Nordfjordeid - Hellesylt - 22ème jour

Vendredi 19 mai 2006 - 22ème jour de voyage

Nordfjordeid - Hellesylt

195 km - 336 photos - 166 sélectionnées pour le site!

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Trois semaines complètes que je suis parti, c'est énorme. J'entame donc aujourd'hui la quatrième.
Et vous avez vu que je n'ai pas chômé du tout. Il m'en reste un paquet à voir...

Mais attention, plus on monte et plus c'est étroit, la Suède revient fort sur la Norvège.
Donc, la montée va aller plus vite... normalement!

Bon, comme d'habitude, réveillé vers 5h20, je trouve que c'est trop tôt -on se demande bien pourquoi!- et je me lève vers 7h15. Mon premier travail est de jeter un coup d'oeil dehors! Et je constate avec joie qu'il y a des morceaux de ciel bleu, incroyable, après une nuit où il a souvent plu!

J'ai prévu une petite route pour rejoindre la côte. Au moment où j'y arrive -8 km- je viens de penser que je n'ai pas mis le GPS en route. mais où est-il? Je me souviens de l'avoir laissé de côté quand je rangeais la tente. Par acquit de conscience, et bien que je pense avoir rangé la tente avec le GPS dedans, je retourne vérifier au camping. Bien sûr, je ne le trouve pas!

Seize kilomètres parcourus pour rien, bien sûr!
Et moi qui étais de bonne heure ce matin -parti à 8h25-, je perds tout mon gain!

Et je n'ai pas le GPS. La journée va donc se faire sans aucune trace. Or, c'est avec elles -les traces- que je "revois" toute ma route, que je retrouve l'endroit exact où j'ai fait telle ou telle photo, combien de temps je me suis arrêté ici ou là...
Bon, je vais faire sans, je ferai travailler ma mémoire ce soir au camping!

 

 

Nordfjordeid vu au moment de partir. Il s'agit là de la banlieue Est de la ville, Prestemarka. Comme toujours en Norvège, les gens ne vivent pas les uns sur les autres, l'espace est là, et il y en a pour tout le monde! La photo est prise du camping.

Grand toît d'une étable, du moins je crois, ou d'un hangar à matériel agricole. Je suis sur une petite route, qui porte le numéro 664. C'est à ce point précis que j'ai fait demi-tour vers le camping pour chercher mon GPS...

Je suis de retour! Très vite, la 664 me conduit au bord de ce lac, le Horningdalsvatnet.Figurez-vous que ce lac a une particularité pas banale! C'est le plus profond lac d'Europe, 514 mètres! Vous vous rendez compte? Un demi-kilomètre d'eau en profoondeur, c'est énorme. C'est le 19ème lac de Norvège par sa superficie (50 km2), son volume est estimé à 12 km3, et il est à 53 mètres au-dessus du niveau de la mer. Evidemment, puisque Nordfjordeid, où j'ai dormi, est au niveau de la mer... Rappelez-vous, c'est au bord du Nordfjord, donc au bord de la mer... Ben oui, c'est la Norvège, quoi!
Tout est démesuré, ici, tout est spécial, tout est énorme...

Le voici donc, ce lac si profond. A vue de nez, on va dire que ça ne se voit pas du tout!

Ma petite route 664 est une merveille de petite route, avec des barrières, certainement ici pour le bétail.

Il y a encore de la neige sur les sommets de la chaine montagneuse formant l'autre rive, qui pointe environ à 1000 mètres d'altitude. C'est de l'autre côté de cette montagne que le ferry m'a débarqué hier soir, et c'est bien cette masse montagneuse que j'ai traversée hier soir par un tunnel!

Le x9 est toujours en pleine forme. En plus, il est tout propre, il a pris sa grande douche hier après-midi! Alors, je ne vous en ai pas parlé, mais à l'intérieur de mes sacoches, tout était sec! Et dans mes sacs, tout était sec aussi. Donc, je le dis et je le répète, ce n'est peut-être pas très joli -il m'a fallu parlementer un maximum pour que JJ accepte de porter tout ça- mais quel bonheur quand le temps n'est pas de la partie, de trouver ses affaires sèches le soir au bivouac, croyez-moi!

Je ne longe le Horningdalsvatnet que sur quelques kilomètres. Je le quitte pour prendre la route 665 direction plein Nord. Regardez la largeur de la route. C'est un bonheur pour un deux-roues! Est-ce de la pelouse naturelle? Je ne sais pas, mais on se croirait en Angleterre maintenant, ou en Ecosse!

