Fustvatnet - Innhavet - 27ème jour

Mercredi 24 mai 2006 - 27ème jour de voyage

Fustvatnet - Innhavet

381 km - 368 photos - 214 sélectionnées pour le site!

 
 
 

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Je me lève vers 7h25. le temps est uniformément couvert et le plafond bas, un peu comme hier matin, sauf que les nuages sont quand même moins noirs. Quant à la température, c'est encore du 11 degrés. Mais le matin, très curieusement, je n'ai JAMAIS froid une fois levé, c'est en fin de matinée que je commence à ressentir le froid. Pendant que je bois mon café, j'entends les motards anglais qui se lèvent. Je démarre à 9h et nous nous souhaitons bon voyage. JJ me fait un peu honte devant eux: il a fallu que je le lance au moins 6 ou 7 fois avant que monsieur ne daigne démarrer! Enfin!

Parti depuis moins de 10 minutes, et déjà je m'arrête.
Je viens de passer le Fustvatnet devant lequel j'ai dormi cette nuit, et me voilà devant un nouveau lac, le Mjavatnet.
Au fond, cette montagne aux formes particulières, c'est le Hatten (713 mètres).

Je poursuis sur la E6. Je distingue mieux le Hatten maintenant, belle masse rocheuse au-dessus de forêts.

Les lacs se suivent presque sans discontinuer. Ici le Ommervatnet.
Puis c'est le Luktvatnet, et la E6 devient très sinueuse. C'est un vrai régal, tant pour les yeux que pour le plaisir de la conduite. je traverse la petite ville de Korgen, puis Store Bjerka, qui se trouve au fin fond du Finneidfjord. Eh oui, c'est la Norvège, ça... Je ne longe plus des lacs, maintenant, mais carrément la mer! C'est vraiment fantastique.

Admirez ce paysage. C'est donc de l'eau salée maintenant. Ici, peu avant Dalselv.
Au premier plan, si vous regardez bien, vous apercevrez la voie ferrée, qui passe à quelques mètres de l'eau seulement!

Dalsgrenda.

La route et la voie ferrée passent au-dessus d'un fond de fjord.

L'endroit est magique, malgré les nuages! Un décor de carte postale.

Et toujours l'implantation des maisons au niveau des meilleurs panoramas, tant qu'à faire! Ils ont bien raison.

Je vous le disais, c'est si beau que je resterais bien là une heure, assis, à rêvasser... Les motards anglais qui ont dormi dans le même camping que moi la nuit dernière me réveillent de ma torpeur. Ils viennent de passer!

Je m'arrache moi aussi de la contemplation, sinon je ne vais faire que 20 bornes dans la journée!

Hauknes, banlieue Sud de Mo-i-Rana. On dirait un nom tahitien!

Mo-i-Rana est un peu plus loin, tout au fond du Ranfjord.

Zoom sur la ville.

Zoom sur la ville. Je vois des grues, une zone industrielle à première vue, derrière la zone portuaire. Ah, c'est moche... Je crois bien que ça va me faire fuir. Je voulais faire un tour en ville, mais... Si, il faut que j'y aille. J'ai besoin d'aller sur Internet.

Il se trouve qu'à la station où je fais le plein, ils m'indiquent que l'office de tourisme est juste à côté. J'y vais, car je veux aller sur les îles Lofoten, et il y a deux points de départ de ferries, et je veux connaître les horaires des deux, afin de choisir le plus approprié. De plus, contrairement à mon plan initial, j'ai envie de passer par Bodo plutôt que par Skutvik. Heureusement que j'y suis allé. Vous savez quoi? Eh bien, je n'ai pas de chance: le ferry de Bodo est en grève! OUI, en grève. Je ne savais pas qu'il y avait des grèves en Norvège, on nous dit toujours que c'est un modèle, etc... Oui, mais voilà, il y en a. Donc, je dois reprendre par l'itinéraire initialement prévu, ce qui ne fait pas mes affaires: c'est bien plus loin, et le ferry nous dépose au milieu des Lofoten, ce qui veut dire que pour tout voir, il me faudra FORCEMENT passer deux fois au même endroit! Un aller-retour. Et en plus, ils peuvent lancer la grève à Skutvik aussi... Bon, la bibliothèque est tout près, j'en profite pour y aller et donner de mes nouvelles à la famille; par contre, la préposée me donne un vieux PC alors que 2 postes flambant neufs sont libres, préférant les réserver pour les Norvégiens. Total, avec un vieux Windows 98, je n'ai pas pu faire reconnaître mon disque USB, et n'ai pas pu envoyer mon récits et mes photos d'hier à mon petit frère. Désolé, les amis.

