Lysebotn - Preikestolen - 12ème jour

Mardi 9 mai 2006 - 12 ème jour de voyage

Lysebotn - Preikestolen

46 km - 354 photos - 187 sélectionnées pour le site!

Sur la carte ci-dessus, il y a des flèches vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Allez sur la flèche qui vous intéresse, et si une main apparaît, cliquez.
Attendez un petit moment avant de cliquer, si vous arrivez juste sur cette page, que les photos se chargent.
En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter.
Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

 

Réveil à 6h20, je décide de me lever de suite, pour aller voir le site exceptionnel de Kjerag, qui se situe en haut du fjord, à plus de 1000 mètres d'altitude. J'ai deux ferries qui partent d'ici aujourd'hui. Le premier vers 7h15, et le second à 15h30. Je prendrai donc le second, et me réserve la matinée pour cette excursion.

Cependant, comme je ne suis tout de même pas venu pour faire de la rando, je peux diminuer de moitié le temps de la grimpette en démarrant de l'hôtel Oygardsstolen situé au-dessus de Lysebotn. J'y suis passé hier soir, 7 km de lacets ininterrompus, mais c'est JJ qui va s'en charger. J'arrive à l'hôtel à 8 h, c'est génial, je vais avoir le temps de faire l'excursion, puis de travailler un peu sur le PC. En effet, mon ferry arrive à 15h30, donc d'ici là, je suis bloqué.

 

Il est 7h20, je vois depuis ma tente le premier ferry qui part dans le silence matinal, presque comme un voleur...

J'arrive àOygardsstolen à 7h50, après avoir remonté les innombrables lacets descendus hier soir. C'est génial, je vais avoir le temps de faire l'excursion, puis de travailler un peu sur le PC, avant de reprendre le ferry.

Il y a une carte décrivant l'itinéraire vers Kjerag.

Et les recommandations avant de partir, en trois langues comme toujours en Norvège -Norvégien, Allemand et Anglais, qui doivent correspondre aux populations respectives des visiteurs- et jamais en français. "La marche vers Kjerag doit être décrite comme difficile. Elle commence par une escalade conduisant de 640 à 818 mètres d'altitude..."

Effectivement, ça grimpe...

En plus, il reste des petits névés, rendant la marche plus difficile. Coup d'oeil arrière vers Lysebotn.

Et vers la route 500 par laquelle je suis arrivé hier soir.

Vue sur l'hôtel Oygardsstolen.

Ah, le chemin est là-bas, je vois des piquets et une corde pour aider à monter ces grandes dalles de granit bien lisse.

Encore un passage bien difficile avec mes chaussures sans crampons. Je commence à trouver tout ça bien dangereux. En effet, on ne se rend pas bien compte sur la photo, mais la pente est plutôt raide, et il n'y a aucune protection mis à part les piquets et la chaîne, et, en dehors de la neige, le granit est glissant en maints endroits.

Et quand je regarde derrière moi, je constate qu'il y a un gouffre, et je ne suis pas très rassuré.

Vous voyez l'humidité sur les dalles.
La neige fond, et de petits ruisseaux coulent sur la pierre, et dans tous les interstices de la roche.

Cette vue de profil vous montre mieux la pente.
Derrière, 600 mètres d'à-pic vers le Lysefjorden, vous avez vu la cascade photographiée hier soir.

Cette forte pente m'impressionne réellement. En effet, je suis un habitué des sentiers de randonnée, et les pentes ne me font pas peur, si ce n'est qu'elles sont fatigantes. mais l'alpinisme pur, l'escalade, je ne connais pas. Et cette rando, du moins ce que je prenais pour une rando, prend vraiment une allure d'escalade, ce qui ne me plait pas du tout.

 

En vue arrière, vous voyez ce que ça donne! Et dans les fissures, ce que je vous disais: la neige est là, et fond, rendant la roche beaucoup plus glissante. Ici, même avec les piquets, je ne suis pas tranquille, et il y a des portions sans piquets...

Je regarde en détail la suite, et j'examine avec le zoom de l'appareil photo autant que possible. Non, décidément, ça ne me plaît pas du tout, je n'ai pas confiance en moi, j'ai peur de glisser et rien ne me retiendra, et je suis seul ici, il n'y a pas un chat.

