Lapphaugen - Nordstraumen/Sekkemo - 31ème jour

Dimanche 28 mai 2006 - 31ème jour de voyage

Lapphaugen - Nordstraumen/Sekkemo

339 km - 601 photos - 334 sélectionnées pour le site!

La carte GoogleMaps de l'itinéraire du jour est en train de se charger.
En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter.
Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

Il a fait froid cette nuit, et je me suis réveillé plusieurs fois. De plus, il pleuvait à verse... Quelle guigne. Maintenant, entendre l'eau tomber et être bien emmitouflé dans le duvet, et surtout bien au sec, c'est quand même génial. Combien de fois ai-je admiré ce prodige? Je crois bien, presque chaque soir. Que ce petit bout de toile soit suffisant pour me donner le sentiment d'être bien à l'abri, dans ma maison, protégé du monde extérieur et des caprices de la nature, c'est tout simplement hallucinant. Jamais je n'aurais cru, avant de partir, que quelques mètres de tissu étaient suffisants pour se sentir bien, pour se remettre en forme après une étape difficile... On est tellement sur-protégés, maintenant, avec les murs, les cloisons, les couches A, B, C, D, etc... Un tissu suffit, les amis, et c'est beaucoup moins cher qu'une maison! Bon, je divague, vous préférez tous la maison, je le sais bien... Et pourtant....


Ce matin, j'ouvre un oeil, il ne fait pas froid, et on dirait presque du soleil? En tout cas, il ne pleut pas.
J'ouvre la porte... et je vois en effet un petit bout de ciel bleu, tout petit, le reste est bien dans les nuages.
Mais je me dis qu'il faut profiter de cette accalmie pour plier bagage.
Avant de petit-déjeuner, comme j'en ai pris l'habitude depuis 3 jours maintenant, j'actionne le démarreur de JJ. En effet, une fois qu'il a démarré, il n'y a plus de problème ensuite pour le solliciter à nouveau! Donc, je préfère savoir qu'il va démarrer avant de plier la tente, on ne sait jamais... Et ce matin, vous savez ce qu'il me fait? Il démarre au quart de tour, je crois bien qu'il ne me l'avait encore jamais faite, celle-là! Quelle vedette, ce Jolly Jumper. Et en plus, il a beaucoup plu, et fait froid. D'ailleurs, il est à 9 degrés ce matin! Mais en y réfléchissant bien, j'ai peut-être un explication. Hier soir, je n'avais pas le choix, et j'ai été obligé de le "garer" en pente, et même une assez forte pente, dans le sens avant, à savoir le guidon vers le ciel. Peut-être est-ce celà? Je vais essayer ce soir, pour voir. Ou alors, c'est pour avoir le dernier mot! C'est moi, Jolly Jumper, qui dirige l'équipage, et je démarre quand je veux... Quand il est comme ça, je le laisse faire, il est content.

Et à 9h30, c'est parti! Les Français sont déjà debout, je m'en doutais, ils me semblent être du genre à ne pas pouvoir s'amuser seuls, besoin de voir ce que font les autres. Je leur souhaite un bon voyage, idem, merci...

Bon, la fille du camping m'a certifié que je vais trouver une station dans 34 km, garanti! J'espère bien, car je vais bientôt passer en réserve, et c'est aujourd'hui dimanche, comme dit la chanson... Hier soir, j'étais bien au niveau d'un col sur la E6, car maintenant, je descends... Très beau paysage, surtout quand il est accompagné de quelques rayons de soleil, ce à quoi je ne suis plus habitué.

Malgré tout, il y a toujours de gros nuages noirs, et je ne suis pas tranquille, car je sais la vitesse à laquelle ça peut changer ici... Regardez les piquets rouges pour la neige, qui sont encore en place. Leur hauteur donne une idée de la couche de neige possible en hiver....

La route traverse une grande forêt et longe une belle rivière, comme toujours.

Le courant est assez fort.

Je marque un arrêt, car j'adore rester là, à regarder le courant, qui, en plus d'entraîner l'eau, entraîne également mes pensées vers des rivages lointains, au-delà du bruit des hommes -et des femmes, qui en font presque autant.... Ah ah, ça fait moins rire, là, maintenant, hein? Ben oui, c'est comme ça. Bon, en fait, mesdames, vous faites moins de bruit, car ce sont quand même souvent les mecs qui déclenchent et font les guerres.... On se demande ce que vous faites, d'ailleurs... Bon, j'arrête!

