Argilliers

Week-end des 7 et 8 avril 2007
Argilliers
32 km - 44 photos - Beau temps chaud

Je me réveille vers 8 heures. Le temps est splendide. J'ai dormi comme un bébé. Silence total.

Après un solide petit-déjeûner, je décide d'aller faire une petit tour à pied, vers l'église, avant de me plonger dans le boulot.

Je suis sur la fameuse place. Le camping-car est sur ma gauche.

L'église. Vous apercevez la cabine téléphonique à gauche. Ouf, je vais pouvoir donner quelques nouvelles à la famille.

Il y a un restaurant dans l'enceinte de l'église, ce qui est plutôt rare!

Ceci pour vous situer...

Devant la mairie, cet arbre magnifique. Un platane?

C'est la place de la madone. Il s'agit donc de la madone!

Le socle de la statue, imitation des colonnes romaines.

Et voici la place dans son ensemble. Le bâtiment, c'est la mairie.

Et toujours la fameuse cabine téléphonique. J'avais fermé la porte pour passer mes coups de fil.
Et en téléphonant, j'ai remarqué que la vitre intérieure était manquante...

Sur un des bancs de pierre, je trouve cet énorme criquet.
Difficile de se rendre compte de sa taille, mais je dirais environ deux fois mon index!

Ah oui, vous ne connaissez pas la taille de mon index, c'est vrai. Bon, alors je vous le dis, c'est un très gros criquet!

Au-dessus du porche de l'église, malheureusement fermée à clef!

Le côté de l'église, en regardant vers le ciel.

Et retour vers le camping-car. Détail sur le mur entourant le jardin d'une maison, en face de la place.

 

Bon, je ne suis pas venu ici pour faire du tourisme.

Je m'installe donc du mieux que je peux sur ma petire table, dans le salon-séjour-cuisine. Je me sers un bon grand verre de jus de pamplemousse, histoire de réveiller un peu mon cerveau, j'ouvre mon bouquin...

Fiche numéro 1. L'apprentissage de la conduite.
Alors celle-là, elle me fait bien rigoler. Enfin, non, pas du tout en fait, parce qu'il faut bien l'apprendre. Vous savez à quoi elle me fait penser? Aux Chinois! Etonnant, non? Je vous explique. Au moment des événements de la place Tian'anmen en 1989, j'avais appris qu'en Chine, lorsque quelqu'un est condamné à mort, il -ou sa famille- doit payer les balles qui vont servir pour le fusiller! Ici, c'est moins grave, mais c'est quand même trop fort. Pour faire avaler la pilule de la difficulté du permis, on vous explique pourquoi c'est comme ça, et on vous demande de l'apprendre par coeur! Non mais sans blague! Si ce n'est pas du bourrage de crâne, ça, comment doit-on l'appeler? Alors que dit cette fiche? Tout simplement, l'Etat ne cesse d'essayer de se justifier sur le permis de conduire moto tel qu'il se pratique dans notre pays, que c'est pour notre bien, que vous pouvez les remercier de le faire comme ci et comme ça... Il faut absolument que j'arrête d'y penser pour me concentrer sur la leçon en elle-même, sinon, je vais avoir beaucoup de mal. Mais lisez-là, cette fameuse fiche, en pensant à ce que je viens de vous dire... Alors, c'est édifiant, non?

 

Le thème principal de ces fiches est la sécurité. Je ne vais pas les démonter les unes après les autres. En dehors de la première, elles sont vraiment intéressantes. Par exemple la fiche numéro deux, "après le permis". Elle insiste sur le fait qu'avoir le permis est une chose, mais que pour devenir un bon motard, il faut rouler, et rouler, et rouler. C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Et c'est vrai. Tout ce qui est expliqué est correct, je l'ai moi-même constaté, au fur et à mesure des kilomètres parcourus avec mon x9 125. La fiche numéro trois, sur la forme physique du conducteur, la fiche six sur les risques spécifiques à la moto, la vitesse, le freinage (très intéressante), stabilité et trajectoire... D'autres sont plutôt inutiles. Par exemple, le choix d'une moto, les différents types de motos. Franchement, quelqu'un qui veut acheter une moto va s'y intéresser de façon telle qu'il en saura cent fois plus que ce qui est inscrit sur ces fiches... Alors pourquoi obliger les gens à apprendre ça, j'avoue ne pas trop comprendre. Malgré tout, il n'est pas demandé d'en apprendre le contenu par coeur. Il s'agit seulement de bien montrer que l'on a lu et compris le message transmis.

Donc, globalement, elles sont vraiment intéressantes. Mais que reste-t-il de cet enseignement une fois le permis en poche? J'avoue être très dubitatif. Par ailleurs, plusieurs fiches s'entrecoupent, et parlent de la même chose sous une forme différente. Bref, il y a de nombreuses redondances. Par exemple, un des éléments dangereux sur la route pour le motard, ce sont les virages! Plusieurs fiches parlent des virages, mais pas de la même façon. En effet, imaginez l'explication d'un virage sur la fiche "la route de nuit", sur la fiche "la vitesse", sur la fiche "stabilité et trajectoire", sur la fiche "le freinage"...

 

Quoi qu'il en soit, courageusement, je continue à apprendre mes fiches le plus sérieusement du monde. Pour m'aider, je recopie le contenu sur des feuilles de papier, je ferme le bouquin et je simule l'interrogation.

