Preikestolen - Sand - 13ème jour

Mercredi 10 mai 2006 - 13 ème jour de voyage

Preikestolen - Sand

103 km - 324 photos - 207 sélectionnées pour le site!

Sur la carte ci-dessus, il y a des flèches vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Allez sur la flèche qui vous intéresse, et si une main apparaît, cliquez.
Attendez un petit moment avant de cliquer, si vous arrivez juste sur cette page, que les photos se chargent.
En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter.
Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

 

Réveil à 5h30, en fanfare. Pourquoi? Les oiseaux, il y en a plein, et ça gazoullle à qui mieux mieux.
De toute façon, je me lève de bonne heure, je fais l'ascension du Preikestolen ce matin.
L'oiseau qui faisait le plus de bruit, c'est celui qui est prisonnier sous l'auvent de la tente, et ne sait pas comment sortir... Evidemment, il a peur, et il m'a fait des saletés à plusieurs endroits, ce qui n'est pas très agréable, mais je lui pardonne...


Finalement, je me lève vers 6h30. Je démarre à 7h38 -la précision, c'est le GPS, qui rend de grands services à ma mémoire parfois défaillante. Le lieu de départ est à 4 km du camping, mais rassurez-vous, j'y vais en scoot, avec JJ. De toute façon, il voulait voir où ça se trouve. Il fait un peu frais à cette heure, mais la journée s'annonce, une fois de plus, splendide. J'ai de la chance d'avoir ce soleil tous les jours depuis un bon moment maintenant! Pourvu que ça dure!

Il y a un parking payant, mais j'ai rangé JJ dans un petit coin au départ du chemin.

 

s

Plan de la balade, trouvé le long du chemin.

 

La région ici s'appèlle le Stand, qui touche le Forsand. Voici une belle carte de ces deux régions.

Je commence la grimpette à 7h55. Et le départ est raide, très raide. Et très caillouteux.
Comme vous pouvez le voir, le début du parcours se situe dans une très belle forêt de sapins.

Très vite, un premier cadeau s'offre à mes yeux. Une vue sur le lac Revsvatnet, lac se trouvant devant le parking.

Encore un coup d'oeil sur le Revsvatnet.

Voilà le parking. Vu sa taille et ses ramifications, je suis certain que le nombre de touristes à effectuer cette balade en haute saison est très important, certainement des cars entiers! Pour le moment, je suis seul, et c'est tant mieux!
Au-delà de cette petite montagne, j'aperçois le golfe de Stavanger!

Je prends à droite.

Soudain, le chemin, très empierré jusqu'à maintenant, devient carrément un chemin de pierre. Et vous savez à quoi j'ai immédiatement pensé? Aux routes romaines! En fait, le sol est très spongieux, un peu comme en Ecosse, et sur ces énormes pierres, il n'y a pas de danger de s'enfoncer! Cependant, ce n'est pas terrible pour marcher, et il faut être prudent!

Comme je vous le disais, regardez bien où vous mettez les pieds, car il serait très facile de se faire une entorse ici!

C'est magnifique et très reposant. Les seuls bruits que j'entends sont ceux des oiseaux et des cours d'eau.

8h15. J'ai bien grimpé, quand même! En bas, le Revsvatnet, toujours.

Les marques rouges en forme de "T" ne sont ici pas nécessaires, car il me parait très difficile de louper le chemin!

Toujours le Revsvatnet. Calme total, pas un souffle d'air, un miroir.

A l'horizon, le golfe de Stavanger. En bas, le Revsvatnet, et les parkings à droite.

Zoom sur les parkings. Tot-à-l'heure, il n'y avait pas une seule voiture. Je ne suis donc plus le seul sur le chemin!

On voit un peu mieux le golfe, mais c'est très très brouillé ce matin. Là-bas, c'est Jorpeland, où je vais aller cet après-midi.

J'arrive maintenant dans une zone très marécageuse. je suppose qu'il s'agit du fond d'un ancien lac presque asséché.

Pas question de s'aventurer ici, c'est de la tourbe et de l'eau coule encore sous l'herbe.

Mais ne soyez pas inquiet, tout est prévu. Après cette belle grimpette, ce replat fait du bien, et permet de récupérer.

L'herbe brune est libre de neige depuis peu de temps , à mon avis. L'aspect du terrain en été doit être bien différent.
En hiver, tout est blanc!

Shéma explicatif, situé près d'un banc en bois, le long du chemin de planches. J'ai donc parcouru 1,5 km, et ce lieu porte le doux nom de Krogebekkmyrane.