Je me laisse glisser doucement, désireux d'économiser au maximum l'essence.

Mais ça ne m'empêche même pas de m'arrêter prendre des photos, faut quand même pas exagérer non plus!
Le lac Ovre Saetervatnet, au Sud de Setermoen, dont on aperçoit quelques maisons.

Saetermoen. La patronne du camping n'a pas menti, la station est même à "seulement" 32 km. Et en plus, il y en a deux!

L'église de Saetermoen.

C'est dimanche, et les drapeaux sont de sortie.

Ainsi que les habits traditionnels. C'est la fête, ici. Et pour moi aussi. Le plein est fait, je suis libre maintenant.

La E6 continue son bonhomme de chemin vers le Nord, et je la suis. Les forêts sont splendides. La route surplombe une superbe rivière, la Barduelva. Je suis ici au niveau de Midtun.

A ma gauche (Ouest), le Vesleaia (1106 m), encore sous les neiges.

La rivière a creusé son lit. Le paysage est grandiose, une fois de plus.

Voici la Barduelva. J'ai laissé JJ plus haut sur la route, j'avais envie de venir me ressourcer au bord de l'eau.

Comme c'est beau. Je pourrais aussi bien me trouver dans les immenses territoires du Nord Canadien. Au loin, sous les nuages, les sommets de l'Istindan (1489 m). La Barduelva est une rivière réputée pour la pêche, évidemment.

On aperçoit JJ au loin, sur le bord du chemin. Je ne trouvais pas d'emplacement stable pour le poser, et je suis revenu sur mes pas, car j'avais repéré ce petit chemin. C'est ainsi que JJ est tourné dans le mauvais sens! J'ai d'ailleurs eu un appel de phare d'un conducteur courroucé de me voir avancer dans ce sens...

Zoom sur les torrents qui dévalent la forteresse rocheuse en creusant la roche.

La vallée s'élargit...

La rivière aussi.

Je viens de passer Middlia.

Je traverse ensuite Sundlia, puis Heggelia, et enfin Andselv. La région est très peuplée, en tout cas pour la Norvège! Je poursuis vers le Nord, traversant les petites villes de Andslimoen, Moen, puis Olsborg -de l'autre côté de la Barduelva, que je vais quitter ici. En effet, la rivière poursuit vers le Nord, mais la E6 part vers l'Est, et même légèrement le Sud-Est. En fait, elle suit une autre vallée, ce détour étant le passage obligé pour contourner le massif du Mauken. Cette vallée, la Takelvdalen, est assez habitée. Je traverse de nombreux villages, qui se suivent en fait presque sans discontinuer. Sollia, Sorenga, Myrbakken, Teiglund, Granli, Roli, Bjorkli, Lova, Oppgarden...

Oppgarden, sur les bords du Takvatnet, -15 km2, 31 km de périmètre, à 215 m d'altitude- en partie gelé! Il y avait longtemps... Et ça jette toujours un... froid, au sens propre du terme. En effet, cette masse de glace refroidit les couches d'air qui l'entourent, je le ressens physiquement à chaque fois. Et la végétation s'en ressent également! Vous voyez, les bouleaux sont bien en retard ici!

Soudain, juste après avoir quitté les rives du Takvatnet, j'ai une énorme surprise. Je découvre les restes d'un campement Sami. A moins que ce ne soit qu'une construction touristique. En tout cas, il n'y a personne...

Sauf lui!

Enfant, j'ai eu entre les mains un beau livre parlant de ce peuple. J'ai lu et relu des dizaines de fois les textes, j'ai admiré les magnifiques habits multicolores créés par ce peuple. J'en ai rêvé bien souvent.

Et aujourd'hui, j'y suis arrivé, enfin presque. Dans mon livre, on les appelait les "Lappons", et leur pays la Laponie.

Au loin, les montagnes sont encore bien blanches... Brrrr, il ne fait pas chaud!

La pancarte sur le parking, m'indiquant que je suis maintenant au centre du comté de Troms, le Midt i Troms.

La progression reprend maintenant direction Nord-Est. Les montagnes dans le lointain sont superbes et couvertes de neige

Zoom du même endroit. On distingue une immense vallée au-delà des sapins au premier plan.

