Gammelsetra - Faetta - 25ème jour

Lundi 22 mai 2006 - 25ème jour de voyage

Gammelsetra - Faetta

358 km - 394 photos - 194 sélectionnées pour le site!

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Il ne pleut pas. Mais j'ai mal dormi à cause du froid sur le matin.

Cependant, je me lève à 7 heures, car comme il y a du ciel bleu, je préfère plier avant qu'il ne pleuve.

Au final, je pars à 9 heures, sous un ciel, ma foi, plutôt sympa.

En sortant du camping, je réfléchis deux secondes, puis je prends à gauche.
Je retrouve les superbes montagnes pointues du Nord.

Et en quelques minutes, j'arrive sur un fjord... Mais, quand même, je suis étonné. Je fais une pause pour vérifier sur ma carte et, surprise, très grosse surprise! Je commence encore très fort, ce matin. Vous avez deviné? Non?

Je viens de revenir sur mes pas d'hier soir... Rappelez-vous, il pleuvait à verse. Ce n'est pas grave, il ne s'agit que de peu de kilomètres, 4 tout au plus aller-retour. Mais finalement, je suis enchanté. Car en fait, ces sommets enneigés, je ne les voyais pas hier soir à cause de ce plafond nuageux si bas! Comme quoi, le beau temps est indispensable en montagne pour avoir une idée précise de ce qui nous entoure!

Au premier plan les maisons de Tjelle, et le Langfjorden.

En face de moi, sur l'autre rive du Langfjorden, le fjord s'enfonce dans les terres en une rectangle parfait de 1 km de large pour 1,5 km de profondeur. La petite île se nomme Vistdalsholmen, et le village Vistdal, et la vallée la Vistdalen...

Magnifique pour débuter la journée. Bon, alors demi-tour. Je vais repasser devant mon camping!

Le ciel est beaucoup plus bleu de ce côté, et ce n'est pas pour me déplaire. Quelques kilomètres plus loin, après avoir contourné le lac Osvatnet, vers Lykkja, un sommet couvert de neige apparait soudainement en face de la route, au-dessus d'une couche de nuages. C'est une vision magique. On dirait le Kilimandjaro, avec un peu d'imagination. Non? J'ai trop d'imagination? Bon ok, mais c'est quand même très beau!

Sur ma gauche, ce n'est pas un fjord, mais la rivière Olteraa, qui s'élargit presque comme un lac ou des marais. En fait, je pense qu'il s'agit quand même des restes du fjord sur lequel j'arrive... le Fannefjorden.

Que vous apercevez ici. Et là, c'est l'église de Kleive.

Style très dépouillé, mais en même temps très propre. Le cimetière est minuscule, mais les villages le sont aussi!

Encore un exemple de rassemblement de boîtes aux lettres. Mais nettement moins joli qu'hier, celui-ci!

Voici donc le Fannfjorden qui va se jeter dans le grand Romsdalsfjorden.

Comme s'ils étaient en lévitation au-dessus de la terre, les monts couverts de neige me comblent de joie.

Quelques maisons, toujours bien situées face au fjord.
En face, sur l'autre rive, le Blahammaren (710 m) et le Skala (1128 m).

La maison en gros plan.

Ces rives du Fannefjorden sont habitées de façon continue. Sans voir de villes importantes, ce n'est qu'une suite de petits hameaux, et de maisons individuelles. Les villages sur cette rive ont pour nom Nes, Nesboen, Eine, Stokke Rosberg. En face, vous apercevez Ullaland, Kortgarden, Nakken, Risan, Mauset...

Les deux photos suivantes sont des zooms de celle-ci, partie gauche et partie droite, vous montrant mieux l'habitat.

Regardez bien les parcelles dont on devine les limitations. Vous ne trouvez pas qu'ils sont bien? En plus, j'ai bien l'impression que chaque parcelle possède son petit garage au bord de l'eau, dans lequel se trouve sûrement le bateau...!

Du même endroit, pour que vous puissiez avoir une idée précise de l'ensemble!

Le fjord est absolument rectiligne.

Je viens de traverser une petite ville, Hjelset, et je retrouve maintenant l'habitat dispersé.
Pour vous faire voir l'architecture des maisons en Norvège.

Le Fannefjorden se rétrécit. En face, la berge s'étire en longs doigts de terres et de roches. A droite, il y a même une île, Bolsoya, que l'on peut rejoindre par un pont. Décidément, je suis amoureux de ces montagnes pointues!

Voici la vue d'ensemble que j'ai en roulant. Avouez que ça donne envie de faire une pause.

C'est vraiment incroyable l'utilisation de cette couleur dans tout le pays! Je n'en reviens pas.

Le pont -Bolsoybrua, 555 mètres de long, ouvert en 1991- pour aller sur Bolsoy. Le détroit de Bolsoya -Bolsoysundet. Et derrière, le fjord porte le nom de Karlsoyfjorden.

