Kabelvag - Vestpollen (Lofoten) 29ème jour

Vendredi 26 mai 2006 - 29ème jour de voyage

Kabelvag (Lofoten) - Vestpollen (Lofoten)

274 km - 524 photos - 312 sélectionnées pour le site!

La carte GoogleMaps de l'itinéraire du jour est en train de se charger.
En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter.
Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.


Agrandir le plan

Au camping de Storvagen, je suis r éveillé plusieurs fois dans la nuit, et à chaque fois pour entendre tomber la pluie. Et ça me démoralise. Très réveillé à 5h15, grand grand jour évidemment, pluie évidemment, j'ai beaucoup de mal à me rendormir, n'arrêtant pas de penser à ce que je vais faire! Puis je me rendors finalement pour ne revoir le jour qu'à 8h30. Passage aux sanitaires, puis petit déjeuner; il reprend à pleuvoir, alors que j'avais cru discerner un léger mieux. Du coup, je reprends mon bouquin, de plus en plus passionnant. Vers 10h, la pluie s'est arrêtée et, surtout, on voit des nuages, alors que jusqu'à maintenant, c'était un seul nuage!

Je plie bagages.
Départ à 11h10... Et je me décide finalement à descendre jusqu'au sud des Lofoten, ce que je pensais laisser tomber!

Un petit coup d'oeil à l'intérieur de ma tente, ce que vous ne verrez que très rarement! Vous avez un léger aperçu de mon "bordel" organisé. Car en fait, malgré les apparences, tout est en ordre, ce que d'aucuns ne croiront jamais. A force, vous pensez bien qu'on prend des habitudes. En fait, chaque chose a sa place, et se trouve toujours à la même place. Les chaussures sont toujors au même endroit, le casque aussi, les gants, les divers sacs, etc... Ce qui fait qu'au moment de ranger, je ne cherche pratiquement jamais rien! En fait, selon son emplacement dans la tente, un objet -ou un groupe d'objets- appartient à la même sacoche, au même sac, au même emplacement final sur le dos de Jolly Jumper!

Je suis toujours dans l'enceinte du terrain de camping. Et je n'en crois pas mes yeux. Il y a du ciel bleu.

Rappel des événements: à cause de la grève des ferries, j'ai pris celui qui me conduisait au MILIEU des Lofoten. Pour tout voir, je dois descendre au sud, par la E10, jusqu'à la ville appelée "Ä", oui, je sais, c'est drôle, mais c'est comme ça -avec deux trémas sur le A-. Distance: 125 km, qu'il faudra que je refasse dans la foulée, car c'est la seule route, pour revenir à Svolvaer. Ce matin, vu la pluie, j'avais décidé de faire l'impasse, et de foncer vers le nord des îles.

Mais maintenant, je décide d'aller voir; c'est plus fort que moi, et de plus, être venu jusqu'ici pour ne pas y aller, c'est trop vexant. Température entre 10 et 11 degrés. Ce n'est pas très chaud, mais c'est très supportable!

Avec le soleil, les couleurs réapparaissent, c'est quasiment magique! Le petit fjord qui pénètre est l'Alterosen.

Des morues sèchent au soleil -rare....- sur la maison d'accueil du camping.

C'est le paysage que j'ai sous les yeux autour du camping, à Kabelvag.

La luminosité apportée par le soleil contraste merveilleusemnt bien avec les nuages noirs toujours présents.

Les montagnes, du moins ce que j'en vois, sont splendides, et me font énormément penser aux montagnes de Polynésie, ou même à des volcans pour certaines.

Je retrouve la E10. Si j'en crois l'état de la route, la pluie est passée récemment, et n'est pas loin...

Les paysages sont enchanteurs, et la menace de nouvelles pluies ne me gêne plus. J'ai retrouvé tout mon moral!

Détails sur les maisons Norvégiennes.

Et encore un emplacement rêvé pour construire une maison. Ce que j'aimerais savoir, c'est comment fonctionne le système des permis de construire chez eux, quel est leur sytème de tout-à-l'égout, des eaux usées, de l'électricité?

A gauche, le Hopsvatnet. Une superbe ligne droite avant de traverser mon premier tunnel de la journée.

Les sommets sont très découpés, je dirais même acérés!

Une réelle impression de bout du monde, style Patagonie...

Et la forêt vierge sur les pentes de la montagne...

Quoi? Je vois trop de films? Ce n'est QUE la Norvège? Alors, je dis que la Norvège est fabuleuse!

En sortie de tunnel, je longe le Rorvikvatnet, petit lac débouchant dans le village de Rorvik -ou Rorvika- devant la baie de ... Rorvik, la Rorvika. J'arrive sur le Gimsoystraumen, immense bras de mer coupant les Lofoten. . Les Lofoten sont en fait une succession d'îles extrêmement découpées, et si proches les unes des autres qu'un pont suffit pour passer sur la suivante, à l'endroit où le goulet d'étranglement est le plus étroit.

La côte à cet endroit est parsemée de plein de petites îles. Aux Lofoten, les sommets sont pratiquement tous sous la barre des 1000 mètres. Voici une liste des plus hauts sommets. Ce sont donc des montagnes pas très élevées, mais malgré tout très impressionnantes... Dans les nuages, sur l'autre île, c'est le Svarttinden, qui pointe à seulement 696 mètres.

