Aurlandsvangen - Litlevatn - 19ème jour

Mardi 16 mai 2006 - 19ème jour de voyage

Aurlandsvangen - Litlevatn (Hov/Langoyra)

161 km - 444 photos - 192 sélectionnées pour le site!

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Je me suis réveillé plusieurs fois cette nuit à cause du froid, puis vers 5h30 à cause des mouettes en plus du froid. Je finis par me lever à 8 h, et je regarde de suite la température du scooter: 2 degrés. Il y a du givre sur la selle, comme en Corrèze fin avril... Mais le ciel est sans nuage, et le soleil réchauffe vite, tellement vite que je pars avec 12 degrés.

Phénoménal, et il est 9h45.

 

Ici, je viens juste de quitter le camping et je me dirige vers Aurlandsvangen.
Cette masse rocheuse est celle retenant l'eau de l'Aurlandsfjorden.

Je commence par me tromper de route, c'est pourtant pas sorcier, mais il faut que je prenne la mauvaise! A Aurlandsvangen, je prends à droite, vers le nord, au lieu de prendre plein sud, vers le fond de l'Aurlandsfjorden. Voici donc la vue vers le nord, à la sortie d'Aurlandsvangen. Le fjord ne fait pas plus de 1,5 km de largeur.

 

Il va en se rétrécissant vers le sud. J'y vais, donc demi-tour! Heureusement, je m'en suis aperçu très vite.
Voici donc la direction que je prends, au zoom. Je vais derrière cet éperon rocheux de Olnes.

En face de moi, de l'autre côté, une petite cascade.

D'autres petits éperons rocheux m'empêchent de voir vers le fond de l'Aurlandsfjorden. Mais c'est déjà si beau!

Je m'arrête continuellement tellement je trouve ces paysages superbes!

De plus, le temps est vraiment avec moi, il me semble!

Je me retourne pour voir. Norvégien! A droite, après le petit hameau, le flord s'incruste un peu dans la montagne en une sorte d'anse naturelle. C'est là que se trouve Aurlandsvangen, complètement hors de vue, cachée par la montagne.
Regardez la surface de l'eau. Un miroir, ce matin. Pas un "pèt" de vent, pas le moindre souffle. Le bonheur total!


Et les traces de couleur marron, sur la rive, à droite au premier plan, c'est quoi?

Un gros zoom sur les maisons, prises du même endroit. Il s'agit très certainement de Kyitt.

Les traces de couleur marron, au zoom, voilà ce que ça donne. Vous ne comprenez toujours pas?
C'est du goëmon! Ce sont des algues! Oui, oui, c'est l'eau de mer, ici, c'est un fjord.

Ah, enfin, le fond de l'Aurlandsfjorden se dévoile enfin, et le village de Flåm-Fretheim.

Zoom sur Flåm-Fretheim. Tiens, on dirait qu'un gros navire est amarré à quai.

Et ça, c'est un petit navire.

Vraiment minuscule, quand on le remet dans son environnement global!

Autre vue sur Flåm-Fretheim et le fond de l'Aurlandsfjorden.

Encore une fois. Oui, je sais, je suis lourd! Mais j'aime ce paysage.

Comme souvent, je suis de travers, et comme toujours, je n'ai pas bu un gramme de vin!
Vue sur Flåm-Fretheim.

Et encore un coup d'oeil en arrière, pour admirer le chemin parcouru.

Et encore vers l'avant.

C'est un bateau de croisière qui se trouve à quai à Flåm-Fretheim. Les passagers ont du passer la nuit ici!

Le dernier kilomètre avant Flåm-Fretheim.

Voilà, j'arrive.

à Flåm-Fretheim.

Les noms de lieux, avec les Norvégiens, c'est le casse-tête assuré. C'est le seul pays qui me fait ça! Les villages ont des noms sur certaines cartes, d'autres noms sur d'autres cartes, c'est une horreur! J'en ai perdu du temps avec ça. Et Fretheim, qui est noté comme je viens de l'écrire, se nomme aussi Flåm. Allez savoir pourquoi! En tout cas, touristiquement parlé, il est connu et il a une grande renommée sous ce nom de Fläm! C'est pourquoi j'ai écrit les deux noms de cette façon! Sa réputation sous l'appellation "Flåm" vient d'un petit train qui va de Myrdal à Flåm. C'est aussi une des destinations des coisières.

En arrivant à Flåm, j'ai la surprise de devoir passer dans un tunnel, le Fretheimtunnelen, ouvert en 1992, long de 1363 m.

En sortie de tunnel, je suis donc à Flåm-Fretheim, sur le quai.

Vous êtes bien certain que ça penche? Peut-être suis-je sur l'eau, non? Non?
Eh bien non, vous avez raison, je suis à terre!

Du quai de Flåm-Fretheim, et donc du fond du fjord, vue vers l'Aurlandsfjorden.
Je viens de la droite, on voit la route. La E16.

La E16 contourne le fond du fjord pour se retrouver à nouveau devant un tunnel. C'est le Flenjatunnelen, ouvert en 1988, qui fait 5.053 mètres de long, et passe sous le Flenjafjell, la montagne que je longeais tout-à-l'heure, puis, un peu après, le Gudvangatunnelen, dont vous avez sous les yeux la pancarte l'annonçant.

Il a été ouvert le 17/12/1991 et fait 11.428 mètres de long.

Et ce qui est très curieux, c'est que la température, qui était de 11-12 degrés, passe immédiatement à 14 degrés, et reste à 14 pendant les 3/4 du tunnel, qui est une ligne droite continue et entièrement en descente! Puis d'un coup, alors qu'on continue à descendre, la température baisse au point que je sors à 9 degrés, gla-gla, et en plus, tout est encore à l'ombre ici. On se les gèle! C'est Gudvangen. C'est là que je devais terminer hier soir, heureusement que je n'y suis pas venu, car le camping est encore entièrement à l'ombre...

