La route n°9 - Jour 7

Jeudi 4 mai 2006 - 7ème jour de voyage

Au Nord de Kristiansand (Norvège) - Près de Straume, sur la route 9

112 km - 304 photos - 163 sélectionnées pour le site

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Je me suis réveillé vers 5 heures; il fait déjà très jour! Je suis gelé. Je me suis réveillé cette nuit, et j'ai mis un sous-pull de type Damart à manches longues. C'était très bien, et autrement je suis les jambes à l'air. Alors vu la température extérieure, je trouve que ce duvet est plus que correct. Maintenant, là où je n'ai jamais vraiment bien géré, c'est la partie tête, capuche et cou. Quand je m'y mets bien, la chaleur arrive presque instantanément, c'est vraiment ahurissant! Mais si j'ai le malheur d'ouvrir quelque peu l'ensemble, le froid de la tente rentre directement dans le duvet et.... glagla.

Bon, globalement, j'en suis tout de même très content.

Et ça circule déjà, à 5 heures. Les Norvégiens sont vraiment impressionnants. Il y a bien eu de la criculation jusque vers minuit-et-demi à une heure du mat'. Mais que font-ils dehors par ce temps de chien? Bref, malgré le bruit, et le froid, je somnole plutôt bien, à tel point que je me réveille vraiment à 7h20. Je sens qu'il fait beau. Allez, Jef, courage, il faut s'extirper de la chaleur et s'habiller. S'il fait beau, il faut en profiter!

Je sors, et c'est merveilleux. Tous les déboires de la fin de journée d'hier sont instantanément oubliés, voire même acceptés comme prix à payer: c'est tout simplement superbe.

C'est quoi exactement, ça? Je suis où, là? En Sibérie? Le brouillard recouvre la glace et le lac.

Non, ce n'est pas la Sibérie, ça, c'est le Canada! Non?

C'est le lac Eikelandsvannet, en Norvège.

Voilà, la Norvège que j"attendais... en plus froid, car je ne pensais pas avoir des lacs gelés à cette latitude et à cette altitude!

Cet hiver a été très dur pour eux aussi, proportionnelement à leur situation géographique.

Enfin, de toute façon, c'est éblouissant. Je suis submergé de bonheur, je n'en reviens pas.

Maintenant, vous voyez bien où j'ai passé ma première nuit norvégienne, au bord de la route 9.
Vue d'ensemble du site. Vous apercevez le camping-car de mes amis allemands d'hier soir.
La tente, minuscule, se trouve à droite, au-devant des petits toîts.

Appareil photo en main, c'est parti pour un petit tour à pied dans les environs. Je me fais une petite escalade jusqu'à la neige -pas loin du tout: 5 minutes ont suffi-, mais impossible de marcher dans la neige. Ce sont des névés, et il y a de grands trous en-dessous, et le pied, voire la jambe entière, voire même carrément le bonhomme peuvent y disparaître.

Alors, prudent, je recule et je redescends. Le lac est magnifique.

On voit les traces de motoneige ou de scooter des neiges dans la glace fondante.

Les petites cabanes norvégiennes ressemblent comme deux gouttes de lait aux cabanes canadiennes, au moins par leur couleur. C'est bizarre, comme ils adoptent tous, ou presque, cette couleur rouge!

Et voilà, retour sur le lieu du bivouac sauvage.

Mes amis allemands d'hier soir sortent de leur camping-car alors que je prépare mon café. Ils voulaient m'en offrir un. Je les prends en photo et leur donne l'adresse de mon site. Puis on se dit au-revoir. En fait, ils seront encore là quand je partirai!

Génial, ici, car j'ai droit à la table et aux bancs.
Je fais chauffer mon café, et me cogne par trois fois le crâne au toît très bas recouvrant la table!
Je regrette, j'aurais du prendre mon casque!

Je ne me lasse pas d'admirer ce paysage. Voir un lac comme ça est pour moi une grande première.
Bien sûr, j'avais vu des glaçons sur des lacs, dans les Alpes, en plein été, mais à haute altitude!
Il fait 16° au tableau de bord, j'ai très chaud, et je ne vais pas tarder à succomber de chaleur....

Je rigole!

Finalement, il est déjà 10 heures lorsque je démarre. Terriblement inefficace, comme d'hab!

Deux minutes que je suis parti, et je m'arrête déjà pour prendre une photo. Ben oui, mes vacances commencent vraiment là, maintenant, alors que c'est déjà mon sixième jour de vacances. Heureusement que je n'ai pas pris que 15 jours de vacances, il faudrait déjà que je songe à faire demi-tour...