 

Le coin doit être très périlleux en bateau, car il y a plusieurs phares sur les îlots.

Encore un autre ici.

Pour faire la ligne de crête en trek, il faut prévoir de bons pneus... hum... de bonnes chaussures, car qui s'y frotte s'y pique!

La E10 longe donc le Gimsoystraumen jusqu'au goulet, soit environ 8 kilomètres. Les montagnes que vous voyez, qui ressemblent à des volcans avec leur panache de fumée -nuages....- sont de l'autre côté du bras de mer.

C'est un vrai dédale, de quoi y perdre le Nord... même pour des Vikings. Par contre, en kayak ici, ce doit être le rêve!

La merveilleuse E10, au revêtement parfait. Jolly Jumper est tellement heureux que j'ai du mal à l'arrêter pour les photos.

Et encore et toujours cet habitat totalement dispersé! Entre voisins, on ne se gêne pas.... Lyngvaeret, c'est le nom de ce petit hameau, au pied du Lyngvaerfjellet (638 m), la montagne de Lyngvaeret... Toujours simple!

Les Lofoten sont en fait une succession d'îles extrêmement découpées, et si proches les unes des autres qu'un pont suffit pour passer sur la suivante, à l'endroit où le goulet d'étranglement est le plus étroit. Le nom de ce pont était prévisible. C'est le Gimsoystraumenbrua, le pont du Gimsoystraumen... Pourquoi faire compliqué?

De l'autre côté du pont, le Bardstrandfjellet. Remarquez bien les pointes acérées...

Au loin, c'est le Sundklakkstraumen, l'autre bras de mer qui fait une île de la montagne de droite, vers laquelle je me dirige.

Pour être très clair, regardez ici. Le nom de l'île est Gimsoya.

Comme toujours, je ne voudrais pas être en vélo... Hé, les cyclistes, je vous dis "chapeau", vous êtes les plus forts!

Je me trouve au niveau de la Lyngvaerstranda, en face de l'île de Gimsoya.

Quand je vous disais que c'est pointu, c'est pointu!

Je suis à Kleppstad, en face du Gimsoystraumbrua -le pont- et de Gimsoya -l'île.

Le pont est devant à gauche. On distingue le Gimsoystraum qui me sépare de l'île de Gimsoya.

Détail sur les dentelles de la montagne.

Cette photo, je vous la prends depuis le pont, évidemment. Jamais je n'aurais pu faire cette photo si j'avais été en voiture.

Détail sur les maisons de Barstrand, au pied du Barstrandtinden (600 m), le long du Gimsoystraum.

Je suis maintenant sur Gimsoya, que je ne vais pas tarder à quitter. En effet, je vois déjà le pont qui va me permettre de passer sur l'île suivante, au-dessus du Sundklakkstraumen.

Zoom sur le pont du Sundklakkstraumen pour passer sur Vestvagoy, l'île suivante, qui fait 422 km2

Coup d'oeil sur Vestvagoy, un peu sous les nuages....

Du même endroit, zoom sur Smorten, petit hameau sur le Sundklakkstraumen.

La E10 traverse Vestvagoy par le Nord et le centre, alors que la 8125 longe la côte Sud. Je prends la E10. Au fond, ce sont les montagnes de Gimsoya que je viens de laisser (l'île précédente, pour ceux qui ont du mal à suivre). Il faut reconnaître que ce n'est pas facile, et je vous pardonne. Pour mieux comprendre la situation, cliquez sur la Terre...

Les maisons en face, c'est Vinje sur Gimsoya.

Zoom sur Gimsoya.

Petit bateau de pêche, descendant des Vikings, évidemment. Bien moins agressif, c'est sûr.

Le mont Hoven (368 m) aux formes bizarres, et Arrstranda à ses pieds, sur Gimsoya.

Haugen, encore un petit village à l'habitat fort dispersé.

Haugen sur la E10, paradis pour scooters.

A droite, c'est toujours le Sundklakkstraumen.

Quelques fermes éparses.

Arrivée à Grunstad.

La baie Limstrandpollen.

De l'autre côté de la baie, c'est Limstranden, au pied du Limstrandtinden (494 m).

Lyngedal. La E10 contourne la baie.

C'est ici le fond du Sundklakkstraumen. J'arrive maintenant non plus sur une nouvelle île, mais sur une presqu'île.

Quelques fermes le long de la E10. On distingue un drapeau Norvégien monté sur la hampe.

Coup de zoom sur le Hoven, dont j'aime la forme, énorme enclume pour les dieux Vikings.

Les maisons le long du Sundklakkstraumen, sur la presqu'île en face.

Vue générale sur cette fameuse presqu'île que je ne vais pas visiter, faute de temps, comme toujours.

Car elle est bien sûr plus que visitable. je vous l'ai déjà dit, en Norvège, tout est beau.
Admirez-moi un peu cette muraille naturelle, comme elle est imposante! A son pied, les maisons de Limstranden.

La E10 poursuit son chemin là-bas à gauche. Je quitte donc le Sundklakkstraumen.

