Sand - Borve/Oystese via Kinsarvik - 14ème jour

Jeudi 11 mai 2006 - 14 ème jour de voyage

Sand - Borve/Oystese via Kinsarvik

187 km - 409 photos - 202 sélectionnées pour le site!

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Carte interactive du Rogaland.

Réveillé à 5h30, ça devient une habitude! J'ai froid. Je me recroqueville complètement dans le duvet, et je repionce illico.
Réveil en sursaut: 8h22. Oh là là, j'ai dormi comme un bébé. Car je ne me suis pas couché tard, hier soir, vers 22h30 maxi. Ce qui me fait en gros 10 h de sommeil, j'ai récupéré!
Mais là, je saute du lit en vitesse. Café, croquettes (céréales... il m'en reste encore), toilette, et pliage du matos.
Pas question de traîner. Temps parfait, mais froid. 12 degrés.
Mais ça ne m'inquiète pas du tout, avec ce soleil, on sera vite monté à 20-22, comme ces derniers jours.

JJ a passé une excellente nuit. Faut dire aussi qu'il était bien, sur l'herbe moelleuse...

Les lumières sont assez irréelles, mais pas très nettes. On diret presque un tableau de Monet, c'est magnifique. Il y a comme une brume dans l'air, comme hier sur le Lysefjord. Allez, c'est parti direction Roldal, normalement mon étape d'hier soir, sur la route N° 13, toujours, et toujours dans le Rogaland.

9h50 quand je démarre... Vraiment, incorrigiblement lent!
Et c'est toujours aussi beau, mais en fait, utiliser le terme "beau" pour parler de la Norvège est tout simplement un pléonasme!

La région ici s'appèlle le Suldal. La route suit la rivière Suldal de plus ou moins loin. En voici une très belle carte.

Kvaestad, toujours sur la 13. Je traverse ici la rivière.

Suldalsosen. La rivière s'élargit, mais les falaises du Plomreidnuten tombent directement au bord de la route!

Et voici le bout sud du Kvilldalsvika, d'où sort la rivière Suldal que je suivais.

Fantastiques reflets dans l'eau, à tel point que je ne sais plus très bien d'où je viens -il s'agit d'une vue vers l'arrière!

Kolbeinsveit.Il s'agit d'un site, si j'ai bien compris, d'orpailleurs du siècle précédent, qui recherchaient le précieux métal dans les sédiments charriés par cette impétueuse rivière.

On voit en haut à droite les déviations de courant fabriquées par l'homme.

Et les cabanes traditionnelles dans lesquelles s'éffectuait le travail. Une sorte de musée de plein-air.

JJ paraît bien minuscule dans ce décor immense.

Le Kvilldalsvika. Ces énormes masse rocheuses dans l'eau du lac me font immédiatement penser à d'autres images vues de nombreuses fois dans les reportages sur l'Asie: la célèbre baie d'Along au Vietnam... Jusqu'où me mènera donc la Norvège?

La falaise tombe tellement à pic dans le lac -j'imagine que ça continue sous l'eau, et ça me fait frissonner, les profondeurs de ces lacs, c'est une atmosphère un peu opressante que je ressens- que les Norvégiens ont creusé des tas de tunnels, de 100 mètres à plusieurs kilomètres (oui, oui, je dis bien) de long, et la température, dans ces tunnels, est glaciale. Ce qui fait que mon thermomètre oscille entre 10 et 12 degrés seulement, et que je commence à avoir froid. Et bien sûr, depuis le temps que je traine mes gilets sous les tendeurs, sur le sac du haut, j'avais décidé de les ranger dans les sacs.

Quelle erreur! Donc pour me couvrir, je dois ouvrir! Pas le courage, ça va bien se réchauffer...

Un petit coup d'oeil en arrière quand même, c'est tellement beau.

Le changement de paysage est extrêmement brutal, en quelques centaines de mètres seulement.
C'est vraiment ce qui est le plus saisissant dans ce pays, en plus de la diversité justement, ce sont les contrastes.

La lac se nomme ici le Suldalsvatnet, le lac du Suldal! Pour les noms, les Norvégiens font très simple. Caractéristiques: 27,53 km2, 69,43 km de périmètre, 68 m d'altitude, 4,49 km3 d'eau, et 376 m de profondeur, quand même!

Encore un autre tunnel. C'est sans arrêt, et vraiment pas agréable. Mais regardez la "côte"! Comment voulez-vous faire une route sur les rives du lac? Vous voyez le travail que ça occasionnerait?

Je suis ici au nord de Venaheia, un peu sud de Nesflaten.