J'arrive dans la banlieue de Molde, la grande ville aperçue hier en face du Tresfjorden. Les villages sont Robekk, Bolsoy et Nyhagen. Et soudain, je vois un avion décoller. Je vérifie sur la carte. C'est l'aérodrome de Molde qui se trouve ici.

A gauche, des cultures jusqu'au bord de l'eau... de mer, je le dis et le redis!

Zoom sur le bout de piste, qui se termine dans le fjord. Les pilotes n'ont pas droit à l'erreur!

Les cultures au premier plan. Le pont de Bolsoya au fond.

Au premier plan, c'est justement l'île de Bolsoya.
Un tunnel passe sous le Fannefjorden -Fannefjordtunnelen, 2743 m, dont 101 mètres sous l'eau..., avec une pente à 9%, a été ouvert le 24 mai 1991- et aussi sous l'aérodrome, et permet de rejoindre Molde!

Le fjord est à gauche. Molde est tout près, 3 km au plus. On voit l'église de Bolsoy.
Cette ville a été très endommagée par les bombardements au cours de la seconde guerre mondiale.
Elle est entourée par 87 sommets pointus -guide du routard- ou 222 -Internet- mais je n'y vais pas.

Je quitte la route 62 pour prendre la route 64 à droite et filer plein Nord, vers l'océan.
Je vais traverser la dernière grosse presqu'île qui me sépare de la Mer de Norvège.

La route commence par un tunnel -le Tussentunnelen, 3 km de long. En sortant du tunnel, c'est ce que je découvre!
Au premier plan, le Malmefjorden.

Malme, au fond du Malmefjorden. En face, Foret, Sletta, Kolberg, Ukkelberg.

Vue globale de la rive Nord du Malmefjorden.

Je me trouve ici au fond du fjord. C'est une vue légèrement arrière sur la rive Sud du Malmefjorden.

Ce ne sont que des fermes à perte de vue, un peu partout dans le paysage.

Vue vers l'Ouest, et vers la mer.
Mais ici, en Norvège, la mer est à l'Ouest et aussi au Nord, car les côtes se décalent vers le Nord-Ouest.

Je vous le disais, c'est une région très agricole.

Et on se rend bien compte ici que la neige a disparu depuis un moment.

Pour vous montrer l'habitat Norvégien, ici tout près de Moen.

Toujours à Moen. Les maisons entourées de grandes terrasses ou de grands balcons.

Elnesvagen. Je viens de contourner le Malmefjorden par le Nord, et voici le Fraenfjorden. En fait, c'est bien le même fjord, seul son nom a changé. En effet, ils sont tellement grands que les Norvégiens ont pris l'habitude de leur donner des noms différents selon l'endroit, de façon à mieux se représenter le lieu dont on parle! Vue vers le Sud.

Après Elnesvagen, la route repart vers le Nord, puis le Nord-Est, en contournant le Langvatnet. Elle repart ensuite vers le Nord-Ouest pour contourner et longer les derniers massifs montagneux avant le grand large....

Il y a des fermes tout le long de la route, et les champs sont cultivés jusqu'aux montagnes.

Je suis ici juste à côté du Hostadvatnet, à 28 mètres d'altitude seulement, tout près de Hostad. Ici, le Melen (768m).

Vue vers l'Ouest, la barrière du Raudstua (590 m) avec ces curieuses pointes rocheuses.
Entre les deux barrières, cette zone marécageuse qui se poursuit jusqu'à la mer.

Une ferme à Hostad.

Curieux épis, non pas de maïs, mais de pierre Norvégienne!

Encore une ferme avec son drapeau. C'est un élément qui m'a beaucoup surpris chez les Norvégiens!

Des terres fraîchement labourées, voilà une chose que je n'ai pas vue souvent jusqu'à aujourd'hui!

Et voilà la Mer de Norvège, à Fastad. la petite rivière, c'est la Farstadelva. La mer est d'huile.

La grange avec ce fameux pont permettant d'accéder à l'intérieur. On voir la mer à l'extrême gauche.

Et voilà, un lieu que j'avais bien noté pendant la préparation de ce voyage. La "route de l'Atlantique", longue de 8 km, comprenant 8 ponts prenant appui sur des îles, et construite en 1989. La "Atlanterhavsvegen". Ici, sur ce littoral à 63 degrés de latitude Nord, la mer se mélange à la terre, et on ne sait pas trop où l'une finit et l'autre commence...

Une petite maison de pêcheurs sans doute, sur un des nombreux îlots.

Pour rejoindre Molde à Kristiansund (à ne pas confondre avec Kristiansand, la ville de mes premiers pas en Norvège, au Sud), les Norvégiens ont du construire des ponts pour relier ces petites îles entre elles, de Vevang à Karvag.

