Rauland et Telemark - 9ème jour

Samedi 6 mai 2006 - 9ème jour de voyage

Rauland - Rauland (grande boucle)

391 km - 467 photos - 239 sélectionnées pour le site!

Sur la carte ci-dessus, il y a des liens vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Dirigez votre souris vers les coins qui vous intéressent, et si la flèche se change en une main, c'est qu'il y a un lien direct. Attendez un petit moment avant de cliquer si vous arrivez juste sur cette page, le temps que les photos se chargent. En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter. Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

 

 

J'ai pris une grande décision hier soir. Compte tenu du fait que ce caravaning me convient parfaitement, compte-tenu du prix dérisoire payé, et enfin compte-tenu de ce que j'avais prévu initialement comme itinéraire, je reviendrai coucher ici. Avantage: pas de tente à plier ce matin, pas de tente à monter ce soir, pas de lieu de bivouac à chercher. Désavantage: je suis contraint de revenir ici, et donc d'effectuer une boucle qui pourrait bien me conduire à faire beaucoup de kilomètres!

7h50. Vue sur le camping à partir de la tente. On voit dans le lointain, au-delà des caravanes, le lac Totak gelé, et les montagnes sont celles que j'ai longées hier soir en venant ici.
Vous voyez la clarté régnant déjà ici à cette heure matinale, comparée à la France à même date et heure!

Et voilà. Je n'ai pas de tente à défaire, et je démarre à 9 heures quand même. Je rejoins ma route 362, et je poursuis mon périple vers l'est. Je suis à peine parti que je passe au-dessus de cette splendide rivière!

Je suis parti depuis 5 minutes, et je suis déjà obligé de m'arrêter! A ce rythme, je ne vais pas faire beaucoup de km aujourd'hui, mais très sincèrement, vous ne vous seriez pas arrêtés devant un tel spectacle?

Il y a encore plein de gros glaçons sur les rives de cette fougueuse rivière. Ambiance Canada... ambiance Norvège en mai!

Je vais maintenant quitter les rives du Totak, que vous voyez ici, avec en premier plan encore une ferme et sa grange. Il y a encore pas mal de fermes sur les rives de ce lac, et les habitants y pratiquent entre autres l'élevage des moutons.
L'herbe est complètement détruite par les mois passés sous la neige, et la nouvelle herbe n'a pas encore commencé à pousser! D'ailleurs, la neige recouvre encore nettement les berges du lac qui, comme je vous l'ai expliqué hier soir, dégage encore, de par sa masse de glace, une ambiance "frigidaire" peu apte à la fonte...

Ici, je surplombe un peu le paysage, ce qui me permet de vous offrir une vue globale vers le sud du lac.
Pour ma part, je m'en vais vers le nord-est.

Si la vue précédente représentait la gauche de cette photo, dans l'autre sens, ici, je regarde en arrière!
Hier soir, j'ai longé ces montagnes jusqu'au fond à gauche.

Et voici un "zoom" sur les montagnes du fond de la photo précédente.

Et toujours du même endroit, vers le fond du Totakvatn -ouest-, et vers l'autre rive.

Je quitte maintenant la route 362 et m'engage sur la route 37.
Encore un torrent bouillonnant. Il y en a partout, et je suis toujours autant émerveillé!

Non, ce n'est pas le Totak, mais un autre lac -la Norvège compte au moins 450.000 lacs d'eau douce, une paille!- c'est le Lognvikvatn. Il est à l'est du Totakvatn, plus petit, et tout en longueur, orienté ouest-est. D'une surface de 5,12 km2, il fait 21,45 km de périmètre et est à 697 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Je le quitte pour filer maintenant vers le nord-est.

J'aperçois cette maison en construction. Evidemment, je ne vois pas de parpaings... C'est le matériau local qui est utilisé...

