De Brive à Limoise... Vers le Nord

Dimanche 30 avril 2006 - 3ème jour de voyage

363 km - 123 photos - 70 sélectionnées pour le site

 

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En nous quittant hier soir, Bruno nous a donné rendez-vous à 8h15 ce matin. J'avais donc pris la précaution, hier au soir, (ou plus exactement ce matin à l'aube) de mettre le réveil à 6h30, sachant que j'avais tout le matériel à plier!

Mais une fois de plus, l'horloge biologique a fonctionné à merveille, et j'ouvre les yeux précisément quelques minutes avant la sonnerie. Et à chaque fois, je suis épaté par ce phénomène naturel!

Et voici le somptueux spectacle qui s'offre à mes yeux à 6h30 justement. Le brouillard -ou la condensation- sur le lac du Causse. Et je ne suis pas surpris de constater, en passant mon doigt sur le couvercle du top-case, la présence d'une minuscule couche de glace, vraiment infime, issue de la condensation déposée au cours de la nuit sur le plastique! Il a donc gelé, pas à pierre fendre bien sûr, mais au moins entre zéro et moins un degré celsius!

JCF et Annie ne tardent pas non plus à apparaître, ils sont matinaux eux-aussi!

Une heure plus tard, j'ai déjeûné, la tente est pliée, il ne me reste plus qu'à attacher mes deux sacs sur le siège arrière.

Le soleil monte déjà à l'assaut du ciel, et il semble évident que la journée s'annonce chaude! Le brouillard s'évapore déjà.

 

A 8h15, comme convenu, Bruno est là. Nous partons immédiatement. Nous récupérons le reste du troupeau à l'hôtel, et sans perdre de temps. Je n'avais jamais vu une telle précision pour un groupe tel que le nôtre. Tout le monde est là, et après les salutations, les moteurs vrombissent et sont aussi heureux que leurs propriétaires d'aller se balader! A 8h40, le convoi est formé et s'élance doucement, serpentant sur la belle et sinueuse D921, en direction de l'est. Nous traversons le village de Nanteuil, puis celui de Beynat, puis coupons la D940 qui va de Tulle à Figeac, puis rattrapons la N120, peu avant Saint-Chamant, que nous traversons avant d'atteindre...

Je vous le dirai plus loin...

Je dois vous dire que j'adore rouler comme ça en quinconce, l'un à droite et le suivant à gauche, les uns derrière les autres. C'est fort joli de voir tous les scooters pencher les uns après les autres sur la gauche, puis sur la droite pendant que les pousuivants sont encore dans le virage précédent. Dommage que mon appareil photo soit si lourd, et je ne veux pas prendre de risque non plus, mais ce sont des photos de route que j'adore! Je les garderai donc dans ma tête!

Argentat, qui fera l'objet de deux haltes. Le premier arrêt sera pour ceux qui ont besoin de refaire le plein, dont je fais partie. Tous les autres attendent les deux ou trois qui sont à la pompe. J'en profite pour photographier le groupe à gauche...

puis le reste du groupe en face de moi. Nous venons de parcourir un peu plus de 50 km, et repartons aussitôt.

Pour stopper quelques minutes plus tard à l'escale prévue par Bruno, à savoir les quais sur la Dordogne, à Argentat toujours.

C'est très beau, et en même temps très reposant, comme tout bord de rivière calme peut l'être. Certains engagent la conversation avec des pêcheurs -il y en a toujours- pendant que d'autres prennent quelques photos -je ne citerai personne!

Bruno fait la pause devant l'alignement de nos machines. Nous sommes ici sur le quai Lestourgie.

Le quai maçonné Lestourgie- du nom du maire qui l'a fait aménager, en 1844, succède à la berge du port Saulou. Les maisons de pêcheurs à bolets sont caractéristiques, couvertes de toits de lauzes. (extrait du site cité en lien)

Au premier plan, à droite, notre Elizabeth nationale, qui nous a déjà organisé une superbe rando en Bretagne. Malheureusement, elle fait partie des nombreux renégats (elle a troqué son magnifique x9 contre un magnifique Burgman 650, la grande classe...)... Non, je rigole, on lui pardonne!

Vue sur le pont enjambant la Dordogne au fond. Et Didier, qui nous si gentiment offert le café sur le quai.

Les fameuses maisons aux toîts de lauze.

Déjà 10h20... Le temps passe à une vitesse, quand on est heureux! Nous sommes encore à Argentat-sur-Dordogne, mais cette fois-ci devant le pont que nous allons franchir, et que nous voyions d'en bas tout-à-l'heure!

Nous longeons la Dordogne sur quelques km, puis, après une courte mais belle grimpette, qui ne m'a pas fatigué du tout -et pour cause, puisque c'est JJ qui bosse...-, nous arrivons au barrage de Chastang.

 

La retenue d'eau du barrage du Chastang, vers le nord.

Et la Dordogne côté sud, très encaissée et, comme vous pouvez le constater, superbe.