Ici, la mer est traitresse, et les tempêtes en automne y sont terribles! Certains touristes ne viennent ici que pour les voir de près. En scooter, il ne serait pas question de s'en approcher, mais aujourd'hui, c'est le grand calme!

Soudain, j'aperçois le fameux pont dont j'ai si souvent vu les photos sur Internet.

Oui, c'est bien lui, je le reconnais! C'est l'une des destinations touristiques les plus prisées de Norvège, et c'est bien pour ça que je voulais venir voir de mes propres yeux!

J'y suis finalement bien arrivé. C'est drôle, j'en ai tellement rêvé que, finalement, je suis presque déçu....

Le stationnement y est strictement défendu mais, en scooter, et à cette période de l'année, j'estime pouvoir me permettre cet arrêt-photo. Je ne le fais que parce que je suis seul sur le pont et que je ne gêne absolument personne.

La marée est visiblement basse, et c'est un peu dommage. Au fond, le "continent"....
Ben oui, je peux le dire, je suis sur une île!

Les reflets dans l'eau de mer sont superbes. J'ai beaucoup plus l'impression de me trouver dans des marais que sur une côte, et j'avoue être très surpris de voir de l'herbe pousser jusqu'à l'eau salée.

Ces maisons ont quand même un cachet exceptionnel, et forment un vrai tableau de peintre.

Je suis très surpris par le nombre de fenêtres de cette bâtisse. Maison ou hangar?

Coup d'oeil arrière sur le pont que je viens de franchir.

La route se poursuit donc sur d'autres ponts, mais ma déception augmente au fur et à mesure que je roule. Une vue d'avion de ce morceau de route est, il est vrai, intéressante. Mais y rouler, surtout par un temps calme comme aujourd'hui, qui plus est au moment d'une marée basse, semble-t-il, n'offre finalement que bien peu d'intérêt. Voici un lien sur ce lieu touristique, en anglais, vous donnant tous les détails. J'espère ne froisser aucune susceptibilité en donnant ici mon avis, mais c'est ainsi que je l'ai vraiment ressenti. Qui plus est, et peut-être surtout, à cause de l'effet "amplifié" de l'attente que j'en avais au travers des divers sites Internet qui décrivent ce bout de route comme "incontournable", ma déception en a été décuplée....

Dommage! Toujours est-il que cette route me conduit un peu vers une impasse, puisque je n'ai pas l'intention de me rendre à Kristiansund. C'est pourquoi je fais demi-tour un peu plus loin, jugeant en avoir assez vu.

Un énorme héron se sauve au raz de l'eau. Le temps de m'arrêter pour prendre la photo, et il est déjà loin! Attention, la couleur orangée, ce n'est pas son bec, mais ce sont ses pattes! Il s'éloigne de moi....

La forme de celui-ci est intéressante, et c'est bien lui qui est le plus photogénique!

L'eau est d'une transparence sensationnelle. Tout est immobile, comme figé! C'est presque surnaturel.

Je lève la tête vers l'intérieur des terres. Au loin se profilent des montagnes encore enneigées!
Eh oui, je suis bien en Norvège, et la montagne n'est jamais loin!

Retour vers ce fameux pont. Des parkings ont été aménagés tout au long de cette route, y compris un point de vue sur lequel j'aurais du monter pour avoir une vue un peu plus "aérienne", car il semble que ce soit la seule intéressante. Mais il y avait du "monde", et comme je n'ai pas eu envie de suivre comme un "mouton"...

Mais celui-ci est vraiment très très curieux!

Je marque à nouveau un arrêt -très rapide cette fois, car il y a un pu de circulation maintenant- du haut du pont Vevangstraumen (119 mètres de long), ce qui me permet de découvrir les ponts Hulvågen (3 ponts, 293 m de long), que je n'avais pas même remarqués à l'aller en roulant dessus... A ma décharge, j'habite au bord de la mer en Vendée, et nous avons quelques ponts dans la région qui sont, je trouve, plus impressionnants, comme par exemple le pont de Noirmoutier, ou bien à Nantes le pont de Cheviré... sans parler au Sud du pont de l'île de Ré... dont j'ai de nombreuses photos, et viendront un jour, lorsque j'aurai le temps de les y mettre, égayer mes pages...

Cependant, du haut des ponts de ma région, il n'y a pas ce magnifique paysage Norvégien, et j'en conviens!

Zoom sur les 3 ponts Hulvågen, qui permettent de traverser l'embouchure du Lauvoyfjorden.

Et, sur le côté, la trace laissée par les monstres mécaniques ayant attaqué la roche...

Très spectaculaire! La montagne a été découpée, tranchée net...