Je me sauve!

Un petit rayon de soleil en sortie de ville. Je poursuis mon chemin vers le Nord.

La rivière Rana, après la petite ville de Skonseng.

La Rana

La E6 poursuit son chemin dans la valléee de la Rana parfois pas très large, parfois aussi large qu'un fleuve, parfois paisible, parfois torrentueuse, mais c'est toujours un enchantement, et il faudrait prendre le temps de s'arrêter et de descendre au bord de la rivière, et de s'asseoir près de l'eau, ce que je ne fais jamais. C'est mon choix: voir un maximum de choses, mais sans aller au bout des choses. On ne peut pas tout faire, sauf à être retraité, et à n'avoir aucune date de retour!

Quelques km plus loin, je traverse Sorforshei.

Le clocher de Storforshei caché par les arbres.

La route à la sortie de Storforshei.


Je parcours très souvent 5 à 10 km sans voir une seule habitation, puis tout d'un coup, j'en vois une, perdue en pleine nature, ou une dizaine dans un coin, ce qui forme un village. Mais la notion de "Kommune" n'est pas la même que la nôtre. ou plutôt si, mais dans le sens "communauté". En effet, leurs communes peuvent englober plusieurs villages portant le même nom, et être distants de plusieurs km; en fait, une commune norvégienne fait très rarement moins de 10 km de diamètre, c'est plutôt 20 ou 30, c'est carrément énorme. Leur habitat est tellement dispersé, c'est inconcevable chez nous! Je ne comprenais pas ces erreurs sur les cartes, ou sur "Autoroute Exprès" -le logiciel de calcul d'itinéraires que j'utilise- mais maintenant je comprends. Ils ne savent souvent pas quel nom mettre, c'est très délicat!

Ce hameau porte le nom de Eitera.

Les maisons que l'on aperçoit sous les arbres, à gauche, c'est Dunderland, un fort joli nom.

Zoom du même endroit. Ces bouleaux sont magnifiques.

Je traverse à nouveau la grande forêt que j'aime, j'adore ces arbres, et la route qui coupe à travers.
C'est un plaisir de rouler ici, peu après Krokstranda.

Il y a de moins en moins de vert dans les arbres, la température baisse, la rivière devient torrent, l'herbe est brune et couchée -signe que la neige est partie depuis peu-, tous ces signes m'indiquent que je suis en train de monter vers un plateau.

Quand je pense qu'en été, c'est totalement verdoyant, et qu'en hiver c'est totalement blanc...

Je suis ici à SIX kilomètres de la fontière suédoise seulement! La largeur de la Norvège est ici inférieure à 100 km!

C'est triste, maintenant, terriblement triste.
Tout est dénudé, on dirait presque un paysage de guerre, ou bien une région dévastée par le feu.
Mais non, c'est l'inverse, le pays a été dévasté par le froid!

Si je vous dis que je ne ressens aucune envie d'aller faire trempette, vous me croyez?

J'ai une grosse tache de doigt sur mon objectif, et je ne vais m'en apercevoir que plus tard. Malgré cela, je vous montre tout de même les quelques photos, représentatives de ce que j'ai vu.

Il y a de plus en plus de neige.

Bon, c'est désolé, je vous l'accorde. Mais en même temps, il dégage une certaine beauté de tout ça.

La rivière coule entre le chemin de fer et la route.

Un peu au-dessus de la rivière, on distingue une trace. C'est la voie ferrée.

Polarsirkelen Arctic circle 2 km.

Je suis à deux kilomètres du cercle polaire arctique.

