Europa2014 : 8 novembre

Voyage Europa 2014
Samedi 8 novembre 2014 - J116 - 318 km - 423 photos (31.448-48.966/55.671-70.934)
Dernier virage pour Europa 2014. Remontée définitive vers le nord. Snif snif.

Il fait nuit, mais je me lève quand même. Au menu : essence, petit déj' tranquille, puis route. Je démarre à... 7h30 ! La station d'essence est encore fermée : bizarre ! Du coup, je pars manger. Il fait quand même vraiment nuit. Après manger, il fait toujours nuit. Il est 8h15, ce n'est pas normal. La montre de la voiture dit... 7h15 ! Ah mais je comprends.... J'ai changé par erreur la ville de la montre. Il est bien 7h15, et j'ai démarré à 6h30 ! Pas grave, je fais un petit somme, j'ai envie de dormir. Et je finis par partir peu avant 8 heures. Ah, j'te jure !

Les nuages passent. Il ne fait pas froid, mais c'est tristounet quand même.

Pour la première fois, il y a de nombreux "miradors". Mais tous inaccessibles pour ceux qui roulent dans mon sens. Qu'à celà ne tienne, j'y vais quand même, vu la circulation... Mais en été, ce doit être moche, de n'avoir le droit à aucun point-de-vue.

Puis monsieur le soleil décide de crever les nuages, à moins que ce ne soient les nuages qui décident de disparaître.
Peu importe, voici le résultat : avec la lumière dans le bon sens, les couleurs reviennent comme par magie, et les villages blancs resplendissent.

Vous voyez, ça change absolument tout.

Je le répète encore : chaque village recèle des milliers de potentielles photos en son sein, il suffit d'y aller. A pied, seulement à pied.

Et encore un autre.

De plus en plus éclatant. Là, le Sony est largué, trop de puissance de couleurs, il sature. Je perds du détail, je n'aime pas ça.

Les nuages sont toujours là, mais c'est agréable.

Gaucin. Ici, je quitte la route principale qui va à Algésiras, et je me dirige vers la côte.

Cette portion de route est fort abîmée. pas de trous, mais des fissures, des bosses et des creux.

Ce village, tout là haut, c'est Gaucin, que je viens de traverser !

Les haciendas sont disséminées dans les pentes.

Et voilà la Mer Méditerranée. Vers l'est. Estepona.

Cette côte méditerranéenne espagnole n'est pas celle que je préfère. Toutefois, c'est toujours le même bonheur pour moi que de retrouver une mer et une côte. Et une fois de plus, aujourd'hui encore, la magie a opéré.

Par contre, mon programme chargé m'empêche absolument d'aller traîner sur les plages. Je ne fais que passer, vous donner envie de venir, j'espère, témoigner de ce qu'il y a à voir. Puis... Le voilà. Je l'avais aperçu de loin, car je commence à bien le connaître (c'est la troisième fois que je viens le voir) : le Rocher, comme ils disent. Et c'est un véritable bloc, en effet. Vous l'avez compris : voici donc Gibraltar.

La Linea de la Conception, c'est la ville qui entoure le Rocher de Gibraltar. Admirez la transparence de l'eau, vers Tarifa.

En approche de Gibraltar. En fait, je suis ici tout près. La frontière et la douane sont à 500 mètres d'ici, environ.

Et me voici en terre anglaise, après avoir passé une nouvelle frontière. Pénible, d'ailleurs. Les britanniques se la pètent un peu, ici. J'ai voulu prendre de l'essence, 0,92. Mais.... ce sont des pounds, les amis, pas des euros ! En fait, ça fait 1,16 € le litre, donc quelques cents de moins que chez les espagnols. Je ne ferai donc moins le plein chez les anglais. Surtout que je n'ai pas grand chose à rajouter. Bref. Alors, que voulez-vous que le gars fasse ici sur cette terre ? Je serais bien monté au sommet, avec les singes, comme la première fois avec Jolly Jumper, et regarder la terre africaine, si proche, à portée de main... Mais ils font payer 16 euros pour ça. Donc, non, je n'ai besoin de rien, je n'ai rien à acheter, je repars aussitôt !

Je ressors donc, re-passage des contrôles, les anglais demandent mes papiers, les espagnols me font ouvrir Mygoo... Ils font leur boulot.
J'aurais parcouru certainement moins d'un kilomètre dans ce petit pays si particulier !