Quelques maisons à Gudvangen, ainsi que quelques voitures!

Bon, on nous souhaite la bienvenue, c'est déjà très sympathique!

Gudvangen se trouve tout au fond du Naeroyfjorden, bras très étroit du fameux Sognefjord.

Et vue en mode normal. Un ferry s'approche.
Je voulais voir ces fjords, j'en ai rêvé en me documentant, en regardant les cartes, et maintenant j'y suis, et...

Je ne suis pas déçu, c'est conforme à ce que j'imaginais, c'est grandiose!

Je me retourne, le ferry est maintenant derrière moi, et vous voyez la gare d'embarquement -pour ferry- de Gudvangen.

Et le père Troll que voici, qui est très accueillant, un peu défraîchi, le pauvre, mais souriant et sympa!

Il va vite, le ferry. Le voici déjà là. Il arrive, et je pars...

Ouf, je sors de cette très sombre vallée à l'ombre, absolument glaciale, un vrai frigidaire, à tel point que même maintenant, en revoyant les photos, je retrouve la sensation ressentie... Enfin, à nouveau sous le soleil. Je longe une petite rivière, la Naeroydalselvi, dans la vallée de la Naeroydalen -sachant que "dalen" signifie "vallée" et "selvi signifie "rivière"...

Cette vallée est très verte, ce qui signifie que l'herbe a repoussé depuis la fonte des neiges, et les feuilles des arbustes ont également poussé. par conséquent, on peut en déduire que cette vallée bénéficie d'un climat plus doux!

Les eaux de la Naeroydalselsi sont d'une transparence totale, c'est un plaisir pour les yeux.

Zoom pour vous faire partager la vue des pierres au fond de l'eau, que l'on voit sans aucun problème d'une berge à l'autre.

Je traverse en alternance des zones encore à l'ombre suivies de zones au soleil, ce qui se traduit par des différences atteignant facilement 5 degrés en queques centaines de mètres, c'est vraiment énorme!

Au bout de cette vallée, orientée est-ouest, je traverse Stalheim et change complètement d'orientation, pour passer dans une large vallée orientée cette fois nord-sud, après la traversée de deux petits tunnels.

La région est complètement différente de ce que je viens de voir, la vallée étant de plus en plus large.

Me revoici dans une orientation est-ouest, à Haugsvik, hameau se situant sur l'extrémité est du lac Oppheimsvatnet.

Je longe le lac vers l'ouest, sous une température très clémente, puisque revenue à 12-13 degrés!

Par contre, je me dirige vers les montagnes couvertes de neige, là-bas, et je sens que ça va être pour moi...
En tout cas, c'est un paysage de type alpestre/suisse que je découvre maintenant.

Un petit coup d'oeil sur l'autre rive.

Ce lac est à 337 mètres d'altitude. C'est curieux, mais après le passage le long du fjord, je le trouve magnifique, et c'est une fois de plus ce qui me surprend le plus dans ce pays, cette faculté de la nature à nous offrir des changements radicaux, comme si l'on venait de parcourir des centaines de km, et tout ça en moins d'une heure, à petite vitesse!

Encore une fois un zoom sur la photo précédente, ce qui permet de donner de la valeur à la maison dans la pente.

Coup d'oeil arrière. Vous voyez des terres cultivées au premier plan, qui viennent d'être labourées.

Autre zoom de l'image précédente, qui fait cette fois ressortir la route, et donne de la hauteur aux montagnes en arrière-plan.

L'église de Oppheim, village ayant donné son nom au lac.

Le lac est sur ma gauche, je quitte la route principale pour prendre tranquillement quelques photos.

Vue sur l'église, telle qu'elle apparaît lorsque l'on passe sur la route, un peu cachée par les arbres.

Je traverse ensuite les petits villages de Sundsval, puis Framnes, et me voici au bout du lac!
Ce que je ne vous ai pas dit -ben, je ne vous dis pas tout non plus...- c'est que j'ai quitté le comté du Sogn og Fjordane et suis à nouveau dans le comté du Hordaland, où j'étais il y a quelques jours. La E16 bifurque ensuite carrément vers le sud. Pour ma part, je vais plein nord, et c'est donc dans la petite ville de Vinje que je prends la route 13.

Alors la route 13, ça change de la E16. Elle est beaucoup plus étroite, ce qui n'est pas pour me déplaire! Elle commence par cet étroit défilé qui longe la rivière s'échappant du Myrkdalsvatnet.

Et voici le Myrkdalsvatnet. On voit très bien la route que je vais suivre à droite!

Zoom sur la précédente, rapprochant le massif montagneux. Une belle barrière, hein?

A Neisheim, la route s'écarte de la rive du lac.

La même au zoom, permettant d'apprécier l'habitat dispersé en Norvège.

Et toujours la même, au zoom maximum maintenant, sur la gauche. Incorrigible, non?

Et voilà, dernière photo depuis ce point-de-vue. Au zoom maxi, en face de moi!

Sur ma gauche, le Myrkdalsvatnet est encore à demi gelé. Je sens que je retourne vers le froid...

Le petit village à flanc de montagne, c'est Tveito.

Et me voilà encore à faire un zoom. Mais je tiens à conserver en mémoire la façon dont les Norvégiens s'installent sur le territoire. Il faut bien reconnaître qu'ils ne se mettent pas les uns sur les autres!

Bon, SEPT photos du même point de vue, ça suffit maintenant! Je remonte sur mon canasson!