Vue arrière.
La température est descendue à 9 degrés. Mais je suis arrivé sur le plateau maintenant, qui se trouve à une altitude de 600 à 700 mètres, ce qui fait que ça va rester à cette température, heureusement. Vous pouvez constater que tous les arbres ont disparu, il ne reste que l'herbe. En fait, les étages de végétation sont à des altitudes fort différentes de celles auxquelles nous sommes habitués dans nos montagnes en France. Chez nous, à 600-700 m, tous les arbres poussent!

Vue générale de la route. L'horizon est plutôt bouché, quel dommage!

Il reste encore de la glace par endroits.

On se croirait au Groenland, en été.

Inutile que je vous le traduise... Celui qui a donné la phrase en français n'était pas très fort.... en orthographe!

Vue d'ensemble du site. La neige fond, mais il en reste encore pas mal!

Le bâtiment du cercle polaire arctique.

Partout, des monticules de pierres. C'est la coutume qui veut que lorsqu'on arrive ici, on construit un petit tas de pierres....

Il y a évidemment un restaurant, une statue, etc. Alors que je m'approche du bâtiment, je croise un couple de retraités -me semble-t-il. On se salue par un "hallo" réciproque, puis la dame se retourne et revient vers moi: "voulez-vous que je vous prenne en photo devant?", me demande-t-elle en anglais. Ce à quoi je dis oui, pourquoi pas?

Devant mes explications compliquées pour l'utilisation de l'appareil photo, elle appèle son mari, un monsieur aux cheveux tous blancs et à la barbe toute blanche, et très souriant, qui me fait vraiment penser à Yasser Arafat, exactement pareil. Bref, il prend la photo, merci à eux, et je vous fais un beau sourire...

Et on discute une dizaine de minutes. Ce sont des Hollandais.

Comme je souris, vous avez droit au gros plan!

Et JJ aussi, faut pas le rendre jaloux, de plus, c'est lui qui m'y a emmené, au cercle polaire, alors...

Le cercle polaire arctique marque la limite sud de la zone où :

- le soleil ne se lève pas au solstice d'hiver (le 21 décembre : la nuit dure alors 24 h) et

- ne se couche pas au solstice d'été (le 21 juin : le jour dure 24 h).

A ces dates, les périodes permanentes de nuit et de jour passent progressivement, selon la latitude,
de six mois au pôle nord à un jour au cercle arctique.

Avec tout ça, il est 13 heures, et il est temps que je reprenne la route!

Je roule sur le plateau. Les piquets de neige, rouges, sont encore là, inutiles maintenant.

J'entame tout doucement la descente. Vous pouvez constater que le plafond nuageux est extrêmement bas. On ne peut pas dire que je sois très veinard avec la météo depuis quelques jours, mais ça va, ce pourrait être pire.

Evidemment, il y a de l'eau partout, c'est elle qui remplace la neige, comme vous le savez tous, du moins, je l'espère!

On distingue quelques petites arbrisseaux de ci de là.

La descente est très longue, et en pente très douce. En vélo, ici, ce serait bien. Seulement dans ce sens, et seulement depuis que ça descend, bien sûr. En fait, autant être en scooter, c'est pareil, plus confortable, et quel que soit le sens....

Il y a de la glace et de la neige un peu partout, et disséminées curieusement: c'est par endroits le grand blanc, et dans d'autres tout marron. C'est un paysage de désolation: des rochers, de l'eau partout qui stagne ou qui coule ou qui est encore gelée, et de pauvres malheureux arbrisseaux pliés, courbés, couchés, gelés!

Et avec ça, un vent très violent, comme toujours sur ces hauts.

A la réapparition des arbres, je sais que l'altitude diminue. Pas besoin d'altimètre!

De plus en plus dense.

Et je retrouve la forêt, et j'adore ça. Par contre, la pente augmente sérieusement.

De même que la violence du courant.

Je reste ici un bon moment, émerveillé par le déchaînement naturel des eaux.

Je n'ai pas pris le temps d'aller marcher sur la passerelle. Pourtant, ce doit être très impressionnant.