Je prends la décision d'abandonner, je préfère ne pas risquer ma vie, j'estime avoir encore quelques bonnes années devant moi. Je voulais pourtant le voir, le Kjerag, mais tant pis, je laisse tomber. DEMI-TOUR.

Un autre jour peut-être, en plein été.

Je suis content de la décision prise, en redescendant très prudemment.

Où l'on voit de nouveau l'Oygardsstolen .

 

La prudence est de mise, et je suis très vigilant. Non, vraiment, je ne regrette pas de redescendre.

Je vous déconseille d'emmener des enfants ici. A mon avis, ce ne serait pas très sérieux!

Je jette à nouveau un coup d'oeil vers le haut. Vous voyez les piquets là-bas, à gauche, et tout en haut à droite?
Allez, Jef, pas de regret, c'était trop dur pour toi, t'as pas les capacités!

Quelques minutes plus tard, je retrouve JJ, tout étonné de me revoir si vite! Je ne m'attarde pas davantage. On redescend, et une fois de plus, je trouve cette descente difficile, comme hier soir, alors que je ne suis pas fatigué. Mais elle est terriblement impressionnante, je vous assure. Je vais essayer de prendre quelques clichés, mais le seul fait de m'arrêter comme ça dans cette forte pente me fait "flipper". Tout simplement, j'ai les boules, oui, car le ravin est spectaculaire!

Une idée des lacets et de la déclivité.

Où l'on voit de nouveau l'Oygardsstolen... mais du dessous, cette fois!

Près de cette cascade, il y a une aire de pique-nique. Trop tôt pour moi ce matin!

Vous voyez comment la route plonge littéralement...

En voyant cette route, là-bas, je décide d'y aller, étant donné que j'ai désormais tout mon temps!

L'entrée du tunnel. On aperçoit le fjord à droite. je vais essayer d'aller à pied devant les arbustes, à droite.

Youpiii. J'ai réussi, ce qui me permet de prendre cette superbe photo du Lysefjorden.

Le village de Lysebotn en bas, et à gauche, le terrain de camping, presque vide en ce moment!

Zoom maximum sur le camping. On y voit ma petite tente bleue, bien minuscule d'ici.

Vue d'ensemble. On voit encore ma tente!

Tout-à-l'heure, je vais repartir par là, sur l'eau, sur le ferry, avec JJ.

C'est curieux ces traces que l'on voit sur l'eau. Peut-être l'eau des cascades qui se mélange doucement dans les eaux du fjord?

A l'intérieur du tunnel, c'est plutôt sinistre, et très froid!

Ouf, on est mieux dehors!

Je viens de prendre la route de l'autre côté, dont je vous parlais en descendant.

Ici, la végétation a bien pris, et cette forêt de bouleaux est de toute beauté, car ils ont déjà pris leur feuillage!

Et c'est là-bas que j'étais ce matin, de l'autre côté du fjord.

Vous voyez bien qu'il ne fallait pas glisser...

Le terrain de camping vu cette fois de l'autre bord. On distingue la petite tente bleue!

Petite route très agréable. Elle se termine par une barrière. On peut continuer, mais à pied. Je redescends.

Pour empêcher les animaux d'élevage de passer. Lysebotn.

Le comité d'accueil. C'est trop d'honneur, je suis très flatté. La maman a mis sa belle clochette pour me recevoir!

Arrivée au Lysefjorden.

Le voilà. Et ce qui m'impressionne aussi, c'est que ce soit de l'eau de mer, de l'eau salée, donc!

L'hélicoptère tourne déjà. Ils proposent des tours au-dessus du fjord.

J'adore admirer ce genre de chutes, c'est un véritable régal pour les yeux.

Il y a énormément de sculptures dans les villes norvégiennes, et j'avoue bien aimer ça.

Et très souvent des personnages de la vie quotidienne. C'est très chouette!

C'est lui qui me l'a demandé, je ne pouvais pas la lui refuser, avec tout ce qu'il fait pour moi!

C'est ça aussi la Norvège, toujours ces contrastes. Neige, glace, puis arbres fruitiers en fleurs!

De toute beauté!