En cherchant des liens sur cette région sur internet, je suis "tombé" sur ce site magnifique, que je vous recommande.

 

Je roule maintenant dans le Myrkdalen, et la voie longe le Myrkdalselvi.
Si vous avez lu ce que je vous ai dit plus haut, vous aurez compris. La vallée du Myrkdal, la rivière du Myrkdal.
Et tout ça en sortie du Myrkdalsvatnet, le lac du Myrkdal.

Si vous voulez voir un panorama de la Myrkdalen dans son ensemble, avec tout au fond le Myrkdalsvatnet, c'est ici.

Même photo que la précédente? Non, mais prise du même point de vue.
Et si je les mets très loin l'une de l'autre, plus personne ne pourra faire le rapprochement, n'est-ce-pas?

Et ça commence à grimper. Je sens que JJ va bosser dur bientôt! Ce lieu-dit se nomme Bystolen.
Regardez bien la partie droite de cette photo. Vous voyez une immense vallée se terminant par une montagne blanche.

La voilà, cette partie droite, au zoom -encore! C'est la Kvanndalen -la vallée du Kvann.

Quatre kilomètres seulement séparent cette photo de la précédente. La couleur verte a complètement disparu. L'herbe est marron, car elle vient juste de perdre la couche de neige qui la recouvrait depuis des mois. Le changement est inimaginable! J'ai l'impression d'être dans un autre monde, dans une sorte de désert, alors qu'il y a cinq minutes, il y avait de jolis petits villages riants dans la verdure! Encore une fois, Norvège, tu me surprends!

Bien sûr, c'est un zoom de la précédente. Et ça vaut le coup, non? Immense ligne droite, qui se termine par une barrière de roc, que je vais escalader, à ce que je vois, au fond, en cinq belles épingles à cheveux!

Zoom maximum pour en avoir le coeur net. Je ne la montre pas à Jolly Jumper, de peur qu'il ne fasse demi-tour direct! Non, le mieux, c'est de ne rien dire, et une fois qu'il sera lancé, il ira au bout. Shuuuttttt......

Quelques photos du coin...

Il reste encore quelques tas de neige, mais le gros est fondu maintenant!

J'adore cette photo. Très impressionnant, vraiment terrible. C'est ma préférée.

C'est la Kvassdalen.

Et celle-ci? Prise du même endroit, bien évidemment, vous commencez à me connaître! C'est une muraille qui m'attend.

Bon, me voilà parvenu à la ferme de Kvassdalen, bientôt au pied du mur! JJ ne va tarder à voir ce qui l'attend!

Allez voir ce site sur de très très nombreux treks dans les montagnes norvégiennes. A cette adresse, les premières photos montrent cette ferme, et la route avec les lacets, vus sous un tout autre angle. Superbe.

Le x9 et moi avons attaqué la dure pente. Je suis bien assis sur mon fauteuil, le spectacle est terrifiant, les épingles sont comme je les attendais, parfaites, et le scooter ronronne de plaisir. Eh oui, il est content, le Jolly Jumper, de faire cette grimpette, ça lui manquait, il commençait à s'ennuyer un peu en bas! Faire des pauses ici est difficile, vu la pente. C'est dur de mettre la bécane sur sa béquille, heureusement que j'ai préparé ce frein-à-mains avec un petit tendeur, ce qui me permet de prendre mes photos avec mes deux mains. Et voilà ce que j'ai sous les yeux. En bas, la route sur laquelle j'étais il y a un instant, et la ferme de Kvassdalen. C'est superbe. Regardez-la en hiver, cette Kvassdalen, comme c'est extraordinairement beau!

La même. Cette vallée est presque un modèle de vallée. On imagine très aisément la présence d'un énorme glacier ayant raboté les flancs de la roche pendant des millions d'années. Mais est-ce bien de celà qu'il s'agit?

Détail sur la rivière issue de la fonte des neiges, et l'immense ligne droite de la route 13 photographiée plus tôt.

Et finalement, un dernier zoom, sur la ferme de Kvassdalen.

Voici ce que j'écrivais au soir de cette splendide journée, dans ma tente, en repensant à cette mémorable côte:

"JJ se l'est faite entre 10 et 50 km/h, 10 correspondant à la prise des épingles à cheveux. Mais je suis, une fois encore, très fier de lui, d'autant plus qu'à chaque fois, dans ces côtes, il a droit à un ou plusieurs arrêts délicats, en pente, avec parfois l'utilisation de mon frein à mains-élastique de fabrication maison. Bref, je suis dur avec lui, je le suis aussi avec moi, mais pas question de venir ici sans faire ces images. Inutile de vous dire qu'en voiture ou en camping-car, il me manquerait au moins 75 pour cent de mes photos, et certainement les plus belles. Si vous voyiez dans quelles positions nous sommes parfois, le x9 et moi, pendant ces séances acrobatiques. Parfois, il m'est arrivé de sentir JJ s'en aller sous moi, me quitter, et alors les grosses boules, croyez-moi. Mais tout va bien. La seule chose: si vous voyez certaines photos un peu penchées, c'est qu'elles ont été prises vers l'arrière, à la limite de la perte d'équilibre, et sans vraiment savoir où était la ligne horizontale."

Et soudain, après la dernière boucle, le décor change radicalement Voyez vous-mêmes! Nous sommes à nouveau chez le "grand blanc". Une bonne chose, incroyable, mon thermomètre est resté sur 12, et c'est vrai qu'il fait, pour une fois, très très bon à ce niveau! Je vous laisse admirer ce merveilleux paysage, j'en avais personnellement le souffle coupé.

Cette fois, je suis bien au bord de la neige. J'aperçois là-bas des traces de pas, un groupe est monté il y a peu de temps. Mais un groupe de quoi? D'hommes? Ou d'animaux?