Puis la 13 s'engage vers le nord dans la Brattlandsdalen, la vallée Brattland.

Le paysage, une fois de plus, me joue des tours merveilleux. Me voici maintenant en environnement de type Pyrénéen ou Alpin , comme vous voulez? Et j'adore aussi.

De ci, de là, une ferme ou deux sont implantées, en pleine nature.

Et la neige commence à poindre son nez! Notez qu'entre cette photo et celle du tunnel le long du Suldalsvatnet ne se sont pas écoulées 7 minutes... Or, le paysage n'a rien à voir entre les deux lieux. C'est ça, la Norvège, ces contrastes énormes!

Elles sont toujours là, et partout, de tous les côtés, elles dévalents les flancs des montagnes. Superbe!

Je ne suis pas allé me mettre sous la douche... Je suppose que c'est froid, d'ailleurs, rien qu'en regardant, je ressens comme une impression de fraîcheur. Pas vous? En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'est somptueux.

Les piquets de neige sont encore là.
Je ne sais pas s'il les enlèvent, car le nombre de mois sous la neige doit être supérieur au nombre sans!

Je vais changer de comté maintenant.
Je quitte le Rogaland, dans lequel je voyage depuis quelques jours, et je passe désormais dans le Hordaland. C'est un des 19 comtés de Norvège, divisé en 33 "communes -je dirais plutôt districts- avec Bergen comme capitale. Les principales "attractions" montagnardes sont très importantes, avec entre autres le Hardangervidda plateau (le plus haut d'Europe du nord) et les montagnes autour du Hardangersfjord (le deuxième de Norvège). Si vous voulez tout savoir sur les montagnes dans le Hordaland, alors c'est ici qu'il faut aller!

Un peu avant Hegerland, une grande maison -ferme?- sur le bord de la route.

Je viens de passer Hegerland. La vallée se resserre en un petit défilé. Et là, après le virage, j'en prends encore plein les mirettes... La Norvège, toujours prête à vous surprendre, à vous faire plaisir.

Le Nadra Lonavatnet (lac Lona inférieur) encore dans sa gangue de glace. C'est vraiment superbe, et... froid. Je le ressens dans l'air. Mon thermomètre indique 12 degrés, mais je suis gelé. Le hameau que vous voyez là-bas s'appèlle Lono.
Quand je dis hameau, il s'agit d'une dizaine de maisons...

Voilà. Zoom sur Lono!

Je viens de passer le petit pont de Lono -visisble sur la photo précédente- pour prendre une photo vers l'arrière. En fait, c'est de là-bas, en face, que j'ai pris les deux photos de Lono précédentes!

Puis je passe à un autre lac, beaucoup moins gelé, mais moi, je le suis de plus en plus. C'est le Ovra Lonavatnet (lac Lona supérieur -ça y est, je parle norvégien...)

Et pour la première fois en Norvège, la route est défoncée, par moments, je dois rouler au pas.
Ce sera comme ça jusqu'à Roldal.
Finalement, heureusement que je ne l'ai pas fait cette portion de route hier soir!

Les cascades issues de la fonte des neiges, en dévalant la forte pente, ont arraché tous les arbres. Impressionnant.
Je suis toujours aussi surpris de voir deux lacs qui se touchent, qui communiquent même, et qui sont, l'un presque entièrement gelé, et l'autre sans aucune trace de glace! Si quelqu'un peut m'expliquer le phénomène...?

Je passe ensuite le village de Botnen qui ferme le Roldalsvatnet, le lac de Roldal, que voici. Il a encore une pellicule de glace, malgré sa grandeur! C'est un joli lac en forme de boomerang, donc peu large, et d'environ 9 km de longueur. La ville de Roldal en ferme l'extrémité nord. La route 13 est toujours complètement défoncée, l'asphalte ayant par endroits carrément disparu!

Le long du Roldalsvatnet. J'ai la très nette impression qu'il n'est pas à son niveau normal, et vous? En tout cas, ici, je n'ai pas entièrement l'impression que le printemps soit là. Cette vallée est vraiment vraiment très froide!

Vous voyez, ça manque de verdure, et on sent bien que la neige est juste partie.

Cette partie du lac est encore bien gelée.

L'aspect en été doit être totalement différent, et le ressenti également. Il faut que je revienne!

Voilà Roldal là-bas dans le fond. Je ne vais pas jusqu'à la ville, ma route bifurque juste avant.

