Les cours

Le permis moto
Du lundi 9 avril au
mercredi 11 avril 2007
Centre de Formation Moto - Circuit de Lédenon
3 photos

 

Lundi 9 avril. J'ai une fois de plus mis le réveil à 6h45. Comme pour vendredi.

Aujourd'hui, c'est le Lundi de Pâques. Pourtant, on va bosser comme un lundi normal.

J'entends bientôt les premières voitures arriver. Mes camarades de travail arrivent les uns après les autres, ainsi que nos instructeurs. C'est parti. 8 heures, pile à l'heure. Direction le bureau, pour la traditionnelle séance de panneaux spécifiques à la moto. C'est vraiment génial, de faire ça en arrivant.

Cette fois, c'est parti pour la circulation. Nous sommes sept, pour trois motos. C'est ce qui est dommage, puisqu'avec ce nombre impair, l'un de nous ne fera pas la même durée que les autres sur la bécane! En passant devant la piste du plateau, à la sortie du parking, la tradition veut qu'on klaxonne tous pour dire bonjour à nos camarades. C'est rigolo.

William va avoir fort à faire avec les clignotants. Tout le monde les oublie. C'est un problème que je n'ai pas, pour ma part, grâce à ma longue habitude du scooter. Bien sûr, je peux oublier, mais franchement, c'est rare. En tout cas, William n'arrête pas. Numétro deux, éliminé. Numéro un, éliminé. Numéro trois, éliminé. Clignotant. Clignotant. Clignotant. La prochaine à gauche. J'avais dit à gauche, tu ne sais pas encore où est ta gauche? Eliminé. Bon, suivez-le, les autres, c'est lui qui décide. Et ainsi de suite. Contrôle. T'as contrôlé quoi, là? Mais pourquoi contrôllez-vous toujours ce qu'il y a sur le trottoir à votre droite, lorsque vous tournez à droite? Vous avez peur que quelqu'un sorte du caniveau? C'est de votre gauche, qu'une voiture peut surgir et vous couper la route. C'est à gauche qu'il faut contrôler! Et pour donner encore plus de poids à ses remarques, il vient se mettre dans le fameux angle mort! A force de nous répéter 100 fois la même chose, on finit par le faire instinctivement! OK, il a beaucoup gueulé, et c'est vrai que ça nous a franchement énervé, surtout les plus anciens. Au début, on riait, mais on a fini par moins rire, vraiment de moins en moins. Alors, je ne sais pas si c'est sa façon pour vous faire rentrer les choses dans le crâne, c'est possible après tout, puisqu'il a réussi. J'avoue que le jour de l'examen, c'était automatique. Contrôle, clignotant, distance de sécurité latérale, etc...

Mais, William, si tu lis ces lignes, je pense sincèrement qu'il y a d'autres méthodes. Peut-être est-ce une question d'expérience, après tout, mais j'ai justement passé l'âge de me faire engueuler comme un bidasse. J'ai fait l'armée, j'ai déjà donné avec ça. Personnellement, je pense qu'avec de la gentillesse, du fair-play, de la patience, ça marche encore beaucoup mieux. En tout cas, j'aurais préféré. Et de beaucoup. Et je n'étais pas le seul à le penser, dans la voiture, enfin, dans notre petit groupe. D'un autre côté, tu connais ton sujet par coeur, c'est évident, et je te remercie de m'avoir appris à découvrir les points dangereux, la façon de se comporter avec une moto, la façon de prendre les virages, etc. Oui, ça, c'était vraiment super. Avec le CFM de Lédenon, je vous garantis qu'on n'apprend pas seulement à rouler en ville, on apprend tout, les petites routes viroleuses, les grandes routes, les zones industrielles, les zones "30", etc. On apprend où se placer au mieux avec la moto, quand se lancer dans les dépassements, quand il vaut mieux rester derrière, enfin tous les pièges. Je maintiens mon grief, c'est tellement dommage, car sinon, je mettais 20 sur 20 comme note. Mais cette façon de gueuler comme un "serpate" ou comme un "juteux" -sergent ou adjudant dans l'armée-, ça gâche franchement tout, en tout cas l'ambiance générale, la bonne humeur. Nous sommes là pour apprendre, nous payons pour apprendre, et vous êtes là pour nous enseigner. Alors c'est inutile de nous dire que nous sommes "nuls", puisque c'est justement pour ça que nous sommes venus. Dommage, dommage, car je le répète, ç'aurait pu être parfait. Tu es un champion de la moto, William, mais il te faudrait un peu plus de pédagogie, car dans ton métier, il y a forcément le mot "instructeur", et un instructeur doit être patient, et accepter le fait que nous ne sommes pas bons, par définition. C'est par ton intermédiaire, par ton aide, que nous allons devenir bons! Et tu es bien là pour ça. Je sais que j'aurais appris bien davantage, et beaucoup plus vite, s'il n'y avait pas eu ces "gueulantes"...