Je sens bien que je vais vous photographier quelques maisons pour cette première journée!

Et voilà un petit village. C'est Hægeland, dans le Aust-Agder, où j'arrive juste 5 minutes après mon départ.

Il s'y trouve une station d'essence, et je donne aussitôt à boire à JJ. En effet, je suis sur la réserve. Mais je n'ai pas encore changé d'argent! Heureusement, j'avais réussi à "trouver" 100 couronnes à ma banque avant de partir, elles vont me servir maintenant, quelle chance. A peine de quoi faire le plein, mais ça soulage quand même, je suis tranquille pour un moment.

Le panneau de circulation avec le chiffre "60", c'est la vitesse maxi autorisée. En-dessous, le chiffre "9" dans un rectangle bleu-vert, c'est le numéro de la route. Je vous avais bien dit que j'étais sur la 9, mais je préfère vous apporter une preuve!

A gauche du numéro de route, justement, vous voyez de l'eau. C'est le lac ci-dessous!

Le Haegelandsvatnet, c'est-à-dire le lac d'Haegeland...

Alors, qu'en pensez-vous? C'est charmant, non?

Eh bien, dites-le, alors, je n'ai rien entendu...

Ce n'est pas une petite maison, ça, croyez-moi! Essayez de compter le nombre de pièces!

Et ça, c'est le sud du Kilefjorden. Kile, ça ne vous rappelle pas quelque chose? Hier soir, je cherchais un camping à Kyle, avec un "y", mais c'est la même chose. Eh bien, c'était là. En fait, j'en étais plus qu'à 7 ou 8 kilomètres...

Le voilà... tout près de ce pont métallique un peu bizarre!

Je suis à 170 mètres d'altitude. Je vous laisse rouler un peu avec moi.

Je longe donc le Kilefjorden, qui devient la rivière Otra.

C'est vraiment bizarre, la glace. C'est parfois un peu gelé, parfois presque complètement gelé, et parfois presque complètement dégelé. Ceci est très certainement dû à la situation du lac par rapport au nord, au soleil, aux vents dominants...

En tout cas, je ne m'en lasse vraiment pas! Je suis comme un gamin à qui l'on vient d'offrir un nouveau jouet. Emerveillement.

Je quitte ma route juste pour faire cette photo. En fait, je vais poursuivre vers le nord, sur la rive gauche.

 

C'est là que se trouve exactement le terrain de camping que je cherchais hier soir... Ce curieux pont traverse la rivière Otra.

La route semble avoir été construite sur une sorte de digue surplombant les lacs.

 

Je discute un peu en anglais avec ce Norvégien, qui s'est arrêté juste pour se reposer un peu en admirant le paysage, lui aussi. Je suis juste en-dessous du petit village de Dasnesmoen. C'est le lac de Breidfla.

Dasnesmoen. Ma première photo d'une église norvégienne. En réalité, elle ne penche pas du tout, C'est moi, une fois de plus, qui prend la photo vers l'arrière, avec mon casque qui me gêne, et dans de tels cas, je ne sais plus très bien où se trouve la ligne horizontale. D'ailleurs, ce serait bien que les constructeurs d'appareils photo intègrent un niveau à bulle visible lors de la prise de vue pour éviter de tels résultats!

Toujours à dasnesmoen, un bel abri de bus, avec l'herbe poussant sur le toît, et servant d'isolant.

Le centre d'informations de la petite ville d'Evje. C'est la ville la plus importante du coin, et croyez-moi, on en a vite fait le tour. Mais on y trouve l'essentiel. Pour ma part, je désire deux choses ce matin: trouver une banque pour changer mes euros en couronnes norvégiennes, et trouver un accès internet pour envoyer des nouvelles à la famille. Mission accomplie.