Des branches d'arbres sont en train de pourrir dans l'eau, et j'étais en train de me dire que dans quelques millions d'années, il y aura peut-être du pétrole ici...??? Mais où seront les hommes?

Belle falaise! Vu la direction que je prends, je pense qu'à un moment ou à un autre, il va bien falloir que je grimpe sur le plateau, là-haut!

Le chemin est toujours rempli de pierres, mais elles sont de plus en plus mal mises, et des blocs énormes côtoient les petits. Doucement mais sûrement, la pente augmente, jusqu'à presque devenir un escalier. Les genoux sont à rude épreuve, mais l'altitude augmente très vite, et je sais maintenant que le plateau sera vite atteint!

Effectivement, en quelques minutes, j'atteins la partie haute. On voit -mal- à gauche, un petit serpent blanc. C'est tout simplement le chemin de planches que je viens d'emprunter. Et cette fois, tout au fond, j'aperçois les immeubles de la ville de Stavanger, située à environ 22 km à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Il reste quelques blocs de neige récalcitrants, dans les endroits ombrageux.

Le massif est truffé de sentiers de randonnée, dont le tour complet du Lysefjorden, qui doit se faire en plusieurs jours. En effet, il fait plus de 40 km sur l'eau, alors par les plateaux, avec les dénivellations... 5 à 10 jours.

Je commence à apercevoir le Lysefjorden, là-bas. Malheureusement, l'horizon est complètement brouillé.

9 heures et je suis à la moitié de la marche (2 km), et j'ai fait la partie la plus difficile, si je m'en réfère au panneau, très abîmé. Je ne comprends pas du tout les gens qui détériorent ainsi ces shémas, à moins que ce ne soient les effets de la rigueur du climat? Toujours est-il que je suis à Neverdalsskaret.

Le chemin est maintenant plus difficile à suivre, car il se confond totalement avec l'environnement. Mais les marques sont bien présentes - regardez le "T" rouge sur le rocher. Le terrain est moins accidenté, mais assez fatiguant, car il monte et descend continuellement. C'est un peu démoralisant, car je croyais en avoir fini avec la grimpette, mais à chaque fois que je redescends, je sais désormais que je vais devoir remonter. Ce qui fait que, pour le retour aussi, il y aura de la grimpette!

Dommage que le ciel soit si "laiteaux", ça va gâcher toutes mes photos de paysage!
Le sentier longe par endroits de beaux ravins.

Un passage délicat dans un petit bois. Il faut vraiment faire attention aux marques, ici carrément sur le bouleau!

Tjodname, un nouveau palier, à 2,5 km. Il y a deux petits lacs ici, reliés par un petit torrent.

C'est tout simplement magnifique, le ciel bleu lui donnant cette superbe couleur.

L'eau est absolument transparente, c'est saisissant!

Regardez. J'ai envie de mettre mes pieds dedans, mais je sais qu'elle est glaciale.

J'aimerais rester une demi-heure ici, à chercher des signes de vie dans l'eau... Une autre fois peut-être!

Cette nouvelle zone est totalement différente. Ce sont de grandes dalles de granit, d'immenses dalles, et il n'y a plus de chemin. En fait, on marche sur les dalles, que l'on descend et remonte sans cesse, sur plusieurs centaines de mètres.
J'aperçois au loin le Troppevatnet, encore un peu gelé.

Tout un bloc de neige gelé d'une trentaine de mètres de long survit encore, à l'ombre de cet énorme bloc granitique. Un inconnu y a laissé son emprunte, Tom Sawyer sans doute ?

Le voilà, le Lysefjorden. Mais il faut avoir l'oeil pour le voir car ses eaux se confondent avec le ciel!

Coup d'oeil arrière vers les grandes dalles granitiques dont je vous parlais. Vous voyez qu'il est facile de se tromper...
Par contre, j'aime beaucoup marcher sur ces grandes surfaces naturelles et lisses.

Encore un petit névé dans cette zone d'ombre.

L'eau a certainement beaucoup coulé ici pendant la fonte des neiges. Le passage esr strictement réservé à l'eau, car derrière, c'est la chute... d'eau.

Le passage ici était un peu difficile avec mes chaussures, pourtant pas mauvaises pour la rando. Je ne sais pas pourquoi, je suis passé un peu vite, mais j'ai mal calculé mon coup, ou j'étais distrait par toutes les merveilles qui m'entouraient, toujours est-il que je me suis cassé la figure. Et qui a encaissé le choc, SVP? C'est, c'est....

l'appareil photo! Oui, heureusement, c'est le boîtier qui a tout pris. Et sur le granite, pas sur la neige. Si ç'avait été sur l'objectif, il aurait éclaté, car le choc a été violent, mais le boîtier du Canon 20d, c'est du solide. Ouf, je m'en tire bien, très très bien même, et je ne me suis pas fait mal du tout, mais j'ai eu peur!

