Laerdalsoyri - Aurlandsvangen - 18ème jour

Lundi 15 mai 2006 - 18ème jour de voyage

Laerdalsoyri - Aurlandsvangen

258 km - 259 photos - 135 sélectionnées pour le site!

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Réveil à 5h40, décidément trop tôt. Mais je sais pourquoi: les mouettes. Elles font une comédie d'enfer, j'ai envie de les gifler, mais ça ne servirait à rien. Ben oui, en fait, même au fin fond des fjords, on est un peu au bord de la mer! Je me rendors toutefois illico, pour ne rouvrir un oeil qu'à 8h...


Il a plu cette nuit, plusieurs fois, car le bruit des gouttes sur la toile m'a réveillé. Mais ce matin, ciel majoritairement bleu, avec toutefois quelques cumulo gris et gris foncé qui ne me disent rien qui vaille, mais bon... On verra bien.


Petit déjeûner, puis direction réception du camping à 9h15 pour récupérer mon chargeur de piles. Le gars super sympa, quand je lui ai dit hier soir que le prix du courant était trop cher, m'avait dit que si c'était pour charger des piles, il s'en occuperait. Génial. D'ailleurs, ce camping n'est pas très cher, hyper propre, tout neuf, vraiment excellent.


Puis je me mets à discuter avec le gars qui est juste à côté de ma tente. Il a un Renault Trafic noir aménagé camping-car superbe. On discute un peu en anglais, très gentil. Je continue à plier ma tente, puis il revient discuter toujours en anglais, et mal: il le parle moins bien que moi, c'est pour dire -oui, oui, ça existe, je dis ça pour ceux que j'entends déjà dire "pas possible".... Puis je réalise tout d'un coup que c'est un allemand, et je lui dis qu'on peut aussi parler en allemand si il préfère. Oui, oui, il préfère! Ah, là, ça vous en bouche un coin, et tac... En fait, avec l'anglais et l'allemand, je me débrouille bien un peu partout. Bref, là-dessus sa copine arrive, et on se met à discuter pas mal. Là-dessus, j'apprends qu'en Allemagne, Renault vend des Trafic déjà aménagés aux alentours de 35.000 euros, mais qu'ils ont eu le leur en véhicule de foire à 3000 km pour 29.000 euros, et elle me dit que leur vendeur en vend un chaque année. Bien sûr, ils ont reçu l'adresse de mon site pour pouvoir m'envoyer les coordonnées du gars en question. Et 8 mois plus tard, je n'ai toujours rien reçu...
Bon, ils n'ont que 15 jours de vacances, eux, alors ils se sauvent, et moi aussi, car j'ai du pain sur la planche, et il est déjà 10h15 quand je démarre... Ben oui, mais faut bien discuter un peu avec les voisins, non?


La température, qui était de 12 degrés au soleil sur le terrain de camping se remet de suite à sa place normale: il fait 9 degrés. Mais ça va, je n'ai pas froid, et pourtant, je n'ai mis ni la tenue de pluie, ni le blouson supplémentaire.

Je commence de suite par m'arrêter à la pharmacie -je vous rappelle que je suis à Laerdalsoyri- pour acheter une pommade pour mes doigts; en effet, avec ce froid, mes doigts se coupent, j'ai plein de gerçures, et ça fait très mal. Et si ça s'arrange pendant la nuit, ça recommence de plus belle le lendemain. La pharmacienne m'en propose une et me demande si ça me va, ce à quoi je lui réponds de me donner ce qu'elle prendrait pour elle. Et voilà. 50 NOK la pommade, j'en mets de suite, et ça redouble mon mal, mais je me dis que c'est pour mon bien! Et c'est parti, enfin!

Je passe devant l'église -je suis toujours à Laerdal-

L'église avec JJ qui voulait absolument être publié aujourd'hui, je lui dois bien ça; sur cette photo, je suis en fait en pleine ville, pour vous dire que les villes ici sont comme des villages chez nous, et c'est très aéré, vraiment très agréable.