A mi-pente vers les rives de ce lac se trouve un petit hameau de fermes, dont je n'arrive pas à voir si elles sont habitées ou s'il s'agit d'un musée de plein-air. J'aperçois quelques vieilles voitures, dont une dans une dans une grange, en haut de la rampe d'accès, près d'un Stabbur.

Curieux, cette voiture rouge-orange, à demi-recouverte d'herbe jaunie, semble à l'abandon!

En quelques minutes, le paysage change radicalement. Je suis maintenant sur une sorte de plateau. C'est plein d'eau, mais ça, vous le savez déjà, la Norvège regorge de l'eau de fonte de ses neiges, et c'est partout comme ça!

La-bas, j'aperçois une piste de ski. Cette région est réputée justement pour toutes ses stations de ski.

Et encore un torrent se frayant son chemin parmi les arbres de la forêt. Le soleil parvient à pénétrer un peu, mais n'est pas encore assez puissant pour faire fondre la neige. Je suis stupéfait par ces morceaux de glace au milieu de l'eau qui ont du mal à fondre. Et je reste admiratif des sculptures réalisées par l'eau qui creuse des galeries sous la neige à gauche, laissant de grandes corniches de blocs moitié gelés en équilibre au-dessus du courant.

A droite du torrent, un chemin invite à la promenade. Je refuse l'invitation, pourtant fort aimable, par manque de temps...

Et ça grimpe, et ça grimpe.
La neige est de plus en plus présente, mais c'est normal, puisque j'approche maintenant les 900 mètres d'altitude!

Il y a quelques petits lacs disséminés sur le plateau, mais ce n'est pas étonnant, n'est-ce-pas? Ici, tout est encore bien blanc!

Mais je sais que la vie n'est pas loin, et qu'elle va revenir! Emouvant!

Je vous parlais des stations de ski. Cette région encore sauvage va l'être de moins en moins, car je vois des panneaux publicitaires fleurir par ci par là, ce qui est mons joli!

De minuscules villages sont en pleine expansion, dûe à l'attrait de l'or blanc!

... (sans voix)

Vu les piquets de neige, la hauteur atteinte en plein hiver doit être impressionnante. Encore un lac là-bas...

Le grand lac que j'aperçois là-bas, c'est le Møsvatnet.
Surface 78 km2, périmètre de 179 km -rien que ça-, et tout ceci à une altitude de 919 mètres!

Une ferme et un vieux Stabbur, en descendant vers le Møsvatnet.

Il est déjà 10 heures lorsque j'atteins la pointe est du grand lac que je vais contourner.

Vers l'ouest, la trace laissée par l'autoroute des scooters des neiges, qui va bientôt disparaître!

Et comment se sent JJ dans ce monde glacial? Merveilleusement bien. Pourquoi? Vous ne remarquez rien en le voyant comme ça? Non? Il n'a pas ses gros sacs! Il se sent léger, léger, il a envie de gambader.

Ce lac a un peu la forme d'une fourchette à deux doigts, orienté NW-SE. Ce que vous voyez là, c'est le doigt sud. Et je vois une route sur ma gauche qui semble le longer. Un rapide coup d'oeil sur ma carte me confirme ce fait: c'est la route 851. C'est tellement beau et gelé que j'ai envie d'aller voir un peu, bien que ce ne soit pas prévu au programme.
Mais j'ai bien le droit de me faire un cadeau, après tout.

La voilà, cette petite 851 qui m'attire comme un aimant!

Et je dois bien reconnaître que je ne suis pas déçu, si ce n'est par le mauvais état du revêtement.

Je ne suis pas au bout de la route, mais il est 10h30, j'ai satisfait ma curiosité, je décide de faire demi-tour et de retourner sur la route principale 37

Lumière irréelle. Paysage d'hiver au mois de mai!

Je suis dubitatif devant toutes ces traces de pas dans la neige. Vers un lieu de chasse ou de pêche?

Mais que vois-je au loin? Serait-ce....? Non, ce n'est pas possible... mais si.
Gadget à appareil photo: zoom maxi SVP.