Je suis à environ 900 mètres d'altitude. Les sommets sont entre 1000 et 1200 mètres. Ce n'est pas une très haute altitude, mais en Norvège, j'ai appris qu'à partir de 800-900 mètres, c'est la haute montagne!

Admirez comme moi la majesté de ce torrent dévalant la pente en plein milieu de la neige.

Il ne reste finalement du grand blanc qu'un petit manteau de neige, et rochers et herbes commencent à montrer leur nez.
Au loin les traces de pas que je vous montrais au zoom précédemment.

Agrandissement de la zone.

La neige se transforme en eau, le printemps est bien avancé, l'été se rapproche.
J'assiste, admiratif, médusé, à la métamorphose entre les cycles, immuables, du moins je l'espère!

L'hiver, tout est caché, tout est blanc, tout est uniforme. Maintenant; on peut vraiment parler de la vie qui renaît!

Tout compte fait, je ne suis pas certain qu'il s'agisse de traces laissées par des hommes! Pas du tout sûr!

Et ça, ce sont des traces laissées par des skieurs, il n'y a aucune incertitude. Je n'ai pratiquement pas avancé, à savoir que je me trouve toujours juste en haut des lacets, voyons, moins d'un kilomètre après!

Ici, c'est un regard en arrière, pour vous montrer que ça grimpe toujours fort!

Au zoom, on se rend encore mieux compte de la forte pente. Par conséquent, JJ continue à en "baver".

Bon, il voulait une petite photo, alors je cède, comme toujours avec lui! Et vous savez pourquoi? Par fainéantise, tout simplement. Je suis tellement bien, assis, les pieds en éventail, les mains sur les poignées, que je préfère céder à ses petits caprices que d'avoir à marcher. Je suis sûr que vous me comprenez!

Encore des traces.

Cette vallée se nomme la Vossadalen. Et une maison se trouve ici!
Comment est-elle en plein hiver? Complètement submergée? Invisible?

Je vous laisse admirer en silence!

Curieux, ce petit effondrement local!

Le coup d'oeil dans le rétroviseur vaut... le coup d'oeil, justement! En tout cas, j'arrive en haut du plateau, près de mille mètres d'altitude, et je passe à nouveau une frontière! Je quitte le Hordaland pour le Sogn og Fjordane, qiue je retrouve maintenant.

Voilà, je suis en haut, et la route suit maintenant les courbes des flancs des montagnes.

Je viens de passer là-bas. C'est un délice de rouler en scooter dans ce coin, vous pouvez me croire.
Enfin, je sais que les amis motards/scootards me comprendront.

Ici, une rambarde. Je vous assure que c'est assez rare d'en trouver en Norvège, et pourtant, je vous assure que même là où il n'y en a pas, il vaut mieux ne pas tomber! En fait, cette protection est pour nous empêcher de tomber dans le lac.

Le lac Skjelingavatnet. Complètement gelé, celui-là. On le distingue à peine de la montagne au loin.

Mais regardez attentivement, il y a une petite tache noire au milieu, enfin, deux taches, une verticale et l'autre horizontale.

Serait-ce..??? Non, pas possible! Je veux en avoir le coeur net!

Mais oui,au zoom maximum, c'est évident. Il y a ici un pêcheur, je distingue un petit traineau devant un trou, et certainement une canne à pêche dans la main, au-dessus d'un autre trou. Incroyable.

C'est la première fois que je vois ça de ma vie -en dehors des films et reportages. Je suis ébahi, et heureux!

Le Groenland, et un esquimeau devant son trou, son petit traineau derrière lui. La Norvège m'apportera bien tous les jours des preuves de sa démesure, de ses contrastes. Sérieusement, quelques minutes seulement séparent cette photo de celles du lac avec les fleurs! C'est époustouflant, extraordinaire, fantastique...

On est en pleine aventure ici, on ne sait jamais ce qui va arriver. Tout semble possible, tout l'est!

Regardez ce même lac au premier septembre!

On voit ma route 13 là-bas sur la gauche. Difficile d'imaginer le lac, hein?

Et voilà, je suis au bout du lac, et ne peux m'empêcher de faire un cliché sur l'arrière.
Le même lac photographié en octobre.

Du même endroit que la précédente, en zoomant sur le fond du lac.
La trainée noire, c'est la route sur laquelle je viens de passer.

La même, en me tournant un peu sur la droite.

Une mini-mini-mini avalanche s'est produite ici. C'est tout simplement le dégel! La corniche de neige commence à s'effriter.

Devant moi, juste après le lac, c'est la grande descente. Je sais maintenant que je vais voir de nouveaux paysages!

Un dernier regard sur le Skjelingavatnet. JJ ne tourne même pas la tête, lui, car il n'y a vraiment que la route qui l'intéresse!

Une fois la côte grimpée, c'est peinard pour lui, c'est relativement plat, quelques petites grimpettes, mais rien qui ne vaille la peine d'être mentionné, en comparaison du reste. Alors, il se fait bronzer en attendant.

Par contre, il a refusé de prendre celle-là, ce trouillard. Bon, ok, je n'ai pas insisté non plus...

Je poursuis sur la route principale, la 13 donc, qui est en excellent état de ce côté-ci.

Pour vous montrer la pente, pas mauvaise ici non plus.

Je suis un inconditionnel de ces paysages mêlant torrents et neige. Mais je ne trempe pas mes petits petons non plus!

Je ne me lasse pas de ce genre de paysages. Tout compte fait, je crois que je suis plus souvent à l'arrêt qu'en marche!