Evidemment, les scooters s'arrêtent, les appareils photo démarrent...

Et voici la géniale petite route créée spécialement pour les deux-roues... Un bijou de route en tout cas pour nos belles machines, et leurs pilotes, qui vont s'en donner à coeur joie, dans une nature sauvage à la végétation très dense!

Et malgré les températures encoe basses matin et soir, tout repousse, tout revit. C'est enchanteur!

Après quelques km de virages, nous atteignons le "gros morceau" de la matinée.

Nos scooters sont moins bien rangés que d'habitude, un peu en vrac...

Mais que regardent-ils tous en contrebas? Mais on dirait des paparazzi...

 

 

Le voilà, l'objet de leurs convoitises. Les Tours de Merle.

Les tours de Merle trouvent leur origine au 11ème siècle. La motte féodale appartenait à la puissante famille dite “de Merle ” qui donna son nom à cet endroit austère et de nos jours difficilement accessible.
Au fil des années, la citadelle a été fortifiée pour faire face aux invasions anglaises en 1371, aux guerres de religions, responsables de leur déclin. C’est ainsi que le rocher fut morcelé afin d’être distribué aux héritiers et divisé en sept châteaux partagé au gré des alliances entre seigneurs de Merle, Hugues, Pierre et Fulcon, et seigneurs de Carbonnières, des Pesteils et de Veyrac. (extraits de l'almanach du Limousin)

Au sommet des différentes tours, le château des seigneurs de Veyrac.

Vue à travers le feuillage des arbres bordant la route.

Malgré la chaleur, je décide d'aller voir de plus près ces ruines, car j'adore vraiment les ruines.

En me retournant, je constate que d'autres ont décidé de rester discuter sur place.

Voilà ce que je cherchais, un chemin se dirigeant vers les ruines. En haut à droite, Bruno photographie depuis la route.

Vue d'ensemble du site. Et vue très détaillée...

Les tours de Pesteils

Du côté gauche, en arrière, c'est le château de Fulcon de Merle.

Et à droite, au premier plan, la maison de Cofolenc (qui signifie "chiens fous").

Détail sur la maison de Cofolenc (qui signifie "chiens fous").

Au premier plan à droite le fort de St-Basile, devant le château de Carbonnière.

Détail sur un toît de lauze avec, en contre-bas, la rivière la Maronne, qui contourne les Tours de Merle.

Au fur et à mesure que je descends, les tours prennent de l'ampleur et je découvre leur majestueuse beauté.

Je vous laisse maintenant admirer ce lieu, sans vous déranger.

Il faut vous dire que j'ai vraiment trouvé ce site extraordinaire, et je regrette de ne pouvoir le visiter, faute de temps!

Les visistes ne sont pas ouvertes au public, ce qui n'empêche pas de nombreuses personnes d'y aller...

C'est la France indisciplinée, mais c'est aussi ce qui fait tout son charme, un peu d'individualisme, c'est bien aussi!

Quelques maisons de village du Moyan-Age ont été reconstituées ici. C'est impressionnant.

J'aurais beaucoup aimé vivre à cette époque...

en tant que seigneur... évidemment!

Il s'agit d'une espèce conforme à celles de cette époque, dixit l'écriteau... Personnellement, je n'ai jamais vu aucune photo de l'époque, mais il y a beaucoup d'écrits, et leur description a sans doute été faite...

Vraiment, ce lieu est fantastique, il faudra aussi que j'y revienne... Bon, je sais, je dis ça pour tous les lieux que je visite! Si j'y passais plus de temps pour les visiter à fond...

Non mais, là, cette fois, ce n'est vraiment pas ma faute, je ne suis pas seul, et je ne peux pas faire attendre le groupe, et d'ailleurs, j'espère qu'ils m'attendent, enfin, qu'ils nous attendent, car je ne suis pas seul, Annie est descendue elle aussi. Nous étions aujourd'hui les plus courageux... enfin, non, ce n'est pas du courage, mais de la curiosité...

Et avec tout ça, il est... déjà... MIDI.

Ah, c'est pour ça que j'ai faim. Eh bien, nous ne sommes plus très loin du lieu des ripailles, nous dit Bruno.

Et c'est parti, vers le Moulin de Lavergne, à un peu moins de 20 km de charmantes petites routes.

 

Les photos suivantes sont celles d'une partie de la troupe de joyeux lurons (désolé,mesdames, mais le masculin l'emportant sur le féminin...), pris au hazard, pendant l'apéritif.

C'est le dernier repas que je prends avec eux, du moins pour cette randonnée.

 

 

Comme je le disais plus haut, le temps passe tellement vite en votre compagnie... qu'il est déjà 14h15 lorsque nous repartons.

Un peu après Bassignac-le-Haut, nous arrivons au Pont de Chambon, que nous traversons avant d'arrêter.

Nous y allons ensuite à pied pour faire queques photos et regarder le paysage.

Voilà le pont. Nous l'avons juste traversé pour les photos, nous le retraversons pour poursuivre notre route.