Voilà. Je viens de bifurquer à gauche, vers le nord-ouest. Et de suite, ça grimpe. Voici une vue globale du Roldalsvatnet que je viens de longer ici, à droite. La route 13 est désormais impeccable. En fait, elle se confond maintenant avec la E134 en provenance de Haukeligrend, ça devrait vous dire quelque chose. Non? Alors, il faut revoir vos cours, les enfants... Haukeligrend se trouve à une cinquantaine de km à l'est d'ici. J'y suis passé lors de ma première semaine en Norvège, en haut de la fameuse route 9. Je suis à peu près à la latitude du grand lac Totak qui était complètement gelé!

Les preuves... J'arrive de Sand sur la 13, et je vais à Odda, sur la 13, qui est aussi la E134 venant d'Haukeli.
Voilà pour les amoureux des itinéraires. Maintenant que le point est fait, je repars.

Extraordinaire. Encore un brusque changement, en quelques minutes, et c'est comme si j'avais été téléporté en haute montagne. C'est ici le domaine du ski, il y a même une station un peu plus haut. Ici, c'est la chaîne montagneuse située à ma gauche en roulant, donc vers le sud-ouest. Ces sommets sont à 1500-1600 mètres, ce qui correspond à du 2500 mètres minimum sous nos latitudes en France...

Si vous voulez voir d'en haut la route que je vais prendre, c'est ici... Superbe!

Là-bas, minuscule, à peine visible, l'entrée du Roldalstunnelen. En fait, il y a une route, là, à droite, et c'est l'ancienne route. Elle est toujours en activité, si j'ose dire. Et je voulais la prendre! Mais je ne l'ai pas vue, tout simplement. Et je me retrouve dans le tunnel avant même d'avoir pris conscience que c'est celui que je ne voulais pas faire. En effet, je préfère mille fois plus rouler à l'air libre, et avec les paysages, s'il-vous-plait, que de rouler dans la montagne, sous des milliers de tonnes de rochers.... Par contre, ce que je ne sais pas, et ne saurai jamais, c'est: "était-elle ouverte?".

Cette ancienne route, mise en circulation en 1875, n'était ouverte que quelques mois dans l'année. En hiver, le postier était le seul à la prendre, une fois par semaine. En 1903, il fut emporté par une avalanche et emprisonné sous la neige pendant 54 heures. Il se libéra en creusant un tunnel avec sa trompette de postier. Je tiens cette histoire de ce lien.

Je vous livre ci-dessous en italique le texte que j'avais écrit le soir même dans ma tente, sur ce moment de la journée.

De suite, à peine quitté Roldal, c'est la haute montagne, mais vraiment de façon instantanée: stations de ski partout, avec pistes encore en activité! Quel pays de contrastes, ça me surprendra vraiment toujours! Neige, neige, neige, cascades gelées, et tout et tout. Et pour mon malheur, alors que je l'avais vue sur la carte, je me trompe de route! Non, pas vraiment, je vous explique. Ils ont creusé la montagne sur au moins 7 km, et la route vous y conduit directement: dans un tunnel, horrible, froid, mais froid, je suis transi! 7 km sous cette masse de roches, le thermomètre est descendu à 9 degrés pendant que je roulais là-dedans, faut pas être claustrophobe! Alors que la route normale, enfin l'ancienne, existe toujours, mais il fallait que je voie l'embranchement... Je la retrouve en sortie d'un deuxième tunnel de 2 km seulement, mais avec un feu rouge et des travaux dedans! GELE, le gars Jef, complètement gelé! Photo ci-dessus, à la sortie du premier tunnel. Dans le lointain, les neiges éternelles, les glaciers sur lesquelles on peut aller en plein été... Alors normal que ça caille...

Cette photo est prise du même endroit. Ici, il n'a a pas une mouche, c'est génial!

Et voilà la sortie du deuxième tunnel. Ouf, je suis bien content d'être à nouveau à l'air libre. C'et splendide.
J'ai l'impression que je vais avoir une longue descente... JJ va être content, il va pouvoir se laisser "rouler"...

La petite ville en bas, c'est Skare.

Zoom de la photo précédente.

Sublime. Je pile car je la vois au dernier moment, sur ma droite, alors que je suis en train de la dépasser! Elle chute tellement près de la route qu'elle me fait sursauter!

La route 13 alias E134 continue de descendre. Elle suit maintenant le flot très vigoureux de la rivière Lona, qui sort du lac Lonavatnet... J'entre dans la Sandvedalen, la vallée de la Sandve. La cascade est juste derrière moi, assourdissante!