Je croyais descendre du plateau, mais j'y suis toujours, dans une dépression contenant plusieurs petits lacs.
Et alors, pour la deuxième fois aujourd'hui, plus je descends et plus il fait froid.
C'est incroyable, mais le thermomètre chute à 7 degrés, alors que tout en haut il faisait si bon!

Sur ma gauche, le Malsetevatnet.

Vue d'ensemble de la route 13 et du Malsetevatnet à gauche.

Ensuite, un petit tunnel dont voici la sortie, et, comme souvent dans ces cas là, en sortie de tunnel, c'est aussi...

... le changement de paysage! Il y a un petit parking avec tables et bancs, pour pique-nique sans doute.

Là, je suis définitivement fixé! La grande descente, c'est pour maintenant.

Vous voyez un bout de ma route 13 à droite à flanc de colline.

Et du même endroit -voyez la table- mais en regardant vers le nord. Quelle différence!

Soudain, après quelques très jolis virages, j'aperçois le grand fjord de Norvège, un des plus réputés, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. J'ai nommé, le Sognefjorden.

Et la belle vallée que je surplombe à gauche, c'est la Boadalen.

Zoom sur cette belle vallée très verdoyante, comparée à son homologue de l'autre côté du plateau!

Et un coup de zoom sur le Sognefjorden.

Quelques virages plus bas, j'aperçois quelques maisons de Vik ou Vikoyri, au bord du fjord. La vue prote très loin, puisque vous pouvez apercevoir la route 13 qui, après Vik, conduit à Vangsnes, plein nord.

Une très belle vue du Sognefjorden et de cette petite baie devant Viksoyri. A droite, au bout de la route 13, c'est vangsnes, comme je le disais avant, et on distingue vaguement l'eau du Sognefjorden qui fait là-bas un grand virage vers l'est.

Petite maison placée sur un parking aménagé pour le superbe panorama, sans doute un office de tourisme?

Voici le fameux point de vue sur le Sognefjorden.

Vik ou Viksoyri -les deux noms sont sur les cartes... C'est grandiose!

Là, vous vous en doutiez, que j'allais vous la faire, celle-là!

Vik au fond du fjord.

Je ne peux m'empêcher d'admirer cette belle vallée de Boadalen.

Et de mettre en mémoire les petits îlots d'habitations, qui sont en fait des fermes.

Vous vous rendez compte une fois encore des énormes contrastes offerts par ce pays.

Il y a dix minutes, j'étais dans la glace. Il y a une heure, j'étais dans une autre vallée complètement désertique!

Et cic, des champs cultivés, de la verdure, des arbres. Au fond, Vik et le Sognefjorden.

Encore une autre, prise un peu plus bas, sous un autre angle.

Et voilà le travail! Fleurs et arbres fruitiers, maintenant. Quand je vous disais que ce pays est vraiment enchanteur.

Il y a cinq églises à Vik, dont deux du Moyen-Âge.
Celle-ci est l'église de Hove, une église romane en pierre, ce qui est rare en Norvège.

Et l'autre église du Moyen-Âge est la stavkirke de Hopperstad..

Et maintenant une des églises modernes!

Quel beau cadre. Mais vous avez vu, je ne vous raconte pas d'histoire! La Norvège, c'est quand même quelque chose! Jamais un pays ne m'avait apporté autant d'émerveillement, vraiment jamais à ce point là!

En vision normale, au niveau du guidon du scooter.

Et en petit zoom, pour faire ressortir l'aspect "entrée de village".

Toujours du même endroit, changement total de cadre.
Cette fois, je voulais faire ressortir cette maison norvégienne. Sur la photo précédente, elle y est bien, mais on ne la remarque abgsolument pas, alors qu'ici, elle saute littéralement aux yeux. C'était mon but!

Voilà. Vik, tout le monde descend. Bout de la route. Quai du Sognefjorden.

Vue sur la rive gauche.

Et ça, c'est la vue que j'ai en face de moi.

Et enfin celle-ci, sur la droite, ma route vers Vangsnes que je vais prendre tout-à-l'heure.

Mais en attendant, il est 13h30, je suis frigorifié par cette descente, je n'ai pas mangé. Je rentre dans la supérette qui se trouve sur le quai, et mon oeil est attiré par de belles saucisses en train de cuire. Et je me dis que j'ai bien le droit. C'est combien? 29 NOK la saucisse avec son petit bout de pain? Soit 4 euros. OK, j'en prends une. Et en plus, il fait chaud ici. Et c'est délicieux. Je peux en avoir une autre? Oui? Alors OK. Et c'est encore délicieux.

Et savez-vous où je peux avoir internet SVP? Mais ici, monsieur. Combien? 40 NOK le quart d'heure? 3,50 euros pour 15 minutes! A ce prix-là, il ne faut pas raconter sa vie!.. Je réponds que c'est trop cher, elle dit allez-y, on verra, d'un air gentil. Alors j'y vais. J'envoie mon récit d'hier et les photos à mon petit frère, qui est désespéré et me demande un formattage spécial pour accélérer les choses. Et je le comprends.

Pour ceux qui ne comprennent pas, il se trouve que tout au long de ce voyage, au fur et à mesure que je trouve des cyber-cafés sur ma route, j'envoie un récit et des photos de mon périple, pratiquement en temps réel, donc, et que certains d'entre vous ont suivi très régulièrement. Et c'est mon frangin qui fait la mise en place sur le site, merci à lui pour son aide si précieuse.

Pour vous qui lisez ça maintenant, vous avez bien sûr une version finalisée, avec beaucoup plus de photos, de meilleure qualité. Mais le fait de m'être astreint à faire ce travail quotidiennement, du moins à mettre "noir sur blanc" chaque soir dans ma tente les événements de la journée, bref, à faire mon journal, a rendu d'énormes services à ma mémoire!