Le temps passe. Je m'octroie une pause pour le déjeûner. Je m'accorde ensuite le privilège d'une bonne sieste. Puis, après un délicieux café, je me replonge courageusement dans le travail. Le soir arrive, je n'ai pas vu le temps passer. Pourtant, dans l'après-midi, de nombreuses mères de famille accompagnées d'enfants sont venues faire jouer leur progéniture sur les balançoires et autres équipements en place dans le petit parc jouxtant la place, apportant avec elles les cris et bruits des petits, et un peu de distraction dans ma prison studieuse! Le silence revient, je sors me dégourdir un peu les jambes.

Ma seule distraction vient de la radio. Un peu de musique, quelques débats, les informations me changent un peu les idées.

Après le repas du soir, je recommence. Je veux toutes les apprendre pendant le week-end, pour ne plus avoir qu'à les relire la semaine prochaine. Mais finalement, je suis fatigué, et le sommeil m'emporte de bonne heure...

 

Dimanche matin. Evidemment, et comme je m'en doutais, je me réveille de bonne heure. Les oiseaux chantent déjà, il n'est pourtant que 6h30... Je suis en grande forme, autant en profiter. Un solide petit-déjeûner, et je reprends mes fiches. Et ça rentre bien, ce matin, nettement mieux qu'hier. Je vais faire un petit tour pour me changer les idées, et je reviens travailler. Le temps est estival. Pas un nuage, et déjà la chaleur qui arrive. Si la température de juillet-août est proportionnelle à celle qui règne ici début avril, ça risque d'être dur pour beaucoup. Pour ma part, j'aime bien la chaleur, mais jusqu'à un certain point! D'autant plus que par ici, les arbres ne sont pas légion...

Après le repas, je retourne me balader, histoire de décompresser un peu. Je décide d'aller sur les hauteurs.

J'emprunte la rue principale du vieux village.

J'aime beaucoup ces vieille demeures, chargées d'histoire.

Mais ce midi, tout est étrangement silencieux, comme écrasé par le soleil.

Les cactus émergent de la vieille marmite. Quelques lézards courent sur les murs à mon approche, pourtant silencieuse.

Personne n'est assis sur ce vieux banc de pierre envahi par l'herbe. La vie semble s'être enfuie.

Depuis combien de temps ces vieux volets sont-ils fermés?

Au-delà des dernières maisons, la route se transforme en chemin.
Dans les champs, les vieux outils agricoles achèvent de rouiller.

Les vieilles voitures sont là elles aussi. Attendent-elles des jours meilleurs?

Mais tout n'est pas abandonné. Ces arbres fruitiers entretenus sont là pour le prouver.

De son côté, la nature est bien présente, et dès que l'homme baisse les bras, elle en profite pour reprendre l'espace.

Fleurs et odeurs se mêlent, c'est délicieux.
Les insectes se régalent, et ils ont bien raison.
Je traverse un peu de maquis. Le sentier se perd dans les arbustes, mais j'aperçois plus haut un large chemin rocailleux.
Je domine maintenant la large vallée du Gardon. La chaleur est presque écrasante. J'ai chaud, et déjà soif.

Au loin, dans la brume de la canicule, des clochers apparaissent, tels des mirages. Collias, sans doute?

J'entends comme des rugissements assourdis, provenant de l'autre côté de la vallée. Ce sont les moteurs des motos qui tournent sur le circuit de Lédenon. La pollution sonore est vraiment considérable.
A vol d'oiseau, je me situe à plus de six kilomètres du circuit!

Sur les bords du chemins, toutes sortes de plantes s'entremêlent.
Dans une magnifique rocaille naturelle.
Sous moi, au-delà du bois, j'aperçois les maisons neuves des nouveaux quartiers d'Argilliers.
En bas, la D981, qui mène de Remoulins vers Uzès.
Et au-dessus de moi, le large chemin se poursuit vers les cimes.
Quelques maîgres arbrisseaux, spécialement adaptés sans doute, trouvent le moyen de survivre dans la caillasse.
Je redescends vers le village.
Je suis de l'autre côte du village. Là aussi se trouvent des vergers.
Et, plus bas, d'autres carcasses de voitures... A chaque étage sa végétation... Quelle similitude!

Là se trouvent les nouveaux lotissements. Je préfère les vieilles maisons, allez savoir pourquoi..
A cause de mon âge, sans doute

Et voilà. Par ici, c'est la sortie du village. Derrière moi, je retrouve la grande place et ma maison roulante.

Il y a du monde sur le parking. Des gens se retrouvent pour un grand pique-nique, et se font griller des saucisses et autres morceaux de viande. Un groupe de cyclistes vient également déjeûner. Ce sont des allemands. Ils sont venus en car, lequel tire derrière lui une énorme remorque, qui est destinée à porter les vélos. C'est l'animation des jours de foire.

Je rentre dans mon salon. C'est l'heure du café, et de la sieste.

Ensuite, quoi ensuite? Eh bien, je reprends mes fiches. Oui, oui, je le fais.
Et ça commence à bien rentrer. Dans la tête.

 

En fin d'après-midi, je décide de rejoindre le centre de formation moto de Lédenon.

Le parking est bien vide.
Le portail du centre est bien entendu fermé. Heureusement, le parking reste toujours ouvert.

De l'autre côté, le terrain de karting. J'aime bien les murs...

A travers le grillage, vue sur un gosse sur son kart, un futur champion?

Retour sur mon parking. Mais je ne suis pas seul. Derrière les grilles, en haut du parking, c'est le circuit de Lédenon. Et il y a encore du monde. Je suis jaloux de tous ces motards, qui ont le droit de rouler sur ces puissantes machines. Et je me dis que je suis justement ici pour ça, pour avoir le droit de chevaucher ces chevaux d'acier.

Allez, mon gars, si tu en veux, il faut retourner bosser...

Et je reprends l'étude de... mes 20 fiches. A force...

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