La dame de la banque, qui comprend un peu l'anglais, me fait le change à 7,628 pour un euro. Ce qui signifie qu'à partir de maintenant, pour moi, 1 Kr=0,1311 euro. Pas très bien, mais pas trop moche non plus, car c'est commission comprise. Je repars avec un gros paquet de "Kronen", qui ont du mal à rentrer dans mon porte-monnaie! Juste pour votre info, l'essence, le SP 95, qui coûte entre 11,50 et 12 Kronen, ça nous donne en euros entre 1,507 et 1,573 euros le litre! Très cher!
Ensuite, je vais perdre une demi-heure à trouver de l'Internet. Rien en ville, mais dans un magasin d'informatique, la fille m'indique très gentiment la bibliothèque, avec le plan pour y aller. C'est à 5 minutes, mais pas de chance, l'ouverture le jeudi est à 14 heures! Je me décide à aller voir au camping qui est juste à côté: le gars me dit que le poste est en panne, et de plus je ne suis pas client du camping. Mais avec toute ma diplomatie, je lui dis qu'il n'est pas question de le faire gratuitement, que je veux bien passer juste un coup de fil à la place... finalement, il me demande l'adresse mail du destinataire, la tape sur son propre PC, et me donne son clavier pour que j'écrive tranquilement, et il part discuter discrètement à 20 mètres de moi. Vraiment très très sympa ce Norvégien. J'envoie donc un mot pour rassurer la famille, demande combien je dois, mais c'est gratuit tout compte fait! Et en plus, il va jusqu'à m'imprimer le mail envoyé. Trop gentil.

Maintenant que j'ai fait ce que j'avais à faire, je ne m'attarde pas.
Vous me connaissez, je repars vers la nature, la route m'appèle déjà.

La route 9 pénètre dans de belles forêts de sapins, en longeant la rivière Otra. Cette rivière à saumons forme, entre Evje et la petite ville de Byglandfjord, une série de rapides sur lesquels se sont crées des écoles de kayaks et raftings. C'est sublime.

Evidemment, la rivière pénètre dans des lacs, et en ressort à l'autre bout. Il y a de l'eau partout, ici.

Petit coup d'oeil sur la transparence de l'eau... Mais elle est froide!

La route 9 est soumise à un péage, permettant son entretien. Ces péages sont contrôlés par caméra vidéo. Mais comme je suis avec un scooter, je suis exempt de taxe! Merci pour les motards.

Byglandsfjord, au fond -au sud- du fjord qui porte le même nom, le Byglandsfjorden, et que je vais maintenant remonter par la rive est. En fait, il y a une route de chaque côté, il faut bien faire un choix.

Le Byglandsfjorden n'est pas très large, et on voit distinctement les jolies maisons sur la rive opposée. Comme vous pouvez le constater, il reste encore un peu de neige accrochée dans les pentes à l'ombre des arbres.

Le fjord est parsemé de nombreuses îles de toute taille pour la plupart boisées.

Il n'y a pas qeu des sapins. Certains arbres n'ont pas encore leur feuillage du printemps, la végétation est tardive ici.

Mon premier troll. Il garde l'entrée d'un camping! C'est le Neset Camping.

Une petite photo de JJ, de profil, vous laissant voir le merveilleux dossier que je me suis fait!

Vue d'ensemble de la route avec le fjord dans sa partie pratiquement la plus large.

C'est une route très agréable en deux roues, avec force virages, mais pas très prononcés.

Là-bas, dans le lointain, j'aperçois les crêtes encore complètement sous la neige.

La jolie petite chapelle de Grendi. Sur certaines cartes, elle porte le nom d'Ardal. Les noms de lieux en Norvège sont assez difficiles à cerner, car plusieurs endroits peuvent porter les mêmes noms, et certains noms ne sont inscrits que sur certaines cartes et portent un autre nom sur d'autres!
Je m'arrête manger une vingtaine de minutes devant l'église et son petit cimetière, devant un paysage de rêve: lac et montagnes, plages et neige... Que c'est beau.
J'enlève mes couches de gilets, et je mange allongé dans l'herbe, au soleil, comme un lézard.

Quelques maisons de Grendi, et JJ qui attend que je termine mon repas.

A peine reparti, et déjà arrêté. Comment voulez-vous que j'avance, avec de tels paysages? Puis-je rouler sans m'arrêter?

Vue sur l'autre rive, un peu après Longerak. Le fjord se rétrécit ici.

Ce qui est également merveilleux, c'est l'eau. Elle suinte de partout, elle est omniprésente, sous forme de minces filets d'eau qui se forment sous les amas de neige fondante, ou sous forme de cascades de toute taille. Ici, l'herbe est encore celle qui a passé l'hiver sous la neige. de jeunes pousses commencent à apparaître.

Et voici mon premier tunnel, le premier d'une longue, très longue série.

Et voici le petit village de Lauvdal, toujours sur le Byglandsfjorden.

Voilà. J'arrive de là-bas à droite, et vous avez maintenant une vue d'ensemble de Lauvdal. Une église, une trentaine de maisons. Pas de surpopulation ici! La route épouse exactement les contours du fjord.

Arrivée à Bygland. C'est la ville qui a donné son nom au fjord, comme c'est souvent le cas en Norvège.