Je vous le disais, l'Afrique est juste là. J'aurais pu descendre à Tarifa, mais voyez-vous, ça m'obligeait à remonter jusqu'à Cadix, car il n'y a pas de route qui traverse cette sierra. Or, j'ai déjà parcouru deux fois cette route, et comme d'hab', je privilégie la nouveauté, je préfère découvrir de nouvelles terres. Pourtant, j'aime Tarifa, et sa plage extraordinaire. Et j'aime aussi la "belle Cadix", et son immense plage de sable si fin. Par contre, s'il y a un continent qui ne m'attire absolument pas, c'est bien l'Afrique. Je tourne donc le volant à droite, et j'entame la remontée de la dernière péninsule du grand voyage Europa 2014. Je vous avoue que ça me fait quelque chose, car j'entame désormais la dernière ligne droite. Mais je ne suis ni nostalgique ni déçu. C'est dans l'ordre des choses, et ça roule plutôt bien, je trouve.

Autoroute comme prévu jusqu'à...

Alcala de los Gazules, que voici.

Ici commencent à nouveau les choses sérieuses. Il y a beaucoup de cactus, je les photographie car comme je remonte, ils vont bientôt se faire rares.

Massifs et puissants.

Voici ma route qui serpente dans cette jolie sierra. malheureusement, pratiquement aucune possibilité de stationner, et la route est, comme très souvent, surélevée à un point tel qu'il est hors de question d'y risquer une roue : tu fais ça, et tu ne peux plus repartir, c'est sûr. Tu risques même de chavirer ! Ce sont presque des fossés au raz du bitume.

Une chose me chagrine depuis hier, en fait. Les terres sont toutes grillagées, impossible d'y pénétrer. Du coup, les possibilités de randonnées s'en trouvent nettement amoindries. Renseignez-vous sur ce point que je trouve un peu inquiétant, car je me demande si toutes ces terres ne sont pas... privées, finalement !

Bel effet visuel, que cette rangée de pins parasols sur la crête.

Qu'estce que j'aime ce genre de route, c'est rien de le dire ! Une photo est beaucoup plus parlante, en fait.

Il est vrai que si des taureaux sont en liberté dans ces espaces, je préfère n'y point aller !

Le paysage change sensiblement alors que j'arrive près de la Embalse ( lac de barrage) de Guadalcacin.

Algar. J'y rentre par erreur, mais j'ai bien fait. C'est magnifique. Le monument est dédié à tous les autochtones qui ont émigré... en Catalogne, au Pays Basque, à Madrid, en Allemagne, en France, en Argentine. C'est ce qui est écrit sur la plaque.

La place centrale est entourée de citroniers !

Puis la Embalse de Zahara.

C'est là que j'ai l'impression de changer de planète. La culture intensive a transformé le paysage.

C'est visuel, c'est graphique, il y a du "beau".

Mais c'est vide ! Il manque... la vie, tout simplement. La nature a horreur du vide, elle remplit tout. Mais là, l'homme l'en empêche.

Je vous le disais. C'est graphique.

J'aime beaucoup. Mais je suis quand même triste. Je ne sais pas comment ce sera, mais imaginez que la terre entière devienne comme ça !

.....

Je reprends la grande route, car j'entre maintenant dans le plat pays, sans grand intérêt. Je remonte sur la capitale de l'Andalousie, Séville.
Quelques superbes haciendas en approchant de la grande ville.

Je vais au terrain de camping où j'ai dormi l'an dernier avec mon pote Michel. Nous n'avions pas aimé ce camping. Je confirme. Le gars n'est pas aimable, c'est 14 euros, une réduction à partir de deux nuits en cette saison, non non, rien pour une nuit. Du coup, c'est "adios, señor". Je programme Titi pour poursuivre mon trajet, décidé à avancer d'une cinquantaine de bornes. Mais finalement, dans la banlieue de Séville, je passe devant un bar super sympa. L'accueil est fort sympathique. Alors, comme ces derniers jours...

Il est près de 20 heures, je termine. Les fenêtres du bar et la porte sont ouvertes. Il fait doux. J'ai vu un thermomètre à 21 degrés cet après-midi. Mais je ne me raconte pas d'histoires, je sais que je remonte vers le nord, et je sais que je vais devoir composer avec la pluie pour la fin du voyage.

C'est la vie. Je vous laisse. Bon dimanche à tout le monde.

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