Vestpollen (Lofoten) - Lapphaugen - 30ème jour

Samedi 27 mai 2006 - 30ème jour de voyage

Vestpollen (Lofoten) - Lapphaugen

244 km - 376 photos - 185 sélectionnées pour le site!

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J'ai dormi comme un bébé, malgré la pluie qui tombait. Je me réveille bien 4 à 5 fois sur le matin -du moins je le crois- et j'entends à chaque fois la pluie qui tombe, mais je ne regarde pas l'heure. Et quand je la regarde, il est 8h30. Il ne pleut pas, j'ouvre la porte, et c'est la très grosse déception. Je ne vois même pas la moitié de ce que je voyais hier. La décision est vite prise. Je plie pendant que ça ne tombe pas, mais je quitte les Lofoten et vais voir les Vesteralen. J'ai vu ce que je voulais voir sur les Lofoten, je n'ai pas eu de météo très favorable, mais enfin, j'ai eu de la chance, je suis quand même passé à travers le gros des gouttes, et ç'aurait pu être bien pire. Je paye maintenant le temps extraordinaire que j'ai eu pendant ma première semaine en Norvège, vous vous souvenez? Donc, je pars chercher le soleil vers d'autres horizons, on verra bien.

L'église est toujours là -normal...-, mais ce sont les montagnes qui ont en partie disparu!

Eh oui, ça change tout, c'est... comment dire, plus triste, non?

Alors lui, il est impressionnant! La patronne du camping me dit qu'il doit très certainement avoir ses oeufs tout près. Et il ne s'enfuit pas, il court seulement un peu plus vite lorsque je m'approche de lui, enfin, de son nid, très certainement. Alors, il s'éloigne un peu, et revient aussitôt. Il est là depuis plusieurs jours. Je l'avais vu hier soir.

Il est finalement 10h30 lorsque Jolly Jumper fait entendre son doux hennissement, synonyme du bonheur qu'il ressent à la seule idée de se dégourdir les pattes! Et pour moi le bonheur d'avancer en reposant les miennes... J'arrive rapidement au fond du Ausnesfjorden, à Laupstad, que je traverse sous une petite pluie fine... Je longe la rive, puis la route oblique à nouveau vers le Nord-Est. Je traverse Eide, puis Higrav, petit hameau situé au fond d'un nouveau fjord, le... Higravfjorden.

Un peu plus haut, au fond de la Kinnarvika, se trouve le village de Budalen. Ce fjord est étroit et très encaissé.
La route surplombe l'eau, offrant un magnifique panorama.
La rive, en face, est à 600 mètres quand même, ce qui paraît difficile à appréhender, elle semble si proche!

Si je regarde vers le Nord, je vois les signes d'un élevage maritime, sans doute une ferme de saumons...? La E10 m'entraîne là-bas, vers le large. En fait, le large, c'est un très large bras de mer, appelé le Hadselfjorden.

Vue sur la E10, pendant cette accalmie.

Au loin, les fermes installées à flanc de montagne, avec une vue imprenable sur le fjord, comme toujours.

Cetaines ont hissé le drapeau, d'autres non.

Il est finalement 11 heures lorsque j'arrive au point de passage de Fiskebol. Ben oui, parce que le fjord, ici, il fait 7 km de largeur... Je vous l'ai dit, c'est un gros bras de mer. Le ferry est donc obligatoire pour accéder à l'île suivante.

Par contre, je n'ai pas de chance! Le prochain bateau ne part qu'à midi. heureusement, il y a un bistrot, c'est bien chauffé, et ils ont des cartes postales. Je m'asseois donc à une table, et me lance dans l'écriture. Il fait bon, ici, et ça me fait du bien. Par contre, comme ils n'ont pas de timbre, je me demande si mes cartes partiront un jour.... Un groupe de cyclistes, que j'avais doublé en quittant mon mini-camping, vient d'arriver juste à temps pour monter à bord. Rien ne sert de courrir....

