Europa2014 : 6 novembre

Voyage Europa 2014
Jeudi 6 novembre 2014 - J114 - 348 km - 408 photos (30.842-48.148/55.065-70.116)
Plein sud, Andalousie, soleil et douceur de vivre, cactus et pins, que du bonheur !

Je démarre à... 7h15. De nuit, donc ! Réveillé vers 6h30, je tourne en rond. En fait, la nuit a été fraîche, pas tant qu'hier, mais tout-de-même. Et comme je suis presque en plein vent, je suis inquiet concernant le démarrage. Que voulez-vous, c'set ainsi ! Donc, je prends mon petit déj' et mon bol de café, puis j'actionne la cléf et... ouf de soulagement, elle démarre comme si de rien n'était. Capricieuse, la petite, je crois qu'elle se joue de moi et de mes nerfs... Je trouve rapidement une station pour faire le plein, et le vide (hi hi hi), puis je pars, soulagé et heureux.

Je trouve le moyen de rater un embranchement peu après, ce qui me coûte 11 kilomètres de détour ! Je râle après Titi, qui m'a quand même fait faire des erreurs, à cause d'une grande imprécision dans les moments décisifs, dessin mal fait, pas de gestion de niveaux (au-dessus ou en-dessous, tu ne sais pas), bref, pas parfait. Mais qui l'est ? Il m'a quand même rendu mille fois plus de services qu'occasionné des soucis. Je ne pourrais plus m'en passer pour de tels voyages !

Castille-La Manche, c'est plutôt plat. Du coup, ça roule plutôt bien. Je suis sur la route de Don Quichotte.

Par contre, j'aime cette terre rouge, les milliers d'oliviers, les montagnes en arrière-plan, les espaces... infinis, à nouveau. Le ciel est bleu, il fait doux, je sens de la chaleur à travers le pare-brise. Fini l'hiver, fini l'automne, retour vers... l'été ?

Après Tolède, sur la route de Ciudad Reales. Il y a une petite montagne, et on passe par un tunnel ou par un col. Je choisis le col, après m'être d'abord trompé (obligé de faire demi-tour sur une deux fois deux voies, un peu osé....). Bref, j'ai bien fait de prendre le col, car le paysage est splendide.

Les oliveraies, la ville que je viens de traverser.

Au col, je vois un chemin qui conduit à des moulins. Allons-y. Aïe, dur dur, j'ai pensé une nouvelle fois à toi, Manue, en accélérant pour ne pas patiner et passer la côte. Bref, j'y suis parvenu. Et ça valait le coup. Surtout dans le pays de Don Quichotte, quand même !

Paysage immense, de tous les côtés. la vue porte vraiment très loin. Mygoo au sommet de la côte.

Coup d'oeil arrière en redescendant.

Les voilà, les deux gars du pays. Don Quichotte et Sancho Panza.

Joli lac au bord de la route. Je suis arrêté par les flics dans un barrage de police. Ils me demandent mes documents. Et me laissent repartir aussitôt.
J'avance bien, les kilomètres défilent, mais je suis en manque de paysages ! J'ai choisi cette route à cause de mon passage à Madrid, et parce que je ne voulais pas passer par les mêmes routes que l'année dernière. Vous savez bien, je n'aime pas trop refaire les mêmes circuits, même si c'était beau, tout ça parce que j'aime bien découvrir, voir autre chose. Mais là, c'est quand même un peu plat.

Enfin, à Puertollano, je quitte la route principale pour m'enfoncer au coeur de deux massifs montagneux, la Sierra Madrona et la Sierra de Andujar. N'étant pas trop sûr de la qualité de la route (asphalte ou pas, et dans quel état), je m'arrête dans un bistrot, puis une station-service. OK, je suis confiant, la route est bonne. Et me voici, enfin, dans ce que j'aime !

Petit village. Ils sont difficiles à traverser, ces villages, aux rues si étroites, et aux innombrables dos d'ânes pour te forcer à rouler à 20 ou 30 km/h. Et ne t'avise pas de quitter la route principale, car tu pars alors dans des ruelles tortueuses avec des pentes de malade et des largeurs de celle de ta caisse, ou à peu près ! Terrifiant. C'est la même chose en Grèce et en Italie, et aussi en France (dans une moindre mesure), et ça semble être le propre des pays méditerranéens. Les maisons sont collées les unes contre les autres. Quand tu vois le village de loin, tu penses "comme c'est mignon". Et c'est vrai, ça l'est (quoique souvent très vieux, parfois en décrépitude), mais ce qu'il faut faire, c'est poser ta caisse et aller à pied au coeur du hameau. Là, c'est que du bonheur. Je l'ai fait un tout tout petit peu, me promettant de le refaire un jour beaucoup plus sérieusement, lors d'un autre voyage !