Je longe maintenant le Steirapollen.

Et toujours ces maisons typiquement Norvégiennes, que l'on trouve vraiment dans tout le pays.

Arrivée sur le Ytterpollen. Je porte mon regard vers la droite, en fait vers le Nord-Ouest.

Une fois encore, vous constaterez que les maisons ne sont pas collées les unes sur les autres.

Zoom du même endroit, pour vous montrer cette nouvelle et énorme barrière rocheuse.

En fait, la E10 arrive au milieu de deux très grandes étendues d'eau, le Innerpollen à ma gauche et le Ytterpollen à ma droite. Le Hytterpollen est ouvert sur l'océan, alors que le Innerpollen est fermé par la montagne. Entre les deux, de petites îles et presqu'îles, que la route suit pour traverser les deux morceaux de fjord.

On voit bien le trajet de la E10 en bas, qui passe sur les bouts de terre fermant les eaux de mer.

Au fait, vous avez remarqué? La route... elle est bien mouillée, non? Eh oui, je viens d'essuyer une nouvelle averse! Le soleil a été de courte durée, hein? Enfin, la beauté des paysages suffit à ma joie. De plus, quand il y a des nuages, ça va. ce que je n'aime pas, c'est quand il y a UN SEUL nuage, quand tout est uniformément gris.

Je vais donc passer près du phare. Le village se nomme Straumgard.

Zoom maximum sur le petit phare.

Alors, ça ne vous fait pas envie, les pilotes de deux-roues, quand vous voyez une petite route comme ça?

Je continue donc mon périple plein Sud. La E10 épouse les vallées.
J'arrive ici à Farstad, près du Farstadvatnet.

La couleur traditionnelle.

Couleur ma foi assez courante.

Le plafond nuageux prend du poids et du volume.... Où cela va-t-il me conduire, hein?

Le Farstadvatnet au premier plan. Je porte ici mon regard vers le Sud-Ouest, vers la mer.
Remarquez, la mer est également de l'autre côté, mais pas si proche!
Le village en face porte le doux nom de Bo. Et le mont, c'est le Holandsmelen, qui culmine à 434 mètres.

Détail sur les fermes de Bo, sur la rive du Farstadvatnet.

Il y a pas mal d'oiseaux de toutes sortes le long de ce lac. Mais ils s'envolent à mon passage.

Vue générale sur la partie terminale Sud du Farstadvatnet. Sur une carte, j'ai vu le nom "Boora" inscrit sur ce bout de lac.

Je traverse ensuite une agglomération importante -en comparaison des hameaux, mais tout reste très relatif- qui se nomme Leknes, -Webcamera- et qui possède même une piste d'atterrissage.

A Tussan, je suis devant le pont qui va traverser l'Offersoystraumen.

En face, le hameau Offensoya, au pied du mont Offensoykammen (436 m).

Evidemment, c'est la mer qui passe ici. Regardez la ferme en face. Ils ont le bateau de pêche près du hangar...

Les maisons sont vraiment près de l'eau. Il y a pourtant des marées importantes ici. Les Norvégiens ne semblent pas trop craindre les fortes tempêtes... Ce n'est sans doute pas comparable avec l'Atlantique?

Juste après, c'est par un tunnel sous la mer que la E10 franchit le détroit du Nappstraumen, me permettant de rejoindre l'île suivante, Flakstadoya.

En sortie de tunnel, j'arrive à Napp, dont voici le petit port.

Je vous le disais bien. Il y a toutes sortes d'oiseaux ici.

Quelques maisons à Napp.

Je traverse ensuite une petite péninsule. On se croirait aux Tropiques! La nature est d'une beauté à couper le souffle. Heureusement que ce n'est pas moi qui pédale, mais avec JJ qui tracte, c'est le bonheur.
Nappskardet, près du Storvatnet.

Zoom vers le bout de la vallée. Aïe, c'est toujours aussi pluvieux, par là-bas.

Bon, la petite péninsule est traversée. Je me retrouve au bord de la mer, de l'autre côté.
Je suis à Vareid, en face de Flakstad, au pied du Flakstadtinden (540 m). Le goulet de mer, c'est le Vareidsundet.

Les maisons de Vareid, au pied du Digertinden (501 m).

D'un côté de la route, le bras de mer -le Flakstadpollen- et de l'autre, un petit lac, le Litlvatnet, autour duquel se trouvent évidemment quelques maisons, c'est bien normal!

Et comme toujours, en hauteur, pour avoir le meilleur panorama.

J'arrive au fond du Flakstadpollen, qui a un peu la forme d'une botte, et que je vais entièrement contourner.

J'aime beaucoup ce genre de route, et je m'en donne à coeur joie, vous pouvez me croire!


L'autre côté de la baie. Encore un hameau qui se nomme Bo, en face. La E10 va donc contourner complètement cette baie, et je vais passer de l'autre côté cette pointe montagneuse. Et là, c'est le choc!

Après quelques tours de roue, je me retrouve propulsé sur une plage polynésienne!

Fantastique. Il ne me manque que le soleil. Dommage pour les eaux transparentes. Par contre, ces nuages donnent un aspect irréel et fabuleux à cette plage. Comme j'ai bien fait de venir!

