Brive-La-Gaillarde et alentours

Samedi 29 avril 2006 - 2ème jour de voyage

Brive-la-Gaillarde et alentours

125 km - 219 photos - 85 sélectionnées pour le site

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Mon premier matin de vacances. Quel bonheur. J'avais prévu de me lever à 7 heures, et mon horloge biologique a bien fonctionné. Je suis réveillé à l'heure sans avoir besoin de l'être... Sous l'auvent de ma tente, je range toujours les mêmes affaires: le sac contenant le matériel de camping, mes chaussures, mon casque, la trousse de toilette, les ustensiles de cuisine. C'est ce que vous voyez là, en partie. Je suis couché à l'intérieur, sur mon double matelas, je viens de verser mon café dans le verre, et je vais prendre mon petit déjeuner. C'est un moment important de la journée, que je savoure!

Le lac du Causse (ou lac de Chasteaux), sur les berges duquel se trouve mon camping, dans la petite commune de Lissac-sur-Couze. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le ciel est, ce matin, absolument parfait. Un avant-goût des vacances.

Les couleurs sont très moyennes, car je prends la photo en con tre-jour. Mais c'était juste pour vous montrer une vue d'ensemble, et aussi pour les sportifs s'entraînant à l'aviron: il y a plusieurs bateaux.

Mes voisins de tente, JCF et Annie, sont également fin prêts. Bruno, le responsable de la randonnée, celui qui nous invite tous, vient de passer au terrain nous souhaiter la bienvenue, et nous re-préciser lieu et heure du rendez-vous, à 10 heures à Brive. J'ai le temps d'aller m'inscire, et même de payer. Il m'en coûtera 12 euros par nuit, ce qui est correct.

Nous partons ensemble vers 9h. Après un petit arrêt pour quelques courses -histoire de remplir complètement mes sacoches... non, je plaisante, mais tout simplement parce que demain, c'est dimanche, et je ne suis pas sûr de trouver boutique ouverte, et c'est demain que je vais quitter la rando- nous finissons par trouver le café. JCF avait branché son GPS avec cartographie, mais la route que le GPS voulait nous faire prendre est en sens interdit... Bref, après avoir contourné la place centrale, nous nous retrouvons tous les trois dans un jardinet, en terrasse, sous un ciel d'un bleu profond. Merveilleux!

A dix heures, le gros des troupes semble arrivé, chacun prend sa petite photo.

Une partie du groupe part s'inscrire à l'hôtel, alors que nous attendons patiemment les retardataires.

J'en profite pour vous photographier le boulevard qui fait le tour de la vieille cité. Je suis toujours très triste lorsque je vois ces pauvres arbres taillés et dépouillés de leur magnifique feuillage, pliés, courbés, obligés de nous tirer la révérence, de nous faire cette haie d'honneur! Mais je ne crois pas que nous le méritions! J'essaye de les imaginer tels qu'ils devraient être, grands, immenses, droits, nous dispensant une ombre généreuse... dans mes rêves!

C'est bon, tout le monde est là; nous partons à l'hôtel rejoindre les autres.

Une magnifique Simca P60 est stationnée devant l'hôtel. Je me souviens bien de ces voitures, mon père aimant cette marque avait eu une aronde, puis une ariane... Souvenirs, souvenirs.

Jim l'anglais, qui vient vraiment d'Angleterre, et ne loupe aucune randonnée du groupe! Et de face, au téléphone, l'ami Pirmil. Mais qui se cache entre les deux, et dont on ne voit que le casque et les chaussures... Un espion?

Et la rando, après avoir commencé au bistrot, se poursuit au... restau! Mais c'était prévu ainsi, pour permettre à ceux qui ont roulé ce matin de ne pas avoir à partir trop tôt. Nous mangeons assez vite, dans une ambiance chaleureuse.

Cette fois, c'est parti pour de bon, à l'assaut de la Corrèze.

Mais quelle paroi! Véritablement impressionnante. C'est la haute montagne, déjà? Où sommes-nous donc? En fait, nous avons peu roulé depuis Brive, une dizaine de km, plein nord, deux-trois km de virages sur une toute petite route pour arriver ici, aux "Pans de Travassac" . Il s'agit d'une mine d'ardoises de très grande qualité, encore en exploitation... manuelle!

Et la visite commence par le puits de la Fayotte, qui fait, comme vous le voyez, 100 mètres de profondeur!

Ce qui est frappant, c'est la verticalité des parois. C'est tout simplement magnifique.

Le professeur, en gris, est lui-même un tailleur d'ardoises, et sait très bien de quoi il parle. Son auditoire est scotché à ses lèvres. Je perds pas mal d'explications, car je suis très occupé à essayer d'immortaliser ce lieu.

Il est toujours surprenant de voir à quel point et à quelle vitesse la nature reprend, finalement, ses droits sur l'homme, dès que celui-ci la laisse tranquille. En fait, elle a tout son temps, et c'est bien ce qui fait sa force...