Bon, je suis désormais en pleine forme, mais le temps a passé, et les nuages sont arrivés, et il est déjà 14h30, et je n'ai même pas fait le quart de ce que j'avais prévu! On verra bien.

Dans le lointain, cette entrée de vallée, c'est le Fjaerlandsfjorden. En fait, je me rends là-bas.

Quelques Norvégiens ont réussi à construire leur maison au raz de l'eau!

Vue rapprochée de la précédente, qui permet de voir que le Sognefjorden se poursuit à droite, donc virage à 90 degrés.

La voie s'élève légèrement au-dessu du fjord qu'elle va surplomber.

Carte postale. Et en prime, une belle cascade sur l'autre rive du fjord!

Et encore une carte postale. L'entrée du Fjaerlandsfjorden se voit mieux, en face!

Je longe donc le fameux fjord, et c'est vraiment magnifique. Je suis émerveillé par tant de beautés. Toutes les maisons que je vois sont placées dans des positions de rêve, avec des paysages à couper le souffle devant leurs fenêtres. Il faut dire que, contrairement à beaucoup de pays, il ont des points de vue exceptionnels pratiquement partout. D'ailleurs, je dois vous dire qu'on ne voit JAMAIS de panneau "point-de-vue" comme dans bien des pays, JAMAIS, mais qu'ils aménagent PARTOUT des petits emplacements à partir desquels on jouit d'une vue imprenable. Là, franchement, je dis bravo aux Norvégiens, ils ont le sens du spectacle, et le partagent avec les gens qui roulent.

C'est le contraire des Ecossais. Chez eux, là-bas, pour avoir un point de vue, il faut aller te garer à un km, quand tu peux, et revenir à pied, au risque de te faire écraser et klaxonner 100 fois. Car vraiment, les Ecossais, ils sont avares de leurs paysages, ils ne partagent pas! Bon, je peux le dire, j'ai parcouru une très grande partie de leur très beau pays! Il est vrai que c'était en camping-car, ce qui est globalement plus dur à "caser" sur le bord de la route qu'un x9.

Le virage à 90 degrés vers l'est du Sognefjorden se voit bien maintenant, côté droit.

Vue sur le Fjaerlandsfjorden encore. En face, les villages de Malsnes, Tuttadalen et Balestrand.

Sur l 'avancée à droite, c'est Hella, et au fond, c'est Dragsvik. Le Fjaerlandsfjorden part au fond, vers la droite.

Je suis à Middtun, banlieue de Vangsnes. La même, cette fois complètement dézoomée.

Splendides montagnes de l'autre rive Les sommets sont aux alentours de 1300 mètres seulement, alors que l'impression en est beaucoup plus importante! En dessous, ce sont les villages cités précédemment sur la côte de Balestrand.

Et celui-ci, c'est le Vatneskredfjellet, 1403 mètres. Le village au premier plan à droite, c'est Hella, ma première étape.

Vangsnes se trouve en bas de la descente, à droite. En effet, la route suit le Sognefjorden, qui tourne ici vers l'est, comme je vous l'explique depuis un petit moment maintenant. En face, c'est le Leikanger, de l'autre côté du fjord!

J'arrive pour ma part à Vangsnes, où je prends le ferry pour passer de l'autre côté du joli fjord, et le quitter. Et j'ai pour une fois la chance avec moi: j'arrive, je monte, il part: j'étais le dernier, ils m'attendaient! Cool. Deux arrêts dans cette traversée, je descends au deuxième, et je dois changer JJ de place après le premier arrêt, et le mettre dans l'autre sens! C'est rigolo.

Gros plan à nouveau sur le Vatneskredfjellet. On aperçoit le débarcadère de Hella, de l'autre côté du fjord.

Et voilà le village de Vangsnes, où je n'ai pas eu une seule minute pour m'attarder.

Zoom sur Vangsnes.

Zoom sur Hella, première étape de ma traversée. Et toujours l'imposante masse du Vatneskredfjellet en arrière-plan.

Au premier plan à gauche, Balestrand. En arrière plan, le Johannesberg (1448 m).

Un gros zoom sur une cascade sur l'autre rive du fjord.

Mon ferry approche maintenant de Hella.

En face, à gauche, c'est Balestrand. En arrière, le grand blanc, c'est le Langedalsbreen (glacier de Langedals), et le Langedalsfjellet (1456 m), puis le Johannesberg (1448 m) derrière le mât.
Au premier plan, à droite, c'est le Tjugatolen (1098 m).
Entre Balesstrand et le Tjugatolen se trouve le Elsefjorden, petit fjord d'à peine 4 km de longueur!

En arrière, c'est toujours Vangsnes que vous voyez, de plus en plus petit, évidemment.
La traversée ici ne fait que 4,2 km. Le ferry avance à la vitesse de 20 à 25 km/h.

L'immense Sognefjorden, photographié sur une carte sur le ferry.
La flèche vous indique le sens de ma traversée, la pointe étant sur Vangsnes.

Et voilà le x9 sur le gros ferry.

Prêts pour le débarquement.

En face, côté gauche, c'est Balestrand. En arrière, le grand blanc, c'est le Langedalsbreen (glacier de Langedals), et le Langedalsfjellet (1456 m), puis le Johannesberg (1448 m). Au premier plan, à droite, c'est le Tjugatolen (1098 m).
Entre Balesstrand et le Tjugatolen se trouve le Elsefjorden, petit fjord d'à peine 4 km de longueur!

Gros plan sur Balestrand et le Langedalsbreen.

Le Johannesberg. Au premier plan, des maisons de Tjugum au pied du Tjugatolen.

Et on retrouve le Vatneskredfjellet à droite du Tjugatolen.