Cette photo est prise en centre ville, c'est vous dire l'espace... Pas de stress chez les Norvégiens!

Bon cette fois, je roule pour de vrai, il est 10h30...

Le paysage est très joli, dans une vallée assez large.

C'est bien vert et il n'y a pas de neige ici, mais les hautes montagnes ne sont pas loin...

Un petit coup de zoom pour vous montrer ce que ça donne. Superbe, non? Enfin, comme d'habitude!

A un moment, je vois "route historique", j'hésite et je ne prends pas, compte tenu et de mon retard, et aussi du fait que je ne vois pas cette route sur ma carte, et j'ai un peu peur de me retrouver dans la neige... Et aussitôt après, un tunnel.

Puis, en sortie de tunnel, un nouveau panneau "route historique", avec l'indication d'une stavkirke.
Je ne prends encore pas, puis à nouveau aussitôt un tunnel -de 3 km quand même- ...

Zoom sur la montagne de la photo précédente.

En sortie de tunnel, je tombe sur l'arrivée de la fameuse route historique, et l'indication "stavkirke". Cette fois j'ai compris: ce n'était pas une route historique, mais tout simplement l'ancienne route, avant la construction des tunnels!
Là, je regrette de ne pas l'avoir prise!. Mais j'y vais, pour voir la stavkirke que voici - jolie, hein?

C'est la Borgund stavkirke. Il y avait ici un lieu de culte avant le christianisme. Puis il y eut une cité, redécouverte par les fouilles, et l'église, qui date de 1150, en est un vestige restaurée au début du 20ème.

Sans commentaire!
Ou plutôt si. Lisez cet extrait du guide bleu 1988 page 176.

"Si l'on ne devait voir qu'une seule stavkirke en Norvège, c'est celle-ci. Face à une nature sombre et un peu accablante -je ne partage pas cet avis- la verticalité de cette stavkirke a quelque chose de prodigieux. Construite en 1150-1180 et vouée à Saint André, la stavkirke de Borgund est, avec celle de Heddal, la mieux conservée et la plus étrange des stavkirker. La disposition des toitures étagées sur six niveaux avec leurs plans inclinés couverts de lamelles de bois comme des écailles, les têtes des dragons qui paraissent jaillir des extrémités des crêtes ajourées, les décrochements en saillie, la galerie extérieure constituent le prototype achevé de ce genre de cosntruction."

Si vous voulez des informations sur les techniques du "bois debout", allez voir ici.

Il y en a une deuxième par derrière, mais tout est malheureusement fermé!

Détail sur les sculptures de toît qui m'intriguent.

Je ne vois pas beaucoup d'animaux en Norvège, alors je prends une photo!

Il y en a quelques uns dans le pré à côté.

Vue d'ensemble du site.

Voici donc à gauche la petite route historique qui conduit à la Stavkirke et évite les tunnels.
C'est dans un cadre admirable que je retourne sur la E16.

Ah pour ceux qui se chauffent au bois, ils vendent en containers tout prêts, déjà soigneusement coupés et rangés...
Trop lourd pour JJ.

Quelques trolls sur le bord de la route me souhaitent la bienvenue.

Ici habite un artisan sculpteur de trolls.

Il travaille bien et, en plus, il a du goût.

Bienvenue à la maison. C'est superbe, non?

Vue d'ensemble de la maison. On se croirait presque en Louisiane, peut-être à cause de la couleur, et surtout du bois.

Et voici la vue qui s'offre aux trolls, et aux habitants des belles maisons blanches. Le sens du spectacle, du panorama.

Au fait, je ne vous l'ai pas dit, mais je suis sur la E16. Vous vous souvenez, je l'ai quittée hier pour grimper sur le plateau et longer le lac Tyin. Si j'avais poursuivi tout droit, je serais arrivé ici.

De nombreuses fermes sont installées dans cette vallée, ce qui la rend plus vivante.