Quelques images du fond de la Fiskebolvika -baie de Fiskebol. C'est magnifique.

Que s'est-il passé? Un grand troll a marché dessus, sans doute!

La richesse et la transparence des eaux est fabuleuse.

Des milliers de petits poissons nagent autour des récifs et des énormes paquets de goémon.

La côte Norvégienne ressemble à un labyrinthe dont les voies sont maritimes. C'est une succession quasi ininterrompue d'îles, d'îlots, de presqu'îles... à pein imaginable! La Bretagne, à côté, est presque rectiligne.... C'est vous dire!

Et l'on voit souvent une ou deux petites cabanes, perdues dans la nature!

Un peu avant Fiskebol, la E10 se scinde en deux morceaux. A droite, elle passe sur l'Arnoysundet, puis sous un tunnel et se poursuit vers l'Est. Et à gauche, l'option que je choisis, qui traverse l'Hadselfjorden et traverse les Vesteralen via Melbu. Vous apercevez ici la E10 que j'ai laissée sur ma droite.

La hampe et le drapeau! En arrière-plan, le sommet presque caché par le nuage, un piton de forme volvanique.

Et c'est parti pour un petit voyage en bateau.... JJ n'aime pas trop. Pour ma part, je trouve ça plutôt sympa, surtout que pour les deux-roues, ce n'est pas trop cher, comparé au prix à payer pour les voitures et les camping-cars.

J'adore cette photo. On dirait un énorme saurien endormi au bord de l'eau, avec son dos hérissé de pointes... Comment ça, je vois trop de films? Pas un seul depuis que je suis parti, alors! Imagination? Oui, peut-être...
En tout cas, vous avez le privilège de voir l'embarcadère de Fiskebol depuis la mer.

Partie Ouest de l'île Austvagoya que je viens de quitter. En même temps, je quitte l'archipel des îles Lofoten. On aperçoit les maisons de Fiskebol, que je n'ai pas visité, l'embarcadère se situant sur une autre pointe.

J'adore la couleur du sillage de mon ferry.

Vue d'ensemble sur le site de l'embarcadère du ferry de Fiskebol.

Je vous le disais plus haut. C'est un véritable dédale d'îles et de presqu'îles. Le kayak serait merveilleux ic, bien que dangereux. En effet, il ne faut pas sous-estimer les courants, souvent très forts. Je vous en ai déjà parlé.

Des îles à gauche, des îles à droite...
Par contre, les eaux sont extrêmement profondes, et les plus gros navires peuvent accoster.

Comme vous êtes embarqué avec moi, vous avez droit à la progression du bateau, et des paysages.

Admirez à quel point les côtes sont découpées, escarpées.

On devine, très loin, que des montagnes encore bien chargées de neige se cachent derrière les nuages.

Hadseloya, la plus Sud des îles de l'archipel des Vesteralen.

Me voici donc sur les Vesteralen. Et devant le mauvais temps persistant, je prends la décision de les quitter rapidement, et de filer vers l'Est, car les îles semblent beaucoup plus humides! Donc, de ce côté, le paysage est complètement différent; le bord de fjord est complètement plat, avec des eaux transparentes, vraiment semblables à des atolls, je ne mens pas, demandez à ceux qui ont eu du soleil, c'est vraiment trop beau.

Une seule route fait le tour complet de l'île. Pour ma part, j'ai deux solutions, par la gauche ou par la droite... vu que j'arrive au Sud, dans la ville de Melbu. Oui, je sais, elle est facile. Je choisis la droite, donc l'Est. Pourquoi? Je préfère le dire tout de suite avant que quelqu'un ne me pose la question. Donc, tout simplement parce que je m'attends à plus de paysage qu'à l'Ouest, vu qu'à l'Ouest, rien de nouveau. Hum, non, ça c'est autre chose. Non, vu qu'à l'Ouest, c'est l'Océan, le large, la mer et rien d'autre. Alors que de l'autre côté, je vais longer continuellement le Hadselfjorden -regardez la carte- et donc avoir une côte visible! Pas mal, la déduction, non? Et tout ça sans regarder dans un guide!