Avec tout ça, il est 11h30 passé... Je reprends donc la route, la 64 puis la 279 qui longent le Lauvoyfjorden, puis le Kornstadfjorden -le même sous un autre nom- sur leur rive Sud, avant de rejoindre la E39.

Traversée de Oygarden.

Contrairement aux apparences, le fjord poursuit sa route sur la gauche. Je vais devoir contourner à droite ce grand virage à droite, qui en fait n'est qu'une large baie dans cette courbe imposante.

Premières maisons de Eide, sur les bords du Isingvagen, nom donné à cette baie dont je vous parlais.
Je me dirige de l'autre côté.

Les magnifiques montagnes Skarvan (525 m) et Seterfjellet (618 m).

Et le Stortussen. Au premier plan, vous pouvez une fois de plus observer le pont permettant d'atteindre l'entrée du hanger au premier étage de la grange avec un gros véhicule -autrefois en charette.

Traversée de Eide. Juste après, c'est Skjelvika.

La route se dirige maintenant vers le fond de l'Isingvagen.

La route coupe le fond de la baie -Skjelvikbukta- sur une sorte de pont-digue. Vue vers l'Est.

Et vue vers l'Ouest.

Et vue droit devant. Je suis actuellement sur le pont! Je repars maintenant vers la gauche, le fjord étant désormais contourné.

Je viens donc de contourner le fond, et je me retrouve tout naturellement en face de Eide que je viens de traverser!

J'étais là tout-à-l'heure... Le même fjord, après le virage, change encore de nom. C'est maintenant le Kvernesfjord.

Arrivée à Strand, face au joli mont Nosa, à 580 mètres.
Il y a un très grand nombre de villages et de hameaux portant le nom de "Strand" en Norvège.

Traversée du village de Sevika, juste devant la baie Sevikbukta. En face, Fjora, Leithaugen, A et Mork.
Oui, vous avez bien lu, "Ä" est un village Norvégien. Plusieurs portent aussi ce nom, le plus réputé se situant sur les îles Lofoten. Nous en reparlerons plus tard...
Bien que l'autre rive semble toute proche, le fjord fait à cet endroit plus de 2 km de largeur!

Une grande maison cachée derrière les arbres, au même endroit.

La belle petite route 279 le long du fjord, toujours lors de la même pause photo!

Un peu plus loin, je me retourne vers l'arrière pour photographier la Sevikbukta et le Krevikbogen.
Le mont, vous ne le reconnaissez peut-être pas, mais c'est à nouveau le Nosa, vue de l'autre bord.

Zoom sur Buskneset. Comme c'est joli!

Entre Rovik et Kolset. Remarquez les échelles sur les toîts, et la hampe pour pouvoir hisser un drapeau!

Les montagnes au loin sont celles de l'île de la grande île de Frei, sur laquelle se trouve la ville de Kriastiansund, côté pleine mer. Mon fjord, que je longe depuis la route de l'Atlantique, retourne ici vers la mer.

Magnifique arrivée à Hogset, dont on voit l'église sur un promontoire.

Le pont de Gjemnes - Gjemnessundbrua, permettant de traverser le Gjemnessundet -détroit de Gjemnes.

D'une longueur de... 1257 m, comme c'est écrit sur la pancarte! Beaucoup de ponts se détériorent lentement et ont besoin d'être réparés car le sel marin cause des dommages au béton et au fer qu'il contient. Le pont de Gjemnes a eu un problème avec les oiseaux de mer, dont les excréments contiennent du sel et de l'ammoniac qui ont endommagé le béton. Pour parer à ce danger, le pont a été nettoyé, et les parties fragiles du béton ont été recouvertes d'une membrane élastique!

Vue complète du pont et du détroit qui me sépare de l'île de Bergsoya, sur laquelle je dois aller pour poursuivre mon chemin.

Au fond, de l'autre côté du pont, c'est le Bergsoyfjorden.

Zoom sur une jolie ferme et sa grange -et sa hampe pour drapeau!- près du Gjemnessundbrua.

Je vais donc traverser ce pont, et payer son péage -c'est moins cher que le ferry, et il n'y a pas de temps d'attente. C'est ici que je rejoins la E39, une des très grandes voies routières de Norvège, puisqu'elle va de Kristiansand -mon lieu de débarquement en Norvège, tout au Sud- et va jusqu'à Trondheim -où je vais maintenant- en passant par Bergen et la côte.

Jolie maison, sur l'île de Bergsoya, aux environs de Hallset, au Sud.
Beaucoup de maisons me font penser aux maisons de Louisiane, très curieusement. Et je vous l'ai déjà fait remarquer! Et cette manière très américaine du poteau dans le jardin, pour le drapeau. D'ailleurs, et ça me surprend beaucoup, les Norvégiens sont très américanisés: le coca est partout, et dans toutes stations, je vois plein de jeunes -et moins jeunes- prendre leur bouteille de coca, qui en plus est horriblement cher! Ainsi que des glaces, ils mangent des glaces à tout bout de champ. D'ailleurs, ça se voit, les jeunes sont gros et gras -les filles aussi- et ce n'est pas l'image que j'en avais!