Après avoir passé Borlo, je tourne à droite. je quitte la E16 et m'engage sur la route 52, qui me conduit à Gol. Gol, ça ne vous dit rien? J'y suis pourtant passé hier! Un panneau au début de la route indique "ouvert". Enfin, non, ce n'est pas écrit "ouvert", mais "äpen", car en Norvège, les panneaux ne sont pas en français... Alors, si c'est ouvert, c'est que ça peut être fermé, non? Ben oui, il m'arrive aussi de réfléchir! Ce qui veut dire que ça va grimper! Et effectivement, en 3 virages-épingles à cheveux, mon thermomètre descend à 7 degrés.

STOP: je m'habille, les deux cagoules, le pantalon et les bottes de pluie. Je décide, compte tenu du fait qu'entre-temps, le ciel est devenu tout bleu, de ne pas mettre le blouson, que je me garde en réserve.

Très vite, comme toujours en Norvège, la végétation disparaît et le paysage devient plus sauvage. On grimpe...

Des ruisseaux de fonte dévalent les pentes, la neige laisse la place à l'herbe écrasée qui va renaître.

En Angleterre, il y a des bancs sur les bords de route pour se reposer ou tout simplement pour admirer le paysage.
En Norvge, ce sont des... divans, carrément!

Vision surréaliste, je vous donne ma parole d'honneur que la photo n'est pas truquée!

Là, je suis sur la route devant le canapé, lequel se trouve sur ma gauche.

Et au même endroit, JJ m'attend. Là, c'est le chemin que je viens de parcourir.

Et je monte toujours. J'avais raison, ça grimpe vraiment dur, et dix minutes plus tard -oui, dix seulement-, je roule pèpère sous la charmante température de 2 degrés. Oui, messieurs-dames, à nouveau 2 degrés. Sale temps pour le touriste que je suis!

J'arrive de nouveau sur un plateau, je quitte le comté du Sogn og Fjordane pour retrouver le Buskerud, vous savez, celui où se trouvait ce chemin parcouru avant-hier.

Il y a beaucoup moins de neige ici que sur le plateau de Tyin où je me trouvais hier soir. L'altitude doit être inférieure.

J'aime moins ce plateau parce qu'il manque de neige. Et tout simplement parce qu'en période de fonte des neiges comme maintenant, l'herbe est évidemment complètement détruite, d'une couleur brune, et c'est beaucoup moins joli. Je pense qu'en été, ce doit être complètement différent, avec une herbe belle et verte, et les prés couverts de fleurs. De plus, ce plateau est assez désertique, en ce sens qu'il n'y a pas d'arbre, et j'aime les arbres.

Voici donc une ville norvégienne... J'ai hésité à vous mettre cette photo. Tout simplement à cause de son aspect visuel. Regardez bien. Les couches alternées neige-rocher sont plus ou moins dirigées, en virages, vers moi. Et cela donne un effet de perspective très particulier. On a l'impression que quelqu'un a aplati la montagne, a posé sa main sur le sommet et a appuyé très fort... J'ai envie de prendre la montagne et de la soulever pour que ces grandes stries de rocher, au lieu d'être en zigzags, redeviennent droites pour montrer une belle pente...

Il me semble que j'atteins maintenant la partie haute du plateau, ce que je repère par la présence d'une neige plus abondante. C'est ici que se trouve la frontière avec le Buskerud. J'ai souvent remarqué, en regardant les cartes, que les sommets de plateaux servent de frontières entre les différents comtés.

Au premier plan, je déconseille le trekking. C'est un lac, et à cette saison, marcher sur les lacs peut s'avérer dangereux! Il s'agit de l'Eldrevatnet, altitude 1116 mètres quand même.

Le piquet de neige, une fois de plus, ne laisse aucun doute sur les épaisseurs de neige pouvant être atteintes ici.

J'ai un peu l'impression d'être au bout du monde! Le nombre de véhicules croisés à l'heure tient largement sur les doigts des deux mains, peut-être même d'une seule!