Et voilà, c'est bien ça, je n'en crois pas mes yeux!
Un scooter des neiges sur un lac encore suffisamment gelé pour en supporter le poids.

 

Vue globale du site. L'homme sur son traineau paraît bien minuscule...

 

En fait, en le regardant avec attention, je constate que ce doit être un employé municipal. En effet, il ramasse des bouts de bois qu'il met dans sa remorque, ces bouts de bois jalonnant un chemin virtuel mis en place sur le lac gelé pour faciliter la circulation dans ce lieu insolite et sans repère autre que le blanc.

Me voici à nouveau sur la route 37, direction le nord-est. Une île au milieu du lac. On ne dirait pas, hein?

Et voici l'autre doigt du lac. Je ne vais qu'en longer le bout.

Un barrage, de l'autre côté du bras supérieur du Mosvatnet, en ferme la sortie. Et ici, à Mogen, il y a un ferry qui vous conduit de l'autre côté. Remarquez, le ferry, en ce moment, est au repos...

Je viens de contourner le bout du doigt... Le ferry part de là-bas!

Vue vers l'ouest.

La rivière Mana -surperbe nom- qui sort du Mosvatn, et que je vais suivre sur la 37.

Froystul Bru, le pont de Froystul, sur la Mana.

La Mana s'élargit en descendant sur Rjukan.

Puis la vallée se rétrécit fortement, et la route plonge vers le fond, avec de belles...

épingles à cheveu.

Et c'est l'arrivée à Rjukan, en plein midi. C'est une petite ville industrielle, célèbre pour sa puissante centrale électrique, et aussi pour le sabotage effectué le 27/0201944 par les résistants norvégiens. Malheureusement, il y a pas mal de travaux, et la route est complètement défoncée. Finalement, j'ai hâte de partir, je traverse sans m'arrêter.

Je m'arrête finalement à un arrêt de bus en sortie de ville pour casser une peite croûte, en fait juste 2-3 bananes histoire de couper une faim grandissante. Des gens sont en train de bosser dans leurs jardins, dans leurs maisons, torse nu: les norvégiens profitent de ce soleil printanier et généreux!

La vallée est très étroite et la ville est tout étirée en longueur.
Voici quelques Stabbur -peut-être un musée extérieur- en bout de ville, à l'est.

Une voie ferrée longe la route du côté droit, dans la vallée qui s'élargit doucement. Au-delà de la voie ferrée, j'aperçois une magnifique cascade qui glisse le long des immenses dalles de la paroi. Je décide de faire quelques photos.

Je suis encore en contre-jour, je n'ai pas de chance avec les chutes d'eau. Pourtant, je vous assure qu'elle est magnifique!
Vous pouvez imaginer sa taille par rapport aux sapins, elle est tout simplement gigantesque.

Machinalement, je me retourne en arrière, et je reste bouche bée. Le Fujiyama est derrière moi!

Non, mais en tout cas, c'est admirable. Il s'agit du Gaustatoppen, 1883 mètres.

Autre vue... énorme!

Dommage que les couleurs ne soient pas bonnes. Si vous comprenez l'allemand, ou le norvégien, ce site est fantastique!

La route est extrêmement agréable, et c'est un bonheur de me retrouver soudainement dans une ambiance de printemps, voire même d'été, peu de temps après avoir vécu dans une ambiance hivernale. Quel contraste avec le scooter des neiges voici même pas deux heures de ça, sans prendre d'avion! C'est ça aussi, la Norvège.

Encore des fermes et des Stabburs.

Et me voici devant un nouveau grand lac, le Tinnsjø. D'une superficie de 51 km2, d'une profondeur de 191 mètres, d'un périmètre de 95 km, d'un volume de 9,71 km3, il se trouve à 460 mètres d'altitude. Orienté presque nord-sud, je vais suivre sa rive vers le sud. Eh oui, je vais redescendre... pour remonter plus trad vers le nord.

Coup d'oeil arrière vers les rives du lac Tinnsjø. Il fait environ 1,5 km de largeur.