C'est vraiment très étonnant de trouver une étendue plus ou moins plane, depuis le temps que je roule sans voir d'espace!

Encore une ferme le long du fjord.

Difficile de croire que ce bras de mer fait entre 7 et 10 km de large!

La plage est quelque peu caillouteuse, me direz-vous. Et je peux également vous assurer que l'eau doit être glaciale. Mon thermomètre oscille entre 8 et 10 degrés, comme ce matin, et un mauvais vent augmente la sensation de froid.

Je suis donc un peu gelé... mais ce petit rayon de soleil me redonne le sourire. Je reste un moment sur l'herbe un peu plus loin, assis sur mon scooter, pour déjeûner, les calories ingurgitées devraient me réchauffer un peu!

Il y a même des clôtures, ce qui est fort rare en Norvège, du moins en ai-je vu très peu!
Je trouve que le paysage ressemble à celui du Sud de l'Ecosse -voir ici entre autres.

L'analogie va même jusqu'aux animaux. En effet, je trouve tout-à-fait logique de trouver des moutons ici..

Eglise de Hadsel, dernier petit village, au Nord-Est de l'île Hadseloya, peu avant Stokmarknes.

Etonnant, ce champ, à Hadsel.
Il y a des goélands partout dans ce champ, parmi les arbres, sur l'herbe, en train de couver, je pense.

Stokmarknes, la capitale de l'île Hadseloya. La ville est au Nord-Est de l'île, et se trouve séparée de l'île Langoya par le Langoysundet dont la faible largeur (mois de 2 km) a permis la construction du pont que l'on aperçoit à droite.

Au sommet de la côte, la pancarte indiquant l'arrivée dans les faubourgs de Stokmarknes.

Et le fameux pont enjambant le Langoysundet, construit entre 1976 et 1978, long de 1020 mètres.

Musée du Hurtigruten. Le Finnmarken est le troisième bateau du célèbre groupe à porter ce nom. Le troisième, mis à l'eau en 1962, est ici à Stokmarknes. Il sert de musée et peut être visité.

Et juste à côté, ce pub.

J'ai froid, et j'ai besoin d'envoyer mes fichiers par Internet. Je vais voir à l'intérieur. Et je ne suis pas déçu. D'abord, il y fait chaud, et ça, c'est génial. Puis le serveur me passe un PC, puis comme il n'y a pas d'USB, un autre serveur vient me passer un portable qui en avait un, enfin, bref, super sympa, et je peux transférer mes dernières aventures avec les dernières photos. Et tout ça, GRATUITEMENT. Et au moment où je sors, savez-vous qui arrive: la joyeuse bande de cyclistes, qui me font de grands "aïe, aïe...", ce qui veut dire "salut" en norvégien. Oui, on rentre quelque part, et on dit "aïe", même si on n'a pas mal... Oui, je sais, elle est un peu facile celle-là....

Les tropiques à nouveau? Je suis au bout de la petite île de Boroya, juste en bas du pont.

Le voilà, le pont de Hadsel à Stokmarknes.

De l'autre côté, j'arrive à l'aéroport, sur la commune de Skagen.
J'assiste au décollage -normal, sur un aérodrome- du bimoteur que l'on aperçoit derrière l'arbre.

Le voilà qui arrive en bout de piste. On aperçoit le pont que je viens de traverser.

Juste à côté des morts qui se reposent en paix -normal pour un cimetière, non?

Et des moutons qui paissent -ce qui, une fois de plus, est tout-à-fait normal!
Bon, j'arrête, ce doit être la pluie, ça fatigue!

Zoom sur le pont en demi-cercle. Il est beau, non?