Evidemment, c'est le bombardement de photos! Comment voulez-vous que j'y résiste?

Je m'attendais un peu à ça, pour l'avoir vu en Ecosse du Nord, mais sans les montagnes... C'est la touche supplémentaire de la Norvège! Ah, et puis aussi, les parkings, les aires pour admirer le paysage, il y en a partout, alors qu'en Ecosse, il n'y en a nulle part...

C'est la marée montante.

Une eau de mer totalement transparente.

Vous l'avez vu plus haut. La plage porte le nom de Skagsanden.

L'endroit est pratiquement désert, comme abandonné.

La crique est un peu en contre-bas, la mer a creusé son lit.

Vue d'ensemble du haut de la plage délaissée par la mer... marée basse oblige!

Le sable est d'une finesse telle que sa texture est très proche de celle de la terre. D'ailleurs, on peut le voir en constatant la formation de berges de sable au bord des coursives.

Vue d'ensemble de la coursive aux eaux limpides.

Jolly Jumper m'observe du haut. Il n'a pas voulu descendre, et il a bien fait!

Jolly Jumper vu sous un autre angle... Curieux, non?

On voit les derniers vestiges de l'herbe hivernale qui est restée plusieurs mois sous la neige. Maintenant, le printemps reprend ses droits, et une nouvelle herbe bien verte reprend le dessus.

La belle plage est à ma droite. Quel paysage sauvage, hein!

Deux kilomètres plus loin, je traverse le hameau de Justnes.
On aperçoit les eaux turquoise au premier plan.

Une nouvelle plage devant l'entrée d'un fjord d'une dizaine de km, le Selfjorden, que je vais longer en partie.

Mais d'abord, admirons cette nouvelle plage, au fond d'une baie aux formes parfaites, la Sandbukta, ou Justnesvika.

La E10 surplombe la baie, au pied du Flakstadtinden.

La ville qui ferme la baie est Ramberg. la plage est connue sous le nom de Ramberg beach... somme toute assez logique.

Zoom sur les maisons de Ramberg.

C'est juste à la sortie de Ramberg, peu après le Skjelholmen, près d'un fond de fjord -Spengerleira- que je vois mes premiers séchoirs à morue, dans un paysage d'une grande, très grande beauté. Et j'ai failli ne pas les voir, en plus...

Au loin, le petit rocher de Storurda (32 mètres....)

Des dizaines de grands supports en bois, sur lesquels sont suspendus les milliers de morue (ou cabillaud lorsque le poisson est frais), pour les faire sécher en plein vent, comme cela se fait depuis plus de mille ans...

C'est l'un des modes de conservation les plus anciens. Le poisson séché se conserve pendant de nombreuses années.

Les premier bancs de cabillaud arrivent en janvier. Depuis la fin décembre, le "skrei" (ce cabillaud arctique qui vient de la mer de Barents, skrei en norvégien veut dire "celui qui bouge") fait son voyage depuis la mer de Barents, jusque dans le Vestfjord au large des Lofoten. La saison de pêche va environ de janvier à avril .

C'est très curieux à voir. Ils sont là, au bord de la route, non surveillés -du moins en apparence.

Les têtes ont été coupées.

Elles ne sont pas loin...

Les voilà, toutes les têtes, en train de sécher également.

C'est très impressionnant! J'ai appris qu'elles étaient exportées aux Nigériens!

Certaines se sont détachées et sont tombées dans l'herbe.

Un peu plus loin, au pied du Volandstinden (457 m) se trouve un centre de traitement de la morue.

Vue d'ensemble du site.

Un oiseau est perché sur un des montants de bois, tout près des poissons. Je trouve d'ailleurs étonnant que ce système fonctionne, c'est-à-dire que les poissons ne soient pas complètement dévorés par les oiseaux, justement!


Je longe toujours le Selfjorden, mais je vais le quitter à Straumsnes, dont on aperçoit les premières -et dernières- maisons.

Au zoom du même endroit. Et pourtant, cette photo n'a plus rien à voir avec la précédente. L'atmosphère qui en ressort est beaucoup plus lugubre. On dirait presque un paysage lunaire! Qui croirait que la mer est juste là, à droite?

Juste un peu plus loin. J'arrive à Straumsnes et je vais longer un nouveau bras de mer, le Sundstraumen.
Le petit hameau en face, à gauche, porte le doux nom de Nes.
Et la montagne menaçante, dans les nuages, est le Narvtinden (688 mètres).

Un furtif rayon de soleil -oui, oui- me fait entrevoir les réelles et fantastiques couleurs des eaux du fjord!

Les monts en face dépassent les 700 mètres. Il s'agit du Malhogtinden, du Solbjorn, du Bukkskinntinden, du Lilandstinden...
J'arrive au détroit appelé le Kakersundet, près du village de Kakeren. Vous l'avez deviné. Je change à nouveau d'île. Par le pont que vous voyez, je vais passer sur l'île Moskenesoya.

En face, de l'autre côté du Kakersundet, les maisons de Revsal.

Détail sur les maisons.

Un mini-port, avec des bateaux de pêche.