Chouette, ça redescend, la température va donc forcément remonter. Je me les gèle un peu quand même, mais ça vaut toujours le déplacement, y'a pas... si, il y a... photo! Je descends donc vers Hemsedal, et je me trouve par conséquent sur la "kommune" de Hemsedal. Ce mot "kommune", en Norvège, est comparable, en gros, à un arrondissement chez nous. Il s'agit d'un territoire administratif, portant généralement le nom de la ville -ou du village- le plus important. Eh bien, pour en finir avec ce que je voulais vous dire, la Kommune de Hemsedal fait 752 km2 et est peuplée de 1947 habitants -source 2006-, ce qui donne 2,6 habitants au km2. Donc de l'espace vital, ici, on n'en manque pas...

On pourrait tout aussi bien se croire sur les immenses routes traversant certaines régions aux USA, non?

Et voilà, ce que je vous disais, il fait 9 degrés maintenant! C'est génial.
Et la végétation réapparait, les arbustes sont là, mais ça manque globalement de couleur verte!

Je m'arrête prendre une photo juste à côté d'un chemin non fermé, et je vois un petit pont de planches. C'est à l'abri du vent, je ressens la chaleur du soleil, il est midi et demi, et je décide de faire ma pause ICI.

Le torrent apporte de la vie au paysage un peu figé. Vue vers l'est, ma direction.

De l'autre côté, vers l'ouest, d'où je viens!

Ah la Norvège, c'est aussi de l'eau, beaucoup d'eau, et presque partout!

Vous voyez les petits bouleaux, si abondants dans le nord. Ils n'ont pas encore reçu leur nouveau feuillage.

Mais les petits feuillus commencent à repousser, le "vert" arrive, la vie reprend ses droits.

Voici donc JJ près du petit pont. Ma route passe le long des poteaux électriques visibles plus loin.

Ombres et lumières alternent sur les pentes, au gré du passage des nuages devant mon ami le soleil.

La glace fond, la vie émerge de la neige!

Le mystère de la vie, la poursuite immuable des cycles, et nous qui ne faisons que passer!

Quelqu'un a oublié ou perdu son gant!

Pas même une demi-heure, c'est tout le temps que je me suis accordé!
Quelques km plus loin, j'arrive dans les faubourgs -un bien grand mot!- de Hemsedal.
Je profite d'une petite boutique pour me réapprovisionner en nourriture.

Et voici l'église de Hemsedal.

Un peu après Hemsedal, j'aperçois soudain une magnifique cascade gelée en haut de cette montagne.
Gol ne se trouve plus qu'à 26 km.

Pas complètement gelée, me semble-t-il. Mon zoom est un peu court, dommage!

Sur la gauche, ce n'est pas un lac, mais le torrent près duquel j'ai mangé tout-à-l'heure, qui s'élargit ici.

Quel dommage de voir ces tôles sur ces greniers, quel gâchis. Je préfère quand ils sont recouverts de végétation!

Je traverse ensuite une immense forêt de sapins sur environ 20 km, que je fais pratiquement sans m'arrêter, à 80-90 km/h, ce qui est très rare de ma part! Et j'arrive ainsi à Gol, où je suis déjà passé hier!
Juste le temps de faire le plein, de façon à ne pas être inquiété cet après-midi, et c'est reparti.

Je vais maintenant refaire une autre traversée du Buskerud pour retourner dans le Sogn og Fordane, où j'étais hier soir. En effet, j'explore région par région. Le Sogn og Fordane, la grande région des fjords, la plus belle, c'est pour après.

En attendant, le longe un lac sur la route 7 (déjà prise sur une autre portion, vous savez, la terrible traversée du Hardangerbrigda....), puis je la quitte pour la route 50, qui est marquée "ouverte"... Vous avez compris comme moi, si on marque "ouvert", c'est que, parfois, c'est fermé, ce qui veut dire... gla-gla!