Juste un peu plus loin, je vois un des bâteaux de l'Hurtigruten qui passe dans le Sortlandsundet. Ces bateaux sont d'énormes paquebots. Mais ici, dans cette immense nature Norvégienne, ils paraissent ridiculement petits...

Celle-ci pour vous montrer l'E10 le long du Sortlandsundet.

Zoom sur la précédente. Très franchement, est-ce que vous penseriez être au bord d'eau de mer?

Peu après Hauknes.

Entre Grytting et Gjerstad. Cette montagne est très bizarre, avec ses arbres qui la couvrent difficilement.

J'adore ces arbres au feuillage épais, mais en même temps très léger, et que la moindre brise fait chanter.

La transparence de l'eau est visible à distance, malgré le mauvais temps.

Au loin, les montagnes de Hinnoya. En cherchant un lien sur cette île sur Internet, j'ai appris que chaque année, les Norvégiens organisent au mois de mai le tour de l'île en bécane! Peut-être aurais-je pu y participer?

Je me trouve maintenant entre Rise et Holand.

La région est assez peuplée, du moins par rapport aux critères Norvégiens!

C'est une région agricole, et les fermes se succèdent presque sans discontinuité.

Au loin, de l'autre côté du Hadselfjorden, les montagnes de Hinnoya.

Quelques plages de ci de là. L'herbe pousse jusqu'au rivage, et l'élevage semble vouloir dominer ici.

Vue globale d'une maison Norvégienne jaune... pour changer un peu!

Nordneset, petite crique juste après Elvenes, entre Sor Steiro et Nord Steiro. Comme j'ai faim, je fais une pause pour grignoter des tas de saloperie, genre des chips suivis par quelques cuillérées de Nutella. Mais ça me fait beaucoup de bien, car il fait froid, et j'ai besoin d'un remontant! En plus, ça ne fait de mal à personne, alors!

Je reste ici environ un quart d'heure. La circulation est faible, bien que ce soit aujourd'hui samedi.

C'est curieux, comme le terrain est plat de mon bord, alors que le relief est très accidenté en face! Je comprends pourquoi cette côte est beaucoup plus peuplée. Tout simplement parce qu'elle est plus accessible, et que la terre peut être travaillée.

Peu après, je suis dans la ville de Sortland, la "capitale" de Langoya. Plus pour longtemps. En effet, à Sortland, le fjord s'est rétrécit jusqu'à ne plus faire qu'un kilomètre de largeur. Alors, les Norvégiens ont construit un pont au-dessus du Sortlansundet, afin de passer sur l'île voisine. L'enchevêtrement d'îles et de presqu'îles est tel qu'il m'est difficle, malgré la carte, de juger quelle route je dois prendre pour retrouver la route du Nord, en évitant si possible les ferries. Eh bien, je suis obligé de rouler vers le Sud, puis vers le Sud-Ouest, pour ensuite poursuivre vers le Nord!

Je viens de traverser le fameux pont -aucune photo, ce n'est pas normal...-, puis je poursuis mon bonhomme de chemin sur la E10, en traversant Strand.

Me voici au Tausaneset, entre Strand et Osvoll. En face, c'est Sortland que je viens de quitter.

Et je m'aperçois que les montagnes sont également bien présentes sur Sortland, mais c'est la zone côtière qui est moins abrupte, un peu plus large.

La E10 vient de bifurquer à l'Ouest. Je suis sur les hauteurs de Kjerringnes, avec vue sur l'île Kjerringnesoya.

Zoom du même endroit, vers le Sud, au-delà du Sigerfjord.

La E10 s'enfonce à l'intérieur des terres par la Kjerringnesdalen -vallée de Kjerring- avec à gauche le Blaheia (766 m) et à droite le Galten (505 m). C'est absolument magnifique. J'adore ces immenses vallées, et ces belles forêts.

Un peu plus loin, la route s'incurve et suit une nouvelle vallée, la Sorkleivdalen.

En face, le hameau de Slatten, et Guttormslatta, au pied du Nordheia (832 m).