Vu la violence des eaux....

Vers le bas.

Zoom sur les bords. D'énormes pierres sont prêtes à partir....

Vue d'ensemble du site vers le bas.

J'aime admirer l'eau sous toutes ses formes.

Bon, ceux qui en ont marre peuvent appuyer sur la touche PgDn....

Pour les autres, on continue tranquillement la série.

J'aime aussi les arbres, je n'ai pas besoin de vous le dire, vous l'avez bien remarqué, depuis le temps que vous lisez mes reportages et regardez mes photos.

Sous-bois. Vous savez, après le passage sur un plateau désertique comme vous venez de le voir, c'est un très grand bonheur que de revoir des arbres, synonymes de vie.

Et ici, à quelques kilomètres du plateau seulement, la vie reprend ses droits.

A toute allure, car elle sait bien qu'elle n'a pas beaucoup de temps devant elle!

Je continue, mais je suis obligé de marquer un nouvel arrêt un peu plus bas. C'est magnifique.

Le flot principal est à gauche, mais ça déborde sur la droite!

La rivière vue de profil. Il y a un très bon débit, ici.

Je reprends la grande descente.

Et voilà le travail. Je retrouve la grande forêt, comme je l'aime.

Et une photo de cette vertigineuse descente, pendant laquelle je vois mon thermomètre remonter à 13 degrés, c'est l'Amérique... non, c'est la Norvège, pardon.

Le bois ne manque pas en Norvège...

Il est 13h45, et il y a un grand ensemble en bas de la côte, avec boutique souvenirs et... saucisses, hum, les magnifiques, belles, chaudes et appétissantes saucisses. Je l'ai bien mérité après tous ces efforts.

Une demi-heure de pause, et c'est reparti pour le couple infernal Jef et JJ. Et j'arrive à nouveau près de la mer.

Un petit tunnel pour contourner le fond du fjord où se trouve la petite ville de Saltdal et Rognan.

Saltdal et Rognan ferment le fjord à gauche. En face, une jolie cascade.

Un petit bateau de pêche longe la côte du fjord.

Vue vers l'arrière. Saltdal est dans le fond du fjord, à gauche. C'est superbe.

Le petit hameau de Langset. Je retrouve la bonne odeur du goemon, c'est très agréable.

Le calme régnant ici est absolument extraordinaire.

Je suis sur un grand parking sur lequel sont stationnés deux camping-cars. J'y viens pour prendre quelques photos. Et là, à une vingtaine de mètres, un monsieur est en train de lire, installé dans une chaise de camping, devant une petite table, en face du paysage de la photo. Et il m'appèle et me demande de venir m'asseoir à sa table. Je dis non, d'abord, que je n'ai pas le temps, et il me dit "pas le temps?". Et là, je le reconnais. C'est mon ami hollandais Yasser Arafat! Comme le monde est petit. Il appèle sa femme, qui me fait un délicieux café, avec une délicieux gâteau, et on discute en anglais, puis en allemand. Leur véhicule est un Toyota diesel 4 roues motrices, ils dorment dedans. Ils sont super sympas, me racontent leur voyage en Australie -6 mois dans un 4x4- et en Afrique avec ce 4x4 là.

Je reste 3/4 d'heure à papoter avec eux, et je serais bien resté plus longtemps. Ah, si j'avais un an devant moi....

Ils vont aussi vers les Lofoten, je leur donne les horaires du ferry prises ce matin à Mo-i-Rana, on devrait se revoir...

Le centre de Langset est là-bas, sur la hauteur. Vous voyez, entre 10 et 20 maisons...

Bon, allez, il est déjà 15h40 lorsque je reprends la route.

Le paysage, en cette fin de journée, devient de plus en plus merveilleux. Il faut dire que le temps est aussi meilleur, il ne tombe au pire que 3-4 gouttes et surtout, la température est remontée à 15, ce qui fait que je me sens parfaitement bien au chaud, c'est génial. Et longer ces fjords est un enchantement. De plus, la mer est si près que l'effet des marées y est vraiment important, un peu comme chez moi en Vendée.