Zoom de la photo précédente.

 

La route surplombe le lac parfois d'assez haut. Les eaux sont transparentes, mais sombres et inquiétantes!

Vue sur l'autre rive.

Quelques nuages font leur apparition dans le lointain. Rien de méchant, mais la vue est brumeuse.

JJ est en pleine forme et apprécie de ne rien avoir à porter!

Vue vers le sud, à hauteur de Rudsgrend. Pour vous donner une idée de l'immensité du paysage, cherchez la petite tache à la pointe gauche du sapin situé au premier plan. Vous savez ce que c'est? Non? C'est une barque de pêcheur, avec un rameur.

Derrière le x9, une cascade dévale la roche. Sur la photo, elle est de l'autre côté de la route, mais près de moi lorsque je roule. Il y en a plein, comme partout en Norvège, et il ne m'est pas possible de m'arrêter. En fait, la falaise est très abrupte et plonge directement dans le lac, la route ayant été creusée dans la falaise.

Splendide. malheureusement en contre-jour! Il s'agit de Busnesgrend.

Il s'agit encore d'une ferme.

Vue vers l'arrière, vers Burnesgrend en l'occurence, pour ceux qui suivent encore!

Je me mets sur la pointe des pieds pour arriver à photographier cette petite île au milieu du lac, qui se rétrécit régulièrement depuis quelque temps. Il fait ici environ 700 mètres de largeur.

En zoomant sur la petite île, je m'aperçois qu'il y a un petit chalet de couleur standard...

Toujours vers l'arrière, et du même point de vue. L'île précédente est à droite.

Je vous l'ai déjà dit, mais c'est sûrement difficile à imaginer à quel point. Partout, l'eau coule partout!

Encore une vue vers l'arrière, pour vous montrer la route. Elle est vraiment très agréable, avec de nombreux virages épousant la forme du lac, et c'est un plaisir de rouler ici, autant pour la conduite en elle-même que pour les paysages!

Je peux désormais atteindre en détail l'autre rive du lac. J'aimerais bien aller rouler là-bas, c'est certainement plus sauvage, car les routes sont minuscules, beaucoup moins passagères, et conduisent pour la plupart à de tels hameaux de 2-3 maisons.

La vallée se resserre de plus en plus. Je repère une route sur ma droite, qui doit me permettre, après vérification sur la carte, une variante par l'intérieur, histoire de changer un peu. Je la prends, et me retrouve sur une route minuscule, et complètement intégrée dans la forêt, à tel point que j'ai presque l'impression d'accomplir un trek... motorisé. Splendide.

De plus, ça grimpe pas mal, et la pente me conduit vite à longer des ravins! C'est merveilleux. De plus, vous n'entendez les oiseaux chanter, je peux vous assurer que c'est un régal aussi pour les oreilles.

Malheureusement, j'arrive, à force de gagner en altitude, à une route fermée pour cause d'enneigement!
Effectivement, je ne pourrais pas rouler dessus! Demi-tour obligatoire, c'est ça l'aventure!

Je ne résiste pas à vous en faire une autre en redescendant, juste pour vous montrer la pente, et la beauté du sous-bois!

En arrivant au niveau de Gransherad, à la pointe sud du Timmsjo, je laisse la route 37 qui file vers l'est et je poursuis encore plein sud, sur la route 361.

Le paysage change radicalement, mais c'est tellement normal dans ce merveilleux pays!

Je pénètre dans d'immenses forêts de grands et magnifiques sapins.

C'est finalement ici que je fairs ma pause déjeûner. Il est déjà 14 heures, j'ai faim. Hum, ça fait du bien, en plus dans un cadre féérique, car aimant beaucoup les arbres, je suis servi. Je vois plusieurs groupes de motos passer à très grande vitesse. Les Norvégiens profitent de ce temps exceptionnel pour s'éclater, pour faire tout ce dont ils ont été privés pendant les longs mois de leur terrible hiver, et je peux le comprendre!