Ce joli lac a attiré mon attention, car je l'ai contourné au terme d'une superbe grimpette, pendant laquelle je le voyais de mieux en mieux, un peu comme si j'avais décollé en avion de sa rive... C'est le Sagelvvatnet.

Vers le Nord.

Au zoom, du même endroit.

J'ai la nette impression que le niveau de l'eau est plutôt bas, si l'on en juge par les berges.... Curieux!

Un peu plus loin, à ma gauche, une autre vue sur le Sagelvvatnet.

Et en face de moi, avec la E6, et la bulle du x9.

Du même endroit -je sais, j'en fais trop, de photos, mais c'est comme ça, il faut faire avec- zoom sur les montagnes les plus à droite de la photo précédente -ceci pour être précis... Comme ça, dans deux ou trois ans, quand je me relirai, il ne me faudra pas trois heures de réflexion pour me remettre tout ça en place dans les neurones, vous comprenez? Je me laisse des marques, des cailloux, comme le petit Poucet, pour retrouver mon chemin! Non mais!

Cette route est un enchantement. Franchement, si vous le pouvez, allez faire un tour là-bas, vous ne serez pas déçus.

Paysage grandiose, une fois de plus. En bas de la descente, le hameau de Hogda, et la route filant sur Strupen.

Evidemment, zoom de la précédente. On aperçoit la pancarte "Strupen".

La même montagne, mais deux ou trois kilomètres plus loin. Et ça descend toujours. Je plonge vers la vallée.

Ah, je crois que j'arrive en bas de la pente... C'est le Ballsfjorden.

C'est un fjord immense, qui remonte jusqu'à Tromso à plus de 70 km, et débouche ensuite sur la mer de Norvège à plus de 100 km au Nord.

La montagne ruisselle lors de la fonte des neiges. On voit les traces de toutes les cascades et torrents qui dévalent les pentes. Certains sont encore actifs.

L'énorme paroi du Perstinden qui pointe à 917 mètres d'altitude. En fait, les montagnes Norvégiennes ne sont pas si hautes, mais elles grimpent de zéro à mille mètres d'un seul tenant

Le fjord s'élargit ici en une sorte de golfe au fond duquel se trouve la ville de Storsteinnes, sur la gauche, et non visible sur cette photo.

JJ est de très bonne humeur. Il me dit d'aller jeter un coup d'oeil de plus près.

Je pense qu'il voulait que je le prenne en photo....

Je suis en face du Perstinden maintenant.

Et je touche le fond du fjord, qui se trouve à droite. On aperçoit une usine là-bas, vers Storsteinnes.

Voilà Nordkjosbotn, le fond du fjord. En face, c'est Vollan.

Evidemment, j'aimerais bien partir par ici, mais JJ n'aime ce genre de terrain...

La route épouse les contours de la rivière Nordkjoselva.

Encore des boîtes aux lettres décorées. C'est toujours rigolo de voir ça en pleine nature. Les maisons ne sont pas visibles, perdues dans le massif, parmi les arbres, mais le facteur passe sur la route principale, et les occupants des maisons invisibles viennent très certainement vérifier le contenu des boîtes quotidiennement...

C'est lui que la rivière contourne! Comme je la comprends....

C'est une très jolie vallée, mais assez encaissée. Une grande forêt recouvre le bas des montagnes.

Arrivée à Skjold.

Je prends la photo depuis la 87, sur laquelle j'ai posé JJ par commodité. J'arrive en fait de la gauche et je poursuis à droite. La 87 est une route que j'aurais aimé faire, mais je n'ai pas le temps. C'est dommage, car elle fait un beau parcours dans les environs.

La forêt arrivant jusque sur la route. C'est magnifique. J'entre maintenant dans la Ballsfjordeldet.

La vallée se termine et débouche sur le fond d'un nouveau.... fjord, bien sûr. Le village se nomme Storfjord.

Comment le trouvez-vous, celui-là? Pa strop souriant, n'est-ce-pas? JJ me conseille de ne pas aller lui parler!

On se croirait presque en forêt tropicale, sauf pour la température!

Le Hattefjell surveille Storfjord depuis ses 1182 mètres.

Et voici le Storfjorden.

Et de l'autre côté, le Bogefjell à 1089 mètres. C'est tout simplement grandiose.