Je vous laisse admirer... les photos se passant aisément de commentaires!

Ah, il y en a une qui dort, là, devant... La voix du guide-conteur la berce doucement...

Si mes souvenirs sont bons, il s'agit ici de la coquille d'un escargot des temps préhistoriques, merveilleusement bien conservé.

Quoi? Ce n'est pas ça? Ah oui, c'est vrai, c'est un tir de mine, n'est-ce-pas?

Quand je vous disais que la nature s'accroche partout!

Et personne ne me croit, alors je suis bien obligé de rapporter des preuves! C'est dingue, ça, quand même!

Partout, je vous le disais bien, partout. Au sommet, dans les insterstices, au milieu... C'est magnifique!

Un des pans de quartzite restant debout. Là où nous marchons, il y avait donc de la roche d'ardoise, patiemment extraite, découpée, arrachée de son milieu naturel pour aller recouvrir des milliers de toîts...

Les pans de quartzite qui, eux, ne sont pas exploitables.

L'atelier de taille. C'est là que nous avons eu une démonstration magistrale! C'est un métier vraiment difficile, et il faut une grande dextérité et une très bonne oreille pour déterminer jusqu'à quel point on va pouvoir tailler l'ardoise en épaisseur. Si on se trompe, on perd tout! Les ardoises extraites en ce moment partent pour la réfection du Mont Saint-Michel.

Je suis ici sur une sorte de tour, et je vois mes camarades en contrebas...

eux-mêmes surplombant un ancien puits très profond, maintenant rempli d'eau

Coucou! Bébé s'amuse un petit peu, il faut bien rigoler aussi, n'est-ce-pas?

Près du petit musée ou tout le groupe a suivi le guide.

Les voilà, dans le musée, tous très attentifs!

Mais que s'est-il passé avec mes réglages de couleur?
Christian, Didier et Pirmil. Très joli, ma foi. Une petite cigarette, maintenant?

La lumière du jour me donne presque des couleurs surnaturelles. D'où le nom?

Vers la sortie du site.

Et voilà. Nous allons reprendre maintenant la direction de Brive.

Nous revoici donc à Brive. Petit arrêt bistrot. Encore?
Non, c'est la première fois. Attention, c'est le bistrot pour les scooters, pas pour les pilotes!

Nous allons maintenant visiter une distillerie: fabrique de liqueur de noix. C'est dans la ville de Brive-la-Gaillarde.
La circulation, ce qui ne manque pas de me surprendre, est vraiment très dense!

Très belle affiche dans la distillerie. Elle penche un peu, et je n'avais encore rien goûté!

Le comptoir, sur lequel une longue rangée de verres est alignée. Une dame est en train de nous préparer de quoi goûter la liqueur. Hum... On voit ça en entrant dans le lieu de fabrication; nous repartirons par ici tout-à-l'heure!

C'est très joli. Dommage que je manque de lumière, les couleurs sont loin d'être correctes, mais ça vous donne une idéemille. C'est le gendre de la famille qui nous raconte tout l'historique de la famille, et qui nous explique tout de A jusqu'à Z sur le processus de fabrication, sauf les petits secrets. Il parle parfaitement bien, et est très agréable à écouter. En sortant, normalement, chacun d'entre nous devrait acheter au moins une bouteille...

Il est bien 17h30 lorsque nous quittons la distillerie!

Ouf, nous allons rouler un peu, je crois que nous attendions tous un peu ce moment. En fait, nous parcourons environ une vingtaine de km vers le sud-est de Brive, pour aller visiter le superbe village de Collonges-la-Rouge.

Aussitôt descendu du scooter, dès les premiers pas effectués dans le bourg, je me sens bien. Le parking et la route dominent en fait la bourgade, et la rue principale plonge entre de superbes maisons de grès rouge.

Ah ah, un homme en armure! C'est bizarre, mais le temps des épées me fait vibrer, comme si j'en avais des souvenirs! Et pas seulement le Moyen-âge, non, aussi bien les Romains que les Goths et les Wisigoths... Bref, j'essaye toujours d'imaginer les gens à ces époques lointaines, sans armes à feu. C'est pourquoi je suis resté regarder celui-ci. J'aurais aimé discuter avec lui, mais il ne m'a jamais répondu: sourd ou orgueilleux,

ou mannequin de plastique, tout simplement! Dommage...

Alors voilà. Tout est comme ça ici. C'est vraiment splendide, on en prend plein les yeux, et plein le nez aussi.

Tout simplement, j'adore. Je déambule plus ou moins seul, notre groupe s'étant scindé en plein de sous-groupes, et chacun folâtrant dans les rues à son rythme, certains photographiant comme des Japonais -je ne citerai personne-, d'autres regardant seulement, d'autres s'attablant peut-être à une terrasse. Je vous livre mes trouvailles...