J'arrive maintenant au bout du Byglandsfjorden, séparé de l'Araksfjorden par le goulet que vous voyez ici. Un pont permet de passer de l'autre côté et de porusuivre sur la route 9. Je vais traverser juste pour passer le pont, mais je vais revenir sur cette rive est, car j'ai envie de poursuivre de ce côté du nouveau fjord.

Il reste encore un peu de neige ici, à l'ombre.

Il en reste même le long de la route. C'est la route 323, vue vers l'arrière -j'arrive de là-bas, et le fjord est à ma droite.

Les montagnes dans le lointain me semblent un peu plus hautes.

Il est 14h15 lorsque j'arrive à la belle chapelle de Sandnes, en face de Froysnes, un peu avant Araksbo. Alors, il faut que je vous dise que le nom "Sandnes" existe en Norvège des dizaines et des dizaines de fois, beaucoup de lieux-dits, de villages et de villes s'appèlent ainsi, et c'est un vrai casse-tête.

La route n'est pas goudronnée, mais je la prends quand même, car elle semble très stable.

On lit distinctement "Sandnes" sur les tombes. Certaines sont très vieilles.

J'aime beaucoup ces cimetières qui respirent le calme et le bien-être... C'est ainsi dans tous les pays nordiques.

Sandnes est un village d'agriculteurs.

JJ m'a attendu pendant que je faisais le tour de la chapelle et du cimetière. Malheureusement, l'église est fermée à clef!

Un peu plus loin, j'arrive à Araksbo. Son église est pratiquement la même que celle de Sandnes.

Je vais passer sous un nouveau tunnel. On le distingue, en plein centre de la photo.

Vue arrière vers le chemin parcouru.

Du même endroit que la photo précédente, mais avec le zoom maximum. On aperçoit Araksbo.

Pour ceux qui ne le voyaient pas, voici le tunnel.

Le vent a forci, et par moments, ce sont des masses d'air absolument glaciales qui me raffraichissent le visage! Il y a de plus en plus de cascades, et de torrents; ça tombe de la montagne de partout, la neige fond et l'attraction terrestre entraîne toute cette eau du haut vers le bas, pour le plus grand plaisir de mes yeux, et des vôtres aussi. Un truc génial, c'est lorsque justement la route passe devant un torrent, je l'entends bien sûr, mais je le sens aussi. Pourquoi, me direz-vous? Eh bien tout simplement par la fraîcheur apportée par l'eau. Je suis absolument certain que la température baisse à ce moment de plusieurs degrés.

Cette photo vous donne toute la mesure de la taille de mon scooter dans cette nature sauvage. Il est tout simplement insignifiant. Chuuut. Je le dis tout bas, pour ne pas qu'il m'entende... Ne le lui répétez pas!

J'arrive maintenant au nord de l'Araksfjorden.

De l'autre côté du fjord se profile une superbe cascade. C'est la Reiårsfossen qui tombe de plus de 200 mètres! J'y vais.

En face, là où se trouve la cascade, c'est le village Ose, altitude 203 mètres.

Regardez les traces de courant dans les eaux du fjord. Ce sont en fait les eaux glaciales de la cascade qui se mélangent lentement avec celles du lac, et on voit distinctement le trajet qu'elles suivent.

Je suis malheureusement en contre-jour, et je n'arrive pas à faire une belle photo.
Toujours Reiårsfossen.

Vue vers le haut de la cascade, où j'aurais bien aimé grimper! Ce doit être très joli à voir de là-bas.

JJ se prend des embruns, mais reste stoïque.
La cascade se trouve donc sur la route 9 -sur laquelle je suis revenu- mais je vais bien sûr faire demi-tour. En fait, tout-à-l'heure, pour bien vous situer, j'étais de l'autre côté du fjord, donc à gauche, et je roulais bien sûr dans l'autre sens.

Le bruit généré par cette chute d'eau est assourdissant.
Vraiment très dommaged'avoir le soleil dans les yeux!

 

Je reprends la route 9 toujours vers le nord. Je quitte le pays des fjords.

Et voici Fleistad.

Et ça, c'est une superbe ligne droite.

Le drapeau norvégien flotte sur quelques maisons. On voit l'église de Fleistad.

Vous voyez les fissures sur la route? Il y en a parfois d'assez larges, et il faut rester vigilant quand on est en deux-roues; de plus, le bas-côté est extrêmement dangereux, comme vous pouvez le constater.

