Rauland - Egersund -10ème jour

Dimanche 7 mai 2006 - 10 ème jour de voyage

Rauland - Egersund

394 km - 190 photos - 110 sélectionnées pour le site!

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J'ai donc passé deux nuits au même endroit, comme vous l'avez vu. Eh bien, c'est vrai, je n'avais pas de tente à démonter en partant, ni à remonter le soir en arrivant, mais malgré ça, le bilan n'est pas bon. Tout simplement parce que ça m'enlève de la liberté. J'aurais bien aimé aller "fouiner" davantage dans deux-trois autres directions hier, ce que je n'ai pas fait, car j'avais l'impératif de revenir ici. Et ça enlève un peu d'aventure, dont le mystère quotidien du lieu de bivouac... Enfin, du fait d'être revenu ici, je n'ai pas d'autre choix que de repartir par où je suis venu avant-hier, car le nombre de routes en Norvège est plutôt restreint, et vous n'avez pas trop d'itinéraires différents... Et je n'aime pas repasser là où je suis déjà passé, et JJ non plus, il me l'a dit des tas de fois déjà. Bref, c'est promis, je ne recommencerai pas... enfin, je ne crois pas!

 

Réveil vers 5 heures. Rendormi de suite, pour finalement me réveiller vers les 8 heures. Compte tenu du chemin à faire aujourd'hui, il est grand temps. Je me fais un grand bol de café, que je fais chauffer sous la tente, dans la partie auvent. De cette façon, je ne suis pas dérangé par le vent pour allumer le réchaud, et je peux rester à l'abri en attendant que ça chauffe. Le soleil tape sur le haut de la tente, et il fait un temps splendide. Par contre, pas très chaud, mais c'est normal ici, près du grand lac Totak encore complètement gelé. Cette masse de glace doit certainement contribuer à rafraichir l'air ambiant dans un rayon important.


Bon, comme je traine toujours, il est finalement 10h15 quand je démarre! J'ai donc décidé de repartir par où je suis venu avant-hier, car c'est aujourd'hui dimanche -ça me rappèlle une chanson-, il ne me reste pas trop d'essence, et en prenant ce chemin, je vais longer tout le lac Totak et arriver à la grande ville de Haukeligrend , où je pourrai faire le plein.

En longeant le lac, je ressens une différence en deux jours, à peine perceptible, mais quand même. La glace a fondu en 48 heures, c'est indéniable. Oh bien sûr, il y a encore pas mal de glace, mais j'aperçois en de nombreux endroits un mince couche d'eau, de petits filets d'eau aussi, qui n'étaient pas là. Je suis parti à 14 degrés, et ça reste à cette température jusqu'à la fin du lac, comme je le soupçonnais; et bien que l'altirude augmente avant Haukeligrend, ça ne fera pas baisser le thermomètre.

Mon intuition était la bonne: cette masse de glace draine autour d'elle une masse d'air glacial, qui a plus de mal à se réchauffer, malgré un soleil très généreux.

Je suis surpris de croiser 3-4 voitures avec des gens en costume-cravate, ce qui fait constraste avec la nature sauvage! Mais c'est dimanche, et je suppose qu'ils s'en vonst suivre un office religieux quelque part. Sinon, pas un chat, le bonheur.

Et je retrouve le Venemodammen déjà vu avant-hier soir... juste avant la descente vers Haukeligrend.

Comme prévu, je trouve une station à Haukeligrend. En fait, ce qui est génial en Norvège, ce sont justement ces stations-service, ouvertes tous les jours, même le dimanche, et qui vendent un peu de tout, comme sur les autoroutes. Par conséquent, je peux aussi acheter du jus de fruit, de la bière, du chocolat, des paquets de casse-croûte, bref, tout ce dont j'ai besoin!

Mais j'ai une mauvaise nouvelle: la route que je comptais prendre est encore fermée, je vais donc devoir me refaire presque toute la route 9, en tout cas jusqu'à Evje, soit 180 km de montagne, et qui plus est, de routes connues, ce que je déteste faire, comme je vous le disais plus haut! Un seul avantage: je ne vais pas perdre de temps à photographier. Et comme il est déjà plus de 11 heures, je ne reste pas ici à bailler aux corneilles! Ici, à la station, il fait 19 degrés! Cool.