Zoom vers le hameau, depuis le même endroit.

Puis la E10 traverse un long tunnel, sous le Gardsdalstindan (786 m) pour finalement déboucher sur....

le Langvatnet, qui se jette un peu plus loin dans le Gullesfjorden.

Ici, à Langvassbukta. Je file vers le Sud pour aller vers le Nord, car je suis obligé de contourner le Gullesfjorden, qui fait environ 90 km de long! Voici les maisons de Langvassbukta. Tout à droite, on dirait....

Une église. Oui, oui, avec le zoom, c'est bien ça.

Zoom maxi. C'est superbe. Encore un paysage que j'adore!

Ce fjord est de toute beauté. Je traverse les hameaux de Tomeset, ici...

Et Bomarka, visible plus loin. Il est 15 heures déjà.

La E10 surplombant le Gullesfjorden s'en éloigne par moments.

Pour mieux y revenir.

Arrivée à Hallvardneset. C'est magnifique.

Il fait toujours froid. 8 degrés, le thermomètre ne varie pas, aujourd'hui!
Je tente un autoportrait, plutôt bien réussi, car on me reconnait immédiatement.

Vue sur l'autre rive du Gullesfjorden, au niveau du Vatvollneset, juste après Vatvoll.

Le fjord fait 600 à 700 mètres de large seulement à cet endoit.

Les hameaux ne dépassent pas les 5 à 6 maisons....

Au niveau de Lobergsneset, juste avant la Lobergsbukta (baie).

Il y a quelques pêcheurs sur de frêles esquifs jusqu'au milieu du fjord.

La montagne devient plus sévère, et surtout plus blanche, et la route s'élève insensiblement. Du moins, ce ne doit pas être insensiblement pour tout le monde, car je pense que le p'tit père Jolly Jumper doit un peu tirer sur ses muscles, mais pour moi, c'est toujours aussi "pèpère"... Une fois de plus, heureusement que je n'ai pas choisi le vélo!

Au niveau de Karineset, j'aperçois le fond du Gullesfjorden.

J'aperçois Gullesfjordbotn, qui ferme le fjord, sur l'autre rive.

Le Botntindan, qui pointe à 975 m quand même.

Je suis au fond du Gullesfjorden.

Dès qu'un rayon de soleil paraît, les couleurs chantent!

Quand je pense aux belles images que je rate, aux paysages qui me demeurent cachés par les nuages...


Puis la E10 s'élève et traverse une nouvelle vallée, vers l'Ouest, la Austerdalen, pour finalement replonger vers le Sud. Je traverse Kanstadbotnen, blotti au fond du Innerfjorden, puis Austre Kanstad, au bord d'un goulet d'étranglement.

Coup d'oeil arrière sur le Innerfjorden.

La route s'élève à nouveau fortement, car elle quitte le rivage du fjord pour s'enfoncer à nouveau dans les terres. Ce qui me permet de découvrir cette vision aérienne du splendide Kanstadfjorden -qui n'est autre que la continuité du Innerfjorden- qui débouche au loin dans le Vestfjorden.

Zoom sur le Vestfjorden lointain, ce grand bras de mer qui sépare les îles Lofoten du continent Norvégien.

Grandiose, comme toujours! Vue sur le Fjellsendvatnet.

Et arrivée sur les rives du Fjellsendvatnet.

Terrain de camping de Daltun au bord du Fjellsendvatnet.

Quel bonheur de revoir le soleil. La route repart à l'assaut du ciel, et sous mes yeux émerveillés se profile la fin du Fjellsendvatnet et le début du Karinsvatnet.

C'est superbe. Le Fjellsendvatnet est à 134 m et le Karingsvatnet est à 73 mètres d'altitude.