Un peu plus loin, il y a un parking, et même une boutique de souvenirs. Pourquoi? Tout simplement parce que je me trouve en face d'une des chutes d'eau les plus réputées de Norvège. Le débit est absolument énorme. Il s'agit de la Lätefossen (Fossen = chute d'eau en Norvégien). Cette cascade se divise en fait en deux parties. La hauteur de chute génère un brouillard continuel. Le ciel en a perdu de sa couleur!

JJ se prend un peu d'embruns. J'ai du mal à prendre l'ensemble sur la photo, tellement le site est grandiose!

Les jaillissements de l'eau dégagent une telle lumière, une telle blancheur, que je n'arrive pas à faire une seule belle photo! Il aurait fallu que j'achète ce fameux filtre gris dont m'a parlé un allemand, qui a fait des photos extraordinaires en Norvège, et m'a expliqué sa façon de procéder, mais... je n'ai pas acheté de filtre!

Détail d'un des bras de la cascade.

Admirez un peu ce débit!

Et c'est pareil de chaque côté!

Je reprends la route et je pénètre dans la Sandvedalen qui s'élargit maintenant. Tiens, une cascade là-bas.

Comme je descends en altitude, je monte au thermomètre. 17 degrés, mais c'est tropical, dis donc!! En tout cas, vous pouvez rigoler, je me sens déjà mieux. Rouler à 9 ou rouler à 17, ça fait une sacrée différence, quand on n'est pas bien équipé en vêtements! Quand je pense que je trimballe 10 kilos de gilets dans mon sac, bien protégés...
Le paysage est extraordinaire, avec une très belle luminosité, dommage que ce soit un peu brouillé à l'horizon.
La Lona est superbe!

Encore une merveille naturelle. Et quelle grandeur! Regardez les arbres en bas pour avoir une idée de l'échelle. Ouaahhh...

Je ne sais pas pour vous, mais je suis encore une fois sous le charme, et comme je vous le disais, en quelques kilomètres, le paysage, l'environnement, tout est différent, complètement nouveau.

Gronsdal. Que cette vallée est jolie!

Les petites maisons rouges qui se reflètent dans l'eau, une nouvelle cascade plus loin, les neiges dans le lointain, tout cela ressemble à un fabuleux tableau. Mais non, je ne rêve pas, c'est vivant, ça existe bien!

Et le lac, c'est le Sandvinvatnet, 4,30 km2, 88 m d'altitude, 11,90 km de périmètre.

Là, c'est l'imposant Jordalsnuten, qui pointe à 1.043 mètres d'altitude, le pilier sud de la vallée du Buerelvi.

Jordal, en bas, qui ferme -ou qui ouvre, comme vous voulez- la Buerdalen. En haut, le Eidesnuten, avec ses 903 m.

On voit magnifiquement bien la Buerdalen, avec au fond le spectaculaire glacier Buerbreen, un bras du majestueux glacier Folgefonna, ou Folgefonn, qui culmine à 1.638 m.

Fin du Sandvinvatnet et les maisons d'Eide.

Eide.

Et j'arrive à Odda, il est presque 13 heures, je décide de stopper au soleil et de manger. Je suis sur un promontoire, dominant Odda, et surplombant un torrent d'eau bouillonnante en provenance du Sandvinvatnet que je viens de quitter, et qui se jette dans le Sorfjorden, que vous voyez au loin. Je suis merveilleusement bien. Vous pouvez voir au premier plan les restes de mon fastueux repas, et la bouteille d'eau... Délicieux!

Après manger, je suis en pleine forme, je n'ai plus froid, et je prends la direction de la Buerdalen que je vous montrais plus haut en photo. Au bout d'un km, c'est la déception, mais je ne suis qu'à moitié étonné, vu ce que je sais de ce pays maintenant: la route est fermée! Ce n'est pas grave. Je continue donc mon chemin vers le nord.

Zoom de la précédente, vers le Sorfjorden.

 

Donc, cet immense fjord, long et étroit comme souvent, c'est bien évidemment de l'eau de mer. Regardez la couleur de l'eau sur ma carte en haut de page, différente de la couleur utilisée pour les lacs.

Tout en haut, derrière ces sommets, se trouve le haut plateau glaciaire du Folgefonna.

La fonte des neiges alimente de nombreuses et jolies cascades.

A portée de main, le Folgefonna, toujours.

De bien belles maisons sur les rives du Sorfjorden, qui fait environ 40 km de longueur, pour une largeur moyenne oscillant entre un et trois kilomètres.

La route s'élève parfois nettement au-dessus du fjord, et les paysages sont encore plus jolis avec l'altitude.

Sinon, elle longe le fjord, mais passe aussi sous quelques tunnels, plus ou moins longs, entre 200 mètres et 2 km environ.