Me revoici donc sur la fameuse 9, mais ça va, il y a pire comme route... Les paysages y sont tellement beaux, que, finalement, je suis heureux de la "refaire", un peu comme un vieux routier qui connait déjà le terrain.... C'est d'abord la superbe montée sur le plateau enneigé, que je retrouve avec bonheur. Mais je roule beaucoup plus vite. Il y a deux-trois voitures qui me doublent, et je me mets dans leur roue, à savoir je les suis à distance, mais à leur vitesse, soir en gros à 90 km/h, alors que c'est limité à 80. Mais sur le plateau, ce sont de très longues lignes droites, quelques villages traversés à 50, puis reprise à 80-90 dès la sortie. Ce qui fait qu'au final, j'avance vraiment bien!

Je prends malgré tout le temps de vous faire quelques photos dignes d'intérêt, du moins j'espère, en traversant le plateau.

Ici, le Langeidvatn, déjà vu vendredi après-midi.

Evidemment, de 19 degrés en bas à Haukeligrend, mon thermomètre est redescendu à 12 degrés sur le plateau. Normal!

Et maintenant le Hartevatnet, à 11h50, juste après Hovden. Vous voyez, je descends vite vers le sud...

A midi et demi, j'ai quitté le monde des neiges et j'arrive déjà à Valle. Vraiment, ça trace, et JJ avait envie de se défouler...

Je continue sur ma lancée, et vers 13h10, je rejoins les rives de l'Araksfjorden, après être passé devant la Reiarfossen, la belle cascade. J'avais remonté sur l'autre rive, je roule donc désormais sur la portion de la route 9 que je n'avais pas faite jeudi après-midi, car je lui avais préféré la route 323, vous vous souvenez, là où j'avais vu la belle chapelle de Sandnes.

Je marque un temps d'arrêt pour casser une petite graine, car je commence à avoir une petite faim, vu l'heure...

Justement, la voilà, la belle chapelle de Sandnes, vue depuis l'autre rive cette fois!

Toujours l'autre côté de l'Araksjord, voici Araksbo.

Zoom sur Araksbo.

Une aire de pique-nique absolument royale!

Vars l'arrière. On voit une cascade au loin, de l'autre côté de l'Araksfjorden. En fait, ce n'est pas un lac, mais tout simplement la rivière Otra qui est ici très très large. C'est d'ailleurs la même chose avec le Byglandsfjorden plus au sud.

Ici, vue vers le nord sur l'Araksfjord, qui se termine en un étroit goulet. Je viens de rouler sur la partie gauche, alors que j'en avais remonté la partie droite jeudi après-midi. On remarque le courant de l'Otra au centre, au niveau de la plage de sable.

Photo prise du même endroit, on voit mieux le courant de l'Otra qui coule ici. Derrière moi commence le Byglandsfjord.

Une bien belle paroi, ma foi...

Et voici Bygland, et ce bel hôtel. Ce n'est pas dans mes habitudes de photographier un hôtel, mais celui-ci le méritait. Il est 14h, et il y a longtemps que je n'ai pas appelé la famille. Comme je n'ai pas de téléphone, et que je ne vois pas de cabine téléphonique, je décide de tenter ma chance ici. La jeune dame qui me reçoit, très sympathique, accepte de me laisser téléphoner avec l'appareil de la réception. J'ai donc le plaisir d'entendre mes enfants au téléphone. Tout le monde est autour de la table familiale; le temps est gris et froid, et ils ont un peu de mal à croire que j'ai ici 24 degrés (oui, oui, c'est remonté aussi haut, depuis que j'ai quitté le haut-plateau). J'ai un peu le blues en raccrochant, mais bon, ça va aller dès que je vais rouler. Ma charmante hotesse refuse que je paye la communication. Merci beaucoup pour votre gentillesse, madame!

Je reprends quelques photos de ce superbe Byglandsfjorden, en passant.

Encore une station service avec son petit magasin d'alimentation, mais c'est fermé.

Je redescends donc jusqu'à Evje, là où j'avais fait du change jeudi. Je ne suis pas très loin de mon premier bivouac, vous savez, celui de l'aire de pique-nique... Et c'est ici, après avoir traversé la petite ville, que je quitte la route 9 pour emprunter la route 42, pour vivre à nouveau... le plaisir de la découverte, les surprises de l'inconnu, le vrai voyage!