Quelle immensité. On se sent tout petit ici, croyez-moi.

Storfjord.

Et nous - vous aussi d'ailleurs - voila partis pour longer ce grand fjord jusqu'au bout.

Bon courage....

Pour ma part, c'est un enchantement, comme à chaque fois.

Alors, je m'arrête sans cesse pour garder des traces de mon passage, pour pouvoir revivre ces moments merveilleux plus tard, devant mon PC, en hiver, pendant les tristes soirées enfermées...

Quelques chiffres. En gros, 90 km de longueur, et une largeur qui va de 1,5 à 8 km. Enorme.

L'autre rive.

Une route longe aussi l'autre côté, mais on ne peut pas aller partout! De plus, l'autre route conduit à un cul-de-sac, et il faut prendre un ferry pour revenir de ce côté!

Il est orienté Nord-Sud. C'est tout simplement le plus beau et le plus merveilleux fjord jamais vu jusqu'à ce jour. De plus, comme il a deux ramifications, deux sous-fjords, oserais-je dire, sur la droite, il va aussi falloir que je les contourne complètement... Vous avez vu le nombre de photos prise aujourd'hui, c'est que c'était superbe. J'avais du mal à tout prendre, je n'ai pas tout pris. C'est le genre de route qui, à elle seule, mériterait qu'on lui consacre plusieurs jours... Il m'est très difficile de vous choisir des photos tellement elles sont toutes plus belles les unes que les autres.

Un petit coup d'oeil en arrière afin que vous puissiez avoir une meilleure idée du chemin parcouru.

Je ne suis pas alpiniste, mais il me semble que ces montagnes représentent de beaux défis sportifs!

Même pas fatigué, le garçon...

Petite pause... photos, pour changer!

Vu vers la partie que je viens de parcourir.

Et je vais aller là-bas. C'est l'entrée du premier "sous-fjord" comme je vous le disais plus haut. Il n'y a pas le choix, puisqu'aucun pont ne permet de traverser ces grands bras, la seule solution consiste à les contourner entièrement.

Skibotn de l'autre côté. J'y arrive.

Je traverse une magnifique forêt de sapins avant d'arriver à Skibotn.


Il est 13 h. Il y a une station, je refais le plein -pas question de s'ennuyer l'esprit avec l'essence, il faut remplir dès qu'on en voit une- et il se trouve que c'est la moins chère de Norvège: elle est à 10 NOK. J'en profite pour me payer une grosse saucisse avec son petit pain -35 NOK quand même-, mais ça fait un bien fou, et ça me permet de me réchauffer. Car malgré les petits rayons de soleil, la températiure oscille entre 10 et 12 degrés, avec du vent, ce qui reste quand même froid. Et je repars après avoir mis mon pantalon de pluie -pour me protéger du vent- et ma cagoule, comme ça, je suis bien!

Skibotn. Quelques séchoirs à harengs recouverts de filets sont sur le bord de la route.

Il n'y a presque plus de poissons dessus.

Quelques bateaux de plaisance sont à quai.

Un petit panorama vers l'arrière, depuis la plage de Skibotn.

Zoom vers le fond du Storfjorden.

Et ce que je vois en face de moi, sur l'autre rive, vers l'entrée de la Lyngsdalen vallée, dans l'échancrure à droite.

Vue de la petite plage. On voit le goémon déposé par la marée.

Vue globale de la route que je vais suivre. Je suis à l'intérieur d'un tableau, et je suis ébloui par tant de beauté.

Encore un coup d'oeil en arrière pour vous montrer un peu le parcours à travers la forêt qui vient jusqu'aux eaux du fjord.

On voit très bien l'entrée su "sous-fjord" qu'il m'a fallu contourner, à gauche.

Cette fois, je suis juste en face de la vallée dont je vous parlais: la Lyngsdalen, au bout de laquelle se trouve la ville de Furuflaten, que l'on distingue au bord de l'eau.

Ferme d'élevage de saumons?

Immensité du fjord.

La E6 serpentant le long de la rive.

Encore une vue arrière.

Et en face, une presqu'île sur laquelle se trouvent Polleidet et Lyngspollen.

La route ne peut pas être plus près de l'eau.

Rouler ici est du bonheur à l'état pur, et c'est très vivifiant, croyez-moi.

Sans paroles....