Lui, par contre, il roule toute l'année, et ne ressent donc pas le besoin de rouler comme un malade -en vitesse... parce qu'en kilomètres, il est quand même un peu malade, lui aussi, vous ne trouvez pas?

 

Je poursuis ma descente plein sud jusqu'à Orvella, où je rejoins la E134 en provenance de Nottoden et d'Oslo, et qui va vers Haukeligrend, où j'étais en soirée! Tout ce que je vois est tellement énorme, les journées sont tellement riches en émotions et paysages, que pour un lieu vu hier, je dois réfléchir avant de répondre, car j'ai l'impression que c'était il y a une semaine!

La rivière qui dévale les pentes de la montagne est fort tumultueuse, et je descends du scooter histoire d'essayer de faire quelques jolis clichés, car j'ai toujours du mal avec l'eau. je devais m'acheter un filtre spécial, mais je n'en ai pas pris le temps!

C'est encore grandiose... Le nom de la rivière: la Hartdola.

Ce sont les chutes Amnesfossen.

Je pense que vous voyez ici, à gauche, la force du courant et le débit énorme de cette rivière.

Je fais un zoom, histoire de bien faire voir... Je ne voudrais pas tomber à l'eau ici!

Du même endroit, avec la route. Vous reconnaissez? Bien, bravo. On continue...

Traversée de Sauland... On dirait une maison de Louisiane...

Sauland et sa jolie église.

Cette région s'appèlle le Hjartdal.

Encore une entrée de maison au style un peu pompeux des grandes propriétés de Louisiane... C'est rigolo.
A côté, un grand Stabbur.

Je longe soudain un lac, mais est-ce bien une surprise? Il est très joli, d'où la petite photo.
Son nom? Le Hjartsjavatnet. D'accord?

C'est vraiment le printemps ici, au bord de la route. On est loin de la neige et de la glace de ce matin!

Je viens de passer le village de Gvammen.

Et un petit coup d'oeil dans le rétro, un....

Un mouton de Svartdal. Il a l'air bien triste, et je le trouve un peu maigre!

Ouah, superbe, quelle vue. Je filais plein ouest, et ma route tourne à plus de 90 ° vers cette vallée orientée sud-est.

Et un zoom vers le village qui s'étale à mes pieds, qui s'appelle Flatdal.

Et un zoom vers la rivière qui coule dans la vallée, toujours du même superbe point de vue.

Vers les petits hameaux disséminés dans la montagne. Les Norvégiens ne doivent pas être trop stressés, car ils ne se tassent pas les uns sur les autres, ils savent se donner de l'espace!

Je suis maintenant dans la vallée, à la sortie de Flatdal.
Les agriculteurs sont en plein travail, la neige a disparu et les travaux de la terre reprennet.

Et JJ qui pose près de la rivière.

La jolie petite ville de Seljord, et sa superbe église.

Une très jolie vue d'ensemble.

Encore un grand lac. C'est le Seljordsvatnet, dans sa partie terminale que je ne fais que contourner.

Et je roule maintenant vers le sud-ouest.

J'aperçois dans le lointain à nouveau des sommets enneigés.

A Brunkeberg, je quitte la E134 qui part vers le nord-ouest, vers Amot et vers Haukeligrend.
En fait, c'est mon chemin le plus court pour rentrer, mais j'ai envie de voir les lacs plus au sud, et je décide d'y aller malgré une forte rallonge -en kilomètres-, sachant que ce soir, je n'ai pas de tente à monter. Il est pourtant plus de 16 heures!

Me voici donc maintenant sur la route 41 qui plonge vers Kviteseid et le superbe Sundkilen.

Comme je vous le dis à chaque fois, admirez le choix de l'emplacement des maisons, avec le meilleur panorama possible.

Vers le fond du Sundkilen, qui fait juste un peu plus de 4 km de long, sur une moyenne de 500 mètres de largeur.