Une remarque s'impose sur ce parcours d'environ 60 km. Je n'ai pris AUCUNE photo! J'avais décidé d'accélérer l'allure, car les heures passent vite, et je sais que j'ai un haut plateau à traverser. Et je me méfie de la Norvège, maintenant!

A la jonction avec la route 50, il y a une très belle église datant de 1923 -date sculptée sur l'écriteau de la flèche!

C'est l'église moderne de Hol, mais pas la Stavkirke, qui se trouve plus loin.

Si vous avez le temps, allez voir cette photo, pour comparer! Maintenant, vous savez pourquoi je ne viens pas en hiver!

En face de l'église, il y a une petite place et un petit supermarché. Il me manque quelques ingrédients, j'y vais donc!

Un joli lac le long de la route 50, devant le petit village de Hol.

Et voici la stavkirke de Hol. Trois km seulement séparent les deux églises.

Vue sous un autre angle.

Allez voir les photos faites en 1914 par Olav Reinthon, c'est absolument génial!

Elle a été construite sur les structures d'une ancienne stavkirke dont le choeur semi-circulaire sert de sacristie à l'église actuelle. (Extrait du guide bleu Norvège 1988 page 191).

Elle a une forme boen particulière. Et est malheureusement fermée, elle aussi!

En une quinzaine de km, je retrouve sinon la neige, du moins la glace. Je suis toujours aussi surpris et admiratif des caprices de dame nature, lorsque je vois un lac aux eaux libres devant, et gelées derrière!

Il s'agit d'un petit lac, le Sunndalsfjorden.

Zoom de la photo précédente, pour vous montrer cet énorme pierrier descendu de la montagne, qui a pulvérisé toute la forêt!

Il y a beaucoup de pistes de ski aménagées dans cette région.
Vous pouvez en voir encore les traces sur le versant de l'autre rive.

Alors là, ça grimpe terriblement. Mon JJ descend à 37-38 km/h, alors je sais que c'est une bonne grosse montée. Et ma température descend très vite à 5 degrés, puis oscille entre 5 et 6, donc moins froid que ce matin .

Et je découvre le grand lac Strandavatn, que je vais longer sur une douzaine de km.

Et plus joli, beaucoup plus joli que le haut plateau de ce matin.
C'est impressionnant, magnifique, merveilleux, époustouflant, sensationnel, remarquable...
OK, j'arrête, je le dis, c'est... norvégien!

Cette montagne, dans le lointain, on dirait les deux oreilles d'un chat, de dos.
Et le trou d'eau au milieu? Une source de chaleur?

Quelques maisons sont disséminées le long de la rive et dans la pente.

Et toujours ces grands piquets indiquant la hauteur de neige possible!

Vue zoomée vers le fond du lac. Il y a là-bas encore beaucoup de neige.

La même que la précédente, mais non zoomée.

Le lac et l'autre rive, vus par-dessus un toît recouvert de végétation, comme je les aime!

Traces laissées par les chemins empruntés par les motoneiges pendant l'hiver.

Zoom de la précédente, vers les hauts sommets couverts de neige et de glaciers.

Encore un zoom sur les sommets de l'autre rive.

La montagne aux oreilles de chat, une fois encore, et le lac sur ma gauche.

Autre vue du lac.

Cette fois, je jette un coup d'oeil en arrière, et ma surprise est grande de découvrir ce paysage! On pourrait penser à du sel déposé sur les berges, mais il n'en est rien. C'est la neige gelée du bord. Vous apercevez bien cette fois toutes les petites maisons disséminées sur les hauteurs -toujours la recherche du meilleur point de vue!

Ce que j'aperçois dans mon rétroviseur!

Et voici l'oreille gauche du chat... Un beau bloc de roches!

Des ruisseaux se jettent dans le lac; la neige se fendille, le printemps arrive... 15 mai, il commence à être temps!

Vue globale du ruisseau.

Vue arrière montrant la rive du lac que je viens de longer.