Un peu plus loin, toujours le long de ce superbe fjord, vue arrière au niveau du hameau de Setsa.

Zoom sur la vue précédente. Vous voyez que la E6 longe le fjord au plus près, en surplomb.

Toujours du même point de vue.

Et je n'ai pas bougé, pour vous montrer l'autre côté du fjord. C'est grandiose, c'est Norvégien!

Le fjord s'élargit lentement. Pour vous donner une idée des immensités, je viens de me livrer à un petit calcul sur la carte. La photo ci-dessus est prise en regardant plein Nord, ce qui est l'orientation de ce bout de fjord. Ce fjord tourne à 90 degrés à l'horizon, et poursuit son cours plein Ouest. Eh bien, d'ici à la mer ouverte, à la gauche donc de la photo, il y a 50 kilomètres!

Zoom du même endroit. Sapins, bouleaux, arbustes recouvrent entièrement le sol, jusqu'à l'eau.

Comme je vous expliquais plus haut, le fjord tourne donc à gauche vers la mer, au niveau de la ville de Fauske. C'est à une quinzaine de km au Nord d'ici, au bout de cette photo. Mais pour ma part, je ne vais pas poursuivre le fjord vers la mer. Je continue mon périple sur la E6, vers le Nord-Est, vers Straumen, au fond d'un autre fjord!

Une dizaine de km après Fauske, je me trouve sur un plateau couvert de forêts de sapins.

Le genre de paysage que j'affectionne tout particulièrement.

Au loin, ces quelques maisons forment le hameau de Gronas.

Je suis arrivé à Straumen.

Les eaux du lac Straumvatnet se déversent dans le fjord, qui lui se trouve à marée basse!

Toujours à Straumen.

La E6 passe sur un pont au-dessus du bout du fjord, évitant d'avoir à rouler en ville.

Une sorte de bretelle de contournement, et il était plus économique de construite un pont plutôt que de créer un contournement par la montagne!

Coup d'oeil arrière vers Straumen que je viens de passer.

Zoom gauche sur la précédente.

Toujours du même point de vue, mais zoom sur la partie droite. Vous pouvez voir le goémon sur les berges.

Zoom maximum. Je sais, toutes ces photos sont très ressemblantes, mais je les garde toutes!

Vue vers le Nord-Ouest, vers le large, dans l'axe exact du fjord.

Au loin, vers le Nord-Ouest, les montagnes sont plus pointues, plus hautes, plus enneigées.

Et j'ai bien l'impression que je me dirige par là-bas!

Gros plan sur le goémon. Dommage que je ne puisse vous en envoyer les odeurs, c'est délicieux!

A Helland, la E6 s'écarte du fjord sur quelques kilomètres. Je retrouve aussitpot la belle forêt.

Et je retrouve la grève quelques minutes plus tard, à Andkilen. Le fjord, comme souvent, comprends plein de ramifications.

Certains Norvégiens ont construit des rampes pour monter plus facilement leurs barques jusqu'aux abris.


Ce petit bras de fjord rejoint le lac Andkjelvatnet.

Andkilen

Vous voyez ici le fond d'une autre ramification du fjord,, découvert par la marée basse.

Le port du village de Andkilen.
On aperçoit au loin la E6 que je vais suivre, et qui va contourner encore un autre petit bras du grand fjord.

Zoom sur le bateau de pêche.

J'aperçois une maison bleue, parmi les blanches et rouges, ce qui est fort rare.
Pourtant, je trouve que cette couleur egaye un peu l'ensemble.
Pour ma part, je déteste ces obligations que nous imposent les collectivités de tous peindre nos maisons de la même couleur, c'est minable! Au contraire, la disparité apporte beaucoup de charme au paysage, et je l'ai très souvent remarqué, et apprécié, dans les villes Espagnoles et Italiennes!

Une fois de plus, je manque d'adjectifs pour décrire la beauté de ces paysages.

Je vous en livre les images, les peintures naturelles que j'ai tenté de faire pour vous en apporter un témoignage.
Comme je vous le disais, je finis de contourner cette ramification de fjord. Par conséquent, j'aperçois à nouveau Andkilen.