Petit lac de barrage que je vais contourner.

Au fait, je ne sais plus si je vous l'ai dit, mais c'est un vrai plaisir de rouler en Espagne. Les espagnols respectent le code, et tu peux rouler tranquille, ils ne sont pas agressifs, que du bonheur. Là, ça me change des pays de l'est, et dans le bon sens. Ceci, c'est souvent dans le bon sens, quand même !

Et c'est parti vers les hauteurs.

Là-bas, c'est le lac que je viens de vous montrer.

Je viens de passer un col à mille mètres. Il fait bon. Quelle différence avec hier ! Ci-dessus, un village à mes pieds, vu depuis le col.

Je me trouve dans une zone de type "maquis corse". Une grande similitude dans la végétation. Très dense. La route ne se voit même pas. A un moment, un gars que je croise, dans son 4x4 -ils sont tous avec des gros 4x4- me fait signe d'arrêter. Il me dit des choses, enfin, il m'envoie plusieurs salves de mots. je ne comprends rien, et sa copine me dit "a pig, have you seen a pig on the road ?". Ils ont perdu un cochon... Non, je n'en ai vu aucun ! Bon courage pour retrouver un cochon dans cette immense jungle !

De temps à autre, une ferme, une villa, perdue dans la nature, et bien loin de tout !

Ma moyenne reprend des allures "Europa 2014" !

C'est splendide, il fait chaud, je savoure !

Mon coup de coeur de la journée.

Désolé, je roule souvent à contre-jour, alors les couleurs disparaissent.

Et voilà, entrée en Andalousie. Et la route est pourrie. Heureusement, sur deux ou trois kilomètres seulement. Ouf, j'ai eu peur.

Les forêts de pins parasols, je craque.

Pays de grande solitude.

Et j'aperçois des centaines de biches et de cerfs. La route est protégée par une grande barrière de fil de fer pour les empêcher de passer. J'entends le brâme des cerfs pour la première fois de ma vie, en plein jour. C'est énorme, je suis scotché.

Attention, traversée de lynx ibériques.

Je rencontre et discute tout un moment en anglo-espagnol avec un garde forestier. Il me dit qu'il y a des milliers de cerfs et biches. Ils sont libres, mais enfermés dans le parc. cependant, ils parviennent toujours à passer. Ils sont chassés, il y a des sociétés de chasseurs qui gèrent. Il me demande si j'ai vu des lynx ! Non, j'aurais pu ? Evidemment, me dit-il. Il va chercher une carte détaillée, et me dit là où je peux en voir. malheureusement, je n'ai pas le temps, mais vous vous rendez compte ? Il y a aussi plein de vautours, deux espèces. Les noirs, qui volent seuls ou à deux, introduits dans les années 70, et les bruns, qui volent en groupe. J'ai vu les deux sortes.

Bref, ce parc à lui seul peut vous prendre plusieurs journées.

Admirez plutôt !

Longue longue descente.

Et.... Mais.... On dirait.... le SUD ! (sur l'air d'une chanson..... hé hé hé).

Quelques eucalyptus aussi.

De superbes oliveraies, mais ça, c'est depuis longtemps !

Et j'arrive à Andujar. Il y a un grand supermarché à l'entrée (j'en cherche un depuis que je suis entré en Espagne, et c'est le premier que je vois). je vais donc faire quelques courses. Il y a une brasserie à côté, avec Internet. C'est décidé, je coucherai là ce soir. Je me prends une tortilla espagnole (omelette avec patates). C'est bon, ça change de mon "régime" habituel. Et pas cher : trois euros seulement ! parfait. Je suis heureux ce soir. Il ne me reste plus qu'à trouver un coin peinard. Il fait nuit depuis longtemps maintenant. Il est 20h40. Je me demande même si je ne vais pas rester dormir devant la cafét. ber, on verra. Voilà, les amis. C'est tout pour aujourd'hui. Ciao ciao.

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