Cette région est aussi très agricole, et les fermes sont nombreuses.

C'est encore une descente sensationnelle que je négocie avec JJ.

Regardez de près les circonvolutions de la route, c'est un vrai plaisir! Au fond, c'est le Kviteseidvatnet. Kviteseid ou Kvitsund est maintenant derrière moi. Le Sundkilen -ici à droite- n'est en fait que le bras supérieur nord du Kviteseidvatnet, que le grand pont là-bas va me permettre d'emjamber.

Voilà le genre de photo que je peux faire parce que je suis en scooter, car lui seul me permet de stopper en plein milieu du grand pont. Cette vue vers le nord-ouest vous montre le Sundkilen et la petite ville de Kvitsund.

Et du même pont, la vue vers le sud-est cette fois vers le sud-est, vers le Kviteseidvatnet, qui a pour surface 13 km2, 72 mètres de profondeur, et 27 km de périmètre. A droite, c'est une île.

Un kilomètre plus loin se trouve un autre pont, sur lequel je m'arrête également. Toujours le Kviteseidvatnet, et, à gauche, la partie droite de l'île entrevue précédemment. Ce pont me permet de terminer la traversée du bout du Kviteseidvatnet. En effet, ce lac se divise ici, dans l'autre sens, en deux bras. Le premier est celui qui correspond au Sundkilen que j'ai longé de haut tout-à-l'heure, et que j'ai traversé sur l'autre pont. L'autre est le Strauma, plus étroit encore, qui rejoint un autre lac au nord-est, le Bandak. Les deux ponts sont donc là pour enjamber ces deux bras, faute de quoi il faudrait contourner le lac.

Vue de l'autre côté du pont, vous voyez donc le fameux Strauma. Des entreprises de construction de navire sont ici en bas.

Ensuite, la route grimpe fortement en une suite de belles épingles à cheveux. Une stèle est placée sur le bord de la route, sur un parking spécialement aménagé. Curieux, je m'arrête pour la lire... J'en profite pour faire des photos de la route. On aperçoit par derrière le lac Kviteseidvatnet que je viens de traverser.

D'ici, on voit parfaitement l'île aperçue depuis les ponts.

Quelques kilomètres plus loin, j'arrive à Eidstod, de l'autre côté de la montagne, sur les rives nord du lac Nisser, que je tenais à voir aujourd'hui. C'est le 13ème lac de Norvège par sa superficie -76,30 km2-, le 10ème par son volume -7,19 km3- et le 13ème aussi pour sa profondeur -234 mètres. C'est aussi le plus grand lac du Telemark.
Je continue sur la route 41, direction plein sud. Je m'éloigne encore de ma toile de tente, et il est déjà 17 heures!

Voilà la route 41. Je viens de Brunkeberg à gauche, et je poursuis à droite.

Le lac Nisser est sur ma droite. la route traverse de magnifiques forêts.

Je longe cette rive.

Et ça, c'est de l'autre côté du lac, très étroit à cet endroit.

L'eau est bien sûr transparente. La plage est formée par un rocher constitué de grandes dalles descendant en pente très très douce, ce qui est très agréable, et les vues sur le lac sont tout bonnement idylliques!

On se croirait dans les îles des Caraïbes! Et dire que ce matin à 11 heures, je cotoyais un gars qui enlevait des piquets sur un lac gelé, c'est inimaginable... C'est la Norvège!

Bleue, verte, les fonds roses, je vous le disais, le paradis...

Vue arrière sur Vik, sur une petite presqu'île s'avançant dans le lac.

Nissedal et sa belle église, ici un peu cachée.

Encore une ferme bien placée au-dessus du lac.

La paroi montagneuse, au-dessus de la forêt, est parcourue par de très nombreux torrents issus de la fonte des neiges que l'on aperçoit encore sur les sommets.

J'arrive maintenant au bout du lac, à Treungen puis Tveitsund.

