Europa2014 : 8 octobre

Voyage Europa 2014
Mercredi 8 octobre 2014 - J085 - 245 km - 789 photos (24.059-33.904/48.282-55.872)
Dans les Apennins centrales

Comme j'ai les toilettes dans le village, je prends aussi mon petit déj' ici, dans Mygoo, avant de partir. Il y a beaucoup de brouillard, mais j'aperçois le ciel bleu par endroits. Il va faire beau ! La nuit a été délicieuse, à peine fraîche, je qualifierais cette température nocturne d'idéale.

Je démarre à 9h10, malheureusement déjà bien tard.

Derrière moi, mon petit village médiéval émerge juste de la mer de nuages.

Heureusement, je retrouve totalement le soleil dès que je prends de l'altitude. Il ne me quittera plus de la journée.
A part quelques nuages.... blancs ou à peine gris, jamais menaçants.

Un des très nombreux villages perchés.

La vallée vers laquelle je redescends.

Les pentes des montagnes sont couvertes de forêts multicolores. C'est très chic !

A flanc de montagne, quand ce n'est pas au sommet !

Dommage pour le contre-jour. C'était sensationnel !

Je vais arriver sur une route plus passagère, avec camions entre autres.

Elle se termine par un joli passage à travers un défilé.

C'est dans ce torrent que je fais la grande toilette. J'ai emporté ma chaise sous les frondaisons pour poser mes affaires. L'eau était glaciale, je ne sentais plus mes pieds, mais je dois dire que ça m'a fait un bien fou. Que du bonheur, de vivre comme ça. Il faut dire que la météo est de mon côté. Amis motards, vous savez tous que la moto représente la liberté. Et je dois avouer que je l'ai souvent ressentie au guidon de mes bécanes, sans jamais pouvoir l'expliquer. Mais je dois vous dire que je vis une liberté encore supérieure avec Mygoo, parce que je transprote ma maison avec moi, comme l'escargot sa coquille. Du coup, c'est ça la vraie liberté, car je peux dormir où bon me semble, ce que je ne pouvais pas faire avec la moto.

Puis je rentre dans le Parco Nazionale dei Monti Sibilini. Pas besoin de traduire. Et ça commence par la montée d'un col.

Paysages superbes, réhaussés par l'abondante variété des couleurs automnales.

Les couleurs, quand je roule dans la bonne direction, sont inimaginablement belles. Je ne m'en lasse pas, je suis ébahi, je n'avance pas !

Au col, je m'installe près de cette fontaone pour manger. Des italiennes s'arrêtent remplir leurs bouteilles, et boivent en la prenant. Je demande quand même si elle est potable, car il y a des vaches juste à côté, et la dame me rassure totalement en me disant que la source est là-haut dans la montagne. Du coup, je remplis mes bouteilles moi aussi. Et je rassure un couple de jeunes italeins qui voulaient en prendre.... Hi hi hi..

Après cette excellente pause, je descends le col.

Vue arrière vers le col.

Et arrivée dans un petit village perché sur une colline.

Et juste àprès.... La claque. Paysage grandiose, une plaine immense s'étale sous mes yeux. Quelle surprise !

Je descends donc dans la plaine.

Le village vu du bas.

C'est.... géant, comme dirait Kiki.

La nature sait aussi faire de la géométrie.

Voilà, je viens de traverser la grande plaine, et la route remonte dans toutes les directions, car cette plaine est en fait une cuvette toute plate entourée de montagnes.

LLes quelques bois recouvrant ces montagnes dénudées sont magnifiques.

La région est presque qu'entièrement dédiée à l'élevage, bovins et ovins.

Autre plaine de l'autre côté. Je n'y descends pas.

Je reste un moment sur les hauteurs, bénéficiant de couleurs extraordinaires.

Avant de descendre vers le sud-est.

Vers ce village, Capodacqua. Titi ne sait plus où donner de la tête et me fait descendre dans les ruelles du village. Mon dieu ! Etroites et en pentes terrifiantes, je me suis demandé si je passerais. Méfiez-vous si vous rentrez avec un gros véhicule dans ces villages de montagne, méfiez-vous vraiment, car c'est chaud ! Et pour les motards, faites gaffe, car certaines rues ont de telles pentes que négocier les virages à angle droit, voire même obtus, avec une grosse moto chargée, au sommet d'une côte, avec un stop, peut également s'avérer très délicat. Je vous aurai prévenu !

J'ai ensuite un passage sur une route superbe, quasiment neuve, pour ensuite retrouver une route minuscule, et complètement détruite.
Bref, comme d'hab', le pire côtoie le meilleur.

Ici, vu depuis la belle route, un lac de barrage dans lequel il ne reste pas beaucoup d'eau.

Ma petite route défoncée y conduit. Voyez vous-mêmes. Je trouve ça toujours triste, ces étendues asséchées !

Au loin, les montagnes.

Puis voici le grand et splendide lac de Compotosto.

J'entendais et distinguais de loin des milliers d'oiseaux, mais je ne sais pas de quelles espèces il s'agissait.

Admirez les couleurs des forêts u loin, dans la montagne de la rive opposée.

Avec tout ça, l'heure avance, il est déjà presque 17 h !

Je repars vers les montagnes.

Et je retrouve bien entendu les couleurs vespérales.

Pour mon plus grand bonheur, sauf celui de voir la journée déjà sur le déclin !

Je pars vers l'ascension d'un nouveau col. Puis.... je fais demi-tour vers le village à côté, où je vais passer la nuit. Car s'attaquer maintenant à un col, c'est dommage, il va faire nuit, je vais en louper la moitié.... Sauf que... le village est minable. Enfin, non, ce n'est pas l'adjectif qui convient. Il est en forte pente. Je m'y engage, et me trouve coincé à l'entrée d'un porche, dans lequel je suis incapable de m'engager. Obligé de resdescendre la forte côte en marche arrière, et de faire faire la même chose à la voiture qui me suivait ! Eh oui, je vous le disais bien. Du coup, pas le choix....

Il faut franchir le col, et trouver refuge dans un village de l'autre côté !

Et voilà.... Ce qui devait arriver.... Coucher de soleil sur et dans les Apennins.

Magnifique, cette succession de montagnettes !

Dernier atterrissage.

Je me trouve sur un immense plateau, aux envions de 1.600 à 1.800 mètres. Il ne fait pas froid. D'ailleurs, toute la journée, il a fait bon à des hauteurs comprises entre 1000 et 1500 mètres. Je me suis fait la réflexion, à 17h30, que c'était incroyable de pouvoir encore rouler fenêtre ouverte et en T-Shirt à cette heure et à cette altitude un 8 octobre ! Il faisait bon, réellement bon, la température parfaire, ni chaude ni froide, juste parfaite !

Par contre, maintenant que le soleil est parti, ça change la donne !

Le plateau est occupé par des troupeaux de vaches et de chevaux, il y en a sur la route, et la nuit tombe.

C'est magnifique.

Mais pas pruent. Je décide e rejoindre au plus vite le premier village. Celui-ci.

Dans lequel je trouve un parking, où il y a déjà un camping-car.. Le parking est minuscule, je me case comme je peux sans déranger.

22h20, je termine. Bien sûr, pas d'Internet ici.

Merci à ceux qui m'ont écrit un mot sur le livre d'or, c'est super sympa. Vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir.

Page précédente: Europa2014 : 7 octobre
Page suivante: Europa2014 : 9 octobre


Depuis le 06/06/2005 Visites:874795 Aujourd'hui :183 Maintenant:10 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)