A hauteur du Karingsvatnet (que l'on ne voit pas sur la photo), se découvre subitement le Tjeldsundet, qui fait le tour de l'île Tjeldoya, en face. Cette île fait en gros 15 km de large pour 19 km dans sa partie la plus longue, et les montagnes y atteignent 1010 mètres d'altitude. Le bras de mer qui en fait le tour est très étroit, cette île étant, comme si souvent en Norvège, complètement imbriquée et très proche des autres terres et îles et presqu'îles qui l'entourent.

Le Tjelsundet atteint ici 5 km de largeur, et c'est sa partie la plus large. Je débouche en face de Tjeldnes et de Kjerstad.

Je remonte donc plein Nord, le long du Tjeldsundet. Je longe donc Tjeldoya.

Les eaux sont toujours aussi transparentes, et le lieu est féérique.

D'autant que quelques rayons de soleil parviennent à déchirer la couche nuageuse, révélant des plages de sable!

Un peu plus au Nord, plage de Standoyra, peu après Breidablikk.

La baignade serait très tentante, s'il ne faisait pas si froid.

Vue vers le Nord.

Les sommets sont encore bien enneigés sur Tjeldoya.

Le Tjeldsundet ne fait plus que deux kilomètres de large ici.

Détail sur la plage.

Ce que JJ et moi avons sous les yeux est tout simplement idyllique, et j'aimerais bien planter ma tente ici, près de la plage.

Vers le Nord, les nuages semblent se regrouper pour une nouvelle attaque... Ai-je assez de munitions pour me défendre?

Au lieu-dit Djupfesthaman, je retrouve la Polynésie...

Eaux transparentes et profondes, petit port naturel.

Je m'arrête sans cesse, Jolly Jumper commence à bougonner, mais que voulez-vous?

Vous resteriez insensible devant de telles criques, vous? Je verrais bien ma tente ici, sous les arbres! Un peu plus loin, la route bifurque à nouveau pour contourner un mini fjord, le Fiskefjorden, de la forme d'une banane, et d'une longueur d'environ 4 km.

On aperçoit le Fiskefjorden que je viens de contourner. La pluie tropicale me rattrape sur ce versant -ben oui, je vous l'ai dit, c'est la forêt vierge Polynésienne.... Mais quelle route merveilleuse pour mon scooter, il s'en donne à coeur joie, et son pilote aussi, malgré l'humidité ambiante!

Aucun moyen de rentrer JJ sous couvert de la végétation, la forêt est impénétrable!

Et très dense, pratiquement jusqu'au bitume.

J

Stakksvol-Kongsvika.

Ici, le détroit se resserre au maximum. Je suis arrivé au Nord de Tjeldoya, et le Tjeldsundet fait moins d'un kilomètre.

Je me trouve en face de Tjeldsund.

Après Kongsvik -ou Kongsvika-, je traverse Ulvika, au-dessus de Ballstad et du Ballstadtraumen.

Une cabane en état de délabrement avancé domine la petite baie.

Est-ce l'herbe qui pousse jusqu'à la rive? Je n'en sais rien.

Mais l'endroit me plait beaucoup, et j'y fais une courte pause.

Est-ce la présence de ces petits arbustes sur la plage?

De l'autre côté, Tjeldoya, et les nuages gris-noirs qui s'accrochent aux flancs de ses montagnes.

Sans les maisons sur la colline, je pourrais me croire au bout du monde!

Les maisons de Hov, sur Tjeldoya.

Au loin, les bataillons de nuages vont se regrouper vers l'Ouest, et je roule maintenant vers... l'Ouest!

Les couleurs sont fantastiques! Et la calotte de nuages également.

Je tente un zoom, et c'est réussi! Après Hov, voici Hol et son église.

Arrivée à Hoybakken.

Sandforg et sa belle petite plage.

Le drapeau Norvégien flotte sur le Sandforgstraumen. Je ne suis plus en face de Langoya, maintenant. Et je continue à remonter vers le Nord

Quelques maisons à Sandforg.
La E10 longe toujours le Tjelsundet vers le Nord. Je traverse successivement les petites villes -je devrais dire les "villages"- que sont Haukebo, Gausvik, Gausvika, Litlenga, Storenga...