Quelques kilomètres plus loin, je stoppe ma progression vers le sud et je quitte la route 41 pour prendre à droite, vers l'ouest, la route 355 qui va remonter et me reconduire vers le nord. Il est plus de 18 heures.

Et soudain, une apparition sur la route, à peine à 50 mètres de moi, sur ma gauche, un magnifique animal, plutôt jeune, vient de s'arrêter, et c'est ce qui a attiré mon attention. Mais... c'est un élan. Un jeune, mais très musclé, très beau. Je freine, il me regarde, et démarre à fond. Il traverse la route sous mes yeux et s'enfonce dans la forêt à droite, puis s'arrête et me regarde. Moi aussi, car le premier instant de surprise passé, je veux faire une photo. Mais il repart avant que je ne sois entièrement stoppé. C'est donc raté. Tout s'est déroulé en quelques secondes seulement.
Mais quelle émotion, quel spectacle. Je repars tout doucement, encore troublé par cette rencontre.

Cette fois, je remonte en altitude, et les bas-côtés sont remplis d'eau, et l'herbe encore couchée et jaune-orangée, signes que je suis beaucoup plus proche de la neige, ou qu'elle a fondu il y a très peu de temps, et qu'il en reste encore.

Effectivement, regardez les plques encore visibles sur le bord de la route!

Là-haut, ce doit être encore bien blanc, pour que ça coule comme ça... Pour prendre cette photo, je dois lever la tête bien haut, et le résultat, c'est que la montagne est écrasée par rapport à sa taille réelle.

Détail sur la chute d'eau. En regardant l'arbre qui a poussé sur le bout de corniche, on a une idée de la taille de la cascade.

C'est impressionnant de voir l'eau sortir de la roche, qui doit s'effriter année après année, siècle après siècle, au fur et à mesure des gels et des dégels. Les contraintes qu'elle supporte sont énormes!

Des fissures plus larges se sont créées, de la terre a du s'y déposer, des arbres ont poussé!
Rien n'arrête la nature, elle a le temps avec elle, contrairement à nous!

Vue d'ensemble du site, vers l'arrière.

Allez, un dernier cliché avant de repartir.

La route descend maintenant vers un nouveau lac. J'aime bien cette suite de petites montagnes, que je suis heureux de visiter assis sur un scooter, car elles doivent être terribles pour les cyclistes!

Un petit hameau se trouve au bord du lac.

Comme je vous le disais déjà un peu plus haut, j'ai l'impression que la vie ici doit être tranquille!

Mais que s'est-il passé ici? Manque d'eau aussi? Il semble bien que le lac ne soit pas à son niveau normal.
Maintenant, le système hydraulique en Norvège est certainement très compliqué, et il se peut qu'il y ait intervention humaine.

En tout cas, ça fait une belle plage directement accessible depuis la route!

Ce goulet d'étranglement permet l'écoulement des eaux du petit lac précédent dans le grand lac suivant....

J'ai nommé, le Fyresvatnet, ou Fyresvatn. C'est le 5ème lac norvégien par sa profondeur (377 mètres, quand même!). Sa surface est de 49,63 km2, son périmètres est de 69,41 km, et il se trouve à 279 mètres au-dessus du niveau de la mer!

Voilà, je vous ai tout dit. Je le remonte par la droite, vers le nord-ouest.

La route 355 est étroite et sinueuse. De plus, elle monte de plus en plus, et la vue sur le lac devient vite splendide.

Je jette un coup d'oeil rapide -très rapide, car la route est assez vertigineuse- et je suis émerveillé.

Sur cette photo, on ne se rend pas bien compte de la pente montante, mais croyez-moi, ça grimpe dur!

Et il ne faut pas avoir le vertige...

Il y a encore de la neige à ma hauteur.

Ils ont mis une glissière de sécurité, et c'est bien, car je vous assure qu'il vaut mieux rester sur l'asphalte!

Je reste un moment à admirer ce paysage fabuleux. Il me reste pourtant encore pas mal de route à parcourir, mais que voulez-vous faire, devant un tel spectacle, hein?