Je traverse donc l'île de Bergsoya par le Sud (environ 6 km), et je passe à nouveau sur un pont qui traverse le Bergsoysundet (détroit de Bergsoya) pour me retrouver sur l'île de Aspoya que je traverse aussi par le Sud.

A ma droite le Bergsoyfjorden, que je vais longer sur l'île, ici au niveau de Skjevlingen.

Toujours à Skjevlingen, vue globale sur le superbe Bergsoyfjorden.

Je reprends la E39 le long des berges du fjord sur Aspoya que je traverse entièrement en passant par Bogsaspa -environ 6 km- et qui se termine également par un pont traversant le Langsetvagen (le bout du fjord qui entoure l'île). Puis je traverse de part en part le district du Tingvoll, partie Nord d'une très longue presqu'île orientée NW-SE, ce qui représente une dizaine de km, pour me retrouver bloqué devant un nouveau fjord, le Halsafjorden, qui fait ici plus de 5 km de largeur!

Sur les bords du Halsafjorden.

Là, pas de pont, mais un ferry, qu'il me faut attendre. Celui qui est à quai n'est pas le mien!

En attendant, que faire? Des photos, pardi!
En regardant de près, je constate que ce sont des moules qui ont colonisé les piliers formant l'armature du quai.

Ci-après quelques photos prises depuis Sjerran, le port d'embarquement de Kanestraum, en attendant mon ferry.

Il est 12h50, et il part à 12h20... J'ai le temps de manger.
Vue vers le Nord de l'autre rive du Halsafjorden. Les îlots de Sandvikholmen au premier plan.

J'aperçois mon ferry ancré sur l'autre rive. C'est la liaison Kanestraum-Halsa.

La petite buvette près du départ est, pour une fois, ouverte!

Il y a un peu de monde en partance! Les chiffres indiquent les files d'attente. Pour ce ferry, il y en a deux de prévues. Elles correspondent exactement à la capacité d'embarquement des ferries. Lorsque la première ligne est pleine, on doit se mettre au début de la deuxième. Il y a un trait au bout de chaque ligne. Ceux qui sont en dehors des traits ne seront pas embarqués!

Derrière JJ, le premier scooter Norvégien que je vois sur un ferry!

Le quai de Kanestraum. L'autre ferry était déjà là lorsque je suis arrivé avec JJ.

Vue sur la côte Ouest du Halsafjorden que je viens de quitter.

Au milieu du Halsafjorden, vue vers le Sud et les montagnes enneigées du Møre og Romsdal.

Toujours au milieu du Halsafjorden. Regard vers le Nord, sur l'île de Tustna, la mer ouverte derrière cette île.

Les cordages sur le ferry.

Je ne pense pas que les lettres R.F. soient pour "République Française"...

Vers l'avant, la rive Est du Halsafjorden, avec mon point d'arrivée en ligne de mire, Halsanausta à Halsa.

 

Vers l'arrière, mon x9 près des camions. Ces places sur les côtés sont réservées aux deux-roues.

Recommandations habituelles sur tous les ferries. La vitesse maximum est de 20 km/h au milieu du fjord.

Quelsques vues sur les rives du fjord.

Je vous laisse admirer.

La forêt recouvre encore largement la partie basse des montagnes.

Les parties déboisées ne sont pas très grandes, et se situent principalement autour des maisons.

Les propriétés sont superbes, avec un grand terrain bien propre descendant jusque sur le bord de l'eau... salée!

Halsa se trouve sur une presqu'île orientée Nord-Sud, bordée d'un côté par le Halsafjord que je viens de traverser, et de l'autre par un fjord parallèle, le Skalvikfjorden, dont la terminaison Sud forme deux baies. Une grande baie à l'Ouest se nommant la Reitvagen, et une mini-baie en forme de doigt à l'Est, et se nommant la Betnvagen, au fond de laquelle se trouve le village de Betna. Je traverse donc la presqu'île d'Helsa (environ 3 km), puis je longe la rive Sud du Skalvikfjorden (environ 4 km) -et donc les deux baies- en traversant le village de Sagan.

Et voici la Betnvagen, vue vers l'Ouest, et la rivière Bettenelva qui s'y jette.

C'est la marée basse. Je rappèlle que c'est le fond du Skalvikfjorden.

Rive Nord du Betnvagen. Quelques maisons de Betna un peu éloignées du bourg.

Les mêmes au zoom. Des enfants descendent la petite route en vélo.