Donc, un tel régime, c'est épuisant. Franchement, j'étais content de rentrer. Pourtant, comment vous décrire le bonheur de rouler sur la moto, de lâcher l'accélérateur, de monter en régime, de monter les vitesses, et aussi de rétrograder, de virer, bref, de rouler. C'était bien, et on parcourt vraiment beaucoup de kilomètres, et William ne ménage pas ses efforts, malgré ses cris, pour nous enseigner ce que nous devons savoir. C'est peut-être un peu contradictoire, ce que je dis, mais je crois que William, à force de faire ce boulot, doit parfois réellement en avoir assez de voir que nous ne faisons pas ce qu'il a dit, que nous oublions la recommandation 1, ou la remarque 3, faite dans la voiture pendant qu'on regardait évoluer nos camarades! Oui, son boulot ne doit pas toujours être facile, mais c'est le boulot d'un prof!

Nous sommes heureux de retrouver notre restaurant, et la bonne humeur du patron Alain.

Attention, la photo a été prise le vendredi -flaques d'eau-. En effet, le lundi de Pâques, le temps est sublime, beau et chaud. Vue du restaurant, depuis le parking en face.

Nous commençons donc par nous "enfiler" notre bière quatidienne, avant d'aller nous installer à table. Je mange, nous mangeons tous de bon appétit. On commence à discuter davantage, car on commence à se connaître, et le groupe devient plus soudé. La pause est vraiment importante, et je ne voudrais pas manger seul dans le camping-car.

Cet après-midi, retour sur le plateau. William est impérial. Mais çaé ne l'empêche pas de hurler non plus. Aujourd'hui commencent vraiment les chronométrages, avec les arrêts d'urgence et le rétrogradage. Il n'hésite à nous reprendre sur sa moto et de faire le parcours avec nous, à chaque fois qu'il remarque que ça ne va pas.

C'est dur, certains tombent. Je tombe deux ou trois fois. Pas en roulant, pas en tournant, donc, juste sur le freinage, au pas. mais c'est bien de ma faute. On ne freine pas avec une roue avant de travers, je devrais le savoir. William l'a dit, c'est inscrit dans les fiches sur le freinage, c'est clair, c'est le B-A-BA du freinage! C'est lourd, une moto! Puis il y a aussi la fatigue, c'est évident. On a peu de pauses, on a du stress, de la tension, on met tout ce qu'on a. Et il fait une chaleur d'enfer, sous nos équipements! Mais on progresse.

Ce soir, je suis vraiment extrêmement satisfait. Le freinage d'urgence, c'est ce que je préfère, j'y arrive bien, je suis très régulier, aux alentours de 20 secondes, sans problème, je suis enchanté. Je fais cet après-midi mon meilleur chrono, que je ne vais pas refaire de toute la formation. 17,60. Trop rapide! Attention, les gars, il ne s'agit pas non plus d'aller trop vite, c'est aussi un C. Ah oui, je vous l'ai déjà dit. Ce permis moto, c'est d'un comique. Il faut aller vite, mais pas trop vite! Faudrait savoir, hein! Pour ma part, et je le répète, si en circulation, je devais tourner autour de cônes comme ici, jamais je ne le ferais à cette vitesse, et personne ne le ferait non plus! Alors pourquoi apprendre à le faire? Le gars qui est passionné de vitesse, il va s'inscrire dans des clubs spécialisés, il va suivre une formation spécifique, il va aller sur des circuits! A quoi ça nous sert d'apprendre à rouler vite entre des cônes, hein? Et, le comble, à ne pas le faire trop vite non plus! Parce que si l'on veut aller au bout de la logique, alors très franchement, celui qui va plus vite ne devrait EN AUCUN CAS être sanctionné. Là, c'est le comble de la débilité. Oui, oui, débilité. Je persiste et je signe.