Et la route continue à s'élever dans les airs. Ici, on s'en rend mieux compte. Le précipice s'accentue, c'est énorme!

C'est très brouillé, en cette fin de soirée. Il est 19 heures, et je me trouve à peine au centre de ce beau lac.
Ici, vous avez une vue vers l'arrière, donc d'où je viens.

Et celle-ci vers l'avant, vers le nord-ouest, avec un soleil de côtén, très gênant pour les couleurs! Au premier plan, là où c'est très brillant, c'est la roche qui est trempée par une mutitude de petits ruisseaux qui coulent du haut et tombent dans le lac.

Vous voyez, c'est pareil au-dessus de ma tête! Ce sont de grandes dalles de roches lisses, sur lesquelles coule l'eau issue de la fonte des neiges. Et encore, je vois ça, à mon avis, en fin de processus.
Les semaines précédentes, la paroi entière devait être couverte d'eau!

Un peu plus loin... Et lorsque je passe avec le scooter, je ressens littéralement la fraicheur libérée par ces eaux glaciales!

L'à-pic ici est d'environ 400 mètres... Je n'avance pas plus près!

C'est un lac intérieur, et pourtant, ça me fait un peu penser à une photo de fjord.

Et c'est à nouveau une belle descente à travers les forêts jusqu'au niveau de l'eau.

La vallée s'élargit, et je retrouve les humains....

Et leurs églises... Ici, celle de Veum.

Puis voici un nouveau lac, le Skredvatn.(5,62 km2, périmètre de 17 km, altitude 340 mètres).

Il est 19h30. Je prends maintenant la route 38, qui mène à Dalen, au nord-ouest, à 25 km d'ici. La route est complètement défoncée sur une bonne partie du trajet, la plus mauvaise depuis mon arrivée en Norvège!

Dalen se trouve au bord du lac Bandak (26 km2 de surface, 3,17 km3 d'eau, 325 mètres de profondeur, 60 km de périmètre, le tout à l'altitude de 72 mètres seulement!). La vue est vertigineuse, la descente aussi.

Et il est 20 heures... Je continue plein nord sur la route 38 jusqu'à Amot.

20h30. Je viens de passer Amot et de prendre la E134 par erreur (celle qui conduit à Haukeligrend, où je suis passé hier soir, vous savez, après avoir traversé le grand plateau blanc...). Je m'en suis aperçu ici, au bout de 3 km.... Je viens juste de faire demi-tour. Les couleurs vespérales sont absolument splendides!

Voilà, un petit lac gelé, à Amot. Je suis passé devant tout-à-l'heure. Je vais maintenant traverser Amot et prendre la route 37 qui me conduit directement au sud du lac Totak, et à Rauland, pour finir dans mon camping-caravane.

Et voici enfin le lac Totak, quelques km au sud de mes photos de ce matin.

20h52, je suis maintenant tout près du camping. Mais le soleil se cache derrière la montagne.
La photo est obligatoire! Presque au même endroit que ce matin.

Ce sera ma dernière photo.

De plus, pour retrouver le caravaning, car il y en a beaucoup dans ce coin autour de Sauland, je me guide sur les derniers km au GPS vers le "waypont" fait ce matin au départ, car je n'ai aucune envie de faire de la rallonge...

 

Il est finalement 21 heures lorsque je stoppe le moteur de JJ devant la tente, fatigué et heureux d'arriver à la maison.

Près de 400 km, plus de 400 photos, des paysages à couper le souffle, du Groenland aux Caraïbes, une fois encore, je rentre ce soir complètement époustouflé par ce pays. Et ce petit coin de Norvège que je viens de visiter succintement, vous pouvez y passer 4 semaines sans problème, il y a de quoi s'occuper sans chômer, croyez-moi.

Mais vous me croyez, n'est-ce-pas, je vous l'ai prouvé! Alors laissez-vous tenter, allez-y, c'est "d'la balle"...

 


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