Europa2014 : 5 septembre

Voyage Europa 2014
Vzndredi 5 septembre 2014 - J052 - 366 km - 329 photos (15.741-15.910/39.964-37.878)
Grèce, je t'ai aimée. Albanie, tu es belle et pourtant, par moments, je te déteste....

Quelle quiétude absolue. Seul le bruit régulier du ressac, léger comme il se doit ici en Méditerannée, et les piaillements incessants des centaines de moineaux occupant le magnifique sapin sis à côé de Mygoo. Le spectacle est fabuleux, et vous ne pouvez savoir à quel point je savouren ce matin, mon grand bol de café. Plus que de coutume, allez savoir pourquoi ! J'ai oublié de vous dire aussi que, depuis un moment maintenant, j'entends régulièrement les cigales dans la journée.... Tout est merveilleux, ici et maintenant.

Il est 7h45 lorsque je quitte le camping encore totalement endormi. Ce qui est assez rare.

Au fond du golfe, la plage de Plataria.
Il y a là plein de camping-caristes, et j'auaris économisé 10 euros si j'étais venu ici hier soir, car je sais que j'y serais resté !

Depuis l'autre côté du golfe, un zoom sur la plage de mon camping, oùj'étais il y a moins d'une heure.

Après Igoumenitsa, Titi m'emmène vers le nord, ce qui ne correspond pas à ce que j'avais prévu. Mais il ne voit pas de passage de frontière sur la côte. Du coup, je m'arrête demander dans une station, car ça m'ennuie beaucoup de devoir remonter si loin à l'intérieur des terres. Et j'avais bien raison, il y a un poste-frontière sur la côte. Et le gars m'assure que la route est bonne. Alors, demi-tour vers le sud. Je traverse donc un petit massif montagneux initialement non prévu.

Et fort joli.

Et me voici revenu sur la côte, toujours aussi magique !
Ici, quelques kilomètres avant la frontière.

Au loin, l'Albanie.

Je viens juste de passer la frontière.
Très très cool tant du côté grec que du côté albanais. Ils ont regardé l'intérieur de Mygoo, mais c'est normal.
Il faut dire que j'étais tout seul !

Les montagnes sont sauvages, avec peu de végétation.

Un des milliers de blockhaus qui ont autrefois recouvert ce malheureux pays.

Première ville importante : Sarande.
La côte est un bijou.

Les plages sont incroyablement belles, les criques à croquer.

Mais la montagne tombe dans la mer, ou la mer remonte dans la montagne.
Du coup, atteindre les criques n'est pas simple, surtout que ce sont bien souvent des pistes, et des pentes....

La route est toujours belle en remontant vers Vlore, la prochaine grande ville, à environ 120 km au nord.

Les paysages sont sublimes.

Il y a de quoi passer une ou deux semaines sur cette portion, pour les amoureux de plongée et d'eaux transparentes, et de plages presque désertes.

Bien entendu, je me contente de les voir de loin.

La moyenne est très faible, car ça tourne absolument sans arrêt depuis le poste-frontière jusqu'à Vlore, soit en gros sur 150 km.

Cette plage est immense. Comme la route descend presque en bas, je décide d'y aller.

Quand je dis que ça descend.... Et les côtes sont du même acabit : on monte sur les sommets, on redescend presque au niveau de la mer.

Justement, le niveau zéro, le voici !

Faudrait être bien difficile pour ne pas aimer !

L'Albanie, comme la Grèce a les plages et les montagnes, ainsi que le soleil.

Et c'est reparti dans les hauteurs.

C'est un enchantement continu, il n'y a aucun déchet sur cette partie.

Les criques et petites plages sont nombreuses.

Vous pouvez toutes les essayer, à mon avis, elles sont toutes plus belles les unes que les autres.

Pour ce qui est de la montagne, elle est magique.

Par contre, je vais sur le mauvais temps, je sais que je ne vais pas y couper. C'est totalement noir vers le nord, y compris en mer.

Et je n'ai pas été déçu de la manoeuvre. Des trombes d'eau pendant un sacré bout de temps. J'ai mangé ici, il pleuvait à verse.
Le vendeur de miel n'est pas gêné plus que ça !

Je repars sous la pluie, je ne vais pas rester à attendre.

La pente est terrible, et dans les deux sens. mais dans la descente, ça glisse de peur !

Une fois en bas, la plage sous la pluie battante.

Arrivée sur le front de mer de Vlore.

Plutôt sympa, même sous la pluie. Mais je me laisse entraîner par Titi dans des faubourgs qu'il eut mieux valu éviter. Je vois bien que la route se dégrade, mais je suis en ville, et ça ne m'inquiète pas outre mesure. Jusqu'à ce que le nombre de véhicules diminue de façon drastique.