Autre vue arrière, sur laquelle la route parcourue apparaît nettement.

Et voici le bout du lac.

Coup d'oeil arrière quelques minutes plus tard, pour voir cette petite étendue d'eau surplombant non gelée surplombant le grand lac, non visible maintenant, et qui se trouve plus bas à droite.

La route continue de monter, alors que je croyais être au point culminant du plateau!

Eh bien non, pas du tout.

Quelle chance d'avoir ce ciel bleu. Je traverse ainsi le plateau en toute quiétude!

Coup d'oeil en arrière pour bien vous montrer la pente.

Voici le Vierbotnvatnet -lac gelé-, à 1059 mètres d'altitude, et je me retrouve devant un tunnel.

Et voici ce que je découvre à la sortie du tunnel Geiteryggtunnelen (3281 m de long, ouvert en 1987).
Le lac gelé, c'est le Vestredalsvatnet.

C'était le point culminant. 1160 mètres d'altitude. Je viens de quitter le Buskerud, suis maintenant dans le comté du Sogn og Fjordane, et juste un peu au nord du Hordaland, visité en fin de semaine dernière!

C'est toujours du bonheur que de rouler sur de tels rubans d'asphalte, avec si peu de circulation!
C'est simple, si je croise une ou deux voitures... et encore!
Curieusement, alors que ça commence à redescendre, mon thermomètre descend aussi, à 3 degrés!
Là, je ne comprends pas, moins de neige, moins d'altitude, mais plus froid... Etonnant, non?

 

Les hauts-plateaux servent également de passage aux lignes de transport de l'électricité.

Il faut que je revienne voir ces paysages en plein été, lorsque tout est vert, ce doit complètement différent!

Une crevasse avec des restes de stalactites de glace.

L'eau a gelé pendant sa chute de la paroi rocheuse.

Encore un petit lac pendant la descente.

Bon, il y a encore des endroits où je peux mettre les bouteilles au frais, mais quand même, ce n'est plus pareil.
Puis je traverse une série de tunnels. Le Vetlebotntunnelen (286m), le Botnatunnelen (904m), le Nesbotunnelen (2510m), le Berdalstunnelen (4266m), le Stondalstunnelen (2246m)...

Et dedans, des températures de frigo: 4 degrés seulement. Un peu pénible, cette descente, finalement.
De plus, dans un tunnel, on ne voit strictement rien du paysage... ce qui ajoute à ma déconvenue!

Mais c'est pour me réserver l'apothéose! C'est la descente vers Aurlandsvangen, presque au fond de l'Aurlandsfjorden, un très gros bras du fameux et énorme Sognefjorden. L'ensemble fait partie de l'Aurlandsdalen.

En bas, ce que vous voyez, ce n'est pas encore le fjord, mais un lac, le Vassbygdevatnet.
Si l'on regarde une carte détaillée, on peut très facilement imaginer, vu la rivière qui s'échappe de ce lac et rejoint le fjord, que ce lac est un résidu d'une petite branche du grand fjord.
Ah, encore un truc énorme. Je viens juste de remarquer que j'ai aussi pris un bateau en photo sur cette prise de vue. Regardez bien dans le creux entre les montagnes, on aperçoit un ferry, et c'est sur l'Aurlandsfjorden!

Toujours le Vassbygdevatnet en forme de boomerang. La rivière qui s'en échappe est l'Aurlandselvi, qui se jette à Aurlandsvangen dans le Aurlandsfjord.

Zoom plongeant sur le Vassbygdevatnet et l'Aurlandselvi. Le village en bas, c'est Lavi.

Zoom sur Lavi, l'Aurlandselvi, et la vallée jusqu'à l'Aurlansfjorden qu'on distingue tout au fond!

Et là, c'est Vassbygdy, l'autre côté du "boomerang" Vassbygdevatnet.
Si vous voulez TOUT savoir sur le delta arrivant dans ce lac, il faut aller voir ça!