La route suit la Stavedalen, c'est-à-dire la vallée de la Stave. Elle grimpe dans les montagnes, et je retrouve de la neige.

Il y a des ruisseaux partout, et la neige est encore bien présente jusque sur les bords de l'eau, à l'ombre des arbustes.

 

Le trop plein du lac encore à moitié gelé se déverse ici.

Le paysage est très agréable, la route aussi. Il n'y a personne!

Et vers le sous-bois, comme vous voyez, il reste encore pas mal de neige...
Je suis à environ 400 m d'altitude, mais je redescends maintenant.

Quelques kilomètres plus loin, voici encore une rivière tumultueuse qui descend de la montagne... au galop!

Et voici le Bjorndalsvatnet, dans lequel se jette la petite rivière (qui est derrière moi). Les remous visibles ici sur la photo sont ceux générés par les flots entrant dans le lac, ce qui vous donne une idée de la violence du courant engendré par l'eau.

En bas le Bjorndalsvatnet, que je viens de voir. Ensuite, une grande côte et c'est la frontière entre la région Aust-Agder (que je quitte) et la région Vest-Agder (dans laquelle j'entre). Je photographie pour une fois les bornes.

Descente vers Swindal dont on aperçoit le lac, et le pont qui le traverse.

Voilà, je suis en bas maintenant. C'est très joli.

Quelques maisons, toujours bien placées au niveau du panorama.

Et c'est la traversée du pont. Il n'y a ici aucune trace de neige, comme si elle était partie depuis fort longtemps, alors que vous l'avez vu, il y a 10 minutes, je marchais dedans... et je ne me déplace pas en avion!

Je laisse à ma gauche la route 455 qui descend vers la côte, vers Mandal, située à environ 30 km à l'ouest de Kristiansand, la ville dans laquelle j'ai débarqué en Norvège mercredi soir!

Quelques km plus loin, c'est la route 460 qui se présente à gauche, et qui descend elle aussi vers la côte sud de Norvège. Mais je la laisse aussi, préférant poursuivre dans la montagne, vers l'ouest-sud-ouest. Il y a un petit lac encore à moitié gelé ici; des oies sont sur le bord, vraiment magnifiques, mais un peu loin de mon objectif, dommage!

Les oies, invisibles ici, sont sur le bord à droite. Vous voyez que la glace est encore bien présente sur ce petit lac!

Bien que ça penche, je garde cette photo pour vous montrer quelques maisons norvégiennes en bord de route!

Skeie apparaît au loin, au milieu du lac Lygne, 7,56 km2, 27,19 km de périmètre, à 188 m d'altitude.
Ce lac fait partie du district d'Hægebostad. La route 42 le contourne par le nord. Et la 43 descend plein sud.

Voilà le paysage au nord du lac. Je reste sur la route 42 qui file vers l'ouest.

L'agriculture est très présente dans cette région, les vallées sont assez larges.

Une quinzaine de km plus à l'ouest, c'est le lac Fjotlandsvatnet qui pointe son nez, magnifique lui aussi.

La route, fissurée comme vous pouvez le voir, épouse les méandres des rives du lac.

Ces arbres qui poussent jusqu'au rivage et même au-delà, c'est un vrai régal pour mes yeux!

L'herbe sur les bords de cette petite rivière est encore complètement couchée et porte tellement les stigmates de la neige qui l'a recouverte si longtemps que cette dernière doit avoir juste disparu!

Et pour confirmer mes soupçons; ce petit lac est encore en grande partie gelé, et il reste de la neige parmi les rochers.

C'est ici que je quitte la route 42 pour prendre la route 903 qui va vers la côte. L'altitude rebaisse, et la neige diminue.
J'adore cette rivière, elle est splendide.

Je rentre cette fois dans une vallée plus large. Au loin, une ferme en altitude, au pied de la falaise. Quelques bois par ci par là.

Glunglangvatnet, c'est le nom de ce nouveau lac de toute beauté.

J'adore ses berges. Il semble qu'il ne soit pas à son niveau maximum.

Cette portion est très sinueuse.

Je commence à sentir la mer. Et ça me fait drôle de rouler maintenant vers le sud pour arriver sur la mer du Nord...