Si la route n'est pas très belle -je parle de l'asphalte-, par contre, la nature est toujours aussi attrayante. Je roule maintenant dans la vallée du Setesdal, qui est très réputée pour sa beauté. Je commence à regarder si je peux trouver un bivouac, mais ça me semble très difficile. En effet, il y a des clôtures du côté droit, et pour le côté gauche, c'est de suite la forte pente!

Je vois de plus en plus de neige sur les montagnes lointaines.

Gros plan sur la montagne enneigée vue sur la photo précédente.

Comme je vous l'ai déjà dit, des centaines, non, plutôt des milliers de torrents et ruisseaux descendent de la montagnes et rejoignent les lacs. Partout, il y a de l'eau qui ruisselle.

Là-haut, à gauche, encore une cascade. Et vous voyez bien les zones sombres sur cette montagne. Eh bien ce sont les traces de l'eau qui y coule encore en minces filets, invisibles d'ici, mais bien réelles.

Et encore une autre cascade qui dévale les flancs de cet énorme roc. Je vous l'ai dit, il y en a absolument partout. Si j'avais le temps, j'aimerais beaucoup grimper là-haut et regarder l'eau tomber ou glisser sur ces immenses dalles de rocher.

Je vous laisse admirer en silence...

Et soudain, c'est l'extase totale. La rivière Otra se révèle d'un seul coup au détour d'un virage, et j'ai l'impression de voir un paysage du Canada, tel qu'on en voit dans les nombreux reportages sur cet immense pays. Je me frotte les yeux et les ouvre à nouveau. Oui, oui, c'est bien en Norvège, et c'est si beau que les bras m'en tombent.

Vous voyez ici le genre de paysage qui me fait le plus craquer, car on y trouve tout ce que j'aime, et qui est indispensable à la vie, à savoir l'eau et la forêt. Et c'est tellement harmonieux!

Et même JJ n'a pas envie de repartir. Et si on restait là, me dit-il ???

Je longe maintenant un lac dans lequel les eaux de l'Otra se perdent... C'est toujours superbe.

Je traverse les petits hameaux de Helle puis de Straume, juste quelques maisons à l'orée des bois.

Le lac se trouve par derrière les maisons et la petite forêt, au pied des falaises. Et toujours les cascades...

On aperçoit à nouveau le lac. On distingue également l'eau qui coule sur les hautes parois, là-bas.

Là-bas, ce sont sans doute les neiges éternelles.

Et toujours des cascades. Sur la route, vous voyez les fissures, sans doute dûes aux gels et dégels successifs.

Le débit de celle-ci est vraiment important.

Quant à celle-là, elle ne durera pas longtemps, je pense. On voit les traces encore humides sur la paroi, indiquant que d'autres filets d'eau ont aussi coulé ça et là, et se sont taris.

Les parois sont vraiment très impressionnantes, et les alpinistes ont de quoi s'amuser dans le Setesdal!

Le lac est à ma droite, caché par les arbres, un peu en contre-bas de la route. Le coin est grandiose et me plait énormément.

 

Je stoppe une fois de plus devant ce paysage de rêve: plusieurs cascades, un lac, la forêt, des montagnes et des neiges éternelles dans le lointain. Je fais des photos, il y a un petit bois jusqu'au bord du lac, j'y vais à pied, environ 50 mètres, puis soudain, je me dis que je pourrais bien y rentrer le scoot. Je tâte le terrain, il fait encore chaud, j'ai envie de stopper, je ne mets pas longtemps à prendre la décision. Et à 16h30, je suis dans la tente, sous l'auvent, dans ma magnifique chaise pliante, en train de vous faire un petit compte-rendu pour internet, avec le chant des oiseaux dans les oreilles, et aussi le bruit des cascades, qui sont pourtant de l'autre côté du lac!

Je prends cette photo depuis le bord de la route. On ne me voit pas trop... Dommage que ma toile de tente ne soit pas dans une couleur de camouflage! J'en tiendrai compte dans un prochain achat.

Pendant que je montais ma te,nte, j'ai assisté à un événement certainement rare: l'explosion naturelle d'un morceau de rochers, sur la montagne en face: un coup de canon, et des tonnes de pierres qui dévalent la pente, et un nuage énorme de poussière. Je n'ai pas eu le temps de prendre mon appareil photo, tout s'est joué en 30 secondes. heureusement que je n'étais pas en-dessous!
Voilà, donc, le bilan fantastique de ma première journée entière en Norvège. J'espère que je vais passer une bonne nuit, en tout cas, je vais me coucher de bonne heure, pour une fois, en fait la première fois depuis le départ. A demain.

PS: coordonnées GPS exactes du bivouac de ce soir: 59°04'39" Nord et 07°34'07" Est

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