 

Je suis de retour au camping à 10 heures! J'ai plus de cinq heures devant moi. Je m'installe dans ma chaise, sous l'auvent, la tête à l'ombre et les jambes au soleil. Je suis bien, j'allume le PC, et je commence un peu les récits de mes journées, pour vous les envoyer sur le site. Je ne vois pas le temps passer, et j'arrête vers 13 heures. Je vais prendre une connection internet au camping, c'est 40 NOK le 1/4 d'heure! Terriblement cher. A ma tête, la patronne me propose de me faire 50 % de réduc, c'est sympa mais ça reste terriblement cher. Et en plus, pas moyen de joindre les fichiers de photos que j'avais préparés! Bref, j'y passe 42 minutes, ça n'a pas marché, et ça me coûte 50 NOK. Je sors un peu énervé quand même, surtout que le transfert n'ait pas fonctionné! Et pendant ce temps, l'heure a continué à tourner inexorablement, comme d'hab.... et il est presque 14 heures J'ai besoin d'une douche, car j'ai chaud. J'y vais vite fait -encore 10 NOK...-, puis je démonte la tente et me prépare pour partir, car le ferry ne m'attendra pas.

 

J'en profite pour vous remettre ce que j'avais écrit, à chaud, dans mon journal de bord au sujet de cette grimpette abandonnée. Je n'ai pas changé d'avis!

Bon, la grimpette commence d'entrée de jeu. C'est écrit qu'il ne faut pas emmener les enfants, je pense de suite qu'il ne faut pas non plus y emmener les pappys... Ce sont d'immenses dalles de granit, avec une pente oscillant entre 30 et 60 degrés. Ce n'est pas un chemin, ça, c'est de l'escalade! Il y a de temps en temps des "mains courantes", qui permettent, si ce n'est pas de s'en aider, au moins de pouvoir s'y raccrocher en cas de glissade. Mais quid des endroits sans protection? Si tu glisses, alors c'est une chute dans le fjord d'au moins 600 mètres, la chute dont, à mon avis, tu ne te remets jamais. Plus je monte, et plus ma peur grandit. Quand je regarde en arrière, j'ai les boules de glisser. De plus, il y a encore de la neige, et de l'eau suinte partout, rendant certains passages, en plus de leur pente dallée importante, vraiment dangereux. Non, plus ça va, plus je monte à contre-coeur. Je suis terriblement déçu, car je pensais faire une rando peut-être dure, mais jamais je n'avais pensé faire de l'alpinisme. A la limite, je n'en reviens pas qu'un tel "chemin" soit laissé comme ça au grand public sans plus d'avertissement. Désolé, vraiment mille fois désolé, mais je fais demi-tour, trop dangereux pour moi. La descente de ce que j'avais monté se passe beaucoup mieux que prévu, mais je ne regrette pas mon choix, car je n'étais pas à l'aise du tout, et il ne faut pas rigoler avec ça en montagne. Je ne vais pas jouer ma vie aux dés!
Voilà la super balade déjà terminée. Moi qui rêvais de la photo d'enfer, eh bien, c'est raté, cette fois, et bien raté. Il s'agissait d'un rocher tombé entre deux grandes dalles de granit verticales, et ce rocher est resté coincé entre les deux dalles, et on peut monter dessus.

 

15h30. Mon ferry arrive. Finalement, c'est moi qui l'ai attendu! Les locaux embarquent ou débarquent de la marchandise. Quelques personnes montent à bord, quelques unes sortent, vraiment très peu de monde. Puis c'est au tour de JJ d'embarquer avec son proprio.

Voilà. C'est parti pour environ 40 km sur le fjord, à une vitesse moyenne de près de 50 km/h. En effet, sur les traces GPS, donc extrêmement fiables, le ferry affiche une vitesse oscillant entre 47 et 49 km/h. je suis vraiment impressionné par cette rapidité, à laquelle je ne m'attendais pas du tout. De plus, il y a un arrêt le long de la "route", et je peux vous dire que le pilote ne perd pas une seule seconde pour s'arrêter, embarquer-débarquer ce qui doit l'être, et repartir à fond les manettes!

Toujours est-il que c'est magnifique. Lysebotn est déjà à peine visible!

C'est toujours en pensant aux dizaines, peut-être centaines de milliers d'années qu'il a fallu pour accumuler ces tas de pierres que je pense en observant ces falaises. Et des arbres sont arrivés et ont commencé à coloniser ces espaces vierges de toute présence humaine. C'est prodigieux! Et les cascades coulent...

Des forêts ont envahi ces espaces. J'aimerais y aller et marcher là-bas, dans ces bois.