C'est là, entre Litlenga et Storenga, que je découvre le Tjeldsundbrua, un peu noyé dans la brume. A cet endroit, le Steinslandstraumen fait environ 900 mètres de largeur.

Je viens de traverser le Tjeldsundbrua et je suis reparti à droite après le pont, c'est-à-dire plein Sud, en suivant le parcours de la E10. En face, ce sont justement Storenga et Litlenga que l'on voit, et d'où j'ai pris la photo du pont. Ici, c'est Nordre Steinsland. Admirez ces eaux pures. Eau de mer, je vous le rappelle... pour ceux qui ne suivent pas! Bon, et là, je m'aperçois que je me suis trompé de direction. Car je dois quitter la E10.
Je vais dans la direction inverse, vers le Nord, prendre la route 825.

Kvitnes, sur la 825. Cette baie est superbe, avec le Tjeldsundbrua vu de l'autre bord, cette fois-ci.

Je longe maintenant la pleine mer, enfin presque. C'est l'immense Vagsfjorden. Je suis maintenant dans le comté de Troms. Je passe la Tennevika et j'arrive à Sandstrand. En face, la petite île de Rolla, sous une énorme formation nuageuse. Rolla se trouve à 6 km exactement de l'endroit où je prends cette photo.

Zoom sur Rolla. Le village de Sorrollnes au pied du mont Rolla (926m). De l'autre côté de l'île, le mont Drangen pointe à 1022 m... Rolla a la forme d'un triangle presque isocèle, d'environ 16 km de côté.

La route 825 peu avant l'arrivée à Sandstrand. Je pénètre à nouveau dans un labyrinthe de presqu'îles et d'îles et de fjords et de sous-fjords... Le bras de mer qui s'est rétrécit devant Rolla porte le doux nom de Astafjorden.

Les premières maisons de Sandstrand. Avec tout ça, vous savez quoi? Eh bien, il est 17h10.

Tovik et son petit port, très artificiel, ce qui est fort rare en Norvège, les sites naturels ne manquant pas!

Il y a plus de petits bateaux de plaisance que de pêche. Je pense toutefois que les Norvégiens vont beaucoup plus à la pêche avec leurs petits bateaux qu'à la promenade.

Zoom sur l'église de Tovik.

C'est un peu le bazar autour de cette maison, non?

La route 825 quitte la côte pour pénétrer dans les terres, en fait pour pouvoir traverser un fjord qui se jette dans l'Astafjorden, et qui empêche le passage à son embouchure. Elle devient donc très sinueuse, évidemment, car en Norvège, dès que l'on quitte le rivage, on pénètre généralement en montagne! Et en forêt...

De Myklevoll, pour aller à Grov -ici à droite-, il suffit de passer ce petit pont.
En effet, le Grovfjorden ne fait pas 200 mètres de large ici.

Le fond du Grovfjorden, vu à droite du pont. Un énorme nuage barre la montagne.

Après Grov, la 825 repart vers le Nord pour retrouver les berges de l'Astafjorden et les suivre vers l'Ouest.

Juste après Matsvik, vue vers l'Astafjorden. Le village est Strete, au-dessus de la Stripebukta.

En face, vraisemblablement des dispositifs de ferme marine.

La route 825 est ici étroite. La montagne à droite est le Skavlikollen, qui descent à pic de 1006 mètres dans l'Astafjorden.

Le Gratangen. Juste après Hilleshamn. C'est encore un fjord qui empêche une fois de plus la 825 de suivre l'Astafjorden!

Je vais donc longer le Gratangen. Ici la pointe Perbuneset.

Encore une ferme d'élevage maritime -saumons?- à Tjuvskjaer.

Très jolie, la côte du Gratangen.

Arrivée à Foldvika.


Zoom sur Foldvika.

A Tverrlandet, je découvre un nouveau pont, permettant de traverser le Gratangen. Mais je ne traverse pas!