Voilà le passage. je reprends vite mes esprits, et je teste de suite si l'appareil fonctionne comme son maître.
La réponse est "oui".

Au loin le Troppevatnet encore. Le chemin n'est pas loin du bord de la falaise, et le ravin est profond. D'une manière générale, ici, en Norvège, les montagnes ne sont pas très élevées en altitude, mais les dénivelés sont terribles. De plus, tout le monde est sans doute au courant, car il n'y a pas de protection, et si vous venez avec des enfants, faites gaffe...

Ces larges canyons sont en fait les restes de l'énorme calotte glaciaire qui dominait ce pays; les glaciers ont raboté la pierres pendant des milliers et des milliers d'années, et voilà le résultat...

Evidemment, je viens juste de dire qu'il n'y a pas de protections, et comme par hasard... C'est l'exception qui confirme la règle. Je peux vous dire que vu le nombre de personnes qui passent ici en été, il vaut mieux qu'il y ait une petite balustrade à cet endroit, car une chute serait très certainement mortelle! Marcher ici donne quelques poussées d'adrénalyne!

Regardez cette photo prise en arrière par Simon Lan... Terrible, n'est-ce-pas?

Et soudain apparaît le Lysefjorden. Vous vous souvenez sûrement, c'est sur ce fjord que je naviguais hier après-midi! Je me trouve ici au niveau où le fjord passe de la direction est--ouest à la direction nord-sud. Et là, la direction que vous avez sous les yeux -comme moi d'ailleurs-, c'est plein est! Et le malheur, c'est cette brume de chaleur qui bouche toute la vue à l'horizon, et c'est une grand déception pour moi. Un temps frais et du vent auraient été meilleurs pour le panorama. Quoi qu'il en soit, c'est magnifique, et très impressionnant. Les balustrades ont disparu, je me dis qu'il n'y a plus de danger... J'avance un peu sur la gauche et j'ai une frayeur. En fait, la dalle de granit descend en pente douce sur une dizaine de mètres environ, suivie d'un à-pic vertigineux! Ames sensibles s'abstenir, ou se tenir éloigné du bord!

A ma gauche, au fond du ravin, se trouve un petit lac; grand zoom dessus!

Je risque un regard vers le bas, car j'arrive au niveau du virage du fjord. J'avoue ne pas oser avancer davantage, d'autant plus que lorsque je mets l'oiel au viseur, je perds mes repères, et ma stabilité.

Ouahhh. Superbe, et en même tellement dommage, cette brume.
La nature n'a aucune limite dans son imagination, je vous l'ai toujours dit. En voici encore un fabuleux exemple.

Vertigineux, c'est tout simplement vertigineux. En fait, le chemin se rapproche de plus en plus du bord de la falaise, et le danger est non seulement réel, mais considérable! Personnellement, je ne voudrais pour rien au monde être venu ici avec mes enfants lorsqu'ils étaient petits! Quelle responsabilité!

Et dire qu'il y a de l'herbe qui arrive à s'accrocher ici, et à survivre!
Je croyais être seul, mais je vois deux personnes, deux femmes, qui sont un niveau au-dessus, en train d'admirer le paysage. Nous échangeons quelques mots; je suis donc la troisième personne à atteindre le but de cette promenade ce matin.

Ai-je besoin de commenter? Non, je ne crois pas. Prêts à plonger? C'est du petit gravier, presque du sable.
Attention à ne pas déraper, car ce sera le dernier de votre vie!

L'immense bloc de granite est coupé en deux, comme si une énorme scie électrique était passée par là.
C'est époustouflant. Là, il faut vraiment regarder où l'on met les pieds, croyez-moi sur parole... ou sur photo!

Là, après la fissure, je le reconnais aussitôt, c'est lui, c'est le Preikestolen!
Je ne pensais pas arriver à son niveau, à son altitude, mais c'est bien lui, j'en suis absolument certain.
Je l'ai tellement admiré sur les photos glanées sur internet que je sais à quoi il ressemble, je n'ai pas besoin de dessin!
Il est 9h50, j'ai mis deux petites heures pour y parvenir, et je n'ai pas été vite. Nombreux arrêts photo -vous avez bien vu- plus quelques arrêts pour souffler ou boire un coup. Bref, ce n'est pas très difficile.