On rentre "à la base" vers 17h30, complètement "vannés". Rangement des motos dans le garage. Recommandations des instructeurs (apprenez vos fiches, les gars), et "à demain, bonne soirée à tous".

Voilà. Je retrouve mon camping-car. Je commence par me prendre un bon café, une bonne douche.
Tout le monde est parti, le silence est revenu sur le parking.

Maintenant, je sens que je vais l'avoir, ce permis. La journée a été très fructueuse, je me sens très à l'aise. C'est donc avec plein d'énergie que je reprends une fois de plus toutes mes fiches. Je me les récite complètement, je fais les simulations avec un inspecteur virtuel, et là encore, je commence à bien les avoir en tête.

Repas. radio, musique, pour me changer les idées.

Je me couche de bonne heure, et je continue encore à lire les fiches avant d'éteindre la lumière.

 

Mardi 10 avril. Une nouvelle journée de labeur commence. Le temps est toujours au beau fixe.

On commence ce matin par notre traditionnelle séance de panneaux. Toujours à 8 heures précises. J'apprécie l'exactitude de nos professeurs, c'est un très bon point. Puis on sort les motos, et on se fait la séance des contrôles avant de partir, on ressort les mnémoniques, les "PPDA freine avec les gants", les "KREC" et les "3M-2C-1N" que je maîtrise bien maintenant. J'écoute Mickaël -l'autre instructeur- faire la démonstration aux filles. En effet, un groupe de filles est arrivé, et elles n'ont jamais étudié cette partie. Ce qui me permet d'entendre quelques différences par rapport à William, quelques détails supplémentaires, intéressants. En tout cas, je me sens tellement à l'aise que le midi, je n'hésite pas à faire la démonstration aux filles. Et j'ai bien fait, car Alexis, qui était là aussi, me reprend sur deux-trois points, idéal pour retenir les erreurs.

En circulation, je vais mettre William dans une très grosse colère. En fait, après un concours de circonstances particulier -j'avais doublé un camion et deux-trois voitures-, William, qui n'a pas pu suivre avec sa voiture, nous dit dans le casque de traverser lentement le virage, qu'il est derrière le camion, et qu'il arrive. Ce que je fais. Tout doucement. Puis, en sortie de village, n'entendant aucune remarque particulière, je repars en vitesse normale, croyant qu'il nous avait rattrappés. Les événements font que je roule plutôt vite, la route est fantastique, et belle, grandes courbes, tout baigne. Rien dans les écouteurs. Pour moi, ça ne guele pas, c'est donc que tout va bien. Un bon moment plus tard, je vois la pancarte "Nîmes". On arrive en ville. Et je regarde dans mes rétros. Rien. Ah oui, il faut vous dire, William me désapprend à regarder dans les rétros. Pour moi, avant ce stage, le rétroviseur, c'est un élément essentiel de mon scooter. je lui fais entièrement confiance. J'ai appris à connaître les angles morts, et je roule à 100 % avec les rétros. Ici, depuis le début, William ne nous parle que des contrôles VISUELS, pas de rétros, ça ne sert à rien! Ben voilà. Je viens jsute de penser à mes rétros, et je ne vois que mes deux camarades qui m'ont suivi gentilment. Mais pas de William à l'horizon. la consigne: si vous ne me voyez plus, attendez-moi. Je décide de stopper. Je demande à mes collègues depuis quand il n'est plus derrière, mais ils n'ont pas fait attention non plus. Bon, c'est la galère. On va se faire hacher! Un quart d'heure plus tard, toujours personne. Aïe aïe aïe, ça va chauffer. L'un d'entre nous a un téléphone portable. Et je pense que j'ai mon Palm sur moi, et que j'ai le numéro du centre. On obtient le numéro de portable de William, etc.... Les collègues qui étaient dans la voiture me diront qua ça a chauffé. ce n'est jamais arrivé, paraît-il, ce que je ne crois pas du tout! Bref, l'histoire se termine plutôt mal. William fait la gueule, plus personne ne parle, il n'y a plus d'ambiance, je trouve ça déplorable. William, changez vos méthodes! Quand on fait des randos, pour notre part, ce n'est pas le premier qui doit regarder dans ses rétros et s'arrêter s'il ne voit pas celui qui est derrière, c'est au contraire le dernier. Chacun doit regarder dans ses rétros, et s'il ne voit plus celui qui le suivait, il s'arrête. Ecoute-moi bien, William. le troisième est celui qui est le plus près de toi. Il ne te voit plus, il stoppe. le deuxième ne voit plus son suivant, il stoppe. Et pareil pour le premier! Car le premier ne voit pas forcément ta voiture, je ne sais pas si tu y as pensé! Bon, enfin, ce que j'en dis, moi, c'est pour aider le schmilblic.... Et pour conclure sur les rétros, je trouve quand même pas trop normal qu'un instructeur nous dise que les rétroviseurs ne servent à rien. Je suis heureux que tu nous aies montrés les angles morts, et la nécessité de contrôler avec la tête, mais les rétroviseurs restent et demeurent indispensables, du moins à mon avis. Et très franchement, moins de deux semaines après les cours, j'ai repris l'usage de mes rétros, tout en ayant intégré, en supplément, les contrôles. Donc, l'atmosphère est lourde, en cette fin de matinée.