Le massif du Svalafjellet. Derrière cette échancrure se trouve un lac. Ce doit être une superbe ballade que d'y aller!
Au premier plan, il s'agit du drapeau norvégien... évidemment, qui flotte sur le navire.

A fond les manettes...

Et maintenant, un petit regard vers l'avant. Le fameux Preikestolen se trouve tout au fond à droite.

Quelle régularité dans cette falaise aux bords arrondis. Et en bas, les bois ayant colonisé les tas de pierre tombées du haut...

Rêveries sur les mouvements de l'eau générés par ceux de l'hélice ou des hélices.

La vitesse ralentit, on se rapproche de la falaise sud. Les arbres poussent jusqu'au raz de l'eau! Salée, je vous le rappèlle...

Arrêt à Kallalla, Floyrli turiststasjon. Vue vers l'avant, donc vers l'ouest, le Lysefjorden étant orienté grosso-modo ouest-est.

Vue vers l'ouest-nord-ouest. Côté droit -nord- Hatleskog et le Songesandstolen.

Kallalla.

Les gens, ici, sont complètement dépendants du ferry, car aucune route terrestre ne mène à Kallalla.

Et nous repartons. Aussitôt. Pour vous donner une idée du temps d'arrêt, je vous livre les chiffres du GPS.
15:50:55 -- 37,5 km/h
15:51:06 -- 12,7 km/h
15:51:30 -- 10,5 km/h
15:52:01 -- 8,2 km/h
15:52:04 -- 15,5 km/h
15:52:15 -- 35,6 km/h Il ne lui a donc fallu que 2 minutes et 20 secondes pour s'arrêter, faire son chargement-déchargement, et repartir, en fait, pire, pour passer de 37 km/h à l'arrêt et revenir à 35 km/h. Je n'ai pas vu si du monde est rentré ou sorti, mais le pilote a le diable au corps, vous pouvez me croire, et il est drôlement pressé de rentrer chez lui! Impressionnant!
Ou alors, il est payé à la minute...

15:54:20 et 46,8 km/h. Déjà pratiquement au maxi...

Le Skapknuten. Une magnifique paroi, que les alpinistes aimeraient sûrement escalader... Pas moi!

Le Skapknuten. Cette saignée dans la forêt est certainement la trace laissée par un terrible torrent issu des fontes de neiges, et qui est tari maintenant... du moins, je le suppose. C'est grandiose!

Il reste encore un petit peu de neige là-haut, mais vraiment presque plus rien. Au premier plan à droite, le Skapknuten.

Vue d'ensemble sur le Skapknuten. A droite, la fameuse saignée asséchée.

JJ a été sanglé pour lui enlever toute idée d'aller se promener sur le pont! le pauvre. Et je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle le gars me l'a sanglé, maintenant que vous avez combien il est pressé! Un record, j'aurais dû le chronométrer.

Côté nord maintenant. Près de Songesand. Et le Songesandstolen.

Maisons de pêcheurs sans doute!

La vue est maintenant encore plus générale sur la côte sud. Et je constate que le Skapknuten est sans-doute le plus grand sommet. Ce que je voyais tout-à-l'heure était la falaise visible près du départ de la trace laissée par le ferry.

Côte nord du Lysefjorden, presqu'au niveau de Songesand.

Le fond du Lysefjorden n'est plus visible, et par conséquent, Lysebotn a disparu de ma vue.

Vue vers l'avant et vers l'ouest. Je passe de l'avant vers l'arrière sans cesse, et je suis le seul à me balader sur le pont.
Les quelques passagers présents, complètement blazés, sont assis à l'intérieur, indifférents au spectacle.

Toujours vers l'ouest. Vous pouvez entrevoir le virage du Lysefjorden au loin; en effet, le fjord s'incurve vers le sud-ouest.

Vue générale de la côte sud-ouest, pratiquement au milieu du fjord.

Pour effectuer le virage vers le sud-ouest, le ferry fonce droit vers la rive nord.

Et effectue son virage à vitesse maximum près de la côte nord, au niveau de Songesand. Virage à 47 km/h....
Cette partie est la plus large du Lysefjorden, entre 1,6 et 1,8 km... On ne croirait vraiment pas!

