Navarre, Pais Basco

25 et 26 décembre 2018 : Navarre, Pais Basco

Carte des deux jours de route. 139 km le premier jour, 66 km le deuxième jour. Les petites balises rectangulaires numérotées représentent les lieux des bivouacs nocturnes. Départ de Sangüesa, en Navarre. Belle balade sur la montagne de Dorroteka dans le Parque Natural de Urbasa-Andia. Premier soir : Bivouac à San Martin au sud de Beasain dans le Pays Basque espagnol. Deuxième jour dans les montagnes du Pais Basco, pour arriver au soir sur la côte atlantique, à Saturraran, après une belle marche autour d'un lac.

Nuit très calme. Deux degrés seulement dehors ce matin sur les bords de l'Aragon. En traversant Sangüesa, nous passons devant une très jolie crèche.

Arrêt devant la magnifique cathédrale extrêmement bien entretenue. Très belles peintures et statues peintes à l'intérieur, mais nous ne nous attardons pas car un office allait commencer. Admirez les statues sur la photo suivante.

En ce jour de Noël, il n'y a pas un chat dans les rues, et nous sommes donc absolument seuls sur les routes. La brume ne se lève pas, et les températures restent sous les 5 degrés ! Heureusement, avec le chauffage de Rouletabille, il fait merveilleusement bon à l'intérieur. Je vous laisse rouler en notre compagnie.

Un arrêt pour photographier ce superbe panorama sur les Pyrénées de la Navarre Atlantique.

Il est près de 11h30 lorsque la brume se dissipe enfin, laissant apparaître un soleil timide mais délicieusement agréable à nos yeux et aux températures. Nous roulons dans le Parc Naturel d'Urbasa-Andia, et avons grande envie de nous dégourdir les jambes. Un emplacement sympa peu avant le col de Lizarraga nous offre cette opportunité. Il y a de beaux chemins de randonnée qui partent vers la montagne.

Très vite, je ressens le besoin de quitter le chemin, car le terrain s'y prête bien : on dirait une immense pelouse naturelle parsemée de pierres effleurantes de temps à autre. Claudine n'aime pas trop quitter le sentier, mais se laisse finalement convaincre. Quelle merveilleuse sensation de liberté que de cheminer ainsi à vue. Quelques masures parsèment le plateau. Une grosse butte m'attire comme un aimant, et je propose à Claudine d'aller au sommet. Elle ne me suivra pas au bout, et nous nous perdrons finalement de vue.

En me retournant, je savoure la prise d'altitude. La trace de notre chemin est très visible. J'aperçois également Claudine à mi-pente.

Sur la crête sommitale (le Dorroteka), j'aperçois enfin le paysage que la butte me cachait. Je distingue vaguement une chapelle là-bas très loin sur le sommet de la sierra suivante, c'est superbe.

J'adore marcher ainsi sur les sommets. L'espace est immense et libre, vautours et gypaètes tournent tout là-haut, je me sens libre de toute contrainte, c'est merveilleux. J'aimerais marcher ainsi pendant des heures, mais il me faut retrouver ma compagne. Je pense qu'elle ne m'a pas attendu et qu'elle marche sans doute vers le camion, aussi je décide de dévaler les pentes pierreuses en me dirigeant à vue d'oeil sur le sentier de départ que j'aperçois tout en bas. Je cours même en me retenant avec mes bâtons de marches, c'est merveilleux.

Notre chemin est bien visible. Très loin vers l'horizon sud, les brumes dans lesquelles nous roulions ce matin.

Et j'ai crié, crié, Claudine, pour qu'elle revienne... Un long moment plus tard, enfin, je l'ai entendue m'appeler. Elle était encore dans la montagne alors que j'avais rejoint notre sentier et, contrairement à ce que j'avais cru, elle m'attendait gentiment. Ouf, je suis heureux de la retrouver. Avec tout ça, il est déjà 14 heures, et nous décidons de manger avant de repartir.

Magnifique descente vers Lizarraga après le col du même nom.

Avec un superbe panorama sur un grand plateau vers lequel nous nous dirigeons. La montagne qui se trouve là est celle que je voyais depuis le Dorroteka !

Rouletabille au cours de la descente.

Toujours cette même montagne que je trouve magnifique, et qui reste un moment dans notre champ de mire.

Nous prenons ensuite la direction de Beasain. Au col de Lizarrusti, nous quittons la Navarre et entrons dans le Pays Basque espagnol, le Pais Basco. Nous roulons alors dans de superbes forêts, sur une route étroite et sinueuse, mais comme je vous le disais, nous sommes les seuls sur la route aujourd'hui.


C'est dans un petit village (juste avant San Martin) situé le long de l'étroite vallée dans laquelle nous entrons que nous trouvons refuge pour la nuit, sur une grande place en retrait de la route, près de la salle de sport. Nous y passerons une très bonne nuit calme. Par contre, au petit matin, la place s'est soudainement remplie de voitures peu avant 9 heures : les espagnols viennent faire du sport pour se remettre des fêtes...




Il fait beau en ce matin du 26 décembre, mais encore frais : environ 6°C. Nous roulons dans la montagne basque, et il est vrai que les paysages sont très ressemblants à ceux du pays basque français que nous aimons beaucoup. Je vous laisse rouler en notre compagnie.

Nous longeons un lac de barrage, le Ibai-Eder, et arrêtons Rouletabille sur le barrage. En regardant la carte, et en questionnant des randonneurs, nous apprenons qu'un sentier de 8,5 km en fait le tour. Il fait bon, nous décidons de le faire.Et c'est parti...

Et voilà. Comme il est temps de manger, nous nous y mettons dès notre retour, avant de reprendre la route vers l'océan atlantique, but du jour.

Peu après avoir fait quelques courses à Deba, nous touchons l'océan, et nous installons finalement à Saturraran, au bord de la plage, pour la nuit. Dernière petite balade avant de rentrer à la maison.

Au loin, vers le nord, la France.

Rouletabille installé pour la nuit. Bonne nuit à tous...

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