Voilà un tunnel qui arrive. La montagne que vous voyez à l'horizon est de l'autre côté du fjord!

Et en roulant ici, j'ai parfois l'impression de me promener sur la côte d'azur. Décidément, la Norvège!

Là-hait, c'est toujours le grand plateau glaciaire!

Je suis là entre Tyssedal et Espe, à hauteur de Skjeldvik. Le village en face, ce doit être Kvitno.

La route s'élève maintenant vers Espe.

Très dommage, cette brume qui apporte tant de flou dans l'image, mais je ne peux rien y faire, malheureusement.

La route est suspendue au-dessus du fjord, et semble me rapprocher des montagnes de l'autre rive. C'est le massif du Steinafjell qui domine cette partie, à 1.404 mètres d'altitude seulement. Mais ici, c'est vraiment quelque chose!

Et soudain, une fois de plus, c'est l'émerveillement. Mais peut-on encore être plus enthousiasmé. Oui, je crois que c'est continuel dans ce pays. Ce que j'ai sous les yeux, là, autour des maisons disséminées dans la pente. C'est quoi? Mais des arbres fruitiers, en fleurs! Oui, en face de montagnes encore recouvertes de neige sur les hauteurs. La température est remontée à 17-18 degrés, et il y a du vent presque chaud, du moins certaines petites rafales!

C'est admirable, je suis encore scotché par ce spectacle. Si je m'attendais! Trouver des arbres fruitiers en fleurs ici!

Et les pentes en sont complètement recouvertes.

Il doit y avoir plusieurs variétés ou types de fruits, car ici, les fleurs ne sont pas encore sorties!

Quelle corniche, mes enfants, quelle magnifique corniche. Franchement, si vous venez en Norvège, faites la route 13, elle est énorme en diversité. Remarquez, les autres aussi, alors. Bah, prenez celle que vous voulez, au hasard, n'importe laquelle, je gage que ce sera beau, forcément, et je suis prêt à parier!

Les habitations sont partout à flanc de montagne, dispersées, mais de façon continue. Ce sont pour la plupart des agriculteurs. Le village que vous voyez ici, c'est Sekse -non, pas "sexe", je vous entends déjà rigoler!

En face, c'est Reiseter, Bleie, Nä, Vikebygd...

Stor et Borve. On ne croirait pas que le fjord fait nettement plus d'un kilomètre de largeur!

Pour vous donner une idée de la falaise, du mur qui longe le fjord en face. Enorme!

Zoom vers le sommet.

Lofthus, dans l'Ullensvang. Dans le fond, le Fujiyama.

Zoom maximum sur le Fujiyama... Non, c'est l'Oksen, un beau morceau! Il ferme le Sorfjorden!

Je fais une petite pause d'une quinzaine de minutes ici à Lofthus, car je trouve une cabine téléphonique internationale sur la petite place, ce qui me permet de donner quelques nouvelles à la famille. Ils sont tous au boulot, les pauvres!

Est-ce que vous voyez l'église?

Les églises sont toujours plus ou moins cachées par des arbres, lesquels entourent les cimetières, qui eux-mêmes entourent l'église. C'est pourquoi elles sont toujours très difficiles à photographier. L'église de Lofthus.

La vitesse est pratiquement toujours limitée à 60 sur cette route, et très franchement, rouler plus vite est certainement dangereux, car les virages sont très secs, et les louper signifie ici de gros dégâts...De toute façon, les panneaux de limitation de vitesse ne me concernent pas, je roule toujours nettement moins vite. Bien mieux ici, le long de ce fjord, je m'arrête toutes les deux minutes tellement je suis en admiration de tout ce qui m'entoure.

La montagne en face, à l'horizon, marque la fin du Sorfjorden. C'est Oksen, qui pointe à 1.241 mètres!

Et à nouveau, ici, les flancs sont couverts d'arbres fruitiers. Cette me fait penser un peu au Japon et au Fujiyama...

Voilà la fin du Sorfjorden, dans sa partie nord. A droite, c'est l'Eidfjorden.

Un ferry vient de partir, on dirait. Et c'est sûrement mon ferry, mince alors, pas de chance!

En effet, vous reconnaissez Oksen en face, et juste devant JJ, l'Eidfjorden. Je suis devant la station d'essence de Kinsarvik.

Kinsarvik. A gauche, l'immense parking vide pour l'instant, et qui est constitué de 4 longues files, représentant la quantité de véhicules capables d'être embarqués sur le ferry! Il est 15 heures.

