Europa2014 : 5 juin

Voyage Europa 2014
Jeudi 5 juin 2014 - J066 - 398 km - 461 photos (18200-15404)
Cap Nord ? Presque.......

6h50, c'est l'heure à laquelle c'est reparti, aujourd'hui. Une douche chaude, bouillante si je veux, de la durée que je veux, voilà un camping vraiment parfait, que je vous recommanade alors que je n'ai même pas dicuté le prix ! Un gars se dirige vers les sanitaires alors que je sors doucement, et me dit, avec un grand sourire, "bonjour !". Les gens connaissant quelques mots en français sont toujours heureux de dire "bonjour", et ça fait bien plaisir.

Il fait beau et chaud, comme hier, et curieusement, la nuit n'a même pas été fraîche !

Tiens, un séchoir à poissons encore en activité.

Vision féérique... On ne se lasse pas devant tant de beautés naturelles !

Et les norvégiens installés comme ceux-ci en sont bien conscients !

Nouvelle grimpette et passage de petit col. Oh, dans les 300 mètres d'altitude...

Et aussitôt, la neige fait son apparition.

Et je vous avoue qu'à chaque fois, je savoure totalement !

La vue s'élargit soudainement sur le vaste Kvaenangen, qui débouche sur la mer ouverte au nord-ouest.

Merveilleux, ne trouvez-vous pas ?

Lors de ma découverte de la Norvège avec Jolly Jumper le scooter, j'avais couché dans un camping juste à côté d'ici. C'était le 28 mai 2006...

Entre deux fjords, passage dans les terres. L'eau de la fonte est encore très présente.

Le Burfjorden aux eaux pures.

Langfjordbotn, ou "fond du Langfjorden", qui débouche à l'est sur le large Altafjorden.

Souvent, une rivière se jette dans ces fonds de fjord. C'est toujours un spectacle que j'aime à regarder.

Reflets toujours aussi beaux.

C'est marrant, parce que cette route, outre le fait d'être belle, me fait remonter beaucoup de souvenirs.
Ici, j'avais rencontré Pierrick de Tulle, super sympa, un jeune cyclo-touriste passionné par les oiseaux.

J'aime beaucoup ce fjord aussi.
Vous savez, ils ont l'air de se ressembler, comme ça, mais chaque fjord a son caractère, son style, ses montagnes, ses particularités.
Et mon avis est celui-ci : ils valent tous une visite, sans aucune exception.

Ici, je rigolais ! J'ai retrouvé cet oiseau au bec rouge que j'aime beaucoup. Si l'on s'approche de son nid, il attire votre attention et fait tout pour vous entraîner dans une autre direction, se laissant volontairement approcher. Et sur ce petit parking, il y a deux ans, je m'étais ainsi amusé avec un couple de ces oiseaux, ne les suivant pas mais m'approchant de leur nid. Eh bien, voyez-vous, j'ai retrouvé le fameux parking sans me tromper, et j'ai retrouvé le couple, et le nid....!!! Dire qu'il s'agissait du même couple, je ne peux l'affirme, mais ça me semble bien logique !

Sur la rive opposée, personne n'a construit de maison. Quand on voit la pente, on comprend !

C'est fou, hein, l'immensité de cette tête de sous-marin !

Et nous voici dans le large Altafjorden.

Une jolie ferme. Les animaux blancs, dans le pré, sont en fait des rennes.

Il y avait beaucoup de travaux sur cette route, avec de longues attentes (dix à 15 minutes, parfois !).

Talvik, un très joli village.

Kvenvik, peu avant Alta.

Alta ! J'avais décidé hier soir, après analyse de la carte et de mon trajet, de changer mon pneu arrière dans cette ville. J'ai eu bien du mal à trouver le bon garage, envoyé par trois fois d'un bout à l'autre de la ville. Enfin, le spécialiste du pneu était en fait en plein centre, et j'ai perdu plus d'une heure à le chercher ailleurs... Bref, un gars très sympa s'occupe de mon cas, examine mon pneu, passe des tas de coups de fil... Verdict : non, pas avant le milieu de la semaine prochaine, au plus tôt. La dimension de votre pneu est inhabituelle ici. Ma suggestion : roulez doucement vers la Finlande, et renseignez-vous comme vous venez de le faire avec moi au fur et à mesure de votre descente vers le sud. Je regrette, je ne peux contacter les finlandais, nous ne travaillons pas avec eux. En tout cas, il a fait ce qu'il a pu, c'est clair. Il m'a dit avoir dépanné ce matin une motarde allemande qui avait le même problème que moi : nos routes ici dans le nord vous descendent un pneu en 5 ou 6 mille kilomètres ! Tiens tiens, j'ai déjà entendu ça quelque part, vous vous souvenez ? En Ecosse, oui !

M'enfin, quand même, je n'ai pas de chance ! Il faut bien que mes besoins de pneus se passent aux endroits les moins achalandés !

Je vais donc devoir rouler "la peur au ventre". Et je n'aime pas trop ça. En effet, c'est au nord de la Finlande que mon pneu de scooter avait rendu l'âme, en plein coeur de la forêt, forcément, et je n'ai pas très envie de revivre ça. Alors, croisons les doigts, tous ensemble !

Ici, en sortie d'Alta, le Rafsbotn.

Puis c'est repartyi pour une longue et magnifique traversée de plateau.
Aussitôt.... l'hiver est là. Altitude : 190 mètres !!!!!