Songesand. On frôle, mais on ne s'arrête pas. Désolé, m'ssieurs-dames... Pas le temps! Ou peut-être n'y a-t-il tout simplement personne à monter ou à descendre, ce qui expliquerait malgré tout le fait que le bateau soit venu si près du bord!

Et on s'éloigne maintenant "à donf" de la côte nord...

Et quand je dis "à donf", c'est "à donf". Non mais!

Côte nord-ouest. Bratteli et le Brattliknuten.

Et la côte sud dont on se rapproche à nouveau. Le fjord commence à se resserrer.

Coup d'oeil vers l'arrière.

Vers Lysebotn toujours.

On reconnait encore là-bas la muraille près de Kallalla.

La même au zoom maximum. Au premier plan, la falaise au niveau du virage du fjord, encore au zoom maxi.

La même, non zoomée. On voit beaucoup la configuration du fjord, et sa courbe vers l'est. En face, la côte nord et Bratteli.

Encore une belle cascade sur la rive nord.

Zoom sur la cascade. Elle est splendide.

Encore un coup d'oeil vers l'arrière. Maintenant, on ne voit pas plus loin qu'au niveau du virage!

Le rivage sud, au niveau du Preikestolen, qui se trouve derrière moi.

La rive nord vers le Brattliknuten. Le Preikestolen est à gauche.

Là, il est là, c'est lui, le Preikestolen, que l'on voit, cette avancée rectangulaire, un peu comme un ascenseur externe..

Les murailles du Preikestolen!

Une cathédrale de pierres. C'est colossal, comme disent les allemands.

Le pilote, lui, reste de marbre et poursuit toujours à vitesse maximum.

Zoom de la précédente.

La muraille à l'ouest du Preikestolen.

La même, zoomée... C'est incroyable de voir que la muraille est incurvée vers l'intérieur. On dirait que la pierre a été exploitée par l'homme, comme si elle avait été taillée. Alors, travail naturel? Ou travail de l'homme?
Qui pourra me répondre?

 

Le fjord ne fait plus que 500 mètres de large maintenant. Des petits villages apparaissent du côté sud, et ils ne dépendent plus du ferry. En effet, une route y conduit, la 496, qui part de Forsand.

La côte sud.

Et la côte nord. On dirait qu'une immense pelle mécanique a coupé cette falaise en deux.

A gauche, le massif du Preikestolen. Au fond, le virage du Lysefjorden.

Et le rivage sud. En bas, on distingue la trace de la route 496 dont je vous parlais plus haut, qui longe ici le fjord.

Dans ce passage terminal, le fjord forme une suite de 3 échancrures, trois larges baies en forme de croissant, de demi-cercle, et au niveau de la baie, la partie terrestre est également évasée et plus large. Les hommes s'y sont donc installés!

Je vous laisse donc découvrir les maisons des hommes, et quelques cultures. Ici, sûrement, des arbres fruitiers, en fleurs.

La falaise, comme taillée, grattée par une immense fourche

La rive nord est beaucoup plus abrupte.

Maintenant, le fjord prend une nouvelle orientation, pratiquement nord-sud, après avoir contourné une petite île.

Zoom sur la petite île. Au fond, à gauche, le massif du Preikestolen.

Vers l'avant, c'est-à-dire vers le sud maintenant, on passe sous le pont enjambant le fjord dans sa partie la plus étroite.
440 mètres de large. Je vous avais photographié ce fjord hier après-midi, alors que j'étais venu regarder le ferry à Lauvvika.

On aperçoit la masse énorme du rocher de Forsand.

Et voilà le pont dépassé. Le fjord s'élargit à nouveau avant de déboucher dans le Hogsfjorden, beaucoup photographié hier, alors que je l'ai longé sur son autre rive. Là-bas, l'immense table granitique du massif de Preikestolen.

On aperçoit encore le Preikestolen, enfin, la montagne sur lequel se trouve le Preikestolen!

Et voici la "banlieue" de Forsand, terme de cette petite mais magnifique croisière.

En arrière-plan, encore bien visible, la massif du Preikestolen. Il permet de situer la direction prise par le Lysefjorden, qui va donc, comme nous venons de le voir, s'incurver fortement vers l'est pour atteindre Lysebotn.

Je vous en parlais il y a deux minutes: l'énorme rocher de Forsand, le voilà ici.

La petite église de Forsand.

16h30. Je suis à quai avec JJ. On voit encore les traces du ferry dans l'eau.

