Hellesylt - Aaheim - 23ème jour

Samedi 20 mai 2006 - 23ème jour de voyage

Hellesylt - Aaheim

242 km - 603 photos - 316 sélectionnées pour le site!

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J'avais mis le réveil à 7h30, et je me suis réveillé à... 7h25. Encore cette incroyable horloge interne, nature impressionnante.
Je me lève de suite, car il n'est pas question de rater le ferry qui part à 9h30. Finalement, je suis en place à 9h10.

Je ne vous ai pas raconté, au sujet du camping de Hellesylt. En fait, lorsque je suis arrivé hier dans la soirée, il n'y avait personne à la réception. Pourtant, il y avait des gens installés au camping, peut-être une dizaine de caravanes, occupées, et une voiture d'Allemagne -un jeune couple, ils ont dormi dans la voiture. Alors, quel est le prix, comment payer? J'ai mis un moment avant de comprendre! En fait, on remplit une feuille, on dit qui on est, ce qu'on a -camping-car, caravane, toile de tente, nombre de personnes, nombre de nuits-, on totalise, on met le tout dans une enveloppe, avec l'argent, et on la met dans la boîte aux lettres prévue à cet effet. Voilà, c'est aussi simple que ça... C'est la Norvège.

Deux cars de Japonais arrivent. Les passagers descendent, photographient la cascade qui est devant nous...

... se photographient, se congratulent, remontent dans les cars, et s'en vont... jusqu'à leur prochain arrêt photo.

Je suis sur le parking réservé aux véhicules prenant le ferry. Compte tenu de sa taille et du nombre de rangées, je comprends qu'en haute saison, ce doit être la cohue. Mais aujourd'hui, c'est parfait. Près de moi, en voiture, un couple d'Anglais retraités, qui ont loué une voiture à Bergen pour 15 jours en Norvège.

Là, ne bouge surtout plus, c'est nickel! Bon, je ne me moque pas, compte tenu du nombre de photos que je fais moi-même...
Mais ce que j'admire, c'est la position pour photographier.

Encore une de ces superbes statues en métal, sur un sujet très nature, cher aux Norvégiens.
Décidément, j'aime bien cet art.

Les maisons près de l'embarquement.

JJ à fond de cale. Il n'est pas content, le x9, il préfère être sur le pont...
Pour vous dire que nous ne sommes pas nombreux! Il n'y aura pas de bagarre...

Et c'est parti pour une nouvelle croisière de plus d'une heure sur ce beau ferry. Vraiment, on ne se refuse rien!
Dernier regard sur Hellesylt, dont on voit l'église au centre et la cascade à droite.

Nous -les passagers- sommes accueillis par une belle voix féminine -dont nous ne voyons pas la propriétaire, malheureusement, car tout est pré-enregistré- en trois langues. Norvégien, normal, Anglais, langue internationale, normal aussi, et enfin en Allemand, sans doute en raison du grand nombre de visiteurs Allemands en Norvège. Le Français est totalement inconnu ici. Heureusement, je n'ai pas trop de mal à comprendre l'Anglais ou l'Allemand. Donc, après nous avoir salués, la jolie voix nous décrit tout le parcours. Le prix est élevé, mais nous avons un guide... virtuel! Pour une fois dans ce genre de parcours touristique, la qualité du son est absolument irréprochable.

Je vais me poster à l'arrière du bateau et faire pratiquement toutes mes photos de là, de cette façon, j'ai le soleil derrière moi. Enfin, pas toujours, car le fjord n'est pas rectiligne.

Pour l'instant, la météo n'est pas mauvaise. Pour l'instant, nous filons vers le Nord-Est sur le Sunnylvsfjorden.

Sur ma droite, on distingue une nouvelle entrée de fjord. C'est le Geirangerfjorden, vu hier soir de la route.

La route par laquelle je suis arrivé hier soir est quelque part dans cette verdure.

Même photo que la précédente. Zoom sur les quelques maisons situées dans la pente. Ils ont un panorama inégalable!

Les neiges des sommets se transforment en eau sous l'action des rayons du soleil....

...et tombent des parois en longues chevelures pour finalement se mêler aux eaux salées du fjord.

Contre-jour sur le Sunnylvsfjorden qui continue vers Stranda et le Storfjorden, d'où je suis venu hier après-midi.
Nous, on tourne à droite, et on s'engage dans le Geirangersfjorden.

Le bateau part maintenant dans une direction perpendiculaire à la route 60 suivie hier, et visible ici.
La grande cascade, au creux de l'énorme muraille à droite, est issue du Nykkjevatnet.
C'est passe sous cette muraille que passe le Ljonibbtunnelen débouchant dans la Strandadalen !

Zoom sur la cascade de la photo précédente. Il y a des cabanes au raz de l'eau, sans doute pour les pêcheurs.

Plus près du bateau, voici la montagne qui forme l'angle du virage à droite dans le Geirangersfjorden.

On dirait presque le travail d'un jardinier, qui a pris soin de recouvrir de sacs plastique les parties de terre non plantées de fleurs, afin d'empêcher les mauvaises herbes d'y pousser. Sauf qu'ici, les sacs plastique, c'est la roche pure et dure... Et sur la roche, l'arbre ne pousse pas encore. Mais je suis tout de même émerveillé de voir les endroits où il pousse malgré tout!

En plus, vous avez vu la pente...??? Pas question de faire de la rando ici.
La seule possibilité, c'est de longer le fjord en kayak.

 

Toutes ces murailles qui délimitent les eaux des fjords ici se ressemblent. Les pentes sont très fortes, et elles sont remplies de marques profondes laissées par les torrents des fontes des neiges. Ici, c'est la masse montagneuse au sommet de laquelle je suis arrivé hier, après la traversée de la Strandadalen et du tunnel qui la terminait.
La photo est prise depuis le Geirangersfjorden. A droite, là-bas, c'est la "route" maritime vers Stranda.

La même, obtenue en dézoomant.
Personne n'est assis sur le pont... C'est la basse saison, et c'est vraiment génial.

Les eaux, dont la force est décuplées par la chute presque à pic, se frayent un chemin parmi la végétation et les rochers.
Quelle que soit la puissance des obstacles, elle trouvent toujours leur chemin vers le fjord!

Je suis maintenant bien engagé dans le Geirangersfjorden. Le Sunnylvsfjorden va bientôt se dérober à mon regard.

Je suis toujours autant émerveillé devant ces forêts et la pente dans laquelle elles poussent.
Ici, je voulais vous montrer les dégâts causés aux arbres par les puissants torrents de printemps. Ils sont maintenant presque à sec, seules subsistent encore les quelques filets d'eau des dernières cascades. mais là où l'eau passe, l'arbre se couche et laisse sa place, d'où la présence de ces nombreux sillons...

Je suis bien engagé dans le Geirangersfjorden. On aperçoit encore le Sunnylvsfjorden à droite.
Je vous rappèlle, pour ceux qui ne suivent pas, que Hellesylt est complètement à ma gauche maintenant!
Le Ljonibbtunnelen du fond de la Strandadalen passe sous la grande cascade visible au fond.

Ah, un petit coup d'oeil à l'intérieur de mon paquebot. Vue vers l'avant du bateau.

Toujours vue vers l'avant, mais partie gauche de la salle centrale. Vraiment pas grand monde!

Détail sur l'énorme muraille et le... cône de déjection et les trouées faites par les torrents dans la forêt.
Je trouve ça sublime! Mais je crois l'avoir déjà dit!

Du Geirangersfjord, je me place à l'arrière du bateau, et je prends ce cliché de l'embouchure du fjord dans le Sunnylvsfjorden, vers la gauche. Pour retrourner à Hellesylt, je dois "tourner" à gauche.
Le nom de la pointe est Nakkeneset.

La même que la pécédente, mais en regardant vers la paroi droite. Au fond, la route 60 d'hier. A droite vers Stranda. Sur la photo en taille originale, je vois très bien l'entrée -ou la sortie- du Ljonibbtunnelen à gauche de la cascade de droite.
cette pointe porte un nom. C'est Lundaneset.

Ces cabanes et maisons ne sont pas en très bon état. Elles sont cependant habitées. En effet, sur la photo originale, je vois très bien une personne à la porte de la maison rouge. L'accessibilité ici ne peut se faire que par bateau!
Ce hameau porte un nom. Il s'agit de Matvika.

Paré à l'abordage.................. Non, je rigole. Une belle muraille pour les alpinistes!

Partie terminale, vers le sommet... Vaincre un tel morceau doit être très valorisant!

Je voudrais bien voir ces cascades au début du mois d'avril, ce doit être énorme!

Elles ne sont plus très virulentes....

Mais elles sont encore nombreuses! Admirez les couleurs des eaux du Geirangersfjord....

Sur cette photo, vous voyez les deux rives du Geirangersfjorden à son embouchure dans le Sunnylvsfjorden.
A gauche Nakkeneset, et à droite Lundaneset.
Et toujours, au fond, la route 60 sur la montagne barrant le passage à l'eau.

La forteresse minérale Sud du Geirangersfjorden. Au fond, la pointe Nakkeneset.
Les sommets ont pour nom Nokkeniba (1380 m), Tjukkhornet (1290 m), Helbostadegga (1262 m) et Syltavikheia (1211 m).

Le Syltavikheia (1211 m). Je vous rappèlle que, sur le fjord, je suis à l'altitude ZERO, évidemment!

Matvika -on distingue à peine les maisons- et la pointe Lundaneset.

Nakkeneset encore une fois!

Le Geirangersfjorden est en forme de "S" couché. Je suis maintenant dans le creux de la première boucle.

A cet endroit, les sommets de la muraille Sud culminent à 1482 m avec le Gjerklandsegga et à 1556 m avec le Ljosuregga.

Voici cette muraille. Une des grosses cascades de ce bord se nomme la Ljosurfossen.

Le capitaine du navire négocie donc le virage à gauche au niveau de la Megardsplaasen.

J'insiste un peu sur les murailles de roches que sont ces montagnes. Comme je vous le disais plus haut, la randonnée le long du fjord n'est pas possible, ou bien il faudrait que les Norvégiens taillent un chemin dans la roche!

Le chemin de l'eau à travers les arbres est très visible sur cette photo.

 

Je suis toujours dans le virage à gauche. Un bateau arrive en sens inverse. Il parait bien minuscule dans cette immensité!

La moindre anfractuosité est utilisée par la végétation pour s'y fixer.

Zoom pour vous prouver ce que je viens de dire...

Les énormes écarts de température, les hivers rigoureux, le gel, les cascades, tous ces éléments se cumulent pour attaquer la roche et participer à son érosion. Siècle après siècle, millénaire après millénaire, le travail avance, inexorablement!

Mais à notre échelle humaine, c'est imperceptible!
Cette photo est un zoom de la partie haute de la précédente.

Au pied de cette énorme fissure, on peut voir les éboulis de roches entrainées sans doute par de violents torrents.

C'est la même, mais en dézoomant quelque peu, pour donner un point de vue légèrement plus large. Dommage qu'il n'y ait pas un être humain ici, de façon à avoir une idée de la grandeur du site. Sachez que les arbustes sont de très beaux arbustes, ça vous donnera déjà une idée.

Le petit bateau se rapproche finalement assez vite.

Il faut dire que nous allons l'un vers l'autre!
On voit très bien la Friarfossen, sur l'autre pan de mur!

Vous avez donc sous les yeux la partie basse de ce que j'appèlle un cône de déjection. En fait, à cet endroit, le sommet de la falaise subit une érosion plus importante, peut-être parce que la roche y est plus friable, peut-être aussi parce que sa configuration au sommet la prédispose à mieux recevoir les eaux de fonte, toujours est-il que des roches plus ou moins grosses se brisent et se détachent du sommet depuis des millénaires, et finissent par créer un monticule de petites pierres -et de gros bloc- à la base. C'est là que la végétation arrive à se frayer, elle aussi, un chemin au fil des siècle, dans des conditions de vie très aléatoire, puisque les arbres sont soumis au bombardement incessant de nouveaux blocs -on en voit un énorme à gauche- et au passage saisonnier d'énormes torrents qui les séparent et qui en tuent certains au passage. La vie est difficile!

On peut voir de gros vides par endroits. Quel événement a pu les créer?

Zoom sur la vedette sur le point de nous croiser.
On peut voir sur la berge quelques énormes pierres qui se sont détachées de la muraille.

Vue globale de l'énorme paroi Nord, et de tous les cônes résultant des chutes de pierres cumulées au fil des siècles!
La cascade visible de l'autre côté, au fond, sur la paroi droite, c'est la Friarfossen.

Je retourne à l'arrière du bateau pour prendre une dernière photo de cette première partie du Geirangersfjord. De cette distance, on voit bien la partie haute des montagnes formant la muraille du Sunnylvsfjorden, tout au fond. Lorsque je naviguais à leur pied tout-à-l'heure, je croyais en voir les sommets, mais en fait, j'en étais encore loin. Le sommet enneigé, c'est le Blafjellnibba, qui culmine à 1487 mètres d'altitude. Côté gauche, paroi Sud du Geirangersfjord, on voit au sommet l'éperon rocheux du Nokkennibba (1380 m) et en bas l'éperon Stabben qui avance dans les eaux du fjord.

Bonjour bonjour... J'ai l'impression qu'ils sont plus nombreux sur cette vedette que nous sur notre gros bateau!

La pointe Stekkane, au pied du Grautnibba (1260 m).

Retour à l'avant. Je n'arrête pas. C'est beau de tous les côtés, et je vais sans cesse d'un bord à l'autre pour obtenir toutes sortes de beaux panoramas. Fabuleuse falaise Nord du premier coude du Geirangersfjord. Le sommet Ytstehornet est à 1153 mètres, presque un mur de plus de un kilomètre de hauteur.

C'est ici qu'apparait la cascade Brudesloret. Le Voile de la Mariée. The Bridal Veil.

Retour à l'arrière. Cette fois, le virage est bien terminé.

A cet endroit, le fjord fait en gros 1 km de largeur.
C'est tellement immense qu'on ne se rend pas compte du tout de la grandeur du site sur les photos.
Il faut savoir que la profondeur du Geirangersfjord atteint par endroits 360 mètres, et que les plus grands paquebots du monde peuvent y circuler sans aucun problème!

Retour du côté gauche du bateau, dans le sens de la marche, c'est-à-dire vers Geiranger.
Je lève les yeux vers le ciel, vers les sommets du Ytstehornet. Une très belle paroi!

Le virage se termine, et la Brudesloret se dévoile....

Et le vent fait voler ses voiles...

Seules les mousses arrivent à tenir sur cette muraille.

Et la Brudesloret termine sa course en minces filets dans les eaux vert-clair du fjord.

C'est ainsi que les parois mouillées par la Brudesloret -le voile de la mariée- ne sont jamais les mêmes, le vent et le débit de la cascade changeant régulièrement l'itinéraire de sa magnifique chevelure.

Regard vers l'arrière pour bien voir le virage. La première partie du "S" couché est passée, et bien passée.
Maintenant, on voit très bien le sommet enneigé du Nokkennibba.

Le voile se lève sur les "Sept Soeurs", "Dei sju systrene", dont j'ai tant entendu parler. Une chute de 410 mètres.

Encore un coup d'oeil arrière sur le bas de la paroi du Ytstehornet.
Sous un autre angle, le fameux cône de déjection et la forêt qui s'y est installée.

Je suis un peu surpris par le faible débit des cascades à cette époque de l'année. Je sais que c'est déjà la fin mai, et cependant, j'ai vu des photos prises en haute saison avec un volume bien plus important.

Vue arrière sur le Voile de la Mariée.

Qu'est-ce que c'est que ce truc qui flotte dans les eaux du fjord? Vous ne voyez pas?
C'est tout simplement du goémon -ou varech-, une algue d'eau de mer que vous connaissez tous...

Vers l'avant maintenant. Les "Sept Soeurs" sont sur la paroi de gauche.

Vous pouvez constater que ce ne sont pas des arbrisseaux qui poussent dans la paroi, mais bien de beaux arbres!

Et à nouveau en arrière, avec le virage effectué et le "Voile de la Mariée" sur la paroi de droite.

La même, en vue large, sans aucun zoom.

Je retourne vers l'avant, mais cette fois du côté droit du bateau. Il s'agit donc de la paroi Est en direction de Geiranger.
Au pied du Skakedalssaetra (851 m) et du Smanipene (1176 m) coule une belle cascade, la Friarfossen -également appelée Friaren, Geitfossen ou Skageflafossen... Tout un programme, avec les noms Norvégiens!

Hauteur totale 275 mètres, dont un saut unique de 125 mètres. Débit de 3 m3 à la seconde.

Partie finale de la Friarfossen. Ce côté, à l'Est, est complètement à l'ombre, et il est plus de 10 heures!

Bon, côté gauche maintenant. Les Sept Soeurs "Sju Systrene" font face à la Friarfossen.
Dommage pour le débit, mais il n'empêche pas moins que la muraille d'où elles tombent est superbe.

Une des sept soeurs. Toutes les photos qui suivent les concernent. Je vous laisse admirer.

Il y a une véritable forêt au sommet du mur. On dirait une armée de chevelus, et ils semblent tous regarder vers le fjord!
Comme s'ils criaient: "coucou, on est là!".

La roche est très disparate, on dirait qu'un géant a frappé le mur à coups de burin géant!

Je suis pratiquement au niveau des "Sept Soeurs" maintenant.
Les monts suivants sont le Robbeheia (1402 m), le Teinnosa (1436 m) et le Geitfjellet (1615).

De face, vers le heut. Elle est superbe. Trois gros rebonds.

Pour finir en apothéose.

Avec un dernier petit sursaut.

Celle-ci est différente. Ici, le géant s'est taillé une énorme marche, pour pouvoir se laver les pieds.

Et voici quatre des sept frangines....

Et de cinq d'un coup sur celle-ci.

On reconnait celle avec le marche-pied. C'est la deuxième à partir de la gauche.

Je suis un peu trop près, et j'ai du mal à photographier l'ensemble. En tout cas, c'est très joli.

Leurs eaux blanches vont se perdre dans les eaux vertes du fjord.

Les dessins formés pa les filets d'eau sur les parois de pierre changent constamment, le spectacle est féérique.
Si j'avais un balcon en face, je passerais des heures à les admirer à la jumelle!

De là-haut, les vues sur le Geirangersfjord sont extraordinaires!
Il existe des randonnées faisables dans une journée permettant d'atteindre le spectacle des dieux.

Petit essai de vue d'ensemble, vers l'arrière maintenant, puisque j'ai maintenant dépassé les Sept Soeurs.

Levons l'appareil-photo maintenant.

Une promenade dans la forêt sommitale doit donner l'impression de marcher sur une terre vierge et primitive!

C'est sublime.

Pas si primitive que ça, en tout cas pas vierge du tout! En effet, examinez bien cette photo.
Tout en haut, à droite, que voyez-vous? Quoi? Une maison? Eh oui, vous avez raison. Il y a une maison là-haut!

Vue d'ensemble du site. En fait, il y a deux maisons. Le nom du lieu-dit est Knivsfla. Il y a encore à peine un siècle, des gens vivaient dans ces fermes exploitant le moindre petit morceau de terre apportée par dame nature! Et le seul accès possible était, et reste encore de nos jours, par le fjord. Ensuite, il faut grimper! Allez voir le lien que je vous ai mis -en Anglais.

Je vais maintenant -enfin, le bateau...- amorcer un virage à droite, pour entamer la deuxième boucle du "S" couché.
Ici, c'est évidemment la vue arrière vers les Sept Soeurs, dont une partie est encore visible à droite.

Dans ce virage à droite, le bateau se rapproche de la rive droite, donc Est poir moi, dans le sens Hellesylt-Geiranger.
Il me semble voir des inscriptions sur le rocher.

Effectivement! Il y en a plein. Malheureusement, je n'écoutais pas la voix du guide à ce moment-là. En fait, je l'écoute très peu depuis le début, d'une part parce que je suis très occupé à faire mes photos, et ensuite parce que ça me fatigue un peu d'avoir à traduire -ça nécessite tout-de-même toute mon attention. Donc, il me semble qu'elle a parlé de seconde guerre mondiale, mais je n'en suis pas certain. Si quelqu'un connait la réponse, merci de me le faire savoir, pour que j'apporte un peu plus d'éléments aux lecteurs.

En tout cas, la roche en est couverte...

Et c'est très impressionnant de voir la verticalité de cette falaise, comme taillée à la serpe.
Ce n'est pas pour rien que les graffiti sont à cet endroit précis du fjord! C'est le plus droit.

En face, les monts Geitfonnegga (1536 m) et Eidshornet (1629 m) et Turrvasshornet (1237 m).

Vue vers l'arrière. On aperçoit cette fameuse falaise bien droite où sont inscrits tous les noms.
Ce rocher porte le nom de Skagen.

Skagen à gauche, les Sept Soeurs à droite. On devine bien la forme en "S" du Geirangersfjord.
Le mont enneigé côté gauche est sans doute le Slettfjellet (1298 m), ou le Gjerklandsegga (1482 m).

La superbe Gjerdefossen, sur l'autre rive maintenant, du même côté que les Sept Soeurs.

Gjerdefossen encore, mais sous un autre angle. Mon bateau avance inexorablement...

Skaggen encore une fois à gauche. Les Sept Soeurs sont encore visibles à droite.
On voit encore un petit peu le "S" de l'autre virage. Mais c'est la dernière fois!

C'est terminé, l'autre virage du Geirangersfjord n'est plus visible.

On voit particulièrement bien le chemin parcouru par le bateau en observant les remous faits par les hélices.
Les Sept Soeurs vont à leur tour disparaitre de ma vue.

La même, en zoom. Ce rocher, à gauche, porte aussi le nom de Preikestolen.
Mais il ne faut pas le confondre avec l'autre, visité le 13ème jour de ce voyage!

Et voilà la toute dernière photo, au zoom maximum, sur laquelle je verrai ces fameuses chutes des Sept Soeurs!
On voit très nettement Knivsfla sur cette photo, vous savez, les deux maisons perchées dans la hauteur.

Vers l'avant, je constate que ma dernière courbe n'est pas encore complètement terminée.
Une avancée rocheuse à droite, qu'il faut légèrement contourner.

Encore une vue arrière. On voit parfaitement le Teinnosa (1436 m). Les belles cascades sont sur cette paroi, à gauche.

Le Teinnosa toujours en vue, et le drapeau Norvégien...

Reflets bizarres dans l'eau du fjord. Je constourne cette masse rocheuse derrière laquelle se trouve...

Sur la rive Nord du Geiranger, du côté des Sept Soeurs donc, voici le village de Grande, au pied de la route en épingles que je vais prendre tout-à-l'heure, la route 63.

Zoom sur le village de Grande.

En approchant de Geiranger, je vois plein d'oiseaux voler autour du bateau.

Cette mouette a décidé de se poser sur le drapeau!

Voilà, elle a réussi.

 

Et voilà le fond du Geirangersfjord, avec la petite ville de Geiranger qui a donné son nom au fjord.
A gauche, le Vinsashornet (1343 m).

Difficile de prendre l'arrivée à Geiranger à cause du soleil de face. Sur le ferry, un anglais vient discuter avec moi, sympa. Il est venu en avion et a loué une voiture pour une semaine. Il m'apprend que la route que prennent tous les touristes, la Trollingsveig, est fermée et ne sera ouverte que mardi. C'est une route vertigineause que tout voyageur en Norvège se doit de faire, 27 lacets je crois, il y a des dizaines de photos sur internet. Pas de chance, à quelques jours près... Eh bien, c'est dommage, mais comme je me paye tous les jours des routes avec des dizaines d'épingles à cheveux, ce n'est pas bien grave.

Par contre, cette route était également un raccourci sur mon itinéraire, par conséquent, je vais avoir de la rallonge...
Enfin, JJ va avoir du rab, parce que moi, c'est cool, dans mon fauteuil...

Retour à l'arrière. Oui, je sais, je ne fais que ça. Sinon, je n'aurais pas eu toutes ces phots à vous montrer, et au moins, pour ceux qui ne peuvent pas faire cette traversée en vrai, ils auront eu la joie de la faire virtuellement avec moi!
Le Teinnosa est toujours bien visible au fond.

Le village de Homlung sur la rive Sud. On voit très bien l'énorme masse du Teinnosa au fond.

Homlung au zoom. Encore de curieux reflets dans l'eau, à cause du mouvement des hélices.

Homlongsvika.

"Mesdames et messieurs, nous vous remercions de votre visite, et vous souhaitons une agréable journée... Ladies and gentlemen.... Gnädige Damen und Herren.... Terminus. Tout le monde descend".

Avant de partir, passez donc à notre boutique... Dernière photo de l'intérieur du bateau.

Voici donc Geiranger. J'en ai rêvé. Le scooter m'y a emmené.

Mon bateau va bientôt repartir. On l'aperçoit derrière les arbres, sa face avant complètement relevée pour accueillir tous les véhicules en attente d'embarquement, et leur cargaison de touristes. Il y aura plus de monde dans ce sens.

Avec tout ça, il est 10h45. J'ai parcouru 16 km sur le bateau, en un peu plus d'une heure.

A cette allure, et n'ayant pas le souci de la conduite de JJ -qui n'est pas si facile...-, je me suis un peu lâché en photos, puisque j'en ai pris la bagatelle de... 300, soit l'équivalent de plus de 8 pellicules de 36 vues en analogique... Uniquement sur le bateau.

Je vous en ai sélectionné 135 sur les 300... Et j'ai du me faire violence pour ne pas en mettre plus!

En face, le massif comprenant le Turrvasshornet (1237 m), le Soleihornet (1346 m) sur les flancs desquels je vais aller plus tard par la route 63 en zigzags que l'on devine au pied du massif au départ du Geirangersfjorden. Et un peu plus hauts et plus loin, les Geitfonnegge (1536 m) et Eidshornet (1629 m). A droite, mon bateau attendant ses touristes.
Je suis en ce moment déjà sur la route 63, mais direction Sud-Ouest, vers Lom et la route 15, sur laquelle j'ai roulé mercredi soir. En fait, je ne vais pas loin, je veux juste aller voir le panorama très réputé visible depuis le Dalsnibba (1476 m).

Gros plan sur le bateau. Il y a quand même quatre bus en attente d'embarquement!

Et encore une photo sur Homlung, sous une autre perspective.

En me penchant, j'ai une vue sur le delta de la petite rivière qui se jette dans le Geirangersford. Le seul espace plat de la région est couvert de petites fleurs jaunes, et partiellement en culture. En tout cas, c'est magnifique.

Je remonte sur le scooter, à l'assaut de la forte pente. Du gros boulot pour mon bourriquot...

Nouvel arrêt dans la pente. C'est impressionnant, et pas facile de béquiller Jolly Jumper, qui a un peu le vertige, et que je ne peux pas laisser en équilibre. Vue sur les alpages environnants, vers l'Ouest.

Et voici une vue vers le Nord-Ouest. Vous avez sous les yeux le Geirangersfjord, la dernière boucle du "S" que forme le fjord sur sa longueur, quelques maisons de Geiranger, et les épingles à cheveux de la route 63 que vient de grimper JJ.

Zoom de la précédente. On aperçoit encore les quelques maisons de Homlung...

Il fallait bien que je prenne mon beau trotteur en photo! On voit en haut à droite les prochaines épingles...

Zoom sur la partie finale du fjord devant Geiranger. Humbold est sur l'autre rive, à droite!

Sans transition.... Je viens de parcourir 13,5 km depuis Geiranger pour arriver ici....

C'est joli, non? Alors, que dire? C'est simple. Je suis en Norvège!

Il y a une demi-heure, jétais allongé sur une prairie en fleurs. Je n'ai pas pris l'avion, mais JJ -la moyenne horaire est très douce avec lui- et j'ai roulé doucement, je me suis permis des arrêts-photos -vous l'avez bien vu- et je peux maintenant m'allonger dans la neige épaisse, je peux m'y enfouir si je veux... mais je ne veux pas.

Non, je voulais insister, une fois de plus, sur les fantastiques contrastes de ce fabuleux pays. Une fois encore, chapeau!

Voici le lac Djupvatnet (1016 mètres), encore gelé et recouvert de neige!

Je cherche la route vers le Dalsnibba. C'est ici, au niveau de l'hôtel, j'y arrive. Le ciel s'est couvert pendant la montée, et je roule maintenant plus ou moins dans les nuages. C'est humide et plutôt froid...

L'hôtel Djupvasshytta, à 1030 mètres d'altitude. C'est vraiment un phénomène rigolo, en Norvège. Voilà cette petite maison, minuscule dans cette immensité. Eh bien, figurez-vous qu'elle est indiquée sur ma carte. je m'attendais à un village, car j'ai très souvent traversé des villages sans voir de nom... Les proportions, les contrastes, les Norvégiens vivent avec!

Ma petite route est ici, à gauche. La pente d'attaque est énorme, dès le virage. Il y a une maison au premier virage, et un gars près d'un gros 4x4 vient de mettre une pancarte. Il est fortement recommandé de ne pas monter au Dalsnibba. Que je vous explique. Ce sommet, car c'en est un, est accessible en voiture -ou en scooter- et se trouve à 1476 mètres! Soit 450 mètres plus haut qu'ici, pour 4,5 kilomètres... Très impressionnant. Mais le gars me dit de ne pas y aller, qu'il neige en ce moment là-haut, et que ça gèle sur la route, bien verglacée. Que croyez-vous qu'il fit, le petit Jef? J'ai très scrupuleusement suivi les conseils du grand Norvégien, qui connait mieux son pays que moi. Je ne vais pas au Dalsnibba aujourd'hui.

Je redescends à la Djupvasshytta. Je vous fais un petit zoom sur la route 63 qui poursuit son bonhomme de chemin.

Et je fais demi-tour. Je suis un peu déçu, mais un peu seulement, car je suis enchanté d'avoir pu contempler le Djupvatnet, ce beau lac gelé, et d'avoir pu, une fois de plus, admirer ces fantastiques paysages figés par le froid, et blancs comme neige... De plus, il y en a un qui est très heureux, c'est mon JJ. En effet, il a réussi à échapper à la grimpette au sommet, ce qui aurait constitué à mon avis son record personnel en Norvège, mais j'ai bien vu son petit sourire en effectuant le demi-tour...

Comme je n'ai pas pris de photos pendant la montée, sachant que j'allais repasser et que le plus beau du paysage serait dans la descente pour les panoramas, je vais maintenant souvent m'arrêter pour vous permettre de suivre avec moi!
J'aime beaucoup le petit chemin pour accéder à la maison...

Le début descend à peine. La route contourne la masse du Dalsnibba qui se trouve sur ma droite.
Là-bas, c'est l'imposante masse du Sathornet (1750 m), et du Litlesathornet (1577 m).

Mais la descente est maintenant amorcée.

La neige a bien fondu sur les berges du torrent qui dévale la pente avec moi, le Litleelva.

"Myldehus" (cabane de stockage de la terre).
Erigée en 1989, à l'occasion des 125 ans de l'Administration des Routes du More og Romsdal.
Avant l'introduction du premier chasse-neige en 1947, la route devait être nettoyée chaque printemps à l'aide de pelles. Jusqu'à 100 hommes, pendant 12 semaines, étaient nécessaires pour dégager les 4 à 7 mètres de hauteur de neige. Pour en accélérer la fonte par l'action du soleil, de la terre noire était dispersée sur la neige. La terre sèche était stockée dans des cabanes telles que celle-ci.

La vraie descente commence ici... 9 % sur 14 km...

Le "trou" est immense. Vous pouvez voir les lacets de la route. A ce point précis, je suis à la limite de la neige.
En face, de l'autre côté de cette énorme vallée, la masse du Vinsashornet (1343 m).

Je m'arrête pendant la descente, afin de vous montrer ce que je vois.

Ici, c'est encore le monde minéral, car la végétation n'a pas commencé à repousser. En effet, la neige est partie depuis peu, il en reste encore quelques plaques. Par contre, en contrebas, on voit nettement qu'elle a repris ses droits, car là-bas, la neige est partie depuis bien plus longtemps. Une vraie leçon de géographie de montagne, la Norvège!
Le premier village en bas, c'est Moldbakken. L'autre un peu plus loin, c'est Orjasaetra.
Au premier plan à droite, admirez les nombreux lacets.

Zoom du même endroit. Cette vallée en bas est la Opplendskedalen. On voit encore Orjasaetra. Le Geirangersfjord se trouve après le petit promontoire, au fond de l'énorme ravin qui se trouve derrière. L'énorme vallée qui se cache à droite est la Vesterasdalen. Le sommet en pointe est le Laushornet (1502 m), et au-delà, Le Geitfonnegga et le Eidshornet, dont je vous ai déjà parlé, avec la route 63 -la Ornevegen- qui monte en lacets serrés à flanc de montagne.

Zoom sur Moldbakken.

La Kvanndalsfossen.

On aperçoit légèrement la cascade en haut à droite, et le ruisseau qui s'en échappe.

Kvanndalssaetra, le hameau de quelques maisons sur cet éperon rocheux à droite.

La même au zoom. A droite, de l'autre côté du fjord, on voit encore la route Ornevegen.

Un point de vue a été créé un peu après Flydal, à environ 440 mètres au-dessus du fjord.

Des touristes se promènent en contrebas sur les immenses dalles de granite striées de fissures dans lesquelles les bouleaux ont pris racine et élu domicile. La pente est vertigineuse, et le moindre pas de trop peut entrîner une chute mortelle.

Fantastique vision que le fond de ce fjord. Une des plus belles images de Norvège, disent les guides touristiques.
Vous connaissez le terrain maintenant. En bas, Geiranger. Le village situé sur la rive gauche est Homlung. Et sur la rive droite, le départ et tous les lacets constituant la Ornevegen, sur la route 63. C'est là que je me dirige.

Zoom sur Geiranger, au fond du fjord du même nom.

Très belle vue sur Homlung ou Homlong et le petit village de vacances à côté, Homlongsvika.

Autre vue sur Geiranger. Au premier plan, la rivière Geirangelva sort de son défilé.

Sur la droite, au-delà des touristes et de l'autre côté de la Vesterasdalen, le hameau de Vesteras.

J'adore cette photo -je me fais des fleurs comme ça, de temps en temps. C'est la même que la précédente, mais vous pouvez constater sur celle-ci l'ampleur du précipice. Vous voyez mieux les touristes dont je vous parlais précédemment.
Ainsi que le hameau de Vesteras.

Sans commentaire.

Geirangersfjorden, Geiranger et Geirangelva...

Zoom sur les gorges de la Geirangelva.

Geiranger, Homlung à gauche et Grande à droite, au pied des lacets de la Ornevegen.

Voilà le parking dédié au panorama sur le Geirangersfjord.
Aujourd'hui, il n'y a que deux ou trois véhicules, mais j'imagine qu'en été, ce doit être de la folie...

J'ai repris la descente vers le fjord. Petit arrêt permettant d'observer les lacets.

Autre arrêt pour vous montrer la petite église de Geiranger, située en contrebas de la route, dans une magnifique épingle à cheveux que vous distinguez ici. On voit Homlung de l'autre côté du fjord.

Il est midi. Je traverse Geiranger sans m'arrêter, et je file vers Grande à l'attaque des lacets de l'Ornevegen.

Me voici dans l'Ornevegen. Le fjord est tout en bas, caché par l'énorme précipice. Je suis ici à environ 200 mètres d'altitude.

Un peu plus tard, me voici arrivé au lieu-dit Nedstehaugen, à environ 270 mètres.
Cette fois, la vue est vers le fond du fjord, vers Geiranger, à l'inverse de tout-à-l'heure.

En bas, c'est le hameau de Grande. Dommage que je sois en contre-jour!

Il faisait beau et la température était montée à 18 degrés à Geiranger.
Là-haut, dans la neige, je suis redescendu à 7 degrés... glagla.
Maintenant, je me retrouve entre 12 et 14 degrés, et ça ne changera plus de toute la journée. Donc, pas trop chaud!

Quelques minutes plus tard, juste après les trois maisons portant le nom de Arset, à Ovstehaugen, altitude 400 mètres, dans une boucle parfaite de 180 degrés, je suis émerveillé par ce que je vois en conduisant, et je stoppe en pleine courbe! C'est le dernier "S" du Geirangersfjord. On retrouve les Sept Soeurs à peine visibles.

Vue sur les eaux sombres encore à l'ombre du fjord.

Et sur la partie au soleil.

Je ne m'en lasse pas. Je sais, je prends beaucoup de photos, mais c'est quand même un des hauts lieux naturels du monde, qui se trouve même inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005. Alors, il vaut bien quelques millions d'octets sur ma carte mémoire et sur mon disque dur... Et comme ça, vous pouvez en profiter!

La formidable paroi Sud -à gauche- qui plonge profondément dans le fjord.
C'est juste après cette paroi que se trouve le mur recouvert de graffitis.

La même paroi en version grand angle. C'est beaucoup moins spectaculaire, mais ça donne une idée de pavé rocheux!

Je remonte sur mon cheval pour voir encore plus haut. Quelques minutes plus tard, après avoir traversé le hameau de Molsaeter -trois maisons...- j'arrive sur un belvédère aménagé, altitude 516 mètres au-dessus du fjord.

J'ose à peine avancer, car je pense que le bord est en surplomb sur le vide...

C'est très très impressionnant. Vers Geiranger... Jolly Jumper est dans la boucle de la route, à gauche....

On voit très bien au fond l'effondrement de terrain dans lequel s'engouffre la Geirangelva, dans le défilé photografié tout-à-l'heure. Plus haut, on distingue le tracé de la route menant à la neige...

En bas, près de l'eau du fjord, côté droit -et donc Sud- on distingue avec peine Humlung.
Au premier plan à gauche, l'épingle à cheveux de laquelle j'ai les photos précédentes. Geiranger au fond.

Voici à nouveau cette fantastique paroi, beaucoup mieux vue d'ici.

Vue vers le Sud-Ouest.
Le Geirangersfjord, après ce virage à gauche, tourne ensuite à droite devant la chaine de montagnes blanches du fond de la photo bloque tout passage à l'eau de mer. Car ne l'oubliez pas, je vous le répète encore, cette eau vient de la Mer de Norvège, encore appelé l'Océan Arctique.

Autre vue du Geirangersfjord.

Sur celle-ci, toujours du même endroit, on voit très bien les cascades des Sept Soeurs si admirées ce matin.

Je viens de décoler du parking avec un petit hélicoptère se trouvant ici.
Admirez ce virage entre les parois de rochers. C'est fantastique. On voit bien les Sju Sistrene.

Bon, ok, je rêvais... C'est juste que j'ai penché l'appareil photo...

Et là, c'est ma route 63 qui continue à s'élever -bien qu'un effet d'optique puisse laisser à penser qu'elle descend, mais c'est parce que je suis en surplomb sur le belvédère. Regardez à gauche comme l'eau coule de partout.

Zoom sur la petite chute sur la paroi du bord de la route.

Avant de remonter sur mon canasson -ne lui dites pas que j'ai utilisé ce mot, il ne me parlerait plus pendant 8 jours- je ne peux résister à appuyer une fois de plus sur mon déclencheur...

Ensuite, un dernier virage et je quitte définitivement les rives du Geirangersfjorden. La route 63 s'élève encore un peu -650 mètres- pour traverser direction plein Nord ce plateau, parallèllement au Sunnylsfjorden et à la Strandadalen descendus hier dans la soirée en roulant vers Hellesylt. Je traverse un tunnel -Oppskredtunnelen- de 600 mètres.

Puis la route redescend à 470 mètres pour arriver à Indreeide, village bâti au pied d'un petit lac, le Eidsvatnet.

Je viens de contournet le Eidsvatnet (425 mètres). Voici Indreide, au Sud. C'est, une fois de plus, splendide.

Zoom sur Indreeide. Le paysage ici, quelque peu dépouillé du fait du manque d'arbres, y gagne en sauvagerie.
Je ressens ici une impression d'immensité et de bout du monde très curieuse, mais très présente. Ce lac, au milieu de cette longue vallée constituant en fait le passage sur le plateau, est entouré de hautes montagnes, et son cadre est majestueux. D'un côté le Skorene (1758 m), de l'autre le Vardegga, le Indreeidshornet et le Eidshornet déjà évoqué plus haut!

Le lac Eidsvatnet est habité tout le long de sa rive Est, et au Sud se trouve la petite ville de Eide.

Si la rive Ouest n'est pas habitée, vous comprendrez pourquoi en voyant cette photo!
C'est le Kvitfjellet (986 m) en haut duquel se trouve un lac, le Svartevatnet, à 1086 mètres!

Ensuite, c'est à nouveau une longue descente du plateau vers le niveau de la mer. Eh oui, je vais retrouver un fjord...

L'altitude baissant, je retrouve la végétation. En arrivant à Ovstelia, j'aperçois soudain les eaux du fjord. Ma route suit le cours de la rivière Eidsdalselva, dans la vallée de la Eidsdalen.

C'est le Norddalsfjorden, qui est en fait la suite du Storfjorden, longé hier plus à l'Ouest.

Il est presque 13 heures lorsque j'arrive dans la petite ville de Eidsdal. Les prairies sont couvertes de fleurs multicolores.

La route se termine comme ça. Si vous avez un véhicule amphibie, vous pouvez continuer tout droit...
Pour sa part, JJ refuse catégoriquement d'avancer, et je dois trouver une autre solution...

Et si je prenais le ferry? Il est d'accord, le scooter. Traversée Eidsdal-Linge. Le ferry est parti, je consulte les horaires.

Vue vers la route par laquelle je viens d'arriver. Pour vous situer, le fjord est dans mon dos.
J'ai une demi-heure à attendre. Je dois téléphoner à la famille, et il y a une cabine ici. C'est parfait!

En plus, il y a un super-marché. J'en profite donc pour faire quelques courses...

Vue vers le Nord-Est depuis le terminal d'Eidsdal. La route n'est pas vraiment un cul-de-sac, en ce sens que je peux atteindre à droite Norddal et revenir par la montagne. Vu sur la carte, cette route doit être un vrai plaisir, mais ce n'est pas dans mon programme. De plus, sachant qu'en Norvège, toutes les routes vous conduisent dans des paysages de rêve...

13h30. C'est mon ferry. Embarquement de JJ dans la cale...

La vitesse du ferry sur le fjord tourne autour de 20 km/h. Le village situé à flanc de colline est Linge. Le ferry ne s'y rend pas tout-à-fait, mais à un terminal appelé Linge Kaï situé à 1 km à l'Ouest environ, donc un peu à gauche de cette photo. La petite ville visible en face et au fond est Sylte. Pour ma part, je vais vers l'Ouest, vers l'océan.

Et me voici à nouveau sur un bateau. Et donc, pour s'occuper, que va faire votre serviteur? Des photos? OK
Je vais à l'arrière du bateau. Vue sur Eidsdal que je viens de quitter.

Zoom intermédiaire sur Eidsdal.

Zoom de la précédente pour faire un cadrage très montagnard.

E maintenant, retour vers l'avant. Zoom sur Linge au Nord-Est. On distingue les premières maisons de Sylte à droite.

Grossissement maximum sur Linge. Au fond à gauche, le Blatinden (1338 m) couvert de neige.

Le Bjorstadnakken (965 m) et le Mefjellet (1100 m) à l'Est de l'autre côté du Norddalsfjorden, vers l'Est.

Au débarcadère, au pied de la montagne, je n'ai que deux possibilités. A gauche - la route 650- ou à droite -la poursuite de la route 63- , vers l'Ouest ou vers l'Est. Je vais à Andalsnes, au Nord-Est de Linge. Or, quel que soit mon choix, les deux routes y mènent... Je prends à gauche, par le Nord-Ouest, c'est le chemin le plus long, mais ce n'est pas ce que j'avais prévu initialement. Vous savez, je vous l'ai dit sur le ferry, la route est coupée, du moins pas encore ouverte à cause de la neige, et ne le sera que la semaine prochaine... Pas de chance, donc, le hazard en décide autrement. je vais devoir faire le grand tour.

Et la 650 commence d'entrée de jeu par trois tunnels, ce qui n'est pas vraiment terrible pour le paysage... Ce sont, dans l'ordre, le Lingetunnelen (871 m), le Blikshammertunnelen (1251 m) et le Overatunnelen (1573 m).

La route longe donc le Norddalsfjorden, qui est aussi le grand Storfjorden, et m'offre de superbes panoramas.
Ici, entre Ovra et Liabygda, je roule au raz de la falaise, et le spectacle est grandiose.


La ville que j'aperçois là-bas, vers l'Ouest, de l'autre côte du Storfjorden, c'est Stranda.

En me penchant, je découvre la présence de petites maisons au raz du fjord, bien cachées parmi la végétation.

Zoom de la précédente, sur la partie droite. Et donc, si vous avez de la mémoire, Stranda, c'est une petite ville que j'ai aperçue de loin hier après-midi, juste avant de descendre une superbe vallée, la Strandadalen... jusqu'à Hellesylt.
Stranda est un grand centre touristique. On y distingue même des immeubles!

Et le zoom vers la partie gauche, un peu plus près de mon restaurant naturel, mais de l'autre côté! Ce sont tous les villages qui se développent au Sud de Stranda, tels que Hagen, Oykjeberget, Gjakehaug, Helsem... jusqu'à Sandvik à Uksavika.

Embouchure du Sunnylvsfjorden. La falaise gauche est le Skrednakken (722 m).
De l'autre côté de ce fjord, la pointe Uksneset.

La muraille terminale du Skrednakken.
J'ai faim, il est 13h50, c'est beau, je décide de casser la croûte ici.

Vue rapprochée sur les eaux vertes du Norddalsfjorden.

Petit regard en arrière. Les eaux du Norddalsfjorden sont vraiment vertes, et ce n'est pas le soleil qui fait la teinte en ce moment, car le ciel est plutôt chargé... Sous mes yeux, la pointe Ovraneset. En face, la Verpesdalen.

De l'autre côté du fjord, on peut admirer la verticalité des falaises surplombant les eaux vertes et profondes!
En les regardant en détail, j'ai presque l'impression de voir un paysage volcanique des îles Indonésiennes...

La route 650 contourne le mont Jolgrohornet (1253 m) par l'intérieur, avant de rejoindre le rivage du Storfjorden.

Je viens juste de traverser Liabygda et de pénétrer dans les terres. Cette zone est d'une grande beauté naturelle.

Le contournement se termine par la traversée de la vallée Stordalen creusée par la rivière Stordalselva, laquelle se jette dans une petite baie rectangulaire du Storfjorden. Voici la belle église de Kyrkjeboen.

La même, que je viens de dépasser. En la voyant dans mon rétro, je ne peux m'empêcher de marquer un arrêt et de la reprendre en photo parmi ces prés en fleurs. C'est vraiment de toute beauté.

Gros plan sur l'église. Vous pouvez voir la piste pour piétons, bien séparée de la chaussée principale.

Cette vallée est large, et la neige l'a quittée depuis longtemps maintenant.

Puis c'est l'arrivée à Stordal, sur le fjord. L'église se trouve en retrait.

Un zoom sur la précédente, car je trouve que c'est un très beau tableau bucolique.

Photo détaillée de l'église de Stordal.

Malheureusement, aussitôt après Stordal, la route 650 traverse à nouveau plusieurs tunnels.
Ce sont le Stordalstunnelen (ouvert le 27 juin 1998, de 3530 m) -qui arrive à Dyrkorn-, le Dyrkorntunnelen (1540 m) et le Visettunnelen (1111 m), qui débouche à Vagsvika.

Vue sur le Storfjorden en sortie de Vagsvika. Ici, je quitte les rives du Storfjorden pour rejoindre la ville de Sjoholt, qui se trouve au fond d'une baie, la Orskogvika, à nouveau sur le fjord. Mais la route 650 s'arrête ici, et je prends maintenant la E39 qui quitte définitivement le fjord pour traverser le district de l'Orskog vers l'Est.

A travers la large vallée de la Langedalen, suivie par la vallée de la Skorgedalen après Nysaetra.
Certains nuages ont déjà envahi les sommets, ce qui m'inquiète un peu.
Au bout de la Skorgedalen se trouve le village de Skorga, sur les rives de l'étroit Tresfjorden, de la forme d'un doigt orienté Nord-Sud de 11 km de long sur 1 à 2,5 km de largeur, se rétrécissant vers le Sud. Au Nord, ce fjord débouche dans le très large Romsdalsfjorden. Comme je vais à l'Est, je décide de le contourner le Tresfjorden par le Sud, vu sa petite taille, plutôt que d'aller prendre un ferry sur son embouchure. Aussitôt dit, aussitôt fait... Je suis maintenant sur la E136.

Le Tresfjorden, sur sa berge Ouest, en descendant vers le Sud, à 4 km environ de sa fin.
Ici, juste après Bjermeland, à Kjopstad, vue vers le Sud. La pointe en face est la Hoemsneset.
Admirez les nuages sur les sommets. Aïe, ça craint, non?

Et vue vers le Nord. Je vais en faire le tour, et donc je vais rouler le long de l'autre rive!

Et voilà le travail! Je suis arrivé au fond du Tresfjorden, et voici l'église de Tresfjord et son cimetière.

Au fond du fjord, un cheval broute au bord de l'eau salée -oui, oui, j'insiste! Un beau tableau!

Je remonte maintenant le Tresfjorden vers le Nord jusqu'à son embouchure.

Dans mon rétro, la Tresfjord Kyrkje. Avec des poubelles à gauche, que je n'avais pas vu en déclenchant!

Adorable. C'est l'adjectif qui convient pour décrire la E136 sur la rive Est du Tresfjorden à hauteur de Skjeggstad.

Après la traversée de Vike à l'embouchure du Tresfjorden dans le Romsdalsfjorden, à la pointe de Forneset.
Vue vers l'autre rive du grand Romsdalsfjorden, vers le Nord, vers Molde.

Du même endroit, zoom maximum vers la grande ville de Molde.

Du même endroit toujours, vers le Nord-Ouest. On voit au premier plan des parcs d'élevage de poissons. Derrière, la pointe Gjermundnes, les petites îles Gjermundnesholman, l'embouchure du Tresfjorden et la pointe Furneset.
En face, la grande île Midsund, à une quinzaine de km. L'océan est juste derrière.

Je vais maintenant longer les côtes. Ce n'est pas encore la mer, mais je la sens bien plus présente. Je roule désormais Sud-Est, au plus près d'un des nombreux bras du Romsdalsfjorden.

Après avoir longé la jolie baie de Hjelvika, la route redescend vers Nedre et Vagstranda. On se croirait sur une île des Tropiques avec ces monts en pain de sucre! Ici le Reistadkollen (501 m).

Un peu après Kolstad. Vue sur Nedre, Reistad, Vagstranda. La masse montagneuse est le Lundsfjellet (291 m) derrière lequel s'engouffre un autre bras, plus étroit, du Romsdalsfjorden. je vais le rejoindre en longeant le Lundsfjellet de ce côté.

Du même endroit, mais en tournant l'objectif à gauche. C'est l'immense baie que forme le Romsdalsfjorden.
A droite, le premier massif, c'est la pointe Skarveskjeta du Lundsfjellet.
En arrière, c'est la pointe Okseneset du Kvitfjellet (832 m) qui se trouve dans les nuages.
Entre les deux, le bras du Romsdalsfjorden que je vais rejoindre, et au bout duquel se trouve Andalsnes.

Les nuages s'accrochant aux parois rocheuses de la pointe Okseneset sont de toute beauté.
Au loin, sur l'autre pointe avancée, Afarnes brille dans le soleil.

En route vers le bras du Romsdalsfjorden, entre le Reistadkollen et le Lundsfjellet, le long d'un petit lac, le Vagen.

Vue sur le petit lac Vagen. La petite île s'appelle Skarholmen et la mini-baie au pied de la maison la Kleivbukta.
C'est très précis, je ne sais pas pourquoi je vous dis ça... sans doute mon goût pour la précision!

Voilà le nouveau bras du Romsdalsfjorden. Il est magnifique. La couleur des eaux, ce bleu profond, me font beaucoup plus penser à la mer que les eaux des fjords précédents. Je suis au niveau de la pointe Vorpeneset.

La même au zoom. J'avais beaucoup lu sur les montagnes pointues et couvertes de neige de cette région de la Norvège.
Je dois dire qu'une fois de plus, je ne suis pas déçu, mais toujours aussi émerveillé.

Sans compter ces passages dans les régions tropicales en même temps, pendant qu'on y est...
Extraordinaire, comme chaque jour depuis que je suis entré dans ce pays!
Le Trollstolen (1141 m) et le Blastolen (1111 m). Pour passer, une seule solution, le tunnel. Le Mandalstunnelen.

Et en sortie du tunnel, une très jolie baie, la Vollabukta, et le village de Voll en fond de baie.

Même vue, autre zoom, autre perspective, autre tableau!

La jolie petite ville de Voll.

L'église de Voll.

Bord de fjord sur la Vollabukta.

La route m'appèlle déjà...

Vue prise de Sevik, vers le fond du fjord.

Ces montagnes enneigées m'enchantent littéralement.

Un peu plus de 4 km de long sur 1,5 km de large, c'est ce nouveau petit bras du grand fjord que je dois contourner.
Son nom? C'est le Innfjorden.

En face, Bakken, et la puissante barrière rocheuse du Grisetskolten (1066 m).

Au fond du Innfjorden, Skjelbostad, et Hjellen au début de l'autre rive.
Cette vue est prise depuis Hjellen, vers la rive que je viens de longer.

Le vent est très violent au fond du fjord, et savez-vous quoi? Je croise un gars, dans un champ, torse nu! Il devait très certainement s'agir d'un Norvégien...!

Toujours depuis Hjellen, mais cette fois vers l'autre rive du Romsdalsfjorden.

La E136 ne va pas à l'assaut du Grisetskolten, vous avez vu comment il est! Alors, comme très très souvent en Norvège, je vais passer en-dessous de la montagne, par le long Innsfjordtunnelen (6594 m, ouvert en 1991).

En sortie de tunnel, vue en arrière sur le grand fjord que je viens de longer.

La même, autrement...

Arrivée à Grytten, petite ville séparée d'Andalsnes par une rivière, la Rauma, qui se jette dans le fjord.

L'église de Grytten.

Je suis maintenant à Andalsnes après avoir traversé la Rauma, que voici, et que je vais longer pour quitter la ville.

Zoom sur la précédente.

Zoom maxi, toujours du même lieu. Le hameau de Holjenes au fond, et le pont qui permet d'aller à Setnesmoen.

Les aiguilles du Mjolvafjellet (1216 m).

Un peu plus loin, toujours dans la vallée de la Rauma, au lieu-dit Halsa, au croisement entre la route et la voie ferrée.
Au fond, le Blanebba. Une terrible muraille.

Du même endroit, la fantastique aiguille du Blanebba (1320 m).

Je ne sais pas ce qu'elle a, mais je la plains, la pauvre.... Heureusement, l'herbe a l'air délicieuse.

Un peu plus loin, toujours dans la vallée de la Rauma, au niveau de Venja et Venjastua, je suis à nouveau contrainbt de m'arrêter devant le spectacle qui n'est pas sous mes yeux, mais très au-dessus...

Le massif du Trolltindan (ou Trolltindene) qui culmine à 1740 m avec le Trollryggen.

Une cathédrale de pierres.... Trollveggen. C'est tout simplement la plus haute muraille droite d'Europe. Elle mesure 1800 mètres du pied au sommet. Sur cette paroi, il y a un mur droit de 1000 mètres, avec un surplomb de 50 mètres!

On peut avoir une idée des dimensions quand on sait qu'en automne 1998, la chute d'un pan de pierre dans le mur a été perçue jusqu'en Finlande et a été mesurée à une intensité de 2,2 sur l'échelle de Richter. Et malgré ça, seuls les connaisseurs peuvent repérer à l'oeil nu l'endroit dans le mur... C'est vous dire!

C'est tellement grandiose que je n'arrive pas à vous donner une vue d'ensemble correcte!

Si, peut-être comme ça. Mais c'est vraiment rien à côté de la réalité.

Cette vallée porte le nom de Romsdalen. Ici un peu avant Medalen.

La même sous un autre angle... grandiose! Encore une sacrée muraille...
Les envahisseurs vont préférer contourner l'obstacle...

Un peu plus loin, j'ai la surprise de trouver cette église au bord de la route, toute seule, loin de tout village.
C'est la Kors kyrkje. Eglise de Kors.

Zoom sur l'église.

Soudain, dans le petit cimetière, j'aperçois ces deux bancs.

Quel lieu pourrait être plus approprié que celui-ci pour penser à ses proches disparus.
Ici, tout le monde... repose... en paix!

La route, la voie ferrée et la Rauma. dans un superbe paysage.

Zoom sur la rivière.

Les parois des montagnes qui entourent la Rauma ruissellent littéralement. En effet, des tas de cascades coulent partout.

Et elles sont très belles, un peu comme le Voile de la Mariée ce matin dans le Geirangersfjord.

La vallée est belle, large et bien verte. J'ai l'impression de rouler au milieu de pelouse naturelles.

De l'autre côté de la vallée, sur l'autre massif, il y a tout autant de cascades.

J'adore observer ces filets d'eau. je regrette qu'ils ne soient pas plus puissants.

Les arbres m'étonneront toujours. Vous avez vu jusqu'où ils se sont installés!

A la largeur de la partie rocheuse libre de toute végétation, et si lisse, il est très facile d'en déduire que ça coule parfois très très fort. J'aurais bien aimé passer à ce moment, il y a un mois sans doute.

Au premier plan la rivière Rauma. Derrière, comme je vous l'ai expliqué ce matin, la partie basse de la falaise qui reçoit les chutes de peirres depuis des millénaires. C'est là que la forêt a pu se développer, jusqu'au niveau du rocher pur.

Vue d'ensemble du haut de la paroi. Les arbres sont presque arrivés en haut, l'érosion a été très forte ici.

Allez, je vous en fais une dernière...

 

La rivière Rauma que suit la route est tantôt large et calme, tantôt tumultueuse et va de cascades en cascades.

Je serais bien arrêté la photographier, mais au lieu de ça, je m'arrête en catastrophe pour enfiler mon pantalon de pluie, car il se met soudainement à pleuvoir à verse. Le ciel est bouché de chez bouché, en fait, je ne sais plus faire la différence entre la terre et le ciel. Je pense que la journée est maintenant terminée, en termes de photographies et de visites... Je viens de quitter le comté du More og Romsdal pour rentrer dans celui du Oppland. Ce n'est pas la première fois que je viens dans ce comté.

La chance me sourit. Quelques kilomètres plus loin, je vois un camping sur ma gauche, au bord de la route, peu après le village de Lesjaskog, exactement à Aaheim. Oui, je sais, ça fait beaucoup de "a" à suivre... Mais c'est ainsi!

Il est 18 heures, impeccable pour débaucher!

 

C'est un tout petit camping, insignifiant, mais il a douches et toilettes et sanitaires, et il ne coûte que... 60 NOK.
Au moins un truc de bien. Je croyais vraiment que c'était fermé, et je ne regrette pas d'avoir sonné. Je monte la tente à toute vitesse juste pendant une petite accalmie sur l'herbe trempée.

Il y a des caravanes et des mobil'homes, et plusieurs sont occupés.

Ce soir, après manger, alors que je pianote sur le clavier de l'ordinateur, j'entends les gouttes de pluie sur la toile de tente, mais je suis bien au chaud et à l'abri. Demain est un autre jour. On verra bien.

 

Aujourd'hui, j'ai quand même fait en gros 240 bornes, et j'ai pris... 603 photos...

Oui, je sais, pire qu'un Japonais, mais c'est à cause du ferry, une heure à ne rien faire... J'en suis incapable!


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