etat européen que je pénètre.
Sur cette pancarte, je traduis "Bienvenue sur une antique terre de la liberté". Je vous laisse découvrir pourquoi !

Le coeur historique de San Marino est tout la-haut, sur ce rocher. La vieille cité s'y trouve, entourée de remparts.

Le paysage semble sublime mais, pas de chance, je suis dans le brouillard, qui ne fera que s'épaissir.

Evidemment, on ne rentre pas en voiture à l'intérieur des remparts, les parkings se trouvent en haut (et ça grimpe dur et longtemps, je ne voudrais pas y aller en vélo). Je ne visiterai donc pas, car je pense qu'il faut bien compter deux bonnes heures.

Une des portes d'entrée dans la citadelle.

Je redescends sous une petite pluie fine. Le rocher vu de l'autre côté.

San Marino est sous le nuage, dommage !

Je me rends vite compte que, bien que je sois dans une région de petite montagne, comme vous pouvez le voir, il n'y a aucune pause dans les virages. C'est continu, et ça va jusqu'aux lacets. Pourquoi ? Parce qu'aussitôt qu'on en a descendu une, on monte sur la suivante, car les hommes ont construit leurs villes sur les sommets, question de défense sans doute. C'est absolument splendide. Par contre, les routes sont mauvaises, et ça restera le leitmotiv de la journée : striées de fissures allant jusqu'à la perte du goudron, bosses et creux impressionnants, limitées à 50, voire à 30 km/h pour ce seul motif, parfois totalement justifié tant c'est dangereux. Donc, oui, des virages à n'en plus finir pour mes amis les motards, mais.... ça craint quand même. Pour couronner le tout, il pleut, et c'est l'automne, avec ses tas de feuilles mortes sur l'asphalte. Un terrain bien piégeux, donc.

Titi me fait prendre cette petite route bien minuscule, mais ça me plait bien.

Rapidement, l'asphalte disparaît, mais ça ne me tracasse pas outre mesure....

Puis la piste devient presque sentier, de petits ruisseaux la traversent, et la pente devient forte.
Et.... j'y vais quand même !

Deux cent mètres après la photo précédente, le sentier descend en pente très forte, et je ne sais pas ce qu'il y a plus loin. Un ruisseau à traverser ? Une pente identique de l'autre côté. Bref, je me dis qu'il serait très imprudent de poursuivre, Mygoo n'est pas un 4x4. Il y a un champ, impeccable pour faire mon demi-tour, car le chemin est bien sûr trop étroit pour me le permettre. Je ne suis pas inquiet, et donc, je fais cette belle photo depuis le champ, avant d'effectuer ma manoeuvre...

Et là, ce fut très très très délicat. Je m'étais mal engagé dans le champ, j'avais mal anticipé, par bien jugé de la garvité de ma situation. Et je me suis retrouvé bloqué, les roues avant patinant comme des malades, et dans une belle pente. Je me suis vu bloqué, pesant devoir aller quémander l'aide d'un tracteur. Mais j'ai insisté, et il s'est passé un phénomène aussi bizarre qu'inattendu (je n'ai aucune expérience en 4x4, bien qu'ayant piloté des Unimog à l'armée dans la neige, mais j'ai oublié) : Les roues patinaient comme des malades, projetant de la glaise sur toute la voiture, mais en même temps, elle s'est déplacée latéralement, me mettant, ouf et quel bonheur, dans le bon sens pour attaquer la pente du retour. ce fut chaud, très chaud, limite limite, le bas de caisse a touché, mais je pense que ce n'était que de l'herbe au centre du sentier, mais je suis passé. je ne vous raconte pas le soulagement du gars Jef en retrouvant le bitume. Maintenant, c'est clair, je n'écoute plus Titi, je prends les grands (ça reste de la petite route) axes, je ne suis plus le chemin préparé.

Le village depuis lequel je me suis embourbé... On voit la pente, je descendais dans ce creux, je ne serais jamais remonté, c'est évident !

Dans un des petits villages.

C'est un peu dommage, pas de chance d'être tombé un jour de pluie. Sur terrain sec, c'était jouable, et encore. En tout cas, cette région est couverte de routes asphaltées extrêmement étroites et pentues, je les ai vues, je n'ai pas osé les prendre, de peur qu'elles ne se terminent en piste. C'était ma crainte.