Il ne restait qu'une vieille Mercèdès devant moi, qui a fait demi-tour ici. Alors là, que faire ? Je demande à un gars, il me dit "asphalte dans deux kilomètres". Il me fait comprendre que c'est très mauvais, mais qu'en allant doucement.... Sinon, le détour pour rejoindre l'autoroute est énorme, et je le vois bien sur mon plan. De plus, quand vous avez parcouru une longue distance sur des routes difficiles, vous n'avez aucune envie de recommencer. Alors j'y vais. Et Mygoo l'a fait. Mais si c'était à refaire, je dirais non. Je n'en reviens pas de ce que je lui ai fait faire, c'était monstrueux. Et je dis "chapeau" à ma petite voiture, car je n'aurais jamais cru être capable de lui faire passer par de telles fondrières ! Et deux kilomètres comme ça, c'est terriblement long ! La photo ne donne aucune idée de la difficulté des passages, croyez-moi sur parole. De plus, quand vous êtes devant les trous, vous n'en connaissez pas la profondeur, ni l'adhérence au fond, c'est donc un suspense permanent. Une aventure, quoi !

Après, c'est une grande plaine qui longe la mer. Autant dire que je n'ai absolument aucun scrupule à prendre l'autoroute, que je savoure pleinement, à 90 km/h. Malheureusement, ça ne dure qu'environ 30 à 40 kilomètres. Après, tu dois te coltiner une vingtaine de bornes affreuses, trafic énorme, villes, camions... Je roulais entre 20 et 50 km/h, totalement impossible de doubler, jamais eu un seul créneau sans véhicule en face !

Puis à nouveau des portions d'autoroute. L'essence baisse, je m'arrête à plusieurs stations mais.... pas de carte bancaise, que du cash ! Et je n'ai pas de cash. Finalement, j'en trouve une qui accepte. Le gars vient avec l'appareil depuis l'autre côté de la route, et.... ça ne fonctionne pas, carte refusée. J'ai 30 euros en espèces. Heureusement, j'avais demandé 20 litres seulement. Intuition ? Allez savoir.... Car habituellement, je fais toujours le plein !

Donc, 30 euros. Il me rend la monnaie en argent albanais, cela va de soi. Au taux de 1 € = 139 LEK. Donc, je récupère... 590 LEK, soit environ 4 euros et des poussières, si je ne m'abuse.

J'avais repéré le camping de Durres, dont j'ai gardé un souvenir ému lors de mon passage en 2010. Mais ce sacré Titi m'entraîne une fois de plus sur des chemins... J'en fais UN, environ un kilomètre, et je dis STOP. Niet. Nein. No. NNon, ça suffir comme ça. Je me rallonge de 20 bornes pour essayer de rester sur du goudron, mais ma route me ramène toujours sur des chemins. Du coup, ça va, demi-tour, je retourne sur l'autoroute, je file vers Durres, et je repartirai vers le sud et le camping. C'était le bon plan. Je dois quand même me coltiner 7 ou 8 bornes infâmes, mais goudronnées, et dont j'avais bien gardé le souvenir ! Je pensais que ça se serait amélioré, mais... que nenni !

La plage du camping.

Je retrouve le patron, qui n'a pas changé, je le reconnais très bien. Il parle toujours aussi bien français.

Mais.... ne prend pas la carte bleue ! C'est 12 euros. Je lui explique le topo. Il me reste les 590 LEK, plus 3 euros et quelques cents, qu'il empoche rapidement. Il me dit qu'il ne va pas me laisser à la rue, que ça ira comme ça. OK. C'est bien. Mais... comment vous dire ? Je suis déçu, en fait. Je ne retrouve pas le monsieur que j'avais rencontré, l'ambiance est différente, je ne suis pas dans le même état d'esprit que celui dans lequel j'étais avec Vanadis la moto. Bref, c'est la vie.

A côté, une tente... des polonais. De Wroclaw. Le gars voit ma carte sur Mygoo, et vient me parler. Il voyage beaucoup en moto, là il est en voiture avec sa famille. Il rigole quand je lui explique avoir été renversé en Pologne, et me dit que ça roule bien plus mal en Géorgie, où il est allé faire de la moto.... Chacun voit donc midi à sa porte, comme d'habitude. S'il y avait beaucoup plus d'autoroutes en Pologne, nous roulerions beaucoup moins vite sur les routes normales, me dit-il ! La messe est dite !

Au fait, bonne nouvelle : j'ai retrouvé l'heure française en Albanie, et j'ai donc eu droit à une heure de rab' aujourd'hui. Le mauvais côté : il fait nuit à 19h30, maintenant ! Beaucoup de moustiques dehors, j'en ai marre de me frapper avec ma casquette. Je termine dans Mygoo, à l'abri de ces sales bestioles. Il est 22h15, je vais essayer de vous envoyer tout ça. Internet a marché pendant 30 minutes, puis plus rien. On verra bien.

Demain, je ne reprendrai pas de rtoutes comme aujourd'hui, je n'ai plus envie de faire de la piste avec Mygoo.

Elle a trop souffert aujourd'hui, et j'aimerais bien terminer ce voyage avec elle !

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