Molnarodden.
La route est étroite. Des emplacements sont aménagés pour permettre à de gros véhicules de se croiser.

Elevage de saumons.

Presqu'île et petites îles de la baie de Soloyvika. On se croirait presque en Bretagne... sauf si on lève la tête....

Non, ce n'est pas la Bretagne. Vous voyez, on peut faire dire ce qu'on veut à une photo. Il suffit d'extraire un morceau du paysage de sont contexte global! Observez bien le tracé de la E10, au plus près de l'eau. Route merveilleuse.

Paysages irréels, époustouflants de beauté, magiques. Me voici maintenant sur l'île de King-Kong.
Je me trouve maintenant au niveau de la pointe du Solbjorn, le Solbjorneset.
J'arrive à distinguer, au loin, les îles du Reinefjorden.

Les "rorbuer", ces cabanes de pêcheurs sur pilotis, sont une des images de la Norvège. Je suis servi!

Me voici arrivé à Hamnoya. Pour passer, les Norvégiens ont relié les petites îles ensemble par des ponts.
C'est ainsi que la E10 sautille d'île en île pour poursuivre son chemin.

Hamnoya.

Gros plan sur les "rorbuer" -"rorbu" au singulier- d'Hamnoya.

Hamnoy.

Bateau de pêche. Mais vous l'aviez deviné....

Je vous laisse faire le tour avec moi.

J'ai de la chance d'avoir quelques éclaircies.

Celui-là est très joli.

Coup d'oeil arrière sur les dernières maisons d'Hamnoy que je viens de dépasser. Au fond, entre les masses du Festhaeltinden (à droite) et du Olstinden (675m) à gauche -perdu dans les nuages- se trouve l'entrée du Vorfjorden.

Zoom du même endroit, pour vous montrer d'autres séchoirs à morues.

Je viens de passer sur l'île de Toppoya, comme je vous le disais plus haut. Vous pouvez voir le cheminement de la E10. La suivante s'appèlle Olnilsoya, puis une minuscule portant le nom de Sakrisoya, puis vous voyez le pont permettant de passer sur Andoya. Toutes sont dans le Reinefjorden. Il reste encore un peu de neige sur les flancs des montagnes.

Zoom sur le pont enjambant le Reinefjorden.

Olnilsoya. Encore des séchoirs à morues. Je décide d'en faire d'autres photos.

Ils sont assez haut du sol, sans doute pour les protéger de certains prédateurs -hommes?

Notez la différence de luminosité, selon que je sois en contre-jour, ou pas! Ici, c'est un contre-jour.

Et là, je suis dans le bon sens! Les couleurs sont de suite plus chaudes, et plus belles, et chargées de davantage de détails.

Un peu plus loin, on retrouve les têtes.

Curieusement, elles sont bien plus proches du sol.

Sans doute craignent-elles moins le vol?

Vue d'ensemble du site. On distingue le pont un peu plus loin.

Sakrisoy, sur Sakrisoya, peu avant le pont. C'est rigolo, car ici, toutes les maisons sont de couleur marron, et non pas rouge!

Les rorbuer de Sakrisoy.

J'arrive donc à Reine, au centre de la commune de Moskenes, le mot "commune" signifiant ici "canton". Je suis cette fois sur la dernière des petites îles, Andoya, et j'arrive dans l'extraordinaire pett port naturel de Reine, bâti autour de la Reinevagen.

Reine, autour de la baie naturelle.
Evidemment, il me manque de grosses portions de paysage, à cause de ces sacrés nuages qui ne veulent pas partir!

Je suis maintenant au fond de la baie. En regardant en arrière, je vois le village de Reine implanté sur la presqu'île au milieu de la baie. A gauche, on aperçoit le pont séparant Sakrisoya d'Andoya. Et au fond, Les pointes du Festhaeltinden, espectivement à 389 et à 428 mètres d'altitude. Deux très beaux cailloux pointus!

Je vais vous laisser admirer en silence.

L'église de Reine.

Je reste sur la E10, qui fait le tour de la baie. Le Olstinden est dans les nuages.

Je reprends maintenant la route, toujours vers le Sud, car je ne suis toujours pas au bout du chemin! Je traverse Moskenes, le village, que je décide de photographier au retour -ben oui, je vous l'ai dit, je suis obligé de revenir par ici- puis Sorvagen.

Et j'arrive à Tind, encore un bijou sur son rocher.

Détail.

Les rorbuer.

Vue globale de Tind..

Et voici qu'apparaît le bout de la route.

Ä, c'est ainsi que se nomme le village le plus au Sud des îles Lofoten. Jolly Jumper m'avait bien dit que ça ne lui faisait absolument pas peur de venir jusqu'ici, et il a tenu parole, le bougre.

Je poursuis jusqu'au bout, évidemment.

Très curieux, ce rorbu. Enfin non, je pense qu'à marée haute, l'eau arrive à son plancher!

Je suppose qu'ilo s'agit d'un petit phare.

Les eaux sont incroyablement transparentes, et les couleurs du soleil manquent cruellement à mes photos.

Encore des séchoirs à morues, à Ä cette fois-ci. Dur à prononcer, non? Et ça fait bizarre, à Ä. Ah ah!!