Là, on le voit mieux .Du moins, c'est d'ici qu'une partie de ses photos sont faites. On dirait la proue d'un immense paquebot qui s'avance en mer, un paquebot de roc! Au fond, tout au fond, c'est le Lysefjorden vers le sud, vers Forsand.

Je ne suis pas encore arrivé, mais je suis subjugué par tant de beauté. Non, le Preikestolen ne me déçoit pas!
Il vaut toute sa réputation. Mais regardez-moi cette masse, cet énorme rocher.

Là, c'est une photo prise vers l'arrière.C'est la partie gauche qui est intéressante. Vous voyez une sorte de chemin, qui longe l'herbe. C'est par là qu'on arrive. Et vous voyez le trou en-dessous? C'est encore plus impressionnant que sur le Preikestolen lui-même, non pas à cause du vide en-dessous, mais à cause de la déclivité inverse! Et c'est là qu'on marche, et c'est là que je vous disais qu'il n'y a aucune protection, mais vraiment aucune. Si vous regardez ailleurs en marchant, si vous faites un faux pas, vous imaginez le résultat. Pas de cadeau, ici, pas de deuxième chance! Par ailleurs, la perspective de la photo fait croire que la suite du chemin est sur la droite. Que nenni! Il y a le ravin que je vous ai photographié plus haut. Non, non, le chemin va à gauche, on marche ici sur un seul bloc de pierres!

Du même endroit que la photo précédente, mais zoomée pour vous montrer un petit bout du ravin. A vrai dire, c'est ce passage qui m'a le plus impresionné. Et c'est celui sur lequel on arrive vraiment sans être aucunement prévenu. Je ne me suis vraiment rendu compte que je marchais au-dessus du vide qu'après, et je m'approchais presque avec insouciance. Rétrospectivement, j'en avais presque des sueurs froides.

Même un arbuste s'accroche ici pour vivre! La vue est imprenable.

Je commence à voir la dalle supérieure du Preikestolen, cette dalle qui a fait et qui justifie sa réputation.

Pendant que je photographie, trois allemands arrivent, 2 gars et une fille. Ils sont scotchés par le spectacle.

Puis l'un d'entre eux s'avance sur la dalle du Preikestolen, jusque sur le bord, et fait semblant de sauter.
Je le photographie juste à ce moment là.
Le spectacle de cette plateforme presque parfaite, à 604 mètres au-dessus du Lyseflorden, et donc au-dessus du niveau de la mer, est sublime. Malgré cette brume de chaleur, on voit quand même ce fjord fantastique sur une longueur d'environ 10 km, puisqu'il s'incurve encore, rappelez-vous, avant de s'enfoncer jusqu'à Lysebotn.

La terrasse, vue de près, est striée de fissures, plus ou moins larges, laissant entrevoir la fin du Preikestolen.
Dans quelques millénaires....

C'est le bord ouest du belvédère, vue vers le sud-ouest. Je ne m'avance pas au bord.

Et là, c'est l'autre bord, vers le nord-est, vers Songesand.

Là, c'est le bord de la terrasse, presqu'à la verticale du fjord.

Je me fais photographier par l'un des allemands.
J'ai regardé à trois fois derrière moi, pour m'assurer que j'avais encore de l'espace avant le grand trou...

Je m'avance au bord pour prendre celle-ci... accroupi!
Les allemands se sont couchés pour photographier la vue plongeante. J'ai oublié de le faire, incroyable!

Et celle-ci, vous ne la trouvez pas belle? Un géant, un troll immense vient ici la nuit enfoncer des coins, pour écarter la faille!

 

Encore une vue des fissures du plateau supérieur du Preikestolen. On revoit derrière le chemin d'arrivée, vous savez, celui qui est sans aucune protection. Entre le chemin et la dalle, l'immense précipice, à peine perceptible sur la photo.

Je suis bouche-bée devant cette immense paroi rectiligne, et devant cette coupe! On dirait presque une souche d'arbre scié!

Pour bien vous faire comprendre. Le chemin d'arrivée, à gauche, et le Preikestolen, à droite.
Entre les deux, ce petit précipice...

Le fameux chemin d'arrivée qui m'a tant fasciné, tellement il est suspendu au-dessus du vide. Là, juste derrière cette touffe d'herbe, un trou d'environ 600 mètres! La canyon du Verdon, à côté, c'est de la rigolade....

Voilà, vous voyez la paroi? Droite comme un "i", je vous le disais. Les boules, quoi, vraiment les boules!