En face, tout au fond à droite, c'est la petite ville de Lyngen.

Lyngen se trouve au bout d'une superbe vallée glaciaire. Un fjord passe au fond de cette vallée, et vient mourir à Kjose, juste derrière Lyngen. Vu d'ici, on voit parfaitement les formes en cuvette des vallées, comme si un énorme troll les avait taillées à la serpe pour ouvrir des passages entre les massifs.

Lyngen au zoom.

Le Kavringtinden (1289 m)

Les hommes sur le bateau sont bien peu de choses à côté de ce qui les entoure....

Pour ma part, je vais arriver à la pointe Nordnesodden derrière laquelle se trouve le deuxième "sous-fjord" que je vais devoir contourner. Ma route se poursuivra bien jusqu'aux villages disséminés le long du fjord, et que l'on entrevoit dans le lointain. Mais avant d'y parvenir, je dois faire ce grand détour, ce grand contournement, qui représente en gros une bonne cinquantaine de km, oui, oui, je dis bien, 50 km... Mais bon, dans un tel décor, ce n'est pas une corvée, mais un plaisir!

Voilà la pointe dont je vous parlais.

Je viens de passer Odden, et je pénètre le long du Kafjorden, puisqu'il a un nom.

Et en face se trouve Olderdalen, que je vais traverser quand j'aurai parcouru mes 50 km. Pour éviter cela, les Norvégiens pourraient construire un pont de plus de 3 km ici pour atteindre l'autre rive, mais je pense que la profondeur du fjord est telle qu'elle les en empêche....

Entrée dans le Kafjorden.

En face, la Olderdalen vallée. Quelle superbe cuvette!

Coup d'oeil arrière.

Pour ceux qui n'auraient pas encore compris -dites-le si j'explique mal-, la pointe à gauche est la Nordnesodden dont je parlais tout-à-l'heure, et j'arrive de la gauche! Au fond, c'est la rive opposée du Storfjorden.

Les maisons disséminées tout le long du Kafjord.

On voit encore très bien la forme d'auge de la Olderdalen, en face à gauche maintenant.

Le Gavtavarri (1263 m). En bas, Storslett et Slettvoll.

Le Kafjorden fait lui aussi une échancrure sur sa partie droite, que je dois aussi contourner. C'est la terminaison de la Manndalen dans le fjord, au bout de laquelle se trouvent les villes de Samuelsberg et de Lokvollen.

Vue vers le Storfjorden que j'ai laissé au fond.

Et vue sur Samuelsberg depuis Lokvollen.

Samuelsberg.

Il y a pas mal de bateaux ici.

Sur la pancarte, que vous ne pouvez pas lire sur cette photo réduite:

Kirkenes 823 km, Alta 253 km, Olderdalen 33 km... Pas trop de villes, dans le coin!

Donc, je récapitule.... J'arrive de la gauche, je vais tout au fond à droite, et je retourne vers le fjord au fond à droite!

Zoom maxi vers la pointe Nordnesodden, et la ferme marine vue tout-à-l'heure.

Et ça, c'est vers le fond du Kafjord.

Zoom sur l'autre rive du Kajord, les petits hameaux que je vais traverser bientôt.

Arrivée à Skarvdalen.

Vers le fond du Kajord.

Vers l'embouchure du Kafjord.

Urdli et Skarvdalen (vue arrière)

Et voilà l'travail... Je viens de contourner le fond du fjord en traversant le village qui s'y trouve, Birtavarre. Je remonte désormais l'autre rive jusqu'à l'embouchure.

Traversée de Perteng. Les villages ne font qu'une dizaine de maisons. A droite vers Trollvik.

Au même endroit, vue générale.

La Kafjord vers le large.

Quelle route admirable!

J'étais là-bas tout-à-l'heure. On voit à peine la route dans la végétation.

Moi, j'dis qu'c'est beau!

Les Norvégiens peuvent aller à la pêche, faire de la voile, aller skier, faire de l'alpinisme, marcher sur les glaciers, se prélasser sur l'herbe verte, se baigner... Hum, pour le bain, j'hésite!

Ces montagnes sont sur l'autre rive du Storfjorden, ne vous y trompez pas. Elles sont à plus de 20 km de distance!

Je me rapproche de mon grand Storfjorden. On aperçoit Olderdalen à l'embouchure.

