De Pärnu (Estonie) à Carnikava (Lettonie) - 41ème jour

Mercredi 7 juin 2006 - 41ème jour - environ 165 km - 191 photos, 73 sélectionnées - Beau temps.

De Pärnu (Estonie) à Carnikava (Lettonie) via Tahkuranna - Häädemeeste - Ainazi - Randu Plavas

Je me lève vers les 8h15; j'ai bien dormi, mais je suis réveillé par les jeunes du camp qui commencent à bouger pas mal. Peu importe, c'est l'heure de se lever. Dès que j'ai franchi la porte, j'ai senti l'amélioration: il fait moins froid qu'hier. Et c'est moins gris uniforme. Ouf, tant mieux, car le ciel d'hier après-midi était d'une tristesse absolue!
Et que croyez-vous que je fasse, avant même de manger? J'allume le PC, que j'avais laissé sur la table, et me connecte sur internet... C'est ma passion, on ne se refait pas, même avec ce grand voyage, je ne perds pas les mauvaises habitudes! Une petite photo de la table de "travail", une fois l'ordinateur enlevé...

Je discute un moment avec le patron; c'est un jeune. Il me dit avoir travaillé en Suisse. Il me demande où je vais, je lui explique, et savez-vous ce qu'il me dit? De ne pas traîner en Lettonie -le pays suivant- que les routes sont minables, qu'il faut que j'aille en Lituanie. OK. C'est d'ailleurs ce que je voulais faire. Il me déconseille Riga, en plus, alors que sur tous les forums de voyage parlant des pays Baltes, tout le monde dit: "ne ratez pas Riga"... Chacun sa version, chacun ses goûts! Vous savez que je déteste les villes, je comptais bien éviter celle-ci aussi si possible!
Et c'est parti, plutôt tard, car lorsque je quitte Pärnu (un peu visité hier soir), qui était à moins de 10 km du camping, il est déjà 11 heures heure locale...

J'ai fait le plein avec la carte bleue, je me suis même acheté un sandwich (21 EEK, soit moins de 1,5 euro). Les prix sont quand même nettement moins chers que chez nous!

Je file vers le sud, sur la route principale n° 4, ou E67. Quelques kilomètres plus loin, je vois une pancarte "église à 500 mètres", vu la distance, je décide d'y aller. La route est aussitôt défoncée, et au bout de 100 mètres, se change en un chemin de terre et de sable, très étroit! Et ça me fait penser à ma jeunesse, chez mon grand-père. Ces petits chemins, sous les grands arbres, c'était merveilleux. Ici, c'est également merveilleux, la forêt est splendide, les arbres superbes. Mais le chemin devient franchement mauvais, limite boueux... et le comble, c'est que je tombe dans une ferme, et dans la cour, un gros chien type berger allemand vient de pointer son nez, en aboyant... Et je réalise qu'il n'est pas attaché. Je fais demi-tour, et quand je repars dans l'autre sens, le chien me suit, heureusement de loin! Bon, je ne verrai pas cette fameuse église. Dommage.

Je ne reste pas longtemps sur la E67. A Metsaküla, je prends à nouveau à droite -en direction de la mer, car une autre pancarte me signale la présence d'une église à deux kilomètres. Comme il y a aussi un camping, je pense que la route sera meilleure. Oui, mais après le camping, c'est à nouveau un chemin de pierres; je roule au pas pour les pneus de JJ, et la suspension!

Et je trouve l'église, dans un état de semi-abandon -enfin, elle n'est pas en ruines non plus; elle est en cours de restauration, il y a même une tirelire pour ceux qui veulent aider à cette remise à niveau...

Une icône de type orthodoxe.


C'est fermé à clefs; je suis sûr qu'en demandant aux habitants -j'en vois dans leur jardin par derrière, mais je n'ai pas le temps.

Si vous avez des sous...

Depuis la porte de l'église, je vois la mer.

Un petit coup de zoom pour ceux qui ne voient pas très clair!

Deux dômes, le plus petit au-dessus du clocher. Je trouve ces dômes très réussis esthétiquement.

Une seule tombe. Peut-être celle d'un curé. C'est écrit en alphabet cyrillique -russe.