Je m'éloigne maintenant du Preikestolen pour essayer de grimper sur le rocher au-dessus, afin de le surplomber, et de prendre la terrasse entière en photo, comme j'ai vu sur internet. C'est assez facile. Vous voyez une fois de plus ce fameux chemin d'arrivée, qui m'a décidément très marqué. En revoyant les photos, j'y pense encore. Regardez bien où l'on marche, là, vraiment au ras du vide, surtout quand on sait -et vous le savez maintenant- qu'on est en fait en surplomb

Les allemands, de leur côté, s'allongent sur le parvis... Enfin, deux d'entre eux, car le troisième est parti faire de l'escalade, et il grimpe vraiment très très bien, on sent qu'il est habitué. Pour ma part, je fais un grand détour, il y a un sentier...

Je suis maintenant nettement au-dessus du chemin d'arrivée, et je domine encore davantage le Lysefjorden.

Ci-dessous, les dalles des masses rocheuses verticales qui jouxtent celle du Preikestolen.

Au-dessus, il y a encore d'immenses dales de rocher lissé par des millénaires passés sous la pression des glaces. Et partout, toujours, de l'eau. Ici, une petite mare.

Là, je n'ai pas osé m'y mettre. Pourquoi avons-nous envie de nous positionner comme ça?

L'homme se place à l'endroit le plus dangereux. La femme, de son côté, sagement, s'allonge à l'endroit le plus sûr...

Et voilà celle que je voulais. La terrasse entière, presque en vue aérienne. Terrible, hein?

Et la splendide fissure dont je vous parlais, que le troll aggrandit avec ses coins...
Un jour, le Preikestolen basculera dans le vide, avec sa cargaison humaine?
En tout cas, ce rocher, c'est bien une merveille naturelle.

Sur le plateau sommital sont disposés quelques tas de pierres, comme toujours sur les sommets.

Vous reconnaissez ce roc, à droite, que je vous disais comme taillé à la serpe, comme une souche!
Et la grosses fissure, photographiée précédemment de près.

Vue d'ensemble du bloc rocheux, et de sa grosse fissure.

 

Voilà, c'en est terminé pour moi. Il est presque 11 heures, et il est temps de repartir. Je viens de croiser ce petit groupe qui me demandait si c'était encore loin... Regardez-les bien, comme l'un d'entre eux s'approche doucement du bord gauche. Il vient juste de se rendre compte du précipice qui se trouve près de lui. C'est encore ce fameux endroit qui m'a tant marqué!

Je n'ai pas pris de photos en redescendant, et ça a été dur, mais je me suis retenu de force. Pendant la descente, j'ai croisé plein de groupes plus ou moins importants, certains très fatigués, tous ayant très chaud. ben oui, la température a fortement monté, et je ne voudrais pas grimper maintenant. Alors un conseil, si vous y allez, partez de bonne heure, ou alors tard le soir, puisqu'aussi bien, dans ce pays, il fait jour très longtemps. C'est d'ailleurs certainement la meilleure solution pour faire de belles photos. En redescendant vers le campiçng, -avec JJ- je découvre une partie du fjord de Stavanger, avec, au premier plan, le camping où se trouvent encore mes affaires sous la tente non démontée.

Du même endroit, vue générale à gauche, sur le camping et le fjord de Stavanger, et de la route redescendant du Preikestolen.

 

Arrivé à la tente, midi vingt, direction la douche. pas minutée, celle-ci, alors ça a été un vrai bonheur. Et de retour sous la tente, je me suis écroulé à l'intérieur sur mes matelas, et je me suis endormi. J'étais tellement bien qu'il m'a fallu faire un énorme effort pour me rhabiller et démonter tout le matos!
Et là, une jeune employée vient me demander si je reste la nuit suivante, car vu qu'il est 13 h passé, je ne devrais plus être ici. Elle sait pertinemment que je m'en vais, ça se voit, je suis en train de remballer le matériel. Mais c'est la patronne qui l'envoie, non, on ne va pas me faire payer, mais quand même, normalement. on devrait. Ce à quoi je fais remarquer que le camping est quasiment désert, que je suis pratiquement le seul client, et que je ne fais rien perdre à la direction! Oui, mais quand même, ce doit être fait comme ça, alors vous comprenez.... Eh bien, non, je ne comprends pas. C'est tellement idiot que je voulais recommander ce camping pour le bon accueil, mais faire ce genre de réflexion ramène bien toujours au même point: le fric, toujours le fric. C'est vraiment pénible.

Bon, je vais quand même dire au revoir aux jeunes en partant, et leur souhaiter de passer un bon été. Il est 15 h.