J'arrive maintenant au moment de faire un choix: deux routes conduisent à Trondheim, une moyenne par les montagnes (10 km de plus) et la principale, le long du fjord principal. J'avais initialement choisi la petite, la plus longue, et je m'y engage aussitôt. Au bout d'un km, je vois des chauffeurs de bus en train de discuter, et je décide de demander leur avis. Seule la fille parle anglais, et elle me conseille la principale, qui est de loin, dit-elle, la plus sauvage, l'autre étant de la petite montagne sympa mais sans plus. Comme quoi... Bien que surpris par sa réponse, je décide de l'écouter, et je fais demi-tour.

Bien que n'ayant pas vu l'autre route, je suis très satisfait de ce que j'ai vu sur celle-ci, c'est superbe. Voici.

 

Quelques km plus loin, le long du Skalvikfjorden que je longe vers le Nord, mais d'assez loin -le terrain est très accidenté, et je ne vois pas l'eau du fjord- je passe auprès d'une étrange machine me faisant immédiatement penser aux énormes monstres aperçus dans le film Matrix. Regardez les nombreux tentacules. Je les ai vu fonctionner, il m'aurait fallu un caméscope, c'était très impressionnant...

Gros plan sur une maison en bord de route. Remarquez la terrasse toujours présente.

Le temps s'est bien couvert, et il a même plu ici voici peu. Je suis heureux de rouler à nouveau dans une forêt.

Une petite route, la 352, longe ensuite au plus près le Skalvikfjorden par Halsa, et rejoint au Nord le Arasvikfjorden qui court Ouest-Est. La route E39 coupe à travers et rejoint le Skalvikfjorden que voici plus à l'Est, à Henna.

Nordvoll, juste après Henna. Le fjord à à gauche.

Le voici, le Skalvikfjorden, vu du même endroit. L'autre rive est à près de 3 km...!

Un peu plus loin, à Hennset, vue sur les îles Hennsetholmen et Hammarholmen, près de l'entrée du Valsoyfjord.

Otnes kyrkje. L'église de Otnes.

Au même endroit, la E39 sur les côtes très découpées du Skalvikfjorden.

Hangars et cabanes au bord des eaux du fjord.

La voici, cette église de Otnes. Sa forme est très particulière, quelque peu disproportionnée.

Le portail d'entrée vers le cimetière. On distingue à l'arrière le Valsoyfjord.

Vue sur Otnes et son église. La côte est tellement découpée que c'est un véritable labyrinthe! Ici, je suis en train de traverser le Valsoyfjord qui s'enfonce assez profondément dans les terres, mais dont l'embouchure est presque complètement fermée par deux îles. Les Norvégiens en ont profité pour y construire trois ponts permettant de le franchir entièrement et de continuer à longer le Skalvikfjorden. Les deux îles sont Kjoloya -toute petite- et Valsoya. Admirez-les sur les photos suivantes.

Stokkbukta, baie séparant Valsoya du continent.

Renndalshamna, en face du Aursundet. Au fond, en face, Todalen.

Todalen, Liastua, Kjerra et Royrneset de l'autre côté du Skalvikfjorden, et la vallée Todalsdalen en arrière.

Le fjord se rétrécit de plus en plus, ici environ 700 mètres, et s'appelle maintenant le Vinjefjorden.
La route est très sinueuse, et c'est un vrai plaisir pour JJ et surtout pour son pilote!

Au niveau de Bjorkneset, je quitte le comté du Møre og Romsdal pour celui du Sør-Trøndelag.

Magnifique champ de fleurs se terminant par un bosquet me faisant penser à une sorte de tumulus.

A Gronset, je regarde en arrière le petit mont Hofset (138 m).

C'est la fin du Vinjefjorden, avec la petite ville de Vinjeora.

La route se poursuit vers l'Est, et pénètre maintenant à l'intérieur des terres.

Aux environs de 250 m d'altitude, la route serpente en épousant les corbes du petit torrent appelé Soo.
C'est la vallée de la Sovassdalen.

Mon cheval attend toujours aussi patiemment que je prenne mes photos. Il n'en profite même pas pour brouter, le pauvre...

Comme je roule à l'intérieur des terres, je retrouve les lacs de montagne... L'eau n'est vraiment jamais loin en Norvège! Après le Vasslivatnet (290 m), voici le Sovatnet (280 m) à hauteur de Knubben et Kuora.

Zoom de la précédente.

La rivière Haugelva traverse les deux lacs parsemés d'îles. Ici, la Jossavollhaugen, formée d'un petit mont à 432 m.

La route E39 est fort plaisante, et j'apprécie beaucoup de rouler dans ce nouvel environnement.

Il y a souvent quelques cabanes sur ces îles. Pêcheurs ou chasseurs, sans doute?

Certains îlots sont entièrement couverts de sapins. C'est magnifique. Je traverse un peu plus loin une nouvelle vallée, la Svorksjodalen, très viroleuse. Un vrai plaisir de conduite.