La petite église de Kinsarvik, dont la porte est ouverte! Fantastique, j'ai le temps, car je dois attendre mon prochain bateau.
Je vais donc enfin pouvoir pénétrer dans une église norvégienne.

Et je ne suis pas déçu, mais alors pas du tout! Les peintures murales, naïves, me plaisent beaucoup. Ici, des diables!

La chaire est extraordinaire.
Je suis ébahi par ces peintures si colorées, qu'on dirait juste peintes tellement les couleurs sont fraiches!

L'autel. C'est vraiment très particulier.

L'orgue, là-haut, au-dessus de ce balcon entièrement peint!

Les bancs pour les fidèles. Au-dessus, c'est la balustrade sous l'orgue.

Détail de la balustrade. Ah, ici, un coup de pinceau ne serait pas de trop...

Superbe tableau. Vraiment, j'aime bien ce style!

1836 - 1837 Eglise de Kinsarvik. Pour le reste, traducteur, s'il-vous-plait!

Je ressors, car je ne voudrais pas louper mon ferry. Pourtant, je serais bien resté plus longtemps à l'intérieur.
Le cimetière, autour de l'église. Dois-je préciser, à l'extérieur, évidemment...

Cette grande colonne de pierre se situe devant l'église, dans ce joli parc un peu à l'anglaise.

Bon, la file commence à se constituer. JJ veut se placer. Pourquoi lui refuser ce plaisir...

15h50, départ de Kinsarvik. Je vais à Kvanndal, mais le ferry fait une halte obligatoire à Utne

Zoom sur Kinsarvik.

Vous voyez la route 13 qui vient de contourner la profonde et rectangulaire baie de Kinsarkik et part longer les rives de l'Eidfjorden qui commence là, vers la droite.

La tronche de JJ. Evidemment, il fait un peu la tête, car il ne voit rien derrière le bastingage. Je lui ai dit de manger de la soupe pour grandir un peu... En tout cas, il n'a pas à se plaindre car, sur ce ferry, il n'est pas attaché!

En ligne parfaitement droite, entre Kinsarvik et Kvanndal, il y a 12 bons kilomètres, mine de rien!

Apparition de l'Eidfjorden, qui fait ici plus de 3 km de largeur!

Kinsarvik est de plus en plus petit, ce qui me semble normal, compte tenu du fait que je m'en éloigne!

La route 13 qui suit, comme je vous l'ai déjà dit, l'Eidfjorden. C'est magnifique!

Toujours la 13 qui s'enfonce le long de l'Eidfjorden.

Le long de l'Eidfjorden, qui est à ma droite.

Vue globale vers le fond de l'Eidfjorden, qui va vers le nord-est en se rétrécissant.

Kinsarvik au fond, et à gauche, l'Eidfjorden.

J'ai maintenant traversé l'Eidfjorden. Je tourne la tête à droite. Me voici en face de l'Oksen. Impressionnant, hein?

Un coup d'oeil à l'arrière gauche maintenant! Là-bas, au fond à droite, c'est le Sorfjorden, celui que j'ai longé cet après-midi.
J'étais sur l'autre rive, au loin.

Au fond à gauche, les montagnes à l'arrière de Kinsarvik, et à droite, l'embouchure du Sorfjorden.

Derrière cette pointe, à droite, l'entrée du Sorfjorden!

Utne, et son église. le ferry fait une halte ici, pour décharger et charger d'autres véhicules.

Le cimetière n'est pas autour de l'église!
Je prends toutes les photos du haut du pont supérieur du ferry. Les manoeuvres sont très rapides, comme toujours. En fait, les horaires sont extrêmement précis, et ils sont à l'heure, comme des trains!

Utne toujours: la file des véhicules en attente d'embarquer sur notre bateau.

Au loin, on aperçoit la côte de l'autre côté du fjord, appelé ici le Indre Samlafjorden, très bizarre! Imaginez que le village d'Utne soit situé au centre de la partie supérieure d'une pointe de flèche cassée. Les deux parties droite et gauche de la pointe de flèche sont entourées d'eau. A droite, le Sorfjorden remonté cet après-midi, et à gauche justement l'Indre Samlafjorden, bien plus large que le Sorfjorden. Et au bout de la pointe cassée, c'est également plein d'eau, et c'est là où je suis actuellement! C'est le Utnefjorden, tel qu'on le voit sur cette extraordinaire photo.

Utne encore, comme c'est écrit sur la maisonnette. A gauche, tous les pneus le long du quai, pour protéger les navires lors des accostages. La file d'attente est vide: ils sont tous montés à bord... On repart. Le tout s'est fait en moins de 10 minutes! En fait, en vérifiant sur la trace du GPS, nous sommes resté exactement 6 minutes à l'accostage! Trop fort, l'organisation!