 

 

Quel bonheur de reprendre la route.
Je regrette de ne pas m'être giflé pour m'empêcher de faire cette sieste! Mais bon, c'est fait, et ça m'a fait du bien aussi.
La température oscille entre 22 et 24 degrés, je ne vais pas m'en plaindre, loin s'en faut. Pour la première fois, je roule avec seulement un tea-shirt sous ma veste, et je me sens follement bien. J'ai aussi enlevé les gants. Le pied, quoi! Je trouve à Jorpeland une bibliothèque qui accepte que je fasse de l'internet, mais je dois attendre 30 minutes, car c'est occupé pour l'instant. Alors je repars... En fait, pas de cyber-café en Norvège, ils ne connaissent ça que dans les grandes villes, et comme je n'y vais pas... Dommage pour vous! Je suis dans la région appelée le Rogaland, et c'est magnifique.

Idsefjorden.
En fait, c'est un morceau du grand fjord de Stavanger, la partie est, fermée à l'ouest par l'île d'Idse, d'où son nom.
Cette île, elle est justement en face, ici.

Toujours le long de l'Idsefjorden, entre Heia et Tau. Ce paysage me rappèlle énormément l'Ecosse, lorsque je longeais les lochs. C'est vraiment très ressemblant. Je savoure le plaisir total de rouler ici et maintenant, après la merveilleuse marche de matin. JJ est également très heureux de se détendre les pattes, et c'est tant mieux pour moi!

Et je suis heureux de voir un peu de pelouse le long du fjord.

Et des bateaux. Vraiment sensationnel.

Et même les moutons. Oui, c'est un petit tour d'Ecosse!

Vous savez, je roule sur la route 13 à nouveau. Or, à la sortie de Tau, elle quitte l'Idsefjorden pour le contourner par l'intérieur des terres. Et le paysage se transforme en quelques centaines de mètres, la montagne n'étant jamais loin ici...

Très peu de temps après avoir quitté le fjord, je retrouve déjà un lac, le Bjoreimsvatnet.
Là-bas, en face, le petit hameau de Lendingane.

Oh nature reposante, repos des yeux, repos de l'âme, repos du voyageur! Klübben et sa petite île.
Je savoure pleinement ce paysage parfait, tellement équilibré!

La route 511 à gauche conduit à Fiska, sur le grand fjord. Je poursuis sur la route 13.
Et les montagnes réapparaissent. Elles ne sont jamais bien loin!

Evidemment, si j'avais 6 mois de vacances, j'aurais pris à gauche avant!

Monen.

Bon, un lac se termine, un autre commence. Voici le Tysdalsvatnet. 3,74 km2, 14,62 km de périmètre et 43 m d'altitude.

Le Tysdalsvatnet est un lac tout en longueur, enchassé entre deux petites chaînes de montagne. Il est superbe.

Regardez-moi ça, si c'est pas merveilleux, hein? Et la route, un bonheur pour un x9. Pour une moto aussi, bien sûr!

Je m'arrête sans cesse pour admirer le paysage, et je ne m'en lasse pas!

Cette route à virages est un plaisir des yeux, et un plaisir pour le pilotage aussi! En haut de ces montagnes, de chaque côté du lac, il y a des chemins de grande randonnée parmi des tas de petits lacs, ce doit être génial de les parcourir!

Mais JJ en a marre que je m'arrête tout le temps! Heureusement que c'est moi qui commande, sinon, vous n'auriez aucune photo, tellement il aime rouler ici! Pas moyen de le calmer, faudrait presque se fâcher...

Fin du lac et arrivée à Tysdal, petit hameau. La 13 poursuit sa course dans la même direction, est-nord-est.

Une belle petite ferme, et des moutons multicolores dans le pré, tout autour.

Je monte un peu en altitude et traverse quelques jolis alpages. On reconnait aisément les fermes plantées à mi-pente.
C'est le Mälandsdalen, la vallée Mäland.

Si vous voulez voir une belle carte détaillée de la région dans laquelle j'arrive, le Hjelmeland, c'est ici.

Et ça, c'est le Ovre Tysdalsvatnet. Il est lui aussi tout en longueur, mais la 13 change complètement de direction. En fait, je tourne à 90°, cette fois vers le nord-ouest. Je ne vais donc que voir le bord sud de ce lac.

A Ardal, tout au fond de l'Ardalsfjorden, je suis accueilli des trolls super sympas.

JJ n'en revient pas. Moi non plus. La jeune fille qui me reçoit à l'intérieur, alors que je vais prendre quelques denrées et payer, est sensationnelle de gentillesse, de bonne humeur, de sourires, et je reste bien 5 minutes à bavarder avec elle. Elle m'explique aussi le coup des bouteilles vides -en plastique ou en verre- que l'on peut redonner partout. Il y a une consigne payable immédiatement, mais j'ai oublié comment les reconnaître... En tout cas, ça permet le recyclage!