La zone devient marécageuse, les arbres poussent pratiquement jusqu'à l'eau.

La route est assez étroite. Remarquez encore ces fissures dans le goudron.

La vallée s'élargit nettement et la région devient beaucoup plus habitée.

Une belle rivière serpente dans la vallée. C'est la Orkla, 179 km de long, la plus grande du Sør-Trøndelag.

Zoom sur les villages dans la vallée.

J'arrive en fait à l'embouchure de la Orkla, qui se jette à Orkanger dans le Orkdalsfjorden, lequel n'est qu'un bras final de l'immense Trondheimsfjorden. Une fois passé Orkdal -travaux et feux de circulation, il y a longtemps que je n'étais pas venu en zone urbaine...- et Orkanger, je récupère une route à péage, il y en a plusieurs jusqu'à Trondheim. La route est en effet parfaite, avec une succession de tunnels de 2 à 4 km de long hyper propres et modernes.

Et heureusement, les motos ne payent pas! OUF. J'ai économisé pas mal d'argent sur ce point, du fait d'être en scooter: en péages de routes, et en péages de ferries. je ne fais plus un seul arrêt, plus une seule photo.

Puis j'arrive à Trondheim, et je décide de rentrer en ville, contrairement à toutes mes habitudes.
Et c'est par hazard que je "tombe" sur la cathédrale de Trondheim, appelée cathédrale de Nidaros.

D'entrée de jeu, je suis ébahi! Je ne m'attendais pas du tout à ça en Norvège. Elle recèle dans ses murs toute l'histoire de Trondheim et du royaume de Norvège, et on la considère aujourd'hui encore comme le sanctuaire national!

Vous avez sous les yeux la façade Ouest.

Nidarosdomen.

Oui, je ne vous le fais pas dire...

Je n'ai pas assez de recul pour la prendre en entier. par ailleurs, comme nous sommes en ville, et que l'accès ici ne peut se faire qu'à pied, je ne suis pas tranquille d'avoir laissé JJ tout seul un peu plus loin, avec armes et bagages....

C'est pourquoi je fais assez vite, et que mes photos sont encore une fois de travers... Bon, je vous l'ai déjà dit, et je le répète, je ne fais pas un voyage culturel en Norvège, mais un voyage axé et basé essentiellement sur la nature, sur la géographie.

 

Mais je suis très heureux d'avoir vu, au moins extérieurement, cette splendide cathédrale, sans conteste l'un des plus beaux ensembles gothiques d'Europe du Nord, et également un des plus grands lieux de pèlerinage de cette même Europe nordique!

Construite en pierre de savon -ou stéatite-, la cathédrale a les lignes pures et harmonieuses du gothique anglo-normand et d'excellentes proportions. Elle a été commencée en 1070.

Il y a mille ans, Trondheim, qui s'appelait alors Nidaros, était la capitale du royaume de Norvège. Elle se trouve à l'embouchure de la Nidelva, d'où son ancien nom ("oss" signifie "embouchure").

Construite en pierre de savon -ou stéatite-, la cathédrale a les lignes pures et harmonieuses du gothique anglo-normand et d'excellentes proportions.

Dans cette cathédrale ont été couronnés plusieurs rois et reines de Norvège, et dix souverains y sont inhumés.

Elle a brûlé plusieurs fois au cours de son histoire.

Les joyaux de la couronne y sont exposés en été.

Les sculptures représentent des rois et des saints.

La caractéristique la plus frappante est sans aucun doute cette magnifique rosace.

J'aurais vraiment besoin d'un niveau à bulles pour prendre mes photos!

 

Juste à côté de la cathédrale se trouve le bâtiment de l'ancien archevêché -Erkebispegarden.
La plus ancienne partie date de 1160-1170. C'est le plus vieux bâtiment profane de Norvège.

Curieuse, très curieuse statue dans les jardins près de la cathédrale!

Petit cimetière à côté de la cathédrale.

Statue dans le cimetière à côté de la cathédrale.

Autre portail de la cathédrale de Nidaros.

Le même portail en gros plan.

Bien. Je ne m'attarde pas davantage, et pourtant, il y aurait beaucoup de temps à passer ici! Mais je ne suis pas certain de retrouver JJ en entier. Je n'avais pas prévu de voir ce magnifique immeuble, et je suis donc déjà très satisfait de l'avoir vu!

Une petite dernière avant d'enfourcher à nouveau mon cheval... Il est 17 heures, c'est reparti!

Alors que je quitte Trondheim, il se met à tomber quelques gouttes... de pluie. Aïe, je vais me mettre en quête d'un camping, ce n'est pas la peine de continuer à cette heure-là. De plus, de grosses rafales de vent se mettent également de la partie. Je roule donc une bonne trentaine de kilomètres sans pause ni photo, ce qui est assez rare chez moi, vous en conviendrez!