Vue prise du pont de Chambon sur la Dordogne.

 

Nous suivons plus ou moins le cours de la Dordogne, ce qui nous conduit au réputé barrage de l'Aigle.

La région est vraiment sauvage. Vers l'ouest, d'où nous venons justement!

Un coup d'oeil en hauteur vers le ciel. Quelques nuages blancs ont fait leur apparition.

 

C'est ici que je quitte le groupe, et c'est avec émotion que je serre les mains des amis de randonnée. Je regrette de ne pas poursuivre cet après-midi en leur compagnie, mais j'ai un ferry à prendre au Danemark, et je n'ai pas trop de temps devant moi. Il est 15h40, et je me retrouve soudain tout seul sur la route, que je dois gérer moi-même. Terminé le bon temps, de se laisser guider sans souci... mais bonjour les merveilleux moments à passer le nez sur la carte, à étudier la meilleure route, à rechercher le raccorci, à flairer le joli paysage...

Je suis un peu triste, mais je ressens aussi l'exaltation et le stress générés par un départ en vacances. En un mot, c'est le bonheur, et je roule vers l'inconnu. Je ne suis jamais passé par ici, et je dois rejoindre un grand axe, ce qui n'est pas aisé,

 

Cette randonnée en Corrèze est présentée ici.
Vous pourrez y voir le compte-rendu global ainsi que les photos et vidéos réalisées par les participants.
A ne pas manquer, donc.

 

 

J'ai à peine roulé 10 km depuis que je suis seul, et voilà... Latronche en Corrèze.
Non, je ne pouvais pas laisser passer ça. Vraiment, je ne fais absolument PAS LA TRONCHE...

 

En fait, il n'y a pratiquement personne sur les routes en ce dimanche après-midi, et j'avance finalement bien. Je me suis dégagé de la zone montagneuse. Il est 18 heures, et j'arrive à Gouzon en Creuse. La route passe si près de la superbe façade romane de son église, qu'il est impossibloe de l'éviter. Là, si je ne fais une ou deux photos...

Détail sur l'église Saint-Martin

Bon, allez, pas trop le temps de flaner. Je repars, car j'aimerais monter encore un peu plus au nord.

 

Je viens de passer Montluçon sans encombre, et pour cause, je n'ai pas pris le centre-ville, mais la voie de contournement!

Et voici Bizeneuille. Dans l'Allier. Les départements défilent...
En regardant ce site, j'ai appris qu'il y a environ 215 millions d'années, un astéroïde se serait écrasé sur le village - il y eut beaucoup de dégâts, et les journaux de l'époque en ont parlé pendant des années...

 

La route D93 contourne le château de la Salle, près de Vieuré, dans l'Allier toujours. Il a été élevé au XIVe siècle.

 

Un peu plus loin, j'arrive à Ygrande, dont vous apercevez ici le clocher de la belle église romane. En cherchant un peu de documentation sur ce village, je suis tombé sur cette page rigolote d'une publicité pour les vêtements "Duracuir", en 1954, qui citait Ygrande... Je vous laisse la découvrir.

Le soir commence à tomber, et il commence à être temps que je me préoccupe de rechercher un logis pour la nuit.

 

Limoise, encore dans le département de l'Allier. J'ai essayé de pénétrer dans un petit bois un peu avant, et j'ai failli ne pas pouvoir sortir du sentier dans lequel je m'étais avancé, à cause du poids de mon chargement! Il va falloir que je quitte la route principale si je veux installer rapidement mon bivouac!

 

Et voilà, ce sera ici. Je suis donc dans ce qui s'appelle le "pays de Lévis". Il est 19h30, je suis à moins de 3 km de la petite ville du Veurdre, et de la rivière de l'Allier, qui marque la séparation avec le département de la Nièvre.

Je suis au point géographique excat suivant : 46°44'3"N 3°1'44"E, dans un champ jouxtant la D234, tout près de la D13 que j'ai quittée pour aller à la recherche de mon campement. Par conséquent, je l'ai trouvé moins d'une minute après avoir emprunté une voie secondaire, une vraie chance. Un petit fossé entouré de grands arbres et d'une haie longe le grand pré et me protège de la circulation sur la petite route. Le sol est plat et aussi souple qu'un matelas.

Franchement, difficile de trouver mieux!

Je suis rentré dans le pré par cette ouverture là-bas au fond.

Le soleil se couche... Voici la vue offerte à mes yeux depuis le sol de ma tente, à 20 heures. Pas mal, non?

Bon, je ne suis pas complètement rassuré, j'entends plein de bruits dehors, c'est la première fois de ma vie que je me retrouve ainsi complètement seul dans la nature. Mais je suis malgré tout très heureux d'être là.

Après avoir regardé mes photos, je prends plaisir à regarder la carte routière et à m'imprégner de l'itinéraire de demain.

Puis, finalement, la nuit est tombée, et je finis aussi par tomber ... de sommeil!


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