Sympa, ce troll. Il retient le vélo pour ne pas qu'il tombe...

 

Bon, lui est un peu moins sympathique, mais je l'aime bien quand même, car il a accepté que je fasse une photo!

Je longe maintenant le Riskadalsvatnet, magnifique petit lac situé entre l'Ardalsfjorden et la ville d'Ardal.

La route grimpe très fortement, et j'ai été obligé de mettre mon super frein-à-mains "maison", à savoir un petit tendeur enroulé autour de la poignée gauche avec le frein, et qui remplace tout simplement ma main gauche! C'est encore superbe.

Un cheval m'a vu photographier, et s'approche pour discuter avec JJ, qui l'ignore totalement. Un vrai crâneur, ce JJ.

Ardal et le Riskardalsvatnet, une perle dans son coffret naturel. J'aperçois le clocher, un peu caché par les arbres.

Des clôtures entourent les immenses prés, car les moutons y sont. C'est une région d'élevage, ici. La route 13 sépare le Ryfylke du Hjelmeland. Tout est beau par ici -comme partout d'ailleurs-, et ça me fait un peu penser aux Préalpes. La route serpente beaucoup autour dees petites montagnes, et c'est un nouveau régal pour mes yeux.

Un vieux mur de pierres encore en place. Il en reste beaucoup moins qu'en Ecosse.
En bas, un nouveau lac se dévoile, le Hetlandsvatnet.

Le Hetlandsvatnet, au zoom.

Et c'est la descente vers un nouveau fjord que j'aperçois au loin: le Fisterfjorden.

Toujours dans la descente vers Askvika et les fjords, car il y en a plusieurs. En fait, ici, 4 fjords se croisent. Ce sont le Fisterfjorden, le Gardssundfjorden, le Ombofjorden et le Josenfjorden. L'île à gauche, c'est Oye.

De petits moutons noirs viennent vers moi pendant que je photographie, ce qui ne plait pas du tout à leur maman...

qui se précipite vers moi avec une tronche à faire peur... Pas belle, la maman, avec ses gros yeux globuleux!
Mais non, je ne veux pas leur faire de mal, à tes petits, ils sont tellement mignons! Par contre, toi...

Les premières maisons d'Askvika, l'île d'Oye, et au premier plan le Fisterfjorden.
Au second plan, de l'autre côté de l'île, le Gardssundfjorden.

C'est d'ici que j'ai pris les photos précédentes. Les fjords sont derrière moi!

Les voilà, ces fjords. En face, l'île d'Ombo. Au premier plan, le Gardssundfjorden.

Je suis presque arrivé à Hjelmelands. Devant moi le Josenfjorden, là-bas à gauche, Ombo et le Ombofjorden.
Et le ferry qui arrive. Serait-ce le mien?

Quelle chance! C'est bien mon ferry, qui doit me conduire à Nesvik, de l'autre côté du Josenfjorden.

L'arrière se soulève pour l'accostage, et le passage des véhicules!
On dirait la gueule d'un requin... oui, je sais, avec un peu d'imagination!

Au départ du ferry, j'aperçois un drakkar -un vrai drakkar norvégien- à l'entraînement.
J'espère qu'ils n'ont pas l'intention de reconquérir l'Europe de l'Ouest!

Vue arrière vers Hjelmelands, dont je m'éloigne rapidement.

Le drakkar n'est plus qu'une petite tache...

Un grand coup de zoom pour le regarder une dernière fois...

Sur mon ferry, JJ s'est installé dans la file des véhicules. Il y a de la place!

Je vous laisse admirer comme je l'ai fait les côtes autour des fjords.

Arrivée à Nesvik, où je vais débarquer après ces 15 minutes de traversée.

La route 13 longe désormais le Josenfjorden sur environ 12 kilomètres. Il est 18 heures.

Totlandsvik, au fond de ce mini-fjord dans le fjord. Tout ça, c'est de l'eau salée, bien sûr!

En fait, vu d'ici, et sans les cartes, je n'ai pas d'autre moyen de savoir si c'est de l'eau salée que de descendre la goûter!
Indre Eidane. La route tourne à plus de 90 ° vers l'ouest pour ensuite remonter au nord. Je quitte donc le Josenfjorden.

Pour finalement arriver, après quelques km de virages, sur un bras du Erfjorden, qui débouche de l'autre côté du Ombofjorden. Il y a de quoi y perdre son latin.
En effet, c'est un véritable dédale et enchevêtrement de fjords, c'est absolument incroyable!