Voici l'entrée du Fjaerlandsfjorden.

Zoom sur la précédente, une fois de plus, pour vous montrer les maisons disséminées sur le bord.

Arrivée au premier débarcadère. C'est Hella, sur le district de Leikanger.

En dézoomant, pour vous montrer le grand Sognefjorden qui se poursuit vers l'est.

Il n'y a pas grand monde à embarquer, un gros camion quand même.
Il faut un quart d'heure pour embarquer tout ce petit monde.

Reconnaissez-vous Vangsnes au zoom maximum, photographié depuis Hella?

De Hella à Dragsvik, il y a moins de deux kilomètres! C'est juste la traversée du Fjerlandsfjorden.

Dragsvik se trouve sur cet éperon rocheux, à droite. Derrière se trouve le minuscule Esefjorden.

Les nuages sont de plus en plus nombreux, mais il fait aussi plus doux. Environ 14-15 degrés. Je débarque. Il est 15h30.

Me revoici donc sur ma route 13, à laquelle je reste fidèle pour l'instant. Je longe donc le Fjaerlandsfjorden.

C'est féérique. et c'est féérique. Les paysages sont un véritable enchantement pour l'oeil.

La route est beaucoup plus étroite, et j'avoue adorer y circuler.

Je m'enfonce maintenant le long d'un bras du Fjaerlandsfjorden qui porte le doux nom de Vetlefjorden.

Remarquez la forme en "auge" du versant opposé du fjord, typique des montagnes rabotées par le glacier.

Du même en droit, zoom sur le petit village de Ulvastad.

Ces oiseaux ne sont pas sauvages, et s'éloignent sans se presser au passage de Jolly Jumper.

Ulvastad se trouve tout au fond à droite. Je vais là-bas. Mais il y a encore un autre fjord à contourner pour y parvenir!
Le hameau devant moi, c'est Farnes, et j'ai la joie d'y trouver une petite station d'essence, alors que je m'approchais de la réserve. Ouf, quel soulagement, je commençais à m'inquiéter très sérieusement.

Et voici donc la nouvelle branche, le Svaerafjorden. Avec la Svaerdalen, -vallée- en enfilade, là-bas, en forme de "U".

Au fond du fjord -il est minuscule, environ 2 km- le village qui lui a donné son nom, à savoir Svaeren.

Vue d'ensemble sur la Svaerdalen.

Détail sur la même, faisant ressortir la maison au premier plan, et insérant davantage la vallée dans le paysage.

Je viens de faire le tour du fond du Svaerafjorden.
Cette photo représente l'autre rive du fjord, là où je me trouvais il y a quelques minutes!

Et celle-ci est la partie gauche de la photo précédente. Le petit village, c'est Dale.

Et je retrouve le Vetlefjorden, de l'autre côté du Svaerafjorden, maintenant contourner.
Avec un bateau, il me suffisait de traverser ici.
Au fait, pendant que j'y pense, on aperçoit les algues au tout premier plan. Donc, je vous le rappelle, alors que l'environnement ne s'y prête pas du tout, -mais c'est bien un des nombreux charmes de ce pays-, l'eau qui s'étale sous vos yeux émerveillés, elle n'est pas buvable! C'est de l'eau de mer, bien sûr! Et ça me change de mon océan atlantique!

Et par conséquent, je suis en ce moment à l'altitude ZERO.

Farnes, sur l'autre rive du Svaerafjorden, où j'ai fait le plein.

Et voici le village de Menes. J'ai pris cette photo pour le panneau, qui indique une limitation à 60 km/h seulement entre 8h et 16h -horaires scolaires-, sinon, on peut rouler à 90... Je profite de cette image pour vous montrer l'état de l'asphalte. Comme vous le voyez, ce n'est pas parfait, mais compte tenu des conditions météorologiques régnant dans ce pays, je trouve que leur réseau routier, jusqu'à présent, est tout-à-fait correct. je connais des endroits en France où c'est loin, et même très loin, d'atteinder ce niveau, et ce dans des régions au climat fort tempéré...

Il n'y a pas que des enfants sur les routes, comme vous pouvez le constater! Ils sont adorables.

Me voici donc revenu le long du Vetlefjorden, avec vue sur Ulvastad au fond à droite.

Quelques maisons à Ulvastad, sur les berges du Vetlefjorden.

Vue d'ensemble sur le site.

Une fois passé le village de Ulvastad, au fond du Vetlefjorden, devinez le nom de la vallée que je remonte. C'est la... Vetlfjorddalen, bien sûr, que vous voyez là en entier. On distingue un petit bout de la route que je viens de parcourir, le fjord étant tout au fond, à peine visible sur cette image.J'ai donc remonté cett magnifique vallée dans une superbe forêt de sapins dans laquelle je vois, sur la route, une splendide gazelle, de très grande taille, qui retourne illico dans sa forêt.

Puis la route attaque une série de lacets véritablement très impressionnants, beaucoup plus que ce matin, à tel point que je n'ose pas m'arrêter, juste une fois, ici! Vous voyez ma petite route 13, et vous ne voyez pas qu'à mes yeux s'ouvre un terrible précipice, dont on n'aperçoit à peine le fond! Comme toujours en Norvège, vous voyez comme moi un nouveau changement de paysage, avec une nature déjà plus sauvage, plus brute, et beaucoup plus désertique!

Voilà un aperçu du dénivelé. En fait, la cassure, la partie la plus impressionnante de cette escalade se situe sous les cabanes de berger, visibles au premier plan, la blanche et la rouge. C'était renversant! Et pourtant, je suis à peine à 700 mètres d'altitude, mais la dénivellation est de 500 mètres en 8 épingles à cheveux. Celle-là, je ne voudrais pas me la faire en vélo! En fait, les autres non plus, je préfère être assis sur le dos de Jolly Jumper, le scooter-étalon, le roi du 125 cm3...