Coup d'oeil vers l'arrière une fois de plus. Les montagnes se trouvent sur l'autre rive du Kafjord que nous avons longé.

Je vous parlais de Slettvoll et de Storslett, les voici.

Storslett

Vue en arrière, toujours à Storslett.

La même, en dézoomant....

Olderdalen. Le port, mais ça, vous l'aviez remarqué! Un ferry part d'ici et traverse le Storfjorden pour rejoindre Stigen.

Justement, le voici.

Direction Stigen/Lyngseidet.

Une fois de plus, la pointe Nordnesodden. Je pense que vous la reconnaissez, maintenant! La boucle est bouclée, j'ai fait mes 50 km de détour, c'était superbe. On reprend maintenant le principal boulot de la journée, qui n'est qu'à moitié fait: longer la rive Est du Storfjorden jusqu'à son embouchure dans la mer de Norvège. Tout un programme. Que je veux faire moi-même, que je n'ai aucune envie de vous confier ou de déléguer à qui que ce soit d'autre! Non mais!

Depuis le port d'Olderdalen, les villages de Storslett et Slettfoll.

Le Storfjorden.

Toujours le Storfjorden.

J'ai quitté Olderdalen et je rejoins les rives du fjord.

Une maison du pays.

Voilà, on y arrive, on reprend où on avait laissé, juste quelques km plus loin. On oublie le petit détour...

Une vieille cabane de pêcheurs en face de l'île d'Aroya.

Elle en piteux état. En tout cas, sur ma photo, elle est sauvée, elle ne bougera plus!

Une autre, plus moderne, moins jolie assurément. Vue arrière sur la forêt que je viens de traverser.

Vue globale arrière sur l'immense Storfjorden que nous venons de remonter. Grandiose.

Lyngmo. Au bout de la Nordmannvikdalen, au pied du Nordmannviktinden (1338 m) sur ma droite.

Le Staluvarri.

Vers le Nord et la suite de mon chemin....

En regardant vers la plage -ok, il n'y a pas de sable...-, j'aperçois tout un groupe d'oies.

Ah, Norvège, je t'adore pour tout ce que tu offres!

On les distingue à peine dans l'herbe, les oies.

Je suis obligé de zoomer pour ceux qui ne voient rien du tout. Ne riez pas, je suis sûr qu'il y en a.

Il n'empêche, je trouve que ça commence à sentir le grand large, la mer ouverte...

Vue arrière sur les dernières maisons de Normannvika.

Bon, je remonte sur JJ.

Propriété privée au bord du fjord. Je ne sais pas ce qu'il en est du droit de pêche ici?

Sur la rive opposée, il n'y a aucune route. C'est un monde sauvage, personne n'habite ici. Seuls les bateaux peuvent approcher la côte, car la montagne tombe à pic dans l'eau! Ici, le Koppangsfjellet, 1224 m, duquel chutent deux glaciers, les Koppangsbreen et Strupbreen.

Les villages de Djupvika, Hammarvika, Djupvik. Au loin, le cap Hammarneset.

Et une belle plage de petits cailloux.

Et coup d'oeil arrière.

Alors, ils ne sont pas jolis, ces petits villages? Les maisons sont disséminées sur les bords immédiats du rivage, et quelques unes dans la pente légère. Tout respire le calme et la joie de vivre, et ça fait vraiment plaisir à voir.

Une énorme force se dégage de cette montagne, à l'altitude pourtant assez modeste, puisqu'inférieure à 1.500 mètres!

Comme ils sont mignons, les petits agneaux.

Djupvik et le cap Hammarneset.

Je viens de dépasser le cap. Une île assez grande (Uloya, environ 15 km sur 6), qui ne se trouve qu'à un kilomètre environ du rivage, et que l'on aperçoit ici en face, me ferme la vue du large.

Uloya n'est qu'une montagne dans le fjord. Elle culmine à 1142 mètres, c'est le Blätinden.

Et ce bras de mer qui me sépare du grand fleuve s'appèle le Rotsund.

En me retournant, je vois encore la chaîne montagneuse située de l'autre côté du Storfjorden, aussi appelé Lyngen, et duquel je suis en train de m'éloigner définitivement maintenant!.

Vous voyez ici Hamnnes, le village situé à la pointe de l'île Uloya, et que je vois en me retournant.