Vue d'ensemble du Vassbygdevatnet. Cette fois, vous pouvez voir les deux côtés du boomerang.
Et je me dirige tout au fond, là-bas, dans la partie gauche de la photo.

Un autre zoom plus rapproché sur Lavi et l'Aurlandselvi.

La même avec toute la montagne et, au fond, l'Aurlandsfjorden!

Du même endroit, mais en diminuant le zoom, ce qui permet d'élargir un peu la perspective globale.

Que je vous livre complètement sur celle-ci. Là, vous pouvez bien comprendre la topographie du site.
Je suis évidemment scotché devant ce spectacle, qui, j'espère, vous donnera aussi envie d'y aller vous-même!

Jolly Jumper, lui, ça le laisse froid, tous ces paysages! Ce qui l'intéresse, c'est la route, un point c'est tout!

Et me voici arrivé en bas, après avoir encore traversé plusieurs autres tunnels, dont un avec feu -trop étroit.
Le village, c'est bien évidemment Lavi, que vous avez pu voir d'en haut à plusieurs reprises!

Vous pouvez maintenant admirer l'Aurlandselvi de plus près.

Aurlansvangen

Je poursuis ma route jusqu'à Aurlansvangen, que voici. Et donc, sous vos yeux, le fameux Aurlandsfjorden.
Bon, celà dit, il est maintenant 17h30, et j'ai vraiment envie de m'arrêter. J'ai vu tout-à-l'heure, un peu avant d'arriver "en ville", une sorte d'aire de camping. Je décide de faire demi-tour et d'aller si c'est ouvert!

Et c'est ici que je pose finalement mes valises ce soir. C'est à Lunde, juste avant Fossheim en repartant vers Lavi -ce sont des noms de lieux-dits, ne cherchez pas sur une carte, c'est introuvable! C'est un terrain de camping. Il est un peu cher, mais je suis fatigué, et il a un avantage énorme: il est en plein soleil, et ça me réchauffe le sang.
Il fait 14 degrés ici sur le terrain, quel bonheur, je revis.

Je suis le seul client. Le patron est en train de tondre, c'est un jeune viking baraque aux longs cheveux blonds, mais très gentil. Je lui dis que je prendrai sans électricité, car elle est trop chère -40 NOK... Ok, dit-il. Si vous voulez, vous pouvez vous mettre là: et il me montre une petite hutte avec la TV. je lui dis que je n'ai aucune envie de regarder la TV, mais il me fait voir table et chaises, et je lui demande si je peux pianoter sur mon PC. Evidemment, pas de problème.

Et c'est ainsi que je viens saisir le compte-rendu de cette belle journée dans la petite cabane, bien installé sur la table, avec l'électricité de la TV, ben oui, quoi, puisque je pouvais regarder la TV...

Et voilà, les p'tits loups.
J'ai même douches et toilettes pour moi tout seul, il m'a donné la clef, et c'est hyper propre.
Que demande le peuple, hein?

La rivière Aurlandselvi coule le long du terrain, c'est idyllique, non?

JJ monte la garde près de sa copine, la petite tente!

Et ils semblent bien minuscules, tous les deux, devant la grandeur environnante!

Vue d'ensemble vers l'Aurlandsfjorden. La rivière Aurlandselvi coule à gauche, devant le terrain. Mais je ne voulais pas planter la tente trop près, le bruit de l'eau étant un peu fort et gênant la nuit!

 

Il est 20 heures, j'ai fini d'écrire mon petit journal.
J'ai fait 258 km, et j'ai pris 259 photos. Bonne moyenne.
Encore une journée mémorable et superbe.
Et je suis nickel dans mon planning, selon mes prévisions.


Je termine ma journée en me faisant chauffer une bonne soupe maintenant, et dodo, après un peu de lecture. Je lis les récits de voyage de Nicolas Bouvier, un bouquin de plusieurs centaines de pages, offert par mes enfants, et que je m'étais réservé exprès pour ce voyage. Et c'est passionnant.


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