Je suis désormais sur la E6 qui va jusqu'au Cap Nord. On peut dire qu'arriver à Trondheim est une étape importante en Norvège. En effet, à partir de maintenant, et jusqu'au Nord, la Norvège est beaucoup moins large -en gros une centaine de km-, et que les comtés vont se suivre dans le sens Sud-Nord, mais jamais vers l'Est. Je vais maintenant toujours rouler à peine à 100 km de la Suède.

Bref, la E6 longe le Trondheimsfjorden, qui porte auprès des côtes les noms successifs de Strindfjorden, puis de Stjordalsfjorden, et enfin de Asenfjorden.

Justement, le Asenfjorden, le voici, un peu avant Krokvika. On aperçoit les îles Skarvholman, Furuholmen, Saltoya.

Le Asenfjorden vers l'Ouest.

Magnifique ferme en face de Langstein Kai. Le Asenfjorden se termine par trois doigts effilés, le plus au Sud portant le nom de Faettenfjorden, et le village du bout du fjord se nommant Faetta.

Et c'est bien ici, à Faetta, que je trouve enfin un camping. Il est ouvert, enfin je crois, car les toilettes sont ouvertes, et les douches aussi, et l'état des installations est excellent, mais il n'y a personne, et pas de prix indiqué. Tant pis, je m'installe, je suis seul, et on verra bien. Il est situé près de la route 6 et d'une voie ferrée, c'est très bruyant, mais ce qui compte, c'est d'être à l'abri. J'ai même un compagnon, comme vous pouvez le voir!

On aperçoit le fond du Faettenfjorden. Savez-vous que je me trouve en fait à quelques centaines de mètres à peine d'un lieu historique, l'endroit où se trouvait basé -en 1942- le "Tirpitz". Ce fantastique cuirassé allemand fut coulé le 12 novembre 1944 par des avions anglais de la R.A.F., mais il a subi ici dans le Faettenfjorden plusieurs attaques de l'aviation allemande.

Mon canasson "JJ" se roule -pas tout à fait- dans l'herbe et les fleurs.

Au fait, ma tente est montée à 18h30. Pas mal, hein?

 

Je me fais ma petite popote, puis je m'installe sur mon ordinateur préféré pour écrire mon petit journal des événements de la journée, et préparer mon itinéraire pour demain, comme pratiquement tous les soirs... Ensuite, eh bien ma foi, je prends cette fois mon bouquin préféré. Et je commence à m'endormir dessus, comme à chaque fois! Je somnole à moitié lorsque je crois entendre des pas sur l'herbe, et ça s'approche de la tente. D'un seul coup, tous mes sens sont en éveil, puis j'entends une voix féminine appeler. "Aïe", comme disent les Norvégiens pour dire "Salut". Très surpris, -je suis en petite tenue-, je demande de quoi il s'agit -en Anglais. "Je suis la propriétaire du camping, et je viens encaisser!". Gloups! mais il est quelle heure là? Ah, 22h30... C'est normal! Bon, ok. Je lui demande pourquoi elle vient si tard... Demain je dois partir de bonne heure. Bon voilà, ça vous fera 50 NOK. Et elle me fait mon reçu, me demande de remplir mon nom, et de signer, et me met le tampon. OK. C'est dans mes prix, et je suis bien d'accord pour payer, car il y a douche et sanitaires très propres et vraiment très modernes, rien à redire, j'ai vu beaucoup plus moche dans beaucoup plus cher. Mais quand même, ces Norvégiens, ils sont vraiment bizarres! Ils ne sont pas là, des fois, tu remplis toi-même ta fiche et tu mets l'argent dans une pochette, dans la boîte aux lettres (c'était comme ça à Hellesylt, au Geiranger Fjord)! Et c'est ainsi que je paye, la main tendue à travers la fermeture éclair de la tente. Elle est jeune, je dirais 25 ans, enfin je crois.

Voilà, tout simplement. Pourquoi faire compliqué? Heureusement que je ne dormais pas!

 

Je suis très heureux, car je n'ai pas eu de pluie de la journée, juste deux-trois gouttes. Pourvu que ça dure.

Et les températures? J'ai commencé à 10 degrés ce matin, puis ça a monté tout doucement, j'étais à 14 à midi, et c'est monté à 18 en fin d'après-midi, mais ça s'est très dégradé ensuite, redescendu à 12 avec vent violent et froid.
Je suis arrivé avec 13 degrés sur le thermomètre du x9.

Une rude journée quand même, avec 358 km dans les pattes, heuuu pardon, dans les roues du x9, et dans mes bras... Mais non, ce n'est rien, c'est mon hobby préféré, alors, pensez-donc...

Bonne nuitée, les petits, il est l'heure d'éteindre la lumière, non?


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