Vers le Nord, depuis Rotsundelva. A gauche, la pointe Sud-Est de l'île Uloya.

En longeant le Rotsund.

Le Vardfjellet (603 m) et Uloybukta, le village à son pied.

La même au zoom.

En face, la partie Nord de l'île Uloya.

Le Rotsund forme un "S" autour d'Uloya. Je suis ici au centre de la partie basse du "S". Uloya juste devant moi. Au fond, les montagnes bordant mon immense Storfjorden, que je peux revoir maintenant que je suis de l'autre côté d'Uloya.

C'est la dernière image que je garderai du Storfjorden, qui restera gravé dans ma mémoire comme un très grand fjord du Nord. Vous voyez, il m'aurait fallu trois-quatre jours pour bien le visiter, sur ses deux rives, d'un bout à l'autre. Mais c'est déjà formidable de l'avoir vu comme ça. La E6 quitte maintenant le rivage pour traverser la pointe vers l'Est et rejoindre de l'autre côté le Reisafjorden. Pour cela, la route s'élève un peu. Oh, pas beaucoup, je passe à environ 150 mètres d'altitude, amis c'est suffisant en Norvège pour tout changer.

Ici, à cinq minutes seulement du rivage, la végétation n'a pas encore repris. Le petit lac Storvatnet n'est pas encore complètement dégelé. A cette latitude, les changements d'altitude ont des répercussions très importantes!

Voilà, j'arrive au-dessus de la partie Sud du Reisafjorden, au-dessus de Sokkelvika.
En face, la presqu'île de Reasvarri, et le Nordkjosfjellet (503 m), que je vais contourner par le Sud.

Dans le Reisafjorden.

La route redescend sur l'autre rivage, vers Sorkjosen.

On aperçoit maintenant le fond du Reisafjorden, un peu après Sorkjosen, à Nordreisa.

Et un coup d'oeil vers le Nord du Reisafjorden. On reconnaît le Nordkjosfjellet à droite.

Donc, je traverse Sorkjosen et Nordreisa, la presqu'île de Reasvarri, que je longe ensuite vers le Nord.

Straumfjordnes, au Nord de la presqu'île de Reasvarri. Vue vers l'Ouest.

Et vers le Nord, vers la pleine mer. A gauche, la presqu'île de Reasvarri.

Dernières maisons à la pointe Nord-Est de Reasvarri, Storvoll, Tangen.

Il n'y a presque plus de poissons dessus. Derrière, le Reisafjorden qui débouche en mer.

Une grande maison à Straumfjordnes.

Coup d'oeil en arrière.

Le Reaisafjorden, vers l'Ouest.

Et mon JJ toujours en pleine forme; il est content, JJ. Pour ma part, la solitude ne m'arrange pas, je discute de plus en plus souvent avec JJ, c'est peut-être pour ça qu'il est si guilleret...

Je longe maintenant le Oksfjorden, une ramification du Reisafjorden. C'est splendide!

Les mousses dans la forêt sont d'une énorme épaisseur, ce qui donne une idée de l'humidité qui règne ici.

On distingue le Oksfjorden à gauche à travers les arbres. Je roule maintenant plein Est.

Après avoir contourné le fond du Oksfjord, la route prend un peu d'altitude et longe un très beau lac, le Oksfjordvatnet.

Ici à Nordrevatn, au-dessus du terrain de camping surplombant le lac.

Le Oksfjordvatnet.

Changement radical, mais c'est la Norvège, vous le savez bien, vous qui me lisez depuis un moment maintenant. C'est simple, à la sortie du lac d'Oksfjord, je me trouve en bas d'une presqu'île qu'il faut bien traverser pour poursuivre vers l'Est et vers l'immense Kvaenangen, presque une mer intérieure.

Et c'est parti pour la plus belle grimpette de la journée, à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Mais il y avait une barrière levée, et je sais maintenant ce que ça signifie: un passage sur le haut plateau. Mais alors, celui-là, c'est le plus beau de mes passages à cette altitude. Parce que le ciel est devenu majoritairement bleu, le soleil s'est donc mis à briller, la température n'est pas descendue en-dessous de 11 degrés, le réservoir de JJ était plein, j'étais totalement serein.

La neige est partie depuis peu de temps, il en reste encore des plaques.

Ces pauvres bouleaux me font pitié!

Mais ils sont habitués, ils vont s'en remettre une fois de plus.