Zoom sur Andkilen vu depuis l'autre bord! Que de kilomètres ne doit-on pas effectuer en Norvège pour suivre les côtes!


Je vous le disais précédemment, j'aime beaucoup ce genre de forêts, qui donnent à ce monde du Nord, un aspect tropical.

Le petit parking depuis lequel je viens de faire cette nouvelle série de photos.
Je ne sais vraiment pas si, parmi vous, beaucoup accepteraient de s'arrêter si souvent pour faire des photos.
En fait, je ne fais que ça. Mais finalement, c'est le seul moyen de vous offrir un tel reportage. Plaignez-vous, après!

A Ytter-Kalvika, je quitte le fjord principal pour suivre une nouvelle branche de près de 20 kilomètres de long.
Son orientation va plutôt vers Est.

Au loin, les montagnes, comme je vous le disais, sont de plus en plus impressionnantes.

Là-bas, l'entrée de la ramification que je longe désormais. C'est un regard en arrière!

La route vers l'avant. Elle suit le fjord au plus près. Il est à ma gauche.

JJ admire le paysage avec moi. Cepenfant, il garde toujours un oeil sur le sol, là où il met les pieds, heureusement.

Je fais une nouvelle pause quelques centaines de mètres plus loin. En effet, la route s'élevant sensiblement, j'ai une meilleure vue sur l'embranchement des fjords, au loin. Je viens de la gauche, et j'ai tourné à 90 degrés vers l'Est.

Du même endroit, bien sûr, un petit zoom, comme d'hab! Pas question de perdre les bonnes habitudes!
Le lieu porte le nom de Sommerset . La route redescend peu après.

Vue vers Sorfjordmoen, le bout de la branche du fjord. La route surplombe ici le fjord d'assez haut.

La photo précédente montrait la partie gauche. Et voici donc la route. C 'est la descente vers la rive du fjord.

Un peu plus loin, nouvel arrêt! Vue arrière vers Leirfjordgarden.

Engan en face de moi.

Zoom sur la partie gauche.

Zoom encore plus gros sur les maisons d'Engan. Ici, les plus à gauche de la photo précédente.

Idem, en tournant l'appareil photo vers la droite!

Et encore plus à droite!

Et encore une petite tournée...

Une petite dernière?
De cette façon, vous avez l'image d'un village norvégien! Il vous suffit de toutes les coller ensemble!

Et voilà l'travail... Vue globale du village.

Vers le fond du fjord. En face, d'autres maisons d'Engan sur un petit monticule.

Un coup de zoom encore. je ne peux pas m'empêcher.

Engan est en face, plus à gauche.
La route se poursuit à droite, et va passer dans l'échancrure, derrière ce monticule au fond du fjord!

Zoom sur les montagnes lointaines -partie droite de la photo précédente!

Cette fois, vue vers l'arrière.

JEt toujours cette magnifique forêt, et ce bout de fjord sur une partie de sa longueur.

Zoom arrière sur Lesfjordgarden.

Sur la paroi en face, au-dessus d'Engan, les cascades sont nombreuses, la neige fond et descend les pentes!

Et quelques minutes plus tard, je suis redescendu au niveau de l'eau, et je suis au fond du fjord.

J'ai toujours beaucoup de mal à me mettre dans le crâne qu'il s'agit d'eau de mer.

Je quitte le fjord et la mer, et je me retrouve très vite devant un lac.
Le Kobbvatnet. La masse rocheuse qui le ferme est énorme. Quel caillou!

Zoom sur les rives du lac.

Vue d'ensemble.

Et zoom sur l'énorme dalle rocheuse de droite. Quel toboggan! Extraordinaire!

Vue arrière sur la route. Quand je vois cette forêt, j'ai l'impression d'être dans une zone totalement inhabitée!

Tout est démesuré. J'aimerais vraiment faire un trek dans cette forêt, ce doit être énorme!

Je me suis un peu éloigné du Kobbvatnet, et je peux vous en faire une autre photo.

C'est le Tullhaugen, qui ne fait que 213 màtres de haut, mais que du roc!