Regardez ma route, ça y est, j'arrive encore dans la neige, mais cette fois, il y a de gros nuages, et pas que des blancs, et il est déjà 16h30... Une fois encore, tous les superlatifs peuvent être employés. Ces deux photos montrent la vitesse du changement, le contraste extrordinaire! Epoustouflant. Il n'y a pas 20 minutes, j'étais à l'altitude zéro, quand même!

Je côtoie à nouveau la neige. Je ressens toujours beaucoup d'émotion dans ces moments, qui sont très certainement dûs aux contrastes, mais aussi au bonheur d'être justement là. J'en ai rêvé tellement souvent, et j'y suis. Et je suis très heureux d'avoir choisi justement cette époque de l'année, pas très chaude, mais qui me permet de "vivre" tous les aspects du Nord.

Ouahhh! Cri d'admiration. Encore! Le lac Nystolvatnet. Recouvert d'une belle couche de neige immaculée.

Je me retourne et... ouahhh! Encore une fois! Vous voyez, je vous le disais, une sacrée grimpette, pas faite pour les vélos!

Un petit coup de zoom sur la route qui longe les berges du lac glacé.

La température est cependant délicieuse en haut (12 degrés), ce qui est fort agréable. Et très surprenant!

Toujours sur les rives du Nystolvatnet. Si la neige atteint le haut des piquets en plein hiver, le paysage doit être fabuleux.

On distingue, on aperçoit la glace sous la couche de neige, à cause de ces teintes légèrement bleutées.

Comme je surplombe un peu le lac, je vois nettement que la glace commence à fondre. On voit aussi les traces de motoneige.

Zoom sur le bout du lac. L'altitude exacte du lac est de 715 mètres.

Nystolen, qui a donné son nom au lac. Juste quelques maisons, sûrement recouvertes de neige en hiver.

Nystolen encore.

Et ma petite vue en arrière, comme d'habitude.

Je longe des lacs reliés entre par des cours d'eau comme ici. C'est somptueux.

Les nuages dans le lointain sont parfois noirs, et je me trouve sur un plateau. Par moments, des nappes de brouillard -en altitude- font leur apparition, mais je sais que le temps peut varier ici en quelques minutes. Il est 16h30 passées, et je ne tiens pas à me trouver pris dans un changement brutal de température. Je décide donc d'arrêter maintenant les photos, de rouler vers la vallée, et de me trouver rapidement un camping, car, ce soir, je suis un peu fatigué.

Voilà, j'ai maintenant quitté le niveau de la neige, ce sera toujours plus facile de bivouaquer par ici.

Il reste encore un beau manteau neigeux sur cette montagne. C'est un zoom d'un coin de la photo pécédente.

Un dizaine de kilomètres plus loin, peu avant Hov et à moins d'un kilomètre du hameau de Langoyra, j'aperçois le sigle d'un terrain de camping, sur le bord gauche de la route.

Ouvert, pas ouvert? Je décide d'aller voir. Tout semble fermé.

Personne. Je vais repartir quand un type d'une cinquantaine d'années arrive, que je prends d'abord pour le patron. C'est un touriste, il parle anglais, il vient de s'isntaller, il me dit que c'est absoluement superbe, et que je peux mettre ma tente, le patron ne fera aucun problème. S'il en fait, il faut que je dise que c'est Oskar qui me l'a dit.

Je lui demande de quel pays il vient. D'Allemagne...
Ah, mais je parle allemand. Et nous voilà partis à discuter pendant bien 20 minutes. Il part faire des photos. Tiens, lui aussi...

Je descends jusqu'au bord du lac, un peu inquiet, car c'est un chemin, et qui plus est, pas très stable.
Mais Oskar m'a dit être passé sans problème avec son camping-car, alors!

Voilà. Il n'y a pas d'herbe, de l'eau partout, et c'est très très spongieux! Il est clair que la neige est partie depuis peu de temps. Je vois le camping-car d'Oskar. Je plante la tente sur la partie caillouteuse. En fait, ce sont des remblais apportés par le créateur du terrain de camping. C'est drôle de ne pas dormir sur de l'herbe, mais bon, c'est comme ça.

En tout cas, c'est le paysage que j'ai depuis ma "fenêtre". Il y a des mouettes!

Le lac se nomme Litlevatn, et se trouve à exactement 404 mètres d'altitude.

Il y a une table et des bancs juste à côté. Mon manteau rouge est posé dessus, ce qui fait un peu désordre...

Vue depuis la table, justement, sur laquelle je vais manger. On aperçoit le petit lac derrière.

La montagne qui me fait face est à peine à 1000 mètres d'altitude. Oskar me dit y être souvent allé. Au sommet, vous apercevez une tache noire et ronde. C'est une pierre, une énorme pierre ronde, qui bouge un peu, qui semble en équilibre, mais qui est certainement là depuis des millénaires. C'est Oskar qui m'a expliqué.

Vue d'ensemble de mon petit Litlevatn. Ma tente est tout à droite, invisible d'ici.

 

Oscar revient de sa ballade, on discute photos pendant encore une demi-heure, il est de Hambourg, vient tous les ans en Norvège, adore et adore. Bref, on se quitte copains, mais je n'ai pas vu le patron du camping. Bon, on verra demain.

 

 

 

J'ai entendu du bruit autour de la tente, pendant que je faisais mon récit, mais je n'ai plus envie de sortir.
Voilà. Du coup, je n'ai fait qu'environ 160 bornes aujourd'hui, mais j'ai pris 444 photos de toute beauté.

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à en éliminer 250...


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