Très vite, la route s'engage dans les montagnes -pas très élevées- à travers de très belles forêts de sapins.

Et avec ça, pour arranger le tout, un petit rayon de soleil. Mais c'est Byzance! Non? Mais c'est l'Amérique alors?
Non plus? Mais c'est la Norvège, tout simplement! Et c'est tant mieux! Il y a de nombreuses fermes sur la partie basse.

Les paysans norvégiens sont souvent très isolés, mais croyez-moi, ils ont de superbes maisons, presque toujours placées sur des points de vue remarquables de beauté, ont de nombreux engins mécaniques, et de belles voitures...

C'est tout simplement LE pied. Mais regardez-moi cette route!

Je m'élève un peu en altitude, mais les arbres m'empêchent d'avoir un panorama. ce n'est pas grave, je ne suis pas à un point-de-vue près, j'ai quand même été royalement servi depuis trois semaines.

Et j'apprécie énormément le fait de me retrouver dans une forêt, toutefois assez clairsemée.

Soudain, les affaires se gâtent, non pas au niveau du temps, mais au niveau de l'asphalte... Tout simplement, il disparait, le bitume, et je roule maintenant sur du gravier, ce qui est nettement moins stable!

Je suis dans la Heggjadalen maintenant. C'est ici que je quitte le comté du Sogn og Fjordane pour pénétrer dans celui du More og Romsdal -ouf, dur à prononcer, dur à lire... La route 665 change de numéro. C'est maintenant la route 42.

Il y a pas mal de vieilles baraques en piteux état. Elles sont toutes avec des toîts recouverts de végétation. Ce petit lac en bas est le Osdalssaetrevatnet -pas facile à prononcer, hein?- qui se trouve à 352 mètres d'altitude. Sur mon côté gauche, un lac plus grand, le Grondalsvatnet, à 426 mètres. Il y a une belle descente...

très dangereuse, à cause de la masse de graviers qui a été mise sur la route, sans avoir été tassée.
Je roule sur des oeufs...

C'est magnifique, mais j'apprécie peu le paysage, tout occupé que je suis à maintenir le JJ dans le droit chemin.
Je décide de m'arrêter pour prendre la photo plutôt que de la prendre en roulant...

C'est ainsi que je débouche dans la vallée de la rivière Osdalselva, que l'on appèlle la Osdalen.

Et je découvre les rives du petit lac Osdalsvatnet, à 157 m d'altitude, au pied de la Skredefjellet, à 990 mètres.

Evidemment, avec le soleil dans le dos, les couleurs sont de suite beaucoup plus belles!

Une petite cabane a été construite dans cet espace très restreint!

La forêt s'arrête ici, sur les rives du Kalvassvatnet (70 m), au pied du Eidsnakken (499 m).

Le lieu dit est Kalvatn. Deux hameaux sont ici, Sorekalvatn et Norekalvatn - Kalvatn Sud et Kalvatn Nord.

Norekalvatn, au fond à gauche. La quantité de graviers sur ma petite route est vraiment impressionnante.

Ce lac est vraiment au centre d'une cuvette, entouré de plusieurs monts. On dirait presque le centre d'un volcan!

La montagne, c'est le Sunndalsnipa (1396 m). Au premier plan, Sorekalvatnet, devant le Kalvassvatnet.

Ma route -enfin, mon chemin, comme vous avez pu le constater- débouche sur la route 41. Je roulais en direction du Nord-Est, je biburque à 90 degrés, en direction du Nord-Ouest maintenant.

Petit coup de zoom sur un petit lieu-dit.

Et voilà le genre que route que je qualifierais de "parfaite". Le bitume est très beau, les bords bien délimités, elle est assez étroite pour ne pas gêner l'environnement, ou du moins un minimum. Ce qui serait super, c'est qu'elle soit peinte de la même couleur que l'herbe, on aurait alors l'impression de rouler dans le pré...! Mais ce ne serait pas très écologique de rajouter tant de peinture... Admirez comme cet arbre accroche le regard dans ce grand pré.

Arrivée à Langvatn, au-dessus du Storevatnet.

Le hameau de Bjorkly se trouve de l'autre côté du Storevatnet.

Quel splendide paysage. J'aperçois au loin le Kollefjellet (1344 m) et le Eidskyrkja (1482 m).

Zoom sur les montagnes de la photo précédente. Elles sont magnifiques.

Je suis scotché par le paysage, tout simplement en admiration!