Et en zoomant sur les berges du lac, je découvre des plages de sable blanc, au pied des arbres.

Une vallée ressemblant beaucoup à la trace d'un ancien et immense glacier!

Je passe encore un tunnel -je ne vous l'ai pas dit, mais je ne sais pas combien de tunnels j'ai traversés aujourd'hui, dont un de 9 km ce matin, et ce soir toute une série de 1, 2, 3 ou 4 km de long, bref, au moins 35 à 40 km de tunnels dans la journée. D'ailleurs, dans ce voyage norvégien, je pense que j'aurai roulé plus de 200 km sous terre -non, sous roche- avec tous ces trous dans la montagne!

Et, en sortie du Kobbskardettunnel, je retrouve l'eau salée. C'est le Morsvikfjorden.
Ce mont pointu est le Nattmalsfjellet. Je traverse le village de Sildhopen.
Et une surprise, dans ce monde de silence. Un bateau de pêche passe sur le fjord. Je ne suis donc pas seul dans le coin!

Comme vous pouvez le voir au zoom, ces montagnes sont d'immenses dalles de roches.

Vue sur la E6.

Les petits villages installés au raz des eaux du fjord.

Ce fond de fjord porte le nom de Morsvikbotn. Ma route longe donc le fond du fjord, mais ne le suit pas.

En effet, après la traversée de Elenjorda -les quelques maisons près de l'eau-, la E6 repart vers le Nord, dans les terres.

Je vous laisse juger du paysage. Renversant!

Jolly Jumper tressaute de joie à l'idée de se défouler sur ce joli ruban de goudron.

Quelques km plus loin, je me retrouve à nouveau sur un plateau assez désertique, après une très belle grimpette. Heureusement que je n'ai pas besoin de pédaler, et rouler en scooter plutôt qu'en vélo prend tout son sens ici. Les arbustes n'ont pas encore retrouvé leur feuillage, et je sens bien que neige et glace ont quitté les lieux tout récemment!

Il y a plein de petits lacs. Celui-ci porte un nom curieux: Ahkajavri.
En fait, il s'agit de son nom en langue sami -ou en lappon-, alors que son nom norvégien est le Kjarringvatnet.

Le lac est à l'altitude de 289 mètres seulement. A l'horizon se dessine une belle barrière rocheuse.

Difficile de ne pas d'admiration devant ce rocher colossal, aux courbes parfaites!

Je repars, la route grimpe à pic. Et je me trouve devant un lac encore presqu'entièrement gelé, alors que la température extérieure est de 14 degrés! Oh Norvège incompréhensible! C'est le Tennvatnet.

Des trous se forment dans la glace, la fonte commence.

Ces terres me plaisent décidément beaucoup.

L'imposant Krakmotinden culmine à 916 mètres, devant le petit lac Sjettvatnet qui se trouve à 148 mètres seulement.

Maintenant, je redescends vers... le fjord suivant, évidemment.

Non, ce n'est pas encore la mer. Après le Fjerdvatnet, voici le grand Sandnesvatnet.

Obligé de faire un zoom devant ces montagnes aux parois acérées. On dirait une tête de chat, avec ses deux oreilles pointues!

Je suis vraiment en extase devant ces immenses parois rocheuses.

Je contourne le lac et je marque un nouvel arrêt. Il faut que je fasse attention, car mon canasson commence à râler, de s'arrêter toutes les deux-trois minutes. Je reconnais que je le stoppe alors qu'il est en plein élan, bien lancé dans sa foulée. Le pauvre... Il est vrai que si j'étais en vélo, je ne m'arrêterais certainement pas si souvent. Bref, je pense que vous reconnaissez cette montagne aux formes si caractéristiques, comme une enclume.

C'est le Krakmotinden vu tout-à-l'heure, bien sûr! Un superbe défi d'alpiniste, à mon avis de néophyte en ce domaine.

Et toujours cette belle forêt de sapins, à perte de vue.

Le sol est fracturé en d'immenses cassures. Il doit y avoir des grottes là-dessous.