Vue globale d'Utne. Magnifique.

Ah ah, on brasse de l'eau maintenant! En fait, le pilote retourne le ferry, pour remettre vers l'avant la partie qui se rabat pour embarquer et débarquer les véhicules! On fait demi-tour pour repartir dans l'autre sens!

De l'autre côté, à environ 3 km, l'énorme masse de l'Oksen.

Zoom sur Utne et ses vergers en fleurs, ici aussi.

La moindre parcelle de terrain semble être cultivée. Les Norvégiens ne m'avaient pas habitué à ça jusqu'à maintenant!

Jolies maisons sur les hauteurs d'Utne, toujours.

A la pointe d'Utne, juste à l'embouchure de l'Indre Samlafjorden.

Le bateau s'éloigne rapidement, mais j'ai encore le temps de prendre deux-trois photos intéressantes d'Utne.
J'aime bien celle-ci -je m'envoie des fleurs de temps en temps... On aperçoit un petit tracteur en haut de la colline.

Une belle maison typiquement norvégienne, qui me fait penser à la Louisiane...

C'est un village d'agriculteurs.

Croisement avec un autre ferry qui revient justement de Kvanndal, au milieu de l'Utnefjorden.

Voilà, le croisement vient d'avoir lieu, sans aucune collision! Vous me direz, s'il y a un jour une collision ici, alors soit ce sont de jeunes pilotes inexpérimentés, soit ce sont de vieux pilotés complètement "bourrés"... Au loin,Utne, dont on s'éloigne rapidement maintenant. Ah oui, autre information, pendant que j'y pense. ces ferrys "roulent" à environ 20 km/h, c'est-à-dire beaucoup, mais beaucoup moins vite que celui sur lequel j'avais fait le Lysefjorden, qui fonçait à 50 km/h, souvenez-vous!

Ce camion de troncs d'arbres est monté à bord à Utne! Je rigole, car vous n'avez pas vu la tronche de JJ quand il est rentré!

Derrière ce gros rocher, c'est le Granvinsfjorden, qui est, pour sa part, parallèle à l'Eidfjorden.

Et ça, c'est à l'autre bout, justement, vers l'Eidfjorden! L'Utnefjorden fait environ 3 km de largeur.

Kvanndal, but de cette petite traversée.

A nouveau un coup d'oeil vers l'Eidfjorden. A gauche, les pentes terminales de l'Oksen. Kinsarvik, pour vous resituer l'ensemble, se trouve tout au fond à droite -non visible-, et Utne à ma droite.

La même, avec un gros plan sur la pointe de l'Oksen jouxtant l'Eidfjorden.

Le ferry frôle la falaise de l'Oksen, à l'entrée du Granvinsfjorden.
Comme la même pente continue sous l'eau, le tirant d'eau ne pose ici aucun problème...

Le Granvinsfjorden fait un coude avant de s'enfoncer vers l'intérieur des terres.

Après avoir "rasé" la côte, le ferry bifurque à gauche, vers l'ouest. On va traverser le Granvinsfjorden.

Voilà exactement ce que mon ferry est en train de faire, vu du haut!
Et ce qui est incroyable, c'est que ces photos ont été prises quelques jours après mon passage!

Hamre, en bas de l'Oksen, près de l'embouchure du Granvinsfjorden dans l'Utnefjorden.

Voilà, je suis au centre du Granvinsfjorden, et je regarde vers le fond. Il va en se rétrécissant jusqu'à... Granvin!

Zoom sur la route 7, qui monte vers Granvin le long du fjord de même nom.

Arrivée à Kvanndal. Il est 16h40. Le temps total de la traversée avec l'arrêt à Utne est de 55 minutes.

Sitôt quitté le ferry, je me retrouve maintenant sur la route 7, que je prends en direction du sud-ouest. Là, je regarde en arrière, vers cette grosse montagne que vous reconnaissez peut-être : l'Oksen, encore et toujours.

Evidemment, je suis en contre-jour, mais ce n'est pas mal quand même! La route n° 7 le long de l'Indre Samlafjorden.

Je roule donc face au soleil couchant. Par conséquent, avec en plus la brume de plus en plus épaisse, les photos de face sont quasi impossibles. Alors je surveille dans les rétros, et quand j'en voie de belles, stop, descente du scoot, photo, et redémarrage. Ah là là, qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous! Vous saurez de vous-mêmes celles prises de face ou en arrière. Les cascades continuent de plus à tomber dans le fjord. C'est sans arrêt.
Dommage que ce soit si brouillé, car c'est splendide.