J'arrive au bout. Il est 14h30 passé. Grand temps, grand grand temps de faire demi-tour. Mais quelle vie, hein! Pas un seul moment de repos... Et vous vous plaignez, pendant ce temps, vous êtes dans vos bureaux bien chauffés....

Le bourg de Moskenes. je vous l'avais dit, que je ferais une photo au retour.

Le port de Moskenes. Si vous regardez sur la carte, vous verrez que ce port est dans une baie entièrement naturelle et d'une forme absolument parfaite, la Moskenesvägen.

Je vous en refais une ou deux.... Vous savez ce que c'est maintenant.

Des séchoirs à morue.

L'église de Moskenes. Je travers eensuite un petit tunnel.

J'aperçois maintenant les petites îles autour de Reine, puis une partie des Lofoten dans la brume.

Zoom sur les petites îles.

Et encore une... oui, je sais, ne dites rien!

Les premières maisons de Reine, au pied du Reinebringen (448 m).

Evidemment, je ne peux me résoudre à passer, même si c'est la deuxième fois, sans faire quelques photos.

Si vous en avez assez, appuyez sur la touche ""PgDn". Pour les autres, faites comme moi, arrêtez-vous deux minutes, et admirez. Préparez votre prochain voyage. Rêvez, ou voyagez avec moi.

Ici, les maisons sur la pointe de l'île Olnilsoya.

La luminosité est meilleure que tout-à-l'heure, les maisons sont très nettes.

Cette fois, contrairement à mes habitudes, je "dé-zoome" (pas très français, ça, mais je le garde quand-même). Je me trouve ici au Sud de la fameuse baie, et le bourg de Reine se trouve sur la partie de droite, cette avancée fermant presque entièrement la baie. La route, pour sa part, contourne l'ensemble par la gauche, pour revenir ensuite à droite sur Olnilsoya, le petit monticule visible en face. La sortie vers la pleine mer est entre les deux, au bout des maisons rouges.

Vue générale du site.

Je viens de passer les petites îles fermant le Kjerkfjorden, et de remettre le pied sur Moskenesoya.

Akkarviktinden, 445 mètres.

Solbjornneset. En face, l'île de Sund, qui ferme en partie le Skjelfjorden.

En face, le Sundmannen (432 m).
Je vais arriver à Molnarodden, et ensuite changer d'île en traversant le pont sur le Kakersundet. Je vais le plus vite possible, mais je ne peux pas aller plus vite que la musique, à savoir que cette route est très souvent limitée à 60. J'ai même vu des flics en train de préparer un radar. Oui oui, ici, et à cette saison! Très étonnant!

Du haut du pont, j'admire les couleurs transparentes des eaux qui n'ont rien à envier à des eaux tropicales!

Malgré un temps gris et couvert, je vois le fond à plusieurs mètres de profondeur.

C'est incroyable. Que serait-ce, s'il y avait du soleil!

Flakstadoya, de l'autre côté du pont. Je remonte ensuite le Seltfjorden jusqu'à Ramberg.

Au fond, Flakstad et la plage de Skagsanden.

Zoom sur les maisons dispersées de Flakstad.

Skagsanden, avec un peu plus de lumière que ce matin.

Les maisons autour de Skagsanden.

Vue générale sur Flakstad.

Encore la superbe plage de Skagsanden.

Autre vue de la plage.

Sous la pluie, ce matin, je n'ai vu ni le cimetière, ni l'église de Flakstad.

Le cimetière, sur la hauteur, domine la plage et la baie.

Gros plan sur les tombes.

Comme ce matin, je dois contourner le Flakstadpollen.
Je ne me suis absolument pas rendu compte, ce matin, à quel point les eaux sont transparentes.
Ici, juste après Bo, au fond du Laéngneset.

La E10 suit les berges au plus près.

Le goémon est magnifique de santé. Regardez les petites gouttes de pluie...

Je suis ici complètement au fond du fjord Flakstadpollen.

C'est certainement marée basse ici.

Je viens de repasser de l'autre côte maintenant. En face, ces maisons sont celles de Bo.

Encore un coup d'oeil sur Bo.

Je retrouve la grande ligne droite photographiée ce matin. Remarquez, encore heureux, sinon il y aurait eu un problème...

Les terres en bordure du fjord sont cultivées.

L'heure tourne très vite. Il est déjà 15h45. Je décide de rouler maintenant sans m'arrêter, compte tenu du fait que j'ai déjà visité cette portion de route. Je remonte donc les îles les unes après les autres, direction Nord-Est.

Il est 16h40 lorsque j'arrive sur le Sundklakkstraumen. Une heure! Je viens de rouler pendant une heure dans des paysages de rêve sans faire une seule photo, alors qu'il ne pleut pas! J'y arrive, finalement...

J'aperçois le Gimsoystraumenbrua. Le temps s'est très nettement amélioré, le plafond nuageux s'est élevé, découvrant toute la chaîne montagneuse! Je n'avais pas vu les sommets ce matin, et encore moins la neige restante!

Je longe donc le Gimsoystraumen, et le pont se trouve derrière les sapins.