Heureusement, le repas va nous faire une excellente diversion, surtout avec la bonne humeur et gentillesse habituelle d'Alain. Ah, si William avait en plus la sympathie d'Alain, je crois qu'il ferait de nous ce qu'il voudrait, et qu'on sortirait dix fois meilleurs de ses cours. Quel dommage! mais nul n'est parfait, n'est-ce-pas?

Le restaurant et le parking, vus dans la direction de Remoulins. Comme la photo précédente, les flaquent attestent la prise de vue faire le vendredi. Aujourd'hui mardi, il fait toujours une chaleur écrasante. C'est l'été avant l'heure!

Cet après-midi, direction le plateau, après les séances de panneaux et de contrôles. Le lent, avec prise en selle de passagers, changement continuel de bécanes pour tester celles qui "toussent" plus que les autres, pour être capables de passer toutes les portes avec toutes les motos. J'avoue que ces entrainements sont très intéressants, et que petit à petit, j'arrive à passer de mieux en mieux. le regard, toujours le regard. Et plus souple dans les bras, moins crispé.

Pour le rapide, il n'en va pas de même. Rien ne va, cet après-midi. Je crois que j'accuse le contre-coup de la séance matinale de la circulation. De la mauvaise humeur de William. De son engueulade. En fait, c'est dans mon caractère, et j'ai du mal à passer là-dessus, quand quelqu'un me semble injuste, je reste sur ce point au lieu de "passer la main". Bref, j'ai beau me dire que ce n'est pas un problème, que je bosse pour moi, j'ai du mal, je suis crispé, et mes performances s'en ressentent. Je ne suis pas le seul. Nous sommes tous énervés, et je crois que c'est à cause de ça. Les chronos ne sont pas très bons, Fred le routier jure comme un charretier, il y a des chutes, de nombreux cônes tombent, on ne passe même pas bien nos slaloms, William s'énerve, nous arrête, nous refait des démos -de ce côté, il n'est pas affecté, il fait vraiment corps avec sa machine et je l'envie terriblement. De plus, les filles sont là sur le lent, avec Patrice, et William ne peut s'empêcher de leur faire des démos, de rouler avec elles pour leur montrer le contre-braquage... et pendant ce temps, il ne nous chronomètre plus. On klaxonne, mais rien n'y fait. On se lance donc dans nos rapides, sans avoir les chronos, sans avoir les commentaires... Sans avoir notre instructeur. Bref, je ne travaille pas bien cet après-midi, mais malgré tout, je pense que j'enregistre des automatismes. Mes chronos, même s'ils ne sont pas parfaits, sont quand même "dans les temps". Ce qui m'ennuie, c'est que je ne parviens plus à la recherche du point de reprise pendant le demi-tour, à sortir avec la poignée prête à remonter de suite en troisième, ma technique est moins bonne. Mais sans m'en rendre compte, je me pose moins de questions, je suis moins crispé, je suis plus serein, je suis moins inquiet, je ne vois plus le parcours comme insurmontable.