C'est comme ça pendant des dizaines et des dizaines de kilomètres, il y a de quoi tourner pendant une semaine, à mon avis, et des tas de découvertes à faire. Certains villages sont ainsi au bout du monde, quand on pense au nombre de virages qu'il faut faire pour les atteindre, au fin fond des fonds....

Belle statue pleine de grâce dans le rendu des mouvements, et qui se trouvait au bord de la route.

Les montagnes et les villages se succèdent par monts et par vaux....

On dit que tout chemin mène à Rome. Il me semble que celui-ci y mène directement !
Comme vous le voyez, je ne suis vraiment pas loin de la ville... éternelle....

Je me retrouve finalement sur une voie plus large, et dans des vallées aussi plus larges.
On tourne beaucoup moins, les montagnes sont plus éloignées les unes des autres.

Le ciel s'éclaircit doucement, les températures remontent, c'est orageux.

J'arrive dans une région très belle.

Une belle rivière à truites.

La preuve... Je ne les avais pas vues, mais elles m'ont vu et m'ont fait sursauter. Il y en avait pas mal, dans le courant. Superbe !

J'aime ce genre de montagnes couvertes des pieds à la tête d'une dense forêt, et dont seuls quelques roches parviennent à émerger.

C'est mystérieux, c'est impénétrable, c'est le royaume de la nature dans toute sa pureté. Seuls les animaux peuvent s'y aventurer, et encore.
Les oiseaux, par contre, sont les rois des lieux.

Un pont d'époque romaine, disait la pancarte.

Je rencontre ici un artiste peintre contemporain, qui jette les couleurs sur ses toiles, avec les mains, avec une cuillère. C'est ce qu'il me dit. Il a 50 ans, il a laissé le monde du business dans lequel il baignait... Nous discutons un bon moment. Il prend des photos de Mygoo.... Ce qui me fait penser à une autre rencontre faite hier, avec un couple de retraités italiens, sur la jolie plage. Des gens charmants, qui ne parlaient que l'italien, mais nous avons beaucoup ri ensemble ! Au fait, pendant que j'y pense, car j'oublie à chaque fois d'en parler. Depuis que je suis en Italie, je vois assez souvent des prostituées sur la route, attendant le client, faisant des gestes pour l'attirer, un envoi de bisou, ou le relèvement de la jupe jusqu'au slip. C'est curieux, j'avais déjà remarqué ça lors de ma première visite en Italie. Aujourd'hui, j'en ai vu beaucoup en approchant du grand lac. Certaines ont même emporté une chaise. Et je dois dire que, de tous les pays visités, l'Italie est le seul dans lequel je vois les prostituées sur la route. Du moins, je ne l'ai pas remarqué dans un autre. Voili voilou.

Les montagnes deviennent plus douces, la chaleur plus intense.

Les pins parasols apparaissent. J'aime beaucoup ces pins, ce sont mes préférés.

Et j'arrive au grand lac Trasimeno, au sud-ouest de Perugia.
C'est sur les rives de ce lac que se trouvent, dit-on, les oliviers produisant les meilleures olives d'Italie.
En tout cas, ici, jeux de lumières sur les oliviers.

Le lac Trasimeno. Je fais une pause et avale un grand café, qui me fait le plus grand bien, car je commençais à m'assoupir.

Une des deux îles du lac.

Je poursuis ma route vers l'ouest et laisse le lac derrière moi.

Me voici désormais dans cette magnifique région appelée Toscane.

Ici, à Montepulciano.

Le soleil se couche déjà, il est 18 heures. Vue arrière sur Montepulciano, que je viens de passer.
Splendide.

Les couleurs sont totalement surréalistes.

Les petites villes sont perchées sur les sommets. Les cyprès hauts et minces sont disséminés avec force grâce dans le paysage.

LLes cultures sont belles, propres, rangées. J'aime ça.

Ce sera la dernière.

J'arrive à Pienza. Tous les parkings sont payants et situés à l'extérieur de la petite cité. Et ils sont pleins. Il y a foule à se rendre dans la ville, à pied. Fête ? Ou tout simplement début du week-end ? La ville est piétonne et historique, elle a donné naissance à un des papes.... Pour ma part, il est trop tard pour faire de nouvelles photos, je dois bivouaquer. Je trouve un parking gratuit plus en retrait. Ce sera ici. En bordure de route, mais ça ne me dérange pas.

Quelle journée, encore ! Il est 21h30, sauvegardes et dodo....

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