En faéce, ce sont les maisons de Klepstad.

Zoom sur Klepstad.

Vraiment, je n'ai pas vu ces sommets ce matin, au pied desquels je roulais. Ils correspondent un peu à la vue que j'avais hier depuis le bateau, la première fois que l'on voit les Lofoten.

Zoom sur un des sommets enneigés. Et vous reconnaissez ces montagnes à tête de chat, comme je vous en ai montré déjà.

Je prends cette photo du haut du pont Gimsoystraumenbrua.
Cette montagne ressemble à un immense château fort. C'est le massif du Sydalfjellet (796 m).

Du sommet du pont, j'aperçois Klepstad à droite. Je vais y passer.

Peu après Klepstad.

Formes caractéristiques de ces montagnes de la Norvège du Nord et des Lofoten.

Vue arrière sur les Lofote, que je viens de parcourir dans les deux sens! On les voit pratiquement jusqu'au bout!

Coup d'oeil arrière. J'aperçois une plage de sable recouverte de-ci de-là de goémon.

Et regard vers l'avant. J'arrive à Rorvika (là où sont les voitures).

Rorvika, la baie et la plage de Rorvik.

Aux eaux émeraude, couleur passée totalement inaperçue ce matin.

Bleues, vertes et transparentes! Il faudra que je refasse les Lofoten sous le soleil, et aussi sous la neige!

Peu après la sortie du tunnel, après le Hopsvatnet. Evidemment, avec le soleil, ça change absolument tout!

Déjà, c'était magnifique. Quels adjectifs utiliser maintenant, hein?

Arrivée à Svolvaer, là où mon bateau m'a débarqué hier midi. Quelle différence!

L'église de Svolvaer. Je vais faire un petit tour sur le port, à la recherche d'un cyber-espace, mais je repars au bout de 10 minutes, bredouille. Il est 17h45.

Au nord de Svolvaer.

Les Lofoten du Nord, où Jolly Jumper me dirige maintenant.

A la sortie de Svolvaer, quelques rorbuer sur les îlots.

Vue arrière vers Svolvaer.

Svolvaer toujours, dont je reconnais l'église photographiée tout-à-l'heure.

Zoom maxi sur la montagne enneigée en arrière de Svolvaer.

Je me trouve ici juste à côté de l'aéroport de Svolvaer. Devant moi, l'Austnesfjorden qui barre ma route. Je suis obligé de prendre à gauche pour le longer. En face, Stormolla, une île accessible par bateau seulement!

Quelle beauté sauvage, une fois de plus.

On pourrait aussi bien se croire au Canada.

Je remonte donc plein Nord. La route s'éloigne un peu du fjord. Ce pic est très impressionnant.

A ma gauche, la baie Husvägen, et le Jomfrutindan (585 m).

La E10 longe ce petit bras de mer, plein Nord. Au loin, je retrouve ce mont pointu, si majestueux.

Le voici en zoom.

La E10 passe entre le Vatterfjordpollen et le Vatterfjorden, au pied du Vatterfjordtinden (576 m)

On aperçoit le petit pont passant au-dessus de l'étroit goulet d'étranglement.

A nouveau ce magnifique piton. Non, ce n'est pas celui de la Fournaise....

Mais je le trouve terrible!

Au passage, je vous fais admirer la transparence des eaux du fjord!

Je marque un arrêt -encore- sur le pont, cette fois-ci. Un torrent? Non, détromprez-vous. Si j'ai pris la photo, c'est pour vous montrer un phénomène très "courant" en Norvège, surtout dans le Nord. Il s'agit du courant généré par la marée. Oui, oui, vous avez bien lu. Pourquoi une telle force? Tout simplement parce que les fjords sont grands, mais les goulets d'entrée sont souvent étroits, voire très étroits. Alors, quand vous avez des millions et des millions de mètres cubes d'eau qui se déversent dans un sens ou dans l'autre dans une immense bassine vide ou pleine -selon le cas- la puissance du courant peut prendre des allures phénoménales!

Un côté se vide, l'autre se remplit. Comme le flot va vers la mer, j'en déduis que la marée descend encore!

C'est terriblement puissant, c'est difficilement imaginable, il faut le voir. Inutile de tenter de nager là-dedans, vous verriez ça, la puissance du flot. Dommage que je n'ai pas de caméra vidéo...

Gammelgarden sur le Vatterfjorden.

Du même endroit. Il y avait un tout petit terrain de camping ici, pas terrible du tout. La dame, au demeurant charmante, me demandait 100 NOK; je lui propose 80, elle dit non, que son prix normal est de 125 NOK. Je suis donc reparti. On verra bien plus loin. L'avantage ici, en Norvège du Nord, à cette saison, c'est que je ne crains pas du tout la nuit!

Tout d'un coup, j'aperçois un des gros navires de croisière qui longent toutes les côtes de Norvège. Comme il est loin, malgré le grossissement, il ne semble pas très gros. Et vous savez ce que je pense sincèrement en songeant aux touristes sans doute sur le pont? Tout simplement, que je ne voudrais en aucun cas leur céder ma place contre la leur! Non, merci!

La route s'éloigne à nouveau du fjord, et c'est de suite la montagne, normal!