Enfin, car nous sommes vraiment vannés, ce soir, enfin, c'est l'heure de la fin. Nous savons que nous avons mal travaillé, mais nous sommes contents d'arrêter. Pour ma part, je pense que nous avons encore demain mercredi toute la journée... Aïe, nous n'avons plus que demain....! Bon, allez, ne pensons plus à ça.

Au-revoir les gars, à demain. Pensez à vos fiches...

J'arrive dans le camping-car, je m'enfile deux trois verres de jus de fruit, je me mets à l'aise, et je m'allonge sur le lit à peine dix minutes après être arrivé. Deux minutes plus tard, non, instantanément, je m'endors instantanément. Mort de fatigue. mal aux poignets, mal aux bras, mal de crâne. Je me réveille en sursaut une heure et demie plus tard. Je me sens mieux.

Toilette, repas, radio. je me repose, j'en avais grand besoin.

Ensuite, au lit de bonne heure, je reprends mes fiches, mais en lecture seulement. je les ai bien en tête maintenant. Je décide de mettre mon réveil un peu plus tôt, et de me coucher rapidement. Ce soir, je doute vraiment beaucoup, je n'ai pas le moral, je commence à entrevoir l'échec, et ses conséquences. Une catastrophe économique, un gros gâchis!

 

Mercredi 11 avril. Je sors un peu plus tôt du camping-car pour discuter avec les copains qui arrivent assez tôt, vers 7h45. Je m'entends bien avec Daniel et Gilles. Il se trouve que nous pensons la même chose au sujet de Willam, et nous espérons qu'il va se calmer pendant la séance de circulation d'aujourd'hui. La journée débute à 8 heures, comme d'habitude. panneaux et contrôles oraux des tests à effectuer, à nouveau avec les filles. je m'y colle encore aujourd'hui. Cette fois, sur cette partie, je ne crains vraiment plus rien du tout, c'est du "par coeur" et sans effort. tout me vient naturellement, je connais bien mon sujet, c'est du gâteau!

Allez, nous voici repartis en circulation. J'espère faire du rond-point aujourd'hui, car je n'en ai pas fait beaucoup, et je sens que c'est ma lacune. Enfin, en réalité, sur la route, je ne suis pas inquiet. Mais ici, à Nîmes, avec ces rond-points très particuliers, avec des feux au milieu, j'avoue ne pas être très à l'aise. En fait, je suis déstabilisé par le moment précis où il faut plonger tout à droite, avant de tourner. Ce n'est pas très évident. Bref, j'en demande à William, et il me dit que je vais en "bouffer". Bon, ok, on verra bien. Il s'énerve déjà, plusieurs de mes camarades se trompent, tournent à droite au lieu de tourner à gauche... Je trouve que ça ne sert à rien de hurler, William. Ce n'est pas ce qui va nous faire progresser. Si on tourne à droite au lieu de tourner à gauche, tu devrais essayer de réfléchir si ce n'est pas de ta faute, si tu n'as pas donné l'ordre trop tard, etc. Pour ma part, j'ai bien eu le cas. Tu m'avais perdu de vue, dans un village, et j'étais devant. Tu me dis, à gauche au prochain carrefour, mais c'était trop tard, car j'avais déjà dépassé le carrefour! Ben oui, c'est vrai! Bon, passons. Me voici dans un rond-point, je loupe le passage sur la voie de droite, et je me trouve sur la voie centrale, seul, mes deux camarades ayant "plongé" à droite au bon moment. Ils connaissent bien la ville, et ne se sont pas laissés surprendre comme moi, qui m'attendais à un énorme rond-point à feux, mais ce n'était pas celui que j'attendais. Bref, au passage du vert, j'allais accélérer, mais avant que je ne fasse quoi que ce soit, j'ai senti que la moto partait sans moi, et je me suis trouvé par terre, la moto couchée! Mais que s'est-il passé? Tout simplement un accident de circulation! La voiture qui était derrière moi ne m'a pas vu, et m'a poussé, en tapant dans le pneu arrière. Un motard super-sympa, sur ma gauche, s'arrête, m'aide à me relever, me demande s'il peut m'aider, etc. William arrive, la conductrice aussi, tout le monde vient constater! Je ne suis pas blessé, légère égratignure sur le tibia droit, un peu douloureux, mais sans plus. La dame, désolée, d'autant plus que son mari, motard lui-même, a vécu la même chose, se sent très responsable, me demande si je veux faire un constat, me donne ses coordonnées. Bref, elle est très correcte. La moto n'a rien, les protections ont été très efficaces. Bon, OK. Je me sens bien, on repart, et très franchement, je n'ai même pas les jambes qui flageollent, non, tout baigne. Je suis aussitôt complètement opérationnel. Sauf que William me dit "on s'arrête à gauche" et je m'arrête à ... droite. Je l'entends dire "vu le choc, on te pardonne..." J'aurais aimé reprendre le guidon, mais les circonstances feront que je ne le reprendrai pas, à cause de notre groupe de sept, trois et quatre... C'est moi qui en ai fait les frais aujourd'hui! Dommage.