Photo prise de Kjillavagen. Voici le fond du fond de l'Erfjorden.

Vue vers l'autre rive de l'Erfjorden.

Le port... d'Erfjord. Je viens de là-bas.

Du même endroit, zoom sur le hangar et sur la ferme.

L'église d'Erfjord, et l'épicerie "Joker" -non, je ne touche rien, aucun dividende!

Vue d'ensemble d'Erfjord. On reconnait là-bas le bâtiment zommé dans les photos précédentes.

Au nord de l'Erfjorden se trouve le Tyssefjorden, long et très étroit, que je traverse sur un pont.

Vers le sud et l'Erfjorden.

Je pense qu'il s'agit d'Erfjordvika, sur l'autre rive de l'Erfjorden.

La route grimpe à nouveau, et découvre le superbe panorame de l'Erfjorden, en direction du sud.

Cette fois, ce n'est pas un fjord, mais un lac, et donc de l'eau douce. Le Lovravatnet. Quel pays fabuleux!
Devant, cet énorme caillou balancé ici par un grand troll, c'est le Breivikasen.

Coup d'oeil arrière sur le Lovravatnet.

Gros plan sur le Breivikasen.

La route 13 le long du Lovravatnet, vue d'en haut, avant la grande descente.

Et finalement, je débouche sur le Lovrafjorden, un bras profond du Sandsfjorden! Je retrouve donc l'eau salée, séparée du Lovravatnet par un bout de terre nommé Lovraeidet!

Une adorable petite île dans le Lovrafjorden. Au fond, le Sandsfjorden, et très loin, les hautes montagnes du Hordaland.

Un peu plus loin, vue arrière vers le Lovraeidet et le Lovravadet! C'est proprement grandiose, ici.

Voilà, je débouche donc dans le Sandafjord, et la route redescend au niveau du fjord, dans la petite ville de Sand.

Il y a un tout petit camping, quelques caravanes, mais tout est désert, en terme d'humains...
Je sonne à la réception, et ça ne répond pas. Je pense qu'ils se sont absentés, et je commence à me demander si je dois attendre, ou partir, ou carrément installer la tente et voir venir, quand la porte s'ouvre alors que je remontais, indécis, sur le scooter. Un petit vieux tout tremblotant, en train de reboutonner sa braguette. A son expression, j'ai l'impression de l'avoir réveillé, qu'il était couché. Il ne parle que le Norvégien, et encore, même si je le comprenais, je ne suis pas sûr que je comprendrais mon bonhomme. Il est saoul, ou il a la maladie de Parkinson. En tout cas, il me montre le tableau des tarifs, c'est 50 NOK. Un prix fantastique, que j'accepte illico, vous pensez bien. De toute façon, j'arais accepté beaucoup plus cher, car j'ai vraiment envie de me poser! Il a réussi à remplir la fiche, ce doit être au prix d'un énorme effort, je ne l'en croyais pas capable, tellement il tremblait. Par contre, je lui ai proposé de détacher moi-même mon reçu, car il était incapable de séparer les deux feuilles, et il me faisait pitié. Il m'a remercié avec soulagement, j'ai donc bien fait! Douches gratuites, eau chaude à volonté, et ça marche, tout est propre, un peu vieillot mais propre.
Super camping, pour moi, j'aimerais qu'ils soient tous comme ça. Je ne recherche pas le camping de luxe, qui a piscine et tout le bazar, qu'est-ce que j'en aurais à faire, ce serait 5 fois plus cher et sans intérêt.
J'ai fait à peine 110 km... je suis donc très loin de mon objectif en termes de km,
car j'avais prévu plein d'allers-retours sur des petites routes, que je n'ai pas faits. Mais malgré tout, je ne suis qu'à 40 km du point prévu. Donc pratiquement à jour sur mon planning!! Et puis, un planning en vacances, hein, j'vous jure....

Je vous le disais, un camping de rêve!

Liens parlant du Preikestolen

En allemand.
En hiver, le 7 mars 2004.
Le camping...
Le Lysefjorden et ses webcams
Le Lysefjorden et tout ce que je vous ai dit
Sur Wikipedia.
Incontournable - nombreuses photos;
Superbes photos encore.
Photos toujours.
Et encore...
Et encore...
Et encore...

Il y en a beaucoup d'autres, mais je veux aussi avancer dans la rédaction de mon voyage, aussi, je vous laisse chercher....


Depuis le 06/06/2005 Visites:873914 Aujourd'hui :301 Maintenant:7 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)