En regardant vers l'arrière, j'ai la surprise de voir cette belle plage. Comme c'est beau ici aussi!

Un zoom sur la plage en question. Au fond à gauche, c'est toujours l'Oksen. Ici, c'est Lussand.
Et la pointe en face, c'est le bout d'Utne, à l'embouchure entre l'Utnefjord et l'Indre Samlafjorden.
Maintenant, regardez le fjord qui est à ma droite, vu depuis Oksen justement... Merveilleux!
En fait, l'Indre Samlafjorden fait partie de l'immense réseau de fjords du Hardangerfjorden.

Et comme toujours, l'eau dégouline des immenses parois de pierres! Et la sacoche gauche de JJ pend lamentablement...

Vue vers l'arrière encore une fois. L'anse de Lussand au premier plan, et Oksen sous les nuages, à l'horizon.
Oksen, c'est celui-là même que je nommais "Fujiyama" le long du Sorfjorden!

C'est Alvik que je viens de dépasser.

Puis je traverse ensuite Ytre Alvik. Je retrouve des vergers à la sortie du village. Une cascade dévale la pente à droite.

Mais c'est une très belle cascade, en fait! Au premier plan, les rangées d'arbres fruitiers.

Détail sur la belle et très longue cascade. C'est même un torrent déchainé!

La côte du Hardangerfjord est, à cet endroit, extrêmement découpée. C'est dommage que je sois en contre-jour. J'arrive dans la partie du fjord qui prend le doux nom de Ytre Samlafjorden!

Vers l'arrière. Je vais légèrement contourner le mini fjord de Fykse en le traversant sur un pont.

Là, c'est Fykse que je traverse. Vous voyez l'île minuscule au centre de ce petit fjord?

Eh bien, la voilà, de beaucoup plus près. J'arrive de là-bas, puis j'ai contourné de mini-fjord!

Rykkje

Rykkje encore, et sa jolie baie, en face de l'île de Kvamsoy.

La route 7 est passée au-dessus de Laupsa, que je découvre un peu avant d'arriver à Oystese, avec en premier plan le beau jardin fleuri de cette petite maison. Est-ce à nouveau une "côte d'azur"? OUI. Assurément. Splendide!

Zoom sur Laupsa.

La plage de Laupsa, et son petit embarcadère.

Laupsa encore. Rykkje est derrière cette pointe, à gauche.

L'église de Oystese. Et bien sûr, son cimetière.

L'Ytre Samlafjorden est constitué de deux petites baies. Oystese se trouve au fond de la première, que je contourne. C'est ainsi que j'arrive à Borve, de l'autre côté de cette première baie. La petite ville de Norheimsund se trouve au fond de la deuxième. Je voulais la traverser mais, à Borve, la route passe juste devant un camping. Je suis un peu fatigué, et je prends la décision de rester ici, au bord du fjord. Il est 17h45, c'est parfait.

Le prix est cher: 130 NOK, sans l'électricité. Je dis au gars que c'est trop cher, et les Norvégiens, vu sa tête, ne doivent pas être très habitués à ce qu'on discute les prix. Mais il se reprend vite, et exceptionnellement, accepte de me faire ce prix AVEC l'électricité. Enfin quand même. Il me raconte que sa fille est justement en France en ce moment, sur la côte d'Azur...

La vue en face de ma tente est franchement très belle, bien qu'un peu brouillée, car de gros nuages s'agglutinent sur les montagnes, en face de moi, de l'autre côté du fjord, dont la rive est à plus de 8 km!

Alors, je ne suis pas bien, là, hein? Qu'en dites-vous? L'île se trouvant derrière le petit bateau est Kvamsoy.

C'est par là-bas que je vais aller demain.

On voit beaucoup mieux Kvamsoy comme ça. Les maisons à gauche, c'est Borve. Oystese se trouve dans la baie derrière Borve. Et la sur pointe qui s'avance vers Kvamsoy se trouve donc Laupsa, vue tout-à-l'heure.

19 heures. Dernière photo avant d'aller me coucher.. hum hum, enfin non, avant d'aller m'allonger dans mon duvet, bien au chaud sous la tente, pour regarder mes photos et préparer mon compte-rendu!!

Et ça me prend tellement de temps en plus de sélectionner les photos, les rapetisser, etc...
que je vois sur le PC qu'il est... MINUIT
Allez, gros bisous je vous laisse, je commence à avoir mal au dos.
Au fait, environ 190 km aujourd'hui, et... 409 photos.
Vous comprenez pourquoi il me faut tant de temps...


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