Encore un regard vers le rocher de Forsand, que je trouve décidément terrible! Quel mastodonte!

Vous vous souvenez de la route 13, prise juste 10 minutes hier pour voir l'embarcadère en face de Forsand? Non? Alors retournez lire la journée d'hier pour bien vous situer... Pour les autres, eh bien, je retrouve donc la route 13 ici, de l'autre côté du Hogsfjorden. En effet, les Norvégiens ont conservé à la route son numéro, ce qui est somme toute très logique. Je prends donc la route 13, qui va vers le nord, et je traverse le pont,cette fois par-dessus, sous lequel je suis passé avec le bateau.

Je viens donc de traverser le fameux pont, et je prends cette photo vesr le nord du Lysefjorden. On reconnait la petite île que j'ai contourné tout-à-l'heure, et le fjord qui s'incurve à l'est. Et là-bas, une fois de plus, la masse du Preikestolen.

La même avec la route 13, pour que vous me suiviez bien!

Du même endroit, zoom maxi sur le Preikestolen, une fois de plus. Vous en avez marre? OK, j'arrête...

Je me retourne, vers le pont, et vers le rocher, le magnifique rocher de Forsand, qui se trouve là-bas, de l'autre côté du fjord.

Un peu plus loin sur la route 13, j'admire encore une fois le Lysefjorden que je viens de longer sur 40 km... C'est ici que je le quitte, puisqu'il va vers l'est, alors que la 13 file vers le nord.

Deux minutes plus tard, je retrouve de l'eau. Il s'agit du Botnevatnet, lac d'environ 2 km de long pour 300 mètres de large. Au bout, c'est un bout de l'immense fjord de Stavanger.

Au premier plan, le Botnevatnet encore. Là-bas, un bout du fjord de Stavanger. La route 13 descend donc sur cette bande de terre séparant le lac du fjord, et poursuit son chemin -si je puis dire, pour une route...- vers le nord.
On la voit, là-bas, à droite.

Voilà, je suis passé de l'autre côté, et je longe un peu le fjord de Stavanger, ici, à gauche.
La grande ville que l'on distingue à peine, à l'horizon, c'est Jorpeland.

Mais je ne vais pas y aller. Pourtant, je n'ai vraiment pas beaucoup roulé aujourd'hui. 25 km ce matin, et une vingtaine cet après-midi. Plus 40 km sur le bateau, mais je ne conduisais pas... Alors, pourquoi? C'est simple. J'ai prévu de grimper sur le Preikestolen. Il est vraiment trop tard pour y aller ce soir. Ce sera donc demain matin de bonne heure, et de bonne humeur.

Et j'avais repéré, en préparant mon voyage, l'existence d'un terrain de camping près du Preikestolen. C'est là, à droite.

Et voilà le travail. Arrivée au camping à 17 heures pile. Je suis merveilleusement bien installé, un rêve!

 

Ce camping est très bien, 135 NOK tout compris, ce qui fait quand même 18 euros, mais j'avais payé 155 dans celui d'hier à Lysebotn, avec en plus l'électricité offerte, sinon c'était 190 NOK, sans la douche, 200 avec, soit 26 euros... Cher quand même; mais l'accueil était à la hauteur, mettons que ça compense!


Et ce soir, je pouvais me reposer tranquilement, pour une fois que je suis installé de bonne heure, eh bien vous savez quoi, j'ai passé tout mon temps avec des jeunes à essayer d'envoyer mes fichiers de photos sur internet, et sans succès en plus. Heureusement que je n'ai rien payé.


Puis par hasard, je constate qu'il y a un réseau Wifi sur le terrain, j'essaye de m'y connecter, mais il faut une clé... Je vais voir à la réception, et là, c'est 30 NOK de l'heure, et en plus avec mon propre PC. Mais c'est génial, j'achète. Eh bien, encore raté, ce n'est vraiment pas mon jour! Je n'ai pas pu, en une heure, envoyer plus de la moitié de mes fichiers. Dégouté. j'irai en parler au patron demain, mais c'est une liaison satellite, et si le retour est très bon, l'aller est minable.... Donc, c'est vraiment très déçu que je me couche ce soir, à 21h45, crevé!


Mais la tête pleine de belles images!


Depuis le 06/06/2005 Visites:882847 Aujourd'hui :91 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)