Austefjord. L'eau de la mer de Norvège s'arrête ici. Ce fjord est le bras final du Voldafjorden.
Au loin, à gauche, Lofolla, et en face, à droite, au bord de l'eau, Geitvika.

Zoom sur un énorme promontoire dont la pointe ferme presque le fjord. Le village de Lofolla.

C'est une descente grandiose, avec des échappées sur l'Austefjorden toutes plus belles les unes que les autres, pour finalement arriver à Forde ou Fyrde -selon les cartes....

Vue sur l'autre rive de l'Austefjorden.

Zoom sur la précédente.

Voyez comment les Norvégiens s'installent sur les rives d'un fjord. Belles propriétés!

Il y a un raccourci pour éviter la ville de Volda, mais je ne le prends pas, inquiet à l'idée de me retrouver sur une voie non asphaltée comme ce matin, avec un risque de chute tous les dix mètres à cause de l'énorme couche de graviers!

Et voici maintenant une vue d'ensemble sur l'Austerfjorden.

Derniers virages avant l'arrivée à Volda, sur le fjord qui change maintenant de nom, pour s'appeler le Voldafjorden... En face, sur l'autre rive du fjord, à flanc de montagne, vous apercevez Folkestad.

Altitude zéro, me voici au bord de la mer... non, du fjord.
La mer ouverte est à moins de 40 km d'ici à vol d'oiseau, vers le Nord-Ouest.

Néanmoins, ça sent quand même la mer, vous pouvez me croire, et je suis tout heureux de voir des bateaux de plaisance. Une fois de plus, vous assistez aux extraordinaires contrastes que ce pays peut offrir.

A Volda, tout près du port de plaisance. Je suis maintenant, et ce depuis Forde, sur la route 651.

C'est une petite ville très mignonne, et il y a une banque, ce qui me permet de transformer quelques euros en couronnes.
La ville est vraiment jolie, et très animée. Il y a du monde dans la rue, c'est agréable, mais je ne m'attarde pas non plus.

A la sortie de Volda, je ne peux m'empêcher de faire un arrêt pour immortaliser ce paysage tellement, une fois de plus, contrasté. Rendez-vous compte. Au premier plan, les prés sont couverts de petites fleurs jaunes. De très beaux arbres ainsi que de jolies maisons meublent le second plan. Derrière, dans la partie gauche du tableau, un énorme rocher couvert d'arbres ferme le panorama, tandis qu'au fond, une grande montagne surmontée de nuages gris et couverte de neige illumine, avec le soleil, l'autre partie de l'image. Grandiose!

Prise exactement du même endroit, mais face à la route. La photo précédente représente donc la partie droite de cette image!

Je quitte maintenant le Voldafjorden car il est lui même le bras Nord-Sud du Rovdefjorden et du Vartdalsfjorden qui sont, eux, orientés Est-Ouest! Et qui, par conséquent, m'empêcheraient de poursuivre vers le Nord et m'obligeraient à revenir sur mes pas en longeant un autre bras de fjord -Orstafjorden- parallèlle au Voldafjorden!

C'est compliqué? Si oui, reportez-vous sur la carte pour comprendre. Quoi qu'il en soit, si je restais huit jours dans le coin, alors oui, je ferais cette route sans hésiter, elle doit être superbe, j'en suis certain.

Je coupe -ou plutôt, non, j'escalade- donc cette petite péninsule -5 à 6 km- qui me conduit en vue de l'Orstafjorden. La circulation devient importante. Moi qui croyais que plus on montait vers le Nord, plus c'était le désert, eh bien, pas du tout, c'est même l'inverse.

Voilà. Je suis au sommet de la péninsule, et je redescends maintenant sur l'Orstafjord. C'est ici une descente grandiose, pratiquement sans virage, ce qui lui confère en quelque sorte une impression d'atterrissage!

Et justement, quand on parle d'atterrissage, à droite, c'est l'aéroport de Hovdebygda, banlieue de Orsta.

En zoomant sur la partie droite, je tombe en admiration devant la montagne.
Elle a un toboggan naturel absolument immense!

C'est le fond de l'Orstafjorden, en forme de rectangle presque parfait, et naturel comme souvent le sont les fonds de fjords Norvégiens. Et les trois côtés terrestres du culot sont habités. Je suis surpris de voir ici une ville et toutes ses banlieues, alors que j'avais pris l'habitude de ne voir que des hameaux, voire deux-trois maisons! C'est Orsta.

Vue d'ensemble du site d'Orsta. Les montagnes autour de la ville sont entre 900 et 1300 mètres d'altitude.

Il est pratiquement midi, et je décide de faire ma pause. Je m'arrête dans une boutique de type "supérette"-comme il y en a souvent en Norvège- et je re-craque devant de bonnes grosses saucisses bien chaudes. 25 NOK cette fois. Je demande au gars s'il a internet, il me montre la banque en face et me suggère d'aller demander. J'y vais sans me faire prier, car c'est la même banque que celle de Volda, alors ils vont bien accepter; et la dame accepte! Donc, je peux surfer gratuitement à la banque, c'est génial!

En sortant, il pleut, et la température est tombée à 16 degres. Ah oui, la température, je ne vous en ai pas parlé! Il faisait 10 degrés quand j'ai démarré, puis ça a monté toute la matinée, pour arriver à 18 à Volda! Donc, il pleut, et au moment de démarrer, un motard passe et me file un petit coup de klakson pour me dire bonjour. Vous savez quoi? Le motard, il roule à 80 -je l'ai suivi à cette vitesse sur 2-3 km- en BRAS DE CHEMISE!! Oui, oui, les bras à l'air, à 16 degrés à 80 sous la pluie, alors que je suis avec 3 couches de gilets et veste... Ah ces vikings! Remarquez, et je crois vous l'avoir déjà dit, j'ai vu les gosses partir ou revenir de l'école en chemise à 10-12 degrés! Pire, à 9 degrés, je ne sais plus quand, j'ai vu un gars en train de bosser TORSE NU. Oui, je sais, ce sont des exceptions, mais j'en ai vu, donc ce n'est pas si rare! Pour clôre sur ce chapitre, je reconnais être assez frileux. Cependant, il y a un monde entre rouler une journée entière entre 8 et 16 degrés, et ne rouler qu'une ou deux heures. Bien souvent, j'ai commencé la journée à moins de dix degrés en ayant chaud et sans trop me couvrir, pour finalement être obligé de me couvrir deux ou trois heures plus tard, alors que le thermomètre avait monté! Le froid, petit à petit, vous pénètre, et rien n'y fait! Aussi, je préfère désormais trop me couvrir dès le départ, c'est plus efficace.

Ces petites îles se trouvent à Liadalen et à Grovika, à l'embouchure du Orstafjorden avec le Vartdalsfjorden. Ce fjord est beaucoup plus large -3 km- , et derrière la chaine de montagnes visible au fond à gauche, c'est la mer de Norvège.

Le long du Vartdalsfjorden, les montagnes sont parfois élevées -ici un peu après Vartdal, le Vardehomet (996 m).
La route, la E39, est large et belle.

A Nordre Vartdal, une belle église se trouve seule devant le fjord.

Le banc me fait penser à l'Ecosse.

Derrière le muret, le cimetière, face au fjord.

Ah, et la brèche de Roland, je croyais que c'était à Roncevaux.
On voit nettement le coup d'épée donné par un de ces dieux vikings d'une force herculéenne...

Les masses montagneuses que vous voyez sont en fait des îles, entourées de fjords. la pleine mer se trouve en face, entre ces deux îles, au-delà du Sulafjorden qui les sépare. Les fermes longent le littoral.

Ainsi que l'autre bord de la route. On retrouve ces maisons blanches de style "Louisiane". Les hangars ont conservé cette couleur "bordeaux" caractéristique de la Norvège.

Assez rares en Norvège, tellement courants en Angleterre et en Ecosse, ce sont les murets de pierre séparant les propriétés comme ici. Je voulais vous donner une idée des monts jalonnant le parcours. Ce sont de belles murailles, non?

Barstadvika. Au loin, les superbes montagnes du Nord, resplendissantes avec leurs sommets enneigés.

Le hameau de Melboen, resplendissant dans les prairies parsemées de fleurs jaunes et blanches. Au fond, c'est la avllée de la Barstaddalen. A ce propos, de nombreuses vallées de terminent sur le fjord tout le long de ce parcours, et si je devais rester ici une semaine, je m'évertuerai certainement à les remonter toutes, en scooter puis à pied. De ce que j'en vois de la route, je peux certifier sans aucun risque qu'elles sont splendides.

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, un petit zoom sur Melboen.

Festoya, ou Festoy, le bout de ma route. Pour aller plus loin, je n'ai plus le choix, il me faut prendre le ferry! A droite, c'est le Hjorundfjorden qui enferme le district de Orsta. En poursuivant par la route, et en longeant ce fjord, je peux donc retourner à Orsta. Une route à faire, que je me réserve pour une prochaine visite, réservée à la Norvège!

En face, vers l'Est, c'est le Storfjorden qui prend la relève!

Le ferry Festoya-Hundeidvik que l'on aperçoit là-bas, de l'autre côté du Hjorundfjorden.

Bon, le voilà. Ce n'est pas le moment de le louper, alors je vous laisse, excusez-moi... A tout-à-l'heure!

Il n'y a pas de problème de place pour JJ. Je le laisse seul pendant que je vais faire le tour du propriétaire.

Ces fjords sont complètement différents de ceux traversés jusqu'à présent. Ils sont très larges, et les monts qui les entourent sont bien séparés les uns des autres, et ne forment pas une chaine entourant l'eau.

Le Hjorundfjorden, orienté Nord-Sud. Zoom maxi sur le fond du fjord.

Le même fjord, sans le zoom.

Zoom sur les montagnes à l'horizon.

Vers Hundeidvika, ma destination.

Vers Festoy, que je viens de quitter. Ces montagnes qui tombent dans le fjord sont de véritables forteresses!

On distingue la route 65, dans la végétation, qui longe le Hjorundfjorden et mène à Indre Standal.

Le fjord fait presque 5 km de largeur à son embouchure dans le Storfjorden.

Zoom sur les sommets environnants, très certainement des tueurs d'alpinistes!

Le hameau de Gjevenes, au pied de l'imposante muraille du Gjevenakken (627 m), et au croisement des fjords.

Gjevenes est à droite, invisible ici. En face, Hundeidvik et Megarden, au pied de la belle vallée Megardsdalen.
A gauche, Kursetgjedet, au pied le l'imposante masse du Skopphornet (1226 m).

Zoom sur la très belle Megardsdalen. Je trouve la forme de ce col et de cette vallée absolument parfaite.

A peine descendu du ferry, la route part à l'attaque d'un petit col. J'aperçois ce massif dans mon rétro, et je ne peux m'empêcher de faire un arrêt pour vous prendre la photo! Que ne ferais-je point pour vous!

Dans la descente, de l'autre côté, je passe près de ce petit lac, le Tuvatnet. On se croirait presque sous les tropiques!

Enfin, je dis presque... Quand je remets le tout dans son contexte, on reconnait bien la Norvège, ma foi!

Et je retrouve le Storfjorden. Photo prise vers le Nord-Est.

La largeur du fjord dépasse les trois kilomètres. Sa longueur est de 110 km.

Et c'est à nouveau l'émerveillement Norvégien. Ma route vers l'Est est à nouveau coupée par une nouvelle embouchure de fjord, le Sykkylvsfjorden, qui se jette dans le Storfjorden. Les prairies sont couvertes de fleurs, on dirait presque de la neige tellement il y en a par endroits. Je suis à nouveau comme envoûté par toute cette beauté naturelle.

Regardez, admirez vous-mêmes... Et encore, vous ne voyez pas le panorama qu'ils ont sous les yeux, dominant le fjord.

Ma petite route me conduit à Ikkornes, charmante petite ville située sur la partie Ouest de l'entrée de ce petit fjord orienté Nord-Sud, qui ne fait que 7 km de longueur, et va en se rétrécissant vers le Sud. Le fjord fait environ 900 mètres de largeur ici -et c'est sa partie la plus large! En face de Ikkornes se trouve une ville plus importante, Sykkylven, qui a donné son nom au fjord. Pour aller de l'une à l'autre, il fallait faire le tour du fjord, soit 15 km... Pour 900 mètres à vol d'oiseau! Aussi, les Norvégiens ont-ils décidé de construire un pont, avec péage Vous l'avez sous les yeux, ce fameux pont!
Le péage pour une moto est de 20 Nok.

Qui a dit qu'il n'y avait pas de jardiniers dans le Nord?

Voilà un exemple des boîtes aux lettres. L'habitat est tellement dispersé qu'il n'est pas possible d'obliger les facteurs à faire les tours et détours nécessaires pour atteindre chaque domicile. C'est la solution: un regroupement des boîtes par entité géographique, ce qui est plus avantageux pour la communauté.

Vue sur le fond du Sykkylvsfjorden et le village s'y trouvant, Straumsheim.

Vue arrière sur l'entrée du fjord, le pont, et la rive Est et la petite cité de Blindheim.
Admirez les prés couverts de fleurs multicolores au premier plan.

La route est jalonnée de maisons et de villages tout le long du fjord. Je traverse successivement Saetre, Stave, Erstad, Riksem, Riksheimgjerdet, puis Straumsheim tout au fond.

Cette photo est géniale, car elle vous montre les proportions exactes du paysage. La petite route étroite, le Sykkylvsfjorden qui ressemble plus à une rivière qu'à un fjord dans sa partie terminale -mais attention, il s'agit toujours d'eau de mer!-, et le splendide mont Straumshornet qui culmine à 976 mètres au-dessu du niveau de la mer, et donc au-dessus de mon niveau actuel! Un mur, une énorme barrière de près d'un kilomètre de hauteur! Très très impressionnant, aussi dans sa forme!

J'ai trouvé ce site en cherchant de la documentation sur la région. C'est celui d'un fermier établi ici depuis bien des générations, et qui par le de vie, de sa généalogie, de son pays. Passionnant, mais en Norvégien....

Zoom de la précédente, pour vous montrer les hautes montagnes se profilant au loin, vers le Sud.

Autre vue sur la splendide muraille naturelle de la chaine du Straumshornet. A son pied, la petite ville de Tannstad.

Straumsheim au fond du fjord. Il règne ici une forte activité économique, je crois beaucoup plus de véhicule et, je vous l'ai dit, la zone est entièrement habitée. Par conséquent, il y a des zones industrielles, et les bâtiments ne sont plus des maisons traditionnelles, mais ce que vous voyez là... C'est moins joli! Heureusement, en arrière-plan, le paysage ne manque pas!

Voilà qui est plus joli. Je suis arrivé à Straumsheim. Quelques maisons du village...

Un étrange véhicule attend son propriétaire devant les bureaux de cette entreprise à Straumsheim.

Straumsheim se trouve au pied de la fameuse muraille du Straumshornet.

Je récupère ici la route 60, que je vais suivre vers le Sud-Est. Elle long ele Fitjavatnet qui se déverse dans le Sykkylvsfjorden.

Je suis entouré de montagnes enneigées toutes plus belles les unes que les autres.

Et quand je zoome au maxi dessus, on aperçoit les dents de requin . Je ne suis pas alpiniste, mais si je l'étais, je me renseignerais sur ces montagnes, car je ne sais pas si elles ont été gravies, mais il y a sûrement beaucoup de plaisir -d'alpiniste seulement- à prendre là-dessus. Elles sont entre 1200 et 1600 mètres, ce que l'on peut qualifier d'insignifiantes par rapport aux Alpes. Mais allez les parcourir, escaladez-les, et revenez en parler!

Le paysage devient complètement alpin maintenant.

Les fermes ont maintenant remplacé les villages. La vallée est large, les sommets sont à environ 1400 mètres.

Mais ce ne sont pas de simples collines, comme je vous l'ai déjà dit... C'est un zoom de la précédente.

En fait, je viens de longer l'immense muraille qui se terminait à par le fameux Straumshornet. Arrivé au bout, la route fait un angle à 90 degrés et repart vers le Nord-Est dans la magnifique vallée dont le nom est la Velledalen. Je traverse successivement les jolis petits villages montagnards agricoles de Velle, Brunstad, Hjorthol, Bruvoll.

Le paysage est tellement grandiose que je m'arrête continuellement, incapable de résister à ma passion photographique!

C'est beau de tous les côtés, quel que soit l'endroit où je porte mon regard.

Zoom sur les sommets de la partie gauche de la précédente pour vous donner une idée des sommets qui m'entourent.

La vue arrière est époustouflante.

Il y a même des glaciers! Ce sont les Alpes du Sunnmore. Admirez cette carte!

Paysage grandiose. Vallée idyllique.

Une petite dernière vers l'arrière, avant de reprendre la route.

Détail sur la ferme à droite.

Ah, mais j'oubliais de vous montrer celui grâce auquel je suis là en train de photographier, ce bon vieux JJ.

Et ça, c'est un zoom sur les sommets de la partie droite.

Du même endroit, vue vers l'avant.

Et vue vers la droite...

Décidément, je bombarde le coi, pas moyen de m'arrêter. Vous savez pourquoi.

On dirait une dent de requin.

La grandeur de ces montagnes constraste étrangement avec leur altitude.

Une petite dernière sur les fermes jouxtant la chaussée, sur le manteau de petites fleurs.

Ensuite, la route 60 fait un nouveau coude à 90 degrés, plein sud cette fois, pour atteindre le col en suivant la Myrdalen.
Et ça regrimpe vraiment sec - je passe de 150 m à 530 mètres d'altitude en 4 kilomètres!
Pauvre JJ, heureusement toujours aussi vaillant.

Pour arriver au Svartevatnet encore en partie sous la glace, près de la neige! Je vous le disais, à propos de la Norvège. En 4 kilomètres, on passe des prairies couvertes de fleurs à un chemin enneigé et encore à demi-verglacé!

Du col, je me retourne et mon regard embrase l'ensemble de la Velledalen.

Au zoom, les villages de Bruvoll, Hole, La, Lade. Il est 15h passées, il est temps de continuer!

Après le col, la route biburque à nouveau à 90 degrés, vers l'Est, pour suivre une nouvelle vallée, la Hevsdalen.

Soudain, je vois un paquebot en pleine montagne! Le cliché touristique de la Norvège!
Seulement, ce n'est pas un cliché, mes amis, c'est MA photo, et c'est le tableau qui s'offre à mes yeux ébahis!
Le fjord que je retrouve ici, c'est le Storfjorden, et en bas, c'est la petite ville de Stranda.

Zoom sur le navire de croisière qui glisse sur les eaux bleues du fjord.

La route 60 ne va pas jusqu'à Stranda. Et moi non plus.
Stranda est en quelque sorte un cul-de-sac sur le fjord, et ce n'est pas le but de ma journée.

La route 60 part plein Sud, et suit la vallée appelée Strandadalen.

C'est absolument grandiose, et je dois dire que j'adore ce genre de vallées sauvages.

Zoom sur la vallée, afin que de la voir plus en détail, mais dans son ensemble quand même.

Zoom maximum sur le fond de la vallée. Et que voyez-vous en examinant le fond de cette superbe vallée. La barrière montagneuse est extraordinaire! On dirait une muraille, une forteresse quasiment imprenable!

Et c'est vrai qu'elle l'est. En effet, après une descente exaltante au plus bas de la vallée, au cours de laquelle les montagnes autour de moi semblaient s'élever dans le ciel, je suis arrivé à un cul-de-sac. C'est normal. Aucune route ne franchit la muraille qui se dresse devant moi. Mais... c'est par un tunnel que le passage s'effectue. Quoi de plus logique, en effet? Un tunnel passe sous la terrifiante paroi au lieu de l'escalader. Le Ljonibbtunnelen. Un tunnel de 4 kilomètres de longueur, glacial, affreux, trempé -l'eau suinte sur les parois-, dangereux, pour finalement déboucher...

A propos, il y a tout de même un chemin qui l'escalade, cette muraille! Que je ferai peut-être un jour!

...ici. Ouahhh!!! Eh, ça calme, hein? Soleil, chaleur, et en prime une vision paradisiaque. Je ne regrette plus le passage du tunnel. Je viens de changer de pays, de planète, et ce en 4 kilomètres... C'est la Norvège, quoi!

Bon, alors, les noms maintenant. Je veux les noms!

Le tunnel débouche sur une fourche en trois doigts. Le fjord, c'est le Sunnylvsfjorden. Le Sunnylvsfjorden est un bras du Storfjorden, le grand fjord dont je suis plus ou moins le tracé depuis le début de la journée. Cette eau bleue et profonde est, bien sûr, de l'eau salée! Si je le remonte à gauche, vers le Nord, je vais arriver à Stranda, la petite ville contournée tout à l'heure, qui se trouve sur la rive Ouest. Si je le suis complètement à droite, le fjord va vers le Sud, vers Hellesylt. Et en face de moi, légèrement à droite, le Sunnylvsfjorden forme un nouveau bras, qui porte le nom si réputé de Geirangerfjorden.

Là, en face de moi, c'est le mont Furneshornet (1335 m).

Regard à gauche...

Si je me penche un peu, voilà ce que ça donne... Renversant, non?

Et regard en face, vers l'Est, c'est le bras du Geirangersfjorden.
Tout à droite, caché par les arbres, c'est la direction du Sud, vers Hellesylt. C'est là-bas que je vais.

Zoom de la précédente. On voit un bateau qui fonce vers le Sud.

Dé-zoom de la précédente. C'est trop magnifique. Je reste ici un moment à admirer ce paysage de rêve.
Le bateau n'est pas visible sur cette photo, il est un peu en-dessous, côté gauche.

Vue d'ensemble du site, et de la route 60 qui va me conduire vers Hellesylt. A droite, donc.

Avec JJ, qui fait ici son gros crâneur! Remarquez, il peut, c'est bien lui qui tracte tout le monde...

On voit la petite trace laissée par le bateau, si petite dans ce paysage grandiose!

Vue vers le Sud. La route est dangereuse, et requiert toute mon attention.

La protection est bien faible. Je préfère ne pas rater le virage!
Le Geirangersfjord, encore. A gauche, vers Sandra, et à droite vers Hellesylt.

Et la pente est forte. Vous savez, l'eau du fjord est au niveau zéro, niveau de la mer! Et je suis à 350 mètres d'altitude.

Le Nokkenibba (1390 m). Tout en bas, je découvre maintenant les eaux bleu-vert de la branche Sud du Sunnylvsfjorden.

Encore un coup d'oeil vers le Geirangersfjorden.

Un ferry en provenance de Hellesylt prend son virage à droite vers le Geirangersfjorden, vers Geiranger!
C'est le but de mon étape, mais je crois bien que je viens de louper le dernier ferry de la journée...

Zoom sur le ferry.

Zoom vers le premier virage du Geirangersfjorden.
On voit la cascade de la Holtelva qui s'échappe du Holtvatnet (959 m), sous le Slettfjellet (1298 m).

Je traverse à nouveau un tunnel, le Streketunnelen...

... avant de parvenir à Hellesylt. Ah, il y a un terrain de camping là-bas, au fond.

Hellesylt, c'est le bout du Sunnylvsfjorden.
La vallée de la Bygdaselva est bien visible au fond du fjord, au pied du Stadheimsnibba (1285 m).

Zoom sur l'église de Hellesylt.

Le port de plaisance de Hellesylt. On aperçoit l'église sur la hauteur près de la cascade, à droite.

Lorsque vous arrivez à Hellesylt, et que vous vous dirigez vers le port d'embarquement, vous ne pouvez pas manquer cette très belle chute d'eau, la Hellesyltfossen. Un pont permet de passer de l'autre côté de la rivière.

Vue d'ensemble de la Hellesyltfossen.

Le débit de la Dalaelva, qui se jette dans le fjord, est vraiment conséquent.

Je reste un bon moment en admiration devant la force des flots, et de la nature.
Allez voir ces photos pour bien comprendre le site, elles sont superbes.

Vue vers la belle église de Hellsylt.

Ce joli troll me souhaite la bienvenue.

Mon but est de faire le Geirangerfjorden en bateau. Comme j'arrive d'assez bonne heure -il est 16 heures, je décide de prime abord de le faire ce soir, avec la bonne lumière en plus -il est orienté W-E et je vais vers l'est. Mais je n'ai pas de chance. Le ferry est parti à 15h30, à peine une demi-heure avant que je n'arrive. C'est celui que j'ai croisé et photographié tout-à-l'heure, et je m'en doutais bien. Et comme la haute saison n'est pas commencée, le prochain et dernier part à 18h30.

Je trouve que c'est trop tard. Je prends la décision de rester là ce soir, au camping.

Ouf. Terminé. La tente est installée, je savoure. Pour une fois, je quitte le boulot de bonne heure, et c'est tant mieux. Après tout, je suis en vacances, et j'ai bien gagné le droit de passer une longue soirée à ne rien faire!

Là-bas, c'est la direction que je vais prendre demain matin...

C'est un paysage que j'ai tant rêvé de voir, et j'y suis maintenant. C'est merveilleux!

Vraiment merveilleux!

Demain, ils annoncent un temps variable... Les boules!
Mais ce qui est pris est pris, hein?

Aujourd'hui, la météo m'a une nouvelle fois été favorable.

La région visitée est d'une très grande beauté.


Les paysages, vous l'avez vu, sont très variables, et les contrastes sont toujours aussi énormes, entre les prairies couvertes de fleurs, les neiges éternelles, les lacs, les eaux bleues vertes des fjords. La Norvège ne m'a pas déçu.

Sur 195 km parcourus, j'ai quand même fait 366 photos, soit l'équivalent de 10 pellicules de photos 24x36... que j'ai encore eu bien du mal à départager.

J'espère que vous avez apprécié cette belle journée, et qu'elle vous donnera des idées d'étapes dans vos propres voyages.

Merci de m'avoir lu jusqu'ici. n'hésitez pas à me mettre un petit mot dans le livre d'or!


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