N'est-ce pas qu'il est beau, mon Jolly Jumper? En tout cas, il est patient, je vous le garantis.

Je ne reste pas longtemps, c'est plein de moustiques, et pas des petits... Il y en avait aussi plein au camping, et ils piquaient bien! Je me dirige à pied vers la mer, à travers champs, car il n'y a pas de chemin.

Je ne suis pas le premier à passer par ici...

Malheureusement, je ne peux pas atteindre la côte, car je tombe sur une région complètement marécageuse, avec roseaux et eau...

Je retourne donc au scooter, que l'on devine à gauche, ainsi que le clocher de l'église

Les boîtes aux lettres du quartier font apparaître au moins huit habitations. Je peux vous certifier qu'elles ne sont pas visibles, probablement bien dispersées, et en plus protégées par les arbres toujours aussi magnifiques. En un mot: on ne se croirait vraiment pas au bord de la mer! Le village porte le doux nom de Tahkuranna.

Les toits de tôle ondulée semblent être communs. Efficace, certes, mais pas très esthétique.

Mais j'adore totalement ce côté "nature naturelle", pas "arrangée" au millimètre. Ici, coup d'oeil en arrière, car je retourne vers la route 4 ou E67. Un chien errant m'a poursuivi en aboyant, c'est assez stressant, mais bien moins que si j'étais en vélo.

Quelques kilomètres plus au sud, au niveau de Papisilla, peu après Rannametsa, je quitte à nouveau la route 4 vers Häädemeeste. Là encore, je retrouve ces maisons de bois photographiées hier soir à Pärnu, à l'entrée, en état plus ou moins bon, c'est selon. Puis deux trois immeubles style soviétique, en mauvais état, puis les maisons du centre, un tout petit peu mieux. Ce sont des maisons de bois, plus ou moins grandes. Je suis persuadé qu'avant la seconde guerre mondiale, tout ceci était magnifique! Pour les mêmes raisons qu'hier, je ne fais pas de photos, car il y a des gens un peu partout, qui font leurs courses. Je vois une vieille dame avec une jupe à carreaux qui descend entre les genoux et les chevilles, et des chaussettes, et de vielles godasses.

Très curieuse église, mais fort jolie dans son style, et très bien entretenue. Malheureusement, la porte est fermée à clef.

Il y a aussi beaucoup de maisons comme celle-ci, avec ces toits en tôle ondulée, et l'échelle pour en faciliter l'entretien.

Autour de l'église. C'est très aéré, ce que je trouve fort agréable.

Détail sur le clocher.

Le côté de l'église, qui ne manque pas d'ouvertures!

Quelques photos de maison prises en retournant vers la route 4.

Que voici. Je tourne à droite, bien sûr, puisque je viens de Pärnu. Ikla, à la frontière avec la Lettonie, est à 25 km seulement.

Les maisons au carrefour.

Un peu plus au sud, à hauteur de Murru, je prends en photo cette ferme au bord de la route.

Et toujours de très beaux arbres.

Je reprends ma descente plein sud sur la route 4. J'arrive à Ikla, qui est la ville frontière avec la Lettonie! Il est environ 13h45. Ici, on s'arrête, il y a contrôle. C'est la communauté européenne, mais on sent bien qu'ils ont des années de contrôle derrière eux, et qu'ils ne peuvent pas s'en passer. Le gars qui me fait signe d'arrêter ne rigole pas. Moi si, je fais un beau sourire, dis bonjour, arrête le moteur, enlève mon casque, donne mes papiers. J'ai toujours lu sur internet les récits des grands baroudeurs: aux frontières, toujours souriant -c'est très important-, toujours poli, toujours correct. Et c'est ma foi logique. Et finalement, le gars me redonne pratiquement aussitôt mes papiers -après contrôle de la plaque minéralogique- et c'est passé.

Me voilà donc dans un nouveau pays. Le gars du camping avait raison. La belle route construite avec les fonds européens côté Estonie est une très mauvaise route en Lettonie, très très bombée, à tel point que j'ai manqué me casser la figure avec JJ... Je prends aussitôt à droite une route défoncée qui conduit à la ville frontière lettonne qui s'appelle Ainazi. L'article en anglais est beaucoup plus complet. Et