Et ça repart en grimpette. Juste un petit tour de poignet, ou de poignée, et ça monte tout seul... Cooooool, le scoot.

Puis je longe le Strindvatnet, puis le Rotvatnet, ci-dessus.

D'un côté, vers l'arrière, c'est comme ça.

Au milieu, c'est bien différent. Les contrastes de la Norvège sont toujours saisissants.

Et enfin, en regardant devant moi, c'est encore un autre paysage.

Un petit coup de jumelles. Dieu, que c'est beau! Mais, que vois-je là-bas, au centre?

Obligé de grossir encore. Mais, on dirait une plage de sable blanc?

Oui oui, c'est bien ça! On dirait des îles des mers du Sud.
Et mes photos ne sont qu'une bien pâle représentation d'une nature en tout point éblouissante de beauté!

Ce sont des terres restées presque vierges, accessibles sans avion. Allez-y, vous ne serez pas déçus!

On aperçoit la E6 qui se faufile comme elle peut dans cette nature sauvage.

Alors, les amis. Vous voyez ces taches brunes au-dessus de l'eau? Du goémon. Alors?

Je suis à nouveau au bord de la mer. Tout au fond du Sagfjorden. A une trentaine de km de la mer ouverte.

Un peu plus loin, je stoppe à nouveau pour prendre une photo de ce que je vois dans mon rétroviseur. La petite île que l'on aperçoit là-bas, couverte de forêt, c'est Steinbakkoya.

La voici en gros plan.

Et je vous donne en prime une photo de la plage, un peu caillouteuse ici, je vous le concède.

Puis je retrouve la civilisation, après cette incursion dans le monde de nos ancêtres. J'arrive à Innhavet.

L'accueil est extrêmement sympathique.

Enfin, en y regardant de plus près....

Certains n'ont pas l'air si gentils que ça!

Trosi km après cette gentille bourgade, je trouve mon camping de ce soir, qui est ouvert depuis aujourd'hui... Oui oui, premier jour. On peut dire que j'ai de la chance quand même. Le gars me dit 100 NOK, je lui propose 80, il dit OK. Super.

Il y a un peu de moustiques, mais ça devrait aller.

La montagne "tête de chat" est toujours ici. A moins que ce ne soit une autre?

Bien que ce soit le jour de l'ouverture, il y a du monde sur le terrain, et je vois des gens en train de se promener autour des caravanes et des "hytte". Il y a aussi un camping-car qui arrive après moi, des Allemands.

C'est ici que je plante la tente. Je vérifie les marques de la marée, car, ne l'oublions pas, et bien que ça n'y ressemble pas du tout, je suis au bord de la mer.... enfin, de l'eau de mer!

Comme dans la nature, les chalets du camping sont disséminés un peu partout, fort éloignés les uns des autres!

Alors, on n'est pas bien ici? Qui a dit ça?

L'endroit se nomme "Sagpollen".

Pour ma part, je dis que c'est le paradis! Il est 19 heures.

Je repars dans le village de Innhavet faire des courses, car vous avez vu, là où sont les trolls, il y avait une supérette. J'en profitte donc pour faire le plein de mes sacoches, et du réservoir. Je ressens un grand plaisir à faire mes courses ce soir, pas comme les autres jours. Tout simplement parce que j'habite ici ce soir, et je sais qu'en quittant le magasin, je vais retrouver ma petite maison bleue dans la prairie au bord de la mer....

Une journée de voyage riche en émerveillement, et en découvertes de paysages sublimes.

JJ, malgré les nombreux arrêts que je lui ai imposés, s'est quand même fait 381 km. Et 368 photos. Une fois de plus, j'approche de ce chiffre de "une photo par kilomètre"! Alors, au risque de me répéter, je n'aurais pas pu le faire en vélo, et, en plus, j'aurais moins apprécié le paysage, le nez dans le guidon. Et en voiture, jamais je n'aurais pu faire autant d'arrêts ni de photos, et j'aurais également beaucoup moins vu la nature. Ah non, vraiment, y'a pas photo. Le meilleur moyen de transport pour une telle aventure est bien celui que j'ai choisi! Trop génial!


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