La maison de la Ramade de Friac, datant de la fin du XVIème siècle.

La halle aux grains et aux vins, du XVIème siècle.

La halle aux grains et aux vins, du XVIème siècle. On aperçoit le four banal au fond. Pour ceux qui ne savent pas ce que veut dire "banal" ici, il s'agit en fait d'un four seigneurial, c'est-à-dire qu'un noble possédait le four, et les habitants devaient obligatoirement utiliser CE four, et payer une taxe pour l'utiliser. Il s'agissait d'un privilège relevant de ce qu'on appelait le droit de ban. Ce privilège fut aboli le 17 juillet 1793.

La coquille Saint Jacques, la marque que ce village se trouve sur une des nombreuses routes du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le tympan de l'église Saint-Pierre, dont l'archirecture raffinée date de la première moitié du XIIème siècle!

Le registre supérieur représente l'ascension du Christ.

Détail du registre supérieur du tympan de l'église Saint-Pierre.

J'ai été émerveillé par le travail effectué par les artisans ayant réalisé ce vitrail!

Intérieur gauche de l'église Saint-Pierre.Il y a beaucoup de grain dans la photo, car pour ne pas utiliser le flash, j'ai photographié avec un maximum d'ISO... Mais je suis quand même content du résultat.

Le four banal à gauche, sous la halle au toît d'ardoises. Une ruelle à droite. C'est très joli.

Et toujours des fleurs, ici de la glycine, ou Wisteria. J'ai appris que cette plante provient en fait du Japon et de Chine, et a été introduite en Europe vers 1830. Vous le saviez, vous?

Détail sur le fameux grès rouge de Collonges-la-Rouge.

Vue grimpante sur une autre église de Collonges, et sur la cloche.

"Maurice Biraud, comédien. 1922-1982. Ses amis se souviennent. "

Détail d'une superbe pierre.

Admirable. Je vous laisse regarder.

Voilà donc un aperçu de ce magnifique village. ne le loupez pas si vous passez dans le secteur! Finalement, nous j'ai déambulé environ une heure dans les rues de Collonges, et cela restera gravé dans ma mémoire!

Nous partons maintenant vers l'ouest, à quelques kilomètres.

Arrêt photo. Chaque pilote, ou presque, sort son appareil photo: les français seraient-ils devenus plus japonais que les Japonais? On reconnait, au second plan, mon fidèle cheval, JJ pour les intimes, avec ses belles sacoches.

Là-bas, sur la colline, se trouve Turenne. Encore un superbe village construit sur un beau promontoire.

Du même endroit, mais au zoom cette fois.

Je suppose que nous devions nous y promoner, mais le temps imparti ne nous le permet pas. Dommage, mais aussi un motif supplémentaire pour y revenir...

La tour "César", datant du XIème siècle, un des seuls vestiges du château fort. La montée en scooter jusqu'ici est un régal, mais attention à ne pas la faire en contre-jour comme nous! Je ne voyais rien, et piloter en pleine côte, avec mon chargement, à vitesse très réduite, avec la main droite sur le guidon et la gauche servant de visière pour les yeux n'est pas facile...

La tour "César", datant du XIème siècle, un des seuls vestiges du château fort.

Toujours depuis la tour César; le soir tombe doucement. Quel calme!

Le soleil couchant allonge les ombres projetées par les haies encore assez nombreuses.

Toujours en haut de la tour César, au sommet du promontoire de Turenne. Il est plus de 19h30 lorsque nous repartons.

Le terrain sur l'herne n'était pas assez stable pour JJ, qui a préféré se mettre au bord de la route!

Apéritif chez notre hôte, où nous dégustons tranquillement et dans une très sympathique ambiance les bouteilles généreusement offertes par le membre le plus lointain de notre groupe: il vit sur l'île de la Réunion, je crois!

Merci à lui pour ces bons moments passés ensemble, et à Bruno pour son hospitalité.

Il est 20h30 passées lorsque nous reprenons la route, direction Saint-Pantaléon-de-l'Arche, dont nous ne verrons rien. En effet, nous allons directement au restaurant où nous sommes attendus. Le repas est excellent et l'ambiance fort amicale, et c'est bien sûr dans la nuit noire que Bruno nous accompagne, ou plutôt nous dirige, JCF, Annie et moi-même, à notre terrain de camping. Il fait vraiment froid, et je vois plusieurs d'entre nous enfiler les sur-pantalons avant de démarrer leurs scooters.

. C'est avec joie que je retrouve ma toile de tente déjà montée du matin, évidemment!

Malgré la fatigue, j'ai un peu de mal à m'endormir, car je ne peux m'empêcher de penser, malgré cette excellente journée, que c'est finalement demain que je vais quitter le groupe -et donc la compagnie- et partir seul vers l'aventure.


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