Alors, les lecteurs motards, ça doit vous faire envie, une route comme ça, non? En tout cas, pour moi, c'est le bonheur!

Arrivée sur l'Austnesfjorden, au lieu-dit Vatterfjorden. Je suis émerveillé, une fois de plus, par les paysages qui m'entourent. Ces montagnes sont parmi les plus hautes des Lofoten. Le massif du Rulten, qui culmine à 1058 m., a même un glacier!

La E10 longe maintenant le fjord au plus près. C'est magique. Un peu plus loin, j'arrive à Stordalen. En bas à droite, des gars sont en tenue de plongée. Ce sont des Polonais.

Je discute un peu avec eux, ils parlent un peu angalis. Ils sont donc venus de Pologne -jusqu'ici, normal, pour des Polonais- exprès pour faire de la plongée sous-marine. Ils y viennent tous les ans. L'un d'entre eux est déjà dans l'eau, on voit sa tête.

Vue vers le Sud de l'Austnesfjorden. Svolvaer est sur la droite, hors du champ de la photo, bien sûr.
On distingue au loin le bateau de croisière. Et au premier plan, les tubas des plongeurs Polonais.

Austnesfjorden, toujours.

Les eaux ont une teinte légèrement verte sur le bord.

Majestueux.

Une fois de plus, la route s'éloigne de la berge, tout en prenant un peu de hauteur. Mais elle en reste très proche.

Zoom de la précédente, sur la haute montagne.

Je suis à la recherche d'un bivouac, que je pense trouver par ici.

Les mots me manquent. Féérique, oui, ça convient bien.

En face, les cascades de la fonte des neiges. Au premier plan, les eaux transparentes de couleur turquoise.

Sublime...

Franchement, j'ai vraiment envie de poser la tente ici.

Vers le Nord, de l'autre côte de l'Austnesfjorden, on voit le bourg de Liland, au pied du Lilandstinden (696 m) et du Geitgallier (1086 m) à droite.

Je reprends la E10, mais pas pour longtemps! Vous voyez une entrée à droite, dans le virage. C'est une pointe qui avance dans le fjord, formant un détroi, le Sundsneset. Evidemment, je ne peux m'empêcher d'aller voir, d'autant plus que je cherche en même temps mon bivouac!

Qu'est-ce que c'est beau.... L'Austnesfjorden fait environ 1 km de large.

Au fond à droite, c'est un mini-fjord dans le fjord.

Liland au fond. Au premier plan, l'église de Vestpollen, sur le Sildpollneset.

On dirait un tableau. Vue vers le Nord.

Détail sur la peinture.

Vue vers le Sud.

L'église de Vestpollen, située sur la presqu'île de Sildpollneset.

Avec Liland de l'autre côté du fjord.

Zoom maxi sur l'église.

Le Sildpollen est vide. La mer est basse, et s'en est allée!

Le goémon est très abondant ici aussi.

De l'autre côté du Sildpollen, on voit l'Austpollen, ce mini-fjord perpendiculaire à l'Austnesfjorden.

Et le village d'en face s'appelle Langstranda, au pied du Langstrandtindan (934 m) et du Rulten (1062 m)

Quelle magnifique muraille entoure l'Austpollen!

Vue d'ensemble du site.

Sur la presqu'île, on dirait qu'il y a un mini-camping. Je croyais bien que c'était fermé. Mais non; la dame de demande 100 NOK, je dis 70 NOK SVP, elle me dit OK. Comme les sanitaires ne sont pas encore prêts, je vais dans leur maison, et quelle maison! C'est immense, là-dedans, et surchauffé, mais c'est un bonheur pour moi que d'y rentrer une fois la tente installée. Douche brûlante et à volonté, bien-être total, toutes les fatigues de la journée s'envolent.

Ma fenêtre ouvre sur le fjord, bien entendu! Derrière, cette maison rouge, c'est celle de la propriétaire.

Je suis évidemment le seul campeur. C'est grandiose, sans doute le plus bel emplacement depuis le début.

Au premier plan, le Sildpollen, la pointe étant le Sundsneset, et au fond l'Austnesfjorden.

Ce soir, je suis seul au monde.

Si ce n'était la pluie que j'entends à nouveau sur la toile -eh oui, c'est reparti-, et la basse température, je dirais qu'il s'agit là de mon meilleur camping, et qu'il dépasse même mes rêves!

Cette journée est la preuve que, malgré un temps moyen, il ne faut pas hésiter à "tenter le coup". En effet, je n'ai pas eu une météo très favorable, mais les Lofoten offrent des paysages tellement enchanteurs qu'ils sont beaux sous toutes les météos -sauf sans doute sous une pluie battante, mais j'y ai échappé! Pour avoir fait pratiquement 2 photos au kilomètre, tout en ayant roulé une heure sans en faire une seule, et ce pratiquement sans soleil, je vous garantis que vous ne pouvez pas être déçu en passant par les Lofoten. Si vous venez en Norvège, ne les évitez pas, sous aucun prétexte. C'est la perle du Nord!


Depuis le 06/06/2005 Visites:862326 Aujourd'hui :56 Maintenant:5 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)