Vue arrière sur les cabanes de Tverrlandet le long du Gratangen.

Vue sur les maisons de Arstein, del'autre côté du pont.

Le pont d'Arstein au-dessus du Gratangen.

Le cimetière de Arstein.

Sur l'autre rive, la montagne est couverte de cascades en provenance de la fonte des neiges de l'Arsteinhornet (1103 m)

Zoom sur les cascades. je retrouve un paysage souvent vu plus au Sud. La pente est terrible, presque un mur!

Le hameau de Haugen.


Il est 18h10, et c'est à ce moment que la pluie reprend! Au fond du Gratangsbotn, je traverse la petite ville de Elveneset sous la pluie battante. Vue l'heure, je me dis qu'il est temps de me mettre en quête d'un terrain de camping. Puis, puis, puis, plus de photos. Pourquoi? Parce que je rejoins la route E6, la grande route norvégienne qui conduit au Cap Nord -entre autres-, qui conduit tout en haut, là-bas. Oui, mais le rapport avec les photos? Eh bien voilà. Il est 18h30 environ, et il fait sombre à cause de ce très mauvais temps. Mais bon, ça ne m'inquiétait pas outre mesure! Oui mais voilà... Au sortir de ce joli fjord, la route a grimpé durement, et grimpé, et je me suis retrouvé sur... un haut plateau, dans une bruine épouvantable, avec brouillard, à tel point que je n'y voyais presque plus rien. Et attendez, en plus. C'est samedi soir, je ne vois pas de stations d'essence, je ne vais pas tarder à passer en réserve, et demain c'est dimanche, et je ne sais vraiment pas comment j'ai pu me faire avoir comme un bleu à ce point! Très certainement parce que je ne pensais pas arriver dans un coin pareil! Vous savez à combien il est, le thermomètre de JJ? A 5 degrés! Et je suis trempé, et je suis démoralisé, et je vois de la neige de tous les côtés, et je commence à penser que je vais peut-être bien devoir encore affronter un "grand blanc", maintenant??? Non, pas maintenant!

Et alors, tout d'un coup, je vois un grand lac... gelé! C'est le Lapphaugvatnet.
Mais bon sang, ce n'est pas vrai! Heureusement, ma bonne étoile veille.
Juste après, je vois une pancarte "camping". Pourvu que ce soit ouvert!

Lapphaugen.

C'est ouvert, c'est pas cher 75 NOK avec électricité, oui je peux m'installer. Très tatillonne, la fille, elle me demande ma carte d'identité, c'est la première fois qu'on me la fait, celle-là. Mais bon, elle fait son boulot... Et me garantit qu'il y a une station sur la E6 qui sera ouverte demain dimanche, à 34 km d'ici. Et ça devrait aller pour JJ.

Bon, c'est très boueux, la neige est partie depuis très peu de temps, il y en a encore un gros tas à côté de mon emplacement, j'ai failli enliser Jolly Jumper, mais bon, j'y suis, je suis bien content, vous pouvez me croire.
Nous voici près du dernier tas de neige.

Et il ne pleut plus. Et vous savez quoi? Des français sont là, il y en a toute une ribambelle. Dans mes âges, ou un peu plus peut-être? En tout cas, très crâneurs, le style "beauf": je coupe court, après la toilette, je m'enferme dans ma tente, vraiment pas envie de causer avec ces gens là...

Dommage, mais c'est comme ça. Et puis, je suis bien, là, à l'abri, à siroter mon grand bol de café bien mérité.

Mais nom d'un chien, quand est-ce que je vais voir ce soleil? Je crois quand même l'avoir un peu mérité, non?

En tout cas, cette sacrée Norvège n'en finit pas de m'épater!
Quel pays, mon dieu, quel pays! Je crois que ce sera jusqu'au bout...
Allez, les amis, je vous quitte là-dessus, demain est un autre jour, et j'espère avoir plein de belles photos pour vous.



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