Les piquets de neige encore présents témoignent des hauteurs habituelles de la belle couche blanche! L'altitude ici n'est pourtant pas très élevée, entre 300 et 400 mètres, mais comme je vous disais, à cette latitude...

Quelques zooms vers les sommets environnants.

Vue sur le plateau.

Un peu plus loin, il n'y a plus d'arbres, et c'est à nouveau le grand blanc. Rouler ici est un émerveillement, non pas seulement à cause du paysage, mais à cause du suspense, de l'aventure. Car la Norvège me surprend à chaque fois, et avec la surprise vient le petit pincement qui fait que le voyage tourne à l'aventure. Et je dois bien admettre que j'aime ça!

Vu de près, quand ça fond, ce n'est pas très joli...

Puis d'un seul coup, mais ça, c'est encore la façon Norvégienne, un changement total. J'ai l'impression de changer de planète pour la deuxième fois en moins d'une demi-heure, c'est vous dire!

Voyez vous-même ce panorama enchanteur! Le golfe de Kvaenangen. 30 km de long environ, et 15 km dans sa partie la plus large, et qui débouche sur la pleine mer au Nord.

Et le paysage derrière moi...

Le crâneur... Mais il a raison, après tout, car c'est quand même lui qui fait le gros du boulot.

Voilà une table d'orientation originale. Où j'apprends que le Cap Nord se trouve à 370 km d'ici... Déjà!

Vers le Nord-Ouest et la pleine mer, que l'on devine au fond.

La même au zoom

Le Kvaenangen vers le Nord.

Bon, je vous fais un panorama de l'ensemble du Kvaenangen, qui englobe tout le paysage devant moi sur 180 degrés.

Vers l'Est.

Vers le Sud-Ouest.

La ville sur la pointe opposée se nomme Ravelsnes.

ET l'île de Skorpa.

Et le petit lac de Storvatnet sur l'île. A gauche, le hameau de Gamlegard.

Petites panoramas

La route venant du plateau.

Puis c'est la longue descente vers le rivage.

Le paysage est triste en cette transition, la neige presque disparue mais la végétation pas encore arrivée.

Par contre, vu comme ça, c'est très correct, non?

Vue plongeante vers le Kvaenen en direction du Sud-Est.

C'est le vertige, ça me fait pencher l'appareil photo!

Un séchoir à poissons.

Toujours dans la descente...

Des habitations Sami.

Et ça descent toujours. J'aurais pu laisser JJ glisser en roue libre...

Je longe un petit lac, le Sandnesdalen, pendant la descente, sur lequel il reste encore de la glace.
Alors qu'il n'est qu'à 177 mètres d'altitude!

Ouahhhh... Magnifique, pour une fin de descente!

Au fond du golfe, le Badderfjorden et le village de Sorstraumen, et un pont enjambant le fjord.

Au fond, le Kvaenangstindan (1275 m), dernier bastion avant la haute mer.

J'arrive à Nordstraum.

Sekkemo, et Nordmo. J'aperçois un camping. Il se fait tard, 18 heures.

La journée a été un enchantement. C'est bon comme ça. Je reste ici ce soir.

Sekkemo

La vue est époustouflante.

Je suis au fond de la baie, et l'immense Kvaevangen s'étale sous mon regard émerveillé.

Mais... la journée ne'n a pas fini de me surprendre. J'aperçois... quoi? Des rennes? Oui, ce sont bien des rennes.

Voilà, au zoom maximum.

Tout un troupeau longe le fjord. Je crois qu'ils sont domestiques, car j'entends des clochettes provenant de leur direction.

Je monte la tente en haut de la colline, et la vue que j'ai est époustouflante

Et voilà. Le camping: ce sont des huttes, plusieurs occupées par des Allemands venus en vacances de pêche. Ils me disent avoir fait de très belles prises aujourd'hui, de plus de 1 mètre de long. Mais je ne sais pas quoi... désolé. Ils me disent venir tous les ans passer une semaine entre copains, à pêcher sans arrêt!

 

 

Journée mémorable! Dimanche admirable. Dommage que je sois seul à voir tout ça.

Bilan:
Environ 340 km et 601 photos.
Et des millions de souvenirs.



Depuis le 06/06/2005 Visites:874795 Aujourd'hui :183 Maintenant:10 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)