C'est ici que je m'installe pour manger, comme hier, du pain -devenu bien dur- et ce "Nugatti" croustillant...
Je suis obligé de retirer la veste, tant il fait chaud.

Puis la E6 reprend sa longue course vers le nord. On monte entre 300 et 400 mètres d'altitude.
Les ruisseaux encore à moitié gelés longent notre ascension.

Là, le plateau est immense.

Tout comme l'est le long ruban de la E6.

Les rivières que l'on voit sont d'une immense beauté pour le vendéen -habitant de pays tempérés- que je suis.

La seule chose qui me gêne sur la E6 au demeurant si belle : les poids-lourds. Mais il faut bien qu'ils acheminent leur marchandise !

Il ne faudrait pas partir bien loin pour se sentir au bout du monde !

Sans ce long cordon....

Large rivière, que je n'avais pas oubliée.

Deescente du plateau, qui nous conduit droit sur le très grand Porsangerfjorden.

Ici, mes amis, je quitte la E6, qui poursuit sa route vers Kirkenes, vers l'est. Nous, nous montons au Cap Nord, et c'est la E69 qui va nous y conduire.

Le changement est grand. Fjord très large et très très long, aux rives affaissées. Vieilles terres rabotées mille fois pendant des centaines de milliers, que dis-je, pendant des dizaines de millions d'années ! Formes arrondies, végétation presque inexistante.

Bienvenue dans le monde minéral du nord.

La première fois que je suis arrivé dans ces terres, j'ai été quelque peu déçu. Forcément, quand on quitte le sublime....

Mais voyez-vous, j'ai appris à aimer ces immensités minérales du grand nord, et je leur trouve maintenant un attrait irrésistible.

Baies, criques de pierres.
J'avais rencontré près d'ici Yvonne et Mike, un jeune couple de cyclotouristes suisses qui, partis de leurs Alpes, montaient au Cap Nord. Et nous avions essuyé ici une tempête terrible qui les avaient obligés de s'abriter derrière un magasin de souvenirs samis !

Pâte feuilletée du Grand Nord.

J'avais prévu d'emmener Serparti au bout de ces péninsules désolées. L'histoire du pneu annule ce plan. Ce qui n'est pas trop grave, c'est que vous perdez des photos de terres sans doute monotones, dont vous avez ici un bon aperçu. Pour en avoir parcouru quelques unes, je sais qu'elles valent toutes le détour, mais ce n'est quand même pas comparable à la majesté de ce que nous venons de voir.

Je suis très surpris par le nombre de rennes de couleur blanche : je n'en avais jamais vu autant.

Hjellnes, peu avant de traverser le Mageroysundet pour atteindre l'île de Mageroy, sur laquelle se trouve le Cap Nord.
Le tunnel, qui passe sous le détroit maritime, fait un peu plus de 7 km de long, et est glacial !
Il m'a fallu ensuite au moins cinq minutes sous le grand soleil pour recommencer à sentir un peu de chaleur !

Sarnes, et l'île que j'appelle le chapeau mexicain.

Les tentes du peuple sami semblent ne plus être là que pour le folklore.

Le Skipsfjord, au nord de Honningsväg, la dernière ville d'importance.

Une fois de plus, ne sopez pas trompés par le paysage.

Les "montagnes" d'ici sont toutes entre 200 et 350 mètres de haut, seulement !

Encore une émeraude !

Ce petit lac, par exemple, est à environ 130 mètres d'altitude au-dessus du niveau de la mer. C'est tout.

C'est dans ce petit camping, Kirkeporten Nordkapp, que je m'installe. C'est le camping situé le plus au nord du monde (c'est du moins ce qui est écrit) ! Un peu avant le village de Skarsväg, à 15 bornes seulement du Cap Nord. La jeune fille me fait une réduction de 20 NOK, et j'obtiens donc le prix -devenu habituel et très correct- de 100 NOK. Douches très chaudes et illimitées, cuisine, salle à manger avec électricité et Internet, il est parfait pour moi, sans compter l'accueil très cordial réservé aux clients. Donc, à nouveau, un camping valable, selon mes critères.

Latitude : 71° 6' 50 "

Je m'installe pour bosser, mais une énorme fatigue me "tombe" dessus. Je paye sans doute ce soir le rythme -infernal- que je me suis imposé depuis ma dernière pause, à Jena, en Allemagne ! C'est l'heure de l'étude de la carte, du planning, et des décisions à prendre. Et, ma foi, le résultat est plutôt positif. L'histoire du pneu me "refoulant" vers le sud, je me retrouve dans les temps, voire même en avance, sur mon planning. Du coup, une première décision s'impose tout naturellement : pause de 24 heures. Ce soir, je vais dormir du sommeil du juste... hé hé hé....

D'autant plus que le ciel est un peu couvert, ce qui me conforte dans l'idée d'aller me coucher, plutpot que de monter au Cap Nord vers une heure du matin pour tenter de photographier le soleil de minuit là-haut, sans devoir payer l'infâme taxe de... 245 NOK ! En effet, la fille du camping me dit qu'ils ferment le péage, en principe, à une heure du matin... Et le ré-ouvrent, en principe, à 11 heures du matin.

Vous me pardonnerez la saisie de cette journée avec 24 heures de retard, j'en suis bien certain.

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