Comme d'habitude, ambiance chaleureuse au relais de Lédenon, où on retrouve Alain impérial et si gentil.

On reprend tous des forces, et nous repartons en pleine forme vers notre difficile séance de plateau.

Evitement. Nous voyons l'évitement cet après-midi, et il y a du boulot. Car il s'agit de contrebraquer à bon escient. Attention, les gars, il vaut mieux virer le cône B que le cône C. Le cône C, c'est la portière, c'est pour ça quelle ne pardonne pas. On a été nuls, tous autant les uns que les autres. Enfin, non, pas tous. mais moi. J'ai été nul? William en a eu tellement marre qu'il a changé le côté. Puis il a terminé par une séance de rétrogradage. Sans compter les séances sur le lent, seul ou avec passager, avec toutes les motos. certaines sont nulles. Sur le rapide, il y en a une que je déteste, qui ne réagit pas normalement en virage, et qui me fait slalomer très mal! Ce soir, je suis démoralisé. J'ai de mauvais chronos, je fais tomber des cônes, chose qui ne m'arrivait plus, j'ai du mal dans le demi-tour, j'arrive à peine en troisième sur le retour...

Stop. On rentre, les gars. Rien ne va plus. On a droit au briefing, à la façon de gérer le plateau. Car c'est demain. William nous annonce qu'on est tellement mauvais qu'on passera le plateau demain après-midi, et que nous allons faire quatre heures de piste demain matin. ce sont nos camarades du groupe de Mickaël qui s'y collent demain matin.

Ouf, je suis soulagé, je préfère, et de beaucoup. C'est une bonne nouvelle. Ce soir, William nous explique la façon de gérer l'examen. Essayer d'avoir le A sur la poussette. Normal. Ensuite, pour le lent, ne pas abandonner. On fait tomber un cône, peu importe, on touche un pied par terre, peu importe, il n'a peut-être pas vu, on continue comme si de rien n'était. On aura un B, ce n'est pas grave. Avec un B, on est reçu, pusiqu'on a déjà un A. Et si on a un C, pas grave, on a droit à un deuxième essai. C'est vrai, il a raison. Et si on a un B et que l'isnpecteur nous propose de recommencer pour avoir un A, il faut dire NON -enfin, si on a déjà un A, bien sûr! Puis, sur le rapide, il faut foncer dès le premier essai. Mettre la gomme sur la première partie et le demi-tour, pour gérer le retour tranquillement. OK, c'est enregistré. Pour les fiches, vous devriez les connaître, se faire rétamer sur les fiches, c'est idiot! Quant aux panneaux, alors là, les gars, si vous ne les connaissez pas encore, vous êtes trop nuls. C'est vrai, tu as raison, Mickaël.

OK. Bonne soirée, bonne nuit. Reposez-vous bien, demain c'est dans la poche.

Merci les gars. Bien que pas très satisfait de ma journée, je suis tellement soulagé d'avoir une demi-journée supplémentaire que j'ai à peu près le moral. Je relis une dernière fois mes fiches, vite fait, j'écoute la radio, et je vais me coucher. mais je ne suis pas fatigué, et je vais mettre un moment avant de m'endormir. Demain, c'est quand même le grand jour!

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