C'est finalement par la route 44 que j'entre dans Flekkefjord.
J'ai lu beaucoup de récits de voyages sur cette ville et je tenais à y passer.

La mer du Nord. Splendide. Je suis ému de sentir l'air marin, après ces quelques jours de découverte de la Norvège. Quand je pense que tout-à-l'heure, je longeais des lacs encore recouverts de glace, c'est un pays étonnant.

Une côte aussi accidentée, ça me change énormément des côtes vendéennes...

Des immeubles à la sauce norvégienne, ce n'est pas trop mal. Vous remarquerez quand même une fois de plus que, même pour leurs appartements, ils choisissent un bel emplacement. Et regardez toutes les maisons disséminées dans la montagne. Aucune ne gêne la vue d'une autre, je sens que c'est primordial pour les Norvégiens.

La ville est située tout au fond du Stolsfjorden, extrêmement bien abritée, et je ne vois pas la pleine mer. Vu l'heure, je n'ai pas le temps de longer le fjord, dommage, car il est très beau.
Je continue sur la route 44, présentée dans les guides comme extrêmement variée et intéressante.

La route est très sinueuse, et derrière chaque nouvelle falaise, je trouve un nouveau lac.

Je cherche un bivouac, mais pour la première fois, je vois des pancartes signalant formellement l'interdiction de camper.

Ce lac est de toute beauté, mais je ne peux m'en approcher.

Il ne m'est pas possible de descendre ici en scooter, et je suis condamné à poursuivre mon chemin.
Pourtant, j'aimerais beaucoup planter ma tente dans ce coin!

Regardez comme c'est beau, ici aussi. En fait, la Norvège, c'est un festival continu de paysages.

Les rayons du soleil qui commence à baisser apportent une superbe teinte chaude à la roche.

C'est bien la "44". J'ai l'impression de cheminer dans un labyrinthe d'énormes blocs de roche séparés par de petits défilés et des lacs, une multitude de lacs enchassés dans les creux, de toutes tailles et de toutes formes. Somptueux!

Je me retrouve parmi des blocs granitiques énormes, du type de ceux de Perros Guirrec en Bretagne, mais de taille gigantesque, avec forces virages, épingles à cheveux, lacs sur lacs couverts de petites îles avec des sapins dessus, bref un paysage, une fois de plus, grandiose! Mais pour la Norvège, plus rien ne m'étonne. paysage normal pour ce pays démesuré!

Ana Sira. Un nom qui résonne de façon très particulière à mes oreilles, parce que j'ai des ancêtres qui portent ce nom! Et quand je l'avais lu sur les livres, j'avais décidé d'y passer. Dommage que la photo soit en contre-jour...
C'est un fjord presque rectiligne et très étroit qui mène ici depuis la mer, d'une longueur d'environ 4 km. Ce doit être superbe de le longer en bateau, mais c'est hors de question maintenant. De plus, et vous l'avez compris depuis que vous lisez mes écrits sur ce voyage, dans ce pays, tout est beau, et chaque coin mérite de s'y arrêter...
Des années ne suffiraient pas pour tout visiter. Je sais, la France aussi...

L'église d'Ana Sira le long de son fjord étroit.

Après avoir traversé le fjord d'Ana Sira, je retrouve ce paysage de gros rochers ronds, lisses et roses, en partie recouverts de petits arbres et d'arbustes, entourant des lacs, de toute taille, qui se suivent presque sans discontinuer.

Regardez-moi ce petit bijou, dans son écrin de rochers et de sapins, avec ces petites îles au centre.

Malheureusement, je ne trouve aucune possibilité de bivouac.

JJ, tout comme moi, se régale... C'est un vrai bonheur de rouler ici.

Arrivée à Jossingfjorden. Alors là, pour moi, c'est mon premier fjord, c'est la première fois de ma vie que j'en vois un. Et ça correspond bien à ce que j'attendais. La mer pénètre à l'intérieur des terres, ou plutôt entre deux murailles de roches.

C'est, une fois de plus, paradisiaque.

Je suis maintenant au bord de l'eau, au niveau de la mer qui s'enfonce ici dans cette vieille vallée glaciaire.

Je remonte maintenant le fjord vers l'intérieur des terres. L'eau est en bas à ma gauche. Regardez cette forme fantasmagorique des rochers. Non, mon image n'est pas tordue; les roches ont été laminées, arrondies, pétries par la masse glaciaire pendant des millénaires... C'est génial!

La grimpette est impressionnante, mais le résultat est majestueux. Voici donc le Jossingfjorden vu du haut!

Il y a même ensuite un passage en tunnel.

A peine passé le col, je retrouve à nouveau un lac. C'est fabuleux.

19 heures. Arrivée à Sokndal.

Tout ici respire la paix!

Sans commentaire...

L'glise de Sokndal.

Le Spjodevatnet.

Admirez une fois de plus l'extraordinaire emplacement de cette petite maison! Quel panorama, hein!

L'entrée dans le fjord d'Egersund.

Quelques bâteaux de pêche, et de plaisance un peu plus loin.

Une bien belle descente vers la ville d'Egersund.

Et voilà mon terrain de camping. Finalement, tout est monté à 20h15.

En ouvrant mon top-case, je constate avec horreur qu'une moitié pend lamentablement! La goupille droite s'est barrée! Je suis consterné, car ça me rappelle un souvenir: ce matin, en rangeant mes sacs, j'ai trouvé un morceau de métal que j'ai failli garder, je me suis même demandé si ce n'était pas à moi. Puis je l'ai laissé par terre!! Et c'était... ma goupille! Je ne peux pas laisser ça comme ça. Je verrai demain, chez un mécano, ils vont bien me trouver un truc! Puis je pense que j'ai emporté des outils! Oui, ne riez pas, c'est incroyab le, mais je l'ai fait! Et je vois un tendeur qui ne me sert à rien: j'en ai trop. Et je trouve deux pinces: c'est parti, je désosse mon tendeur, et ça me fait une superbe goupille. Incroyable. J'ai effectué une réparation, c'est inimaginable. Je vais de ce pas m'enfiler la deuxième bière de 50 cl que je m'étais achetée. Délicieux! Bravo, Jef, je te félicite. Ben oui, comme personne ne me dit rien, je vais m'encourager moi-même!

Et la température de ce soir, lorsque je ferme les volets: 27 degrés, oui, c'est vrai.La Norvège à 27 degrés, et je me trimbale un sac de 13 kilos de gilets et de manteaux.... Quand je pense que j'étais ce matin sur le grand lac Totak presque entièrement gelé... Encore une journée incroyable!


Dernière chose avant de fermer les yeux: j'ai pris plusieurs routes payantes, oui, ils ont des péages pour aider à l'entretien de leurs routes -celà dit, comparé aux routes des Pays de la Loire, il n'y a pas photo, elles sont de bonne qualité, compte tenu des températires extrêmes qu'elles subissent, et j'aimerais bien, en Vendée, pouvoir rouler sur de telles routes, plutôt que sur les routes pourries que nous avons (ben oui, pourries, je maintiens, car on fait des autoroutes, chez nous, bien payantes, et je préfèrerais qu'on entretienne nos petites routes), bon je reviens sur mon sujet. Eh bien, pour les motos, le péage est... gratuit, zéro NOK. Génial, merci pour les motards.

Au fait, un dernier truc. On m'avait dit que tout était fermé du vendredi midi au lundi matin. C'est possible pour les bureaux. Mais en tout cas, j'ai trouvé partout plein de stations ouvertes, avec boutiques attenantes, y compris dans les petits bleds! Alors finalement, il ne faut pas croire tout ce qu'on lit. Et c'était dimanche!

De plus, les Norvégiens, j'en ai vu plein plein plein dans leurs jardins, à tailler des arbres, à ratisser, ou sur leurs terrasses à se faire bronzer; et ils étaient tous TORSE NU, certains même en maillot de bains! Incroyable, mais vrai!


Dernier point: j'ai fait une grosse étape de 394 km, c'est énorme, compte tenu des routes empruntées -virages, côtes....
Et aussi, terrible également, le prix du sans plomb 95: entre 11,6 et 12,3 NOK, soit pratiquement 1,60 Euro, quand on sait qu'ils sont eux-mêmes producteiurs!! Heureusement que je ne consomme pas 10 litres aux 100, ça me coûterait une fortune. Mais quand même, c'est bien le poste de plus cher de mon voyage!

Depuis le départ ---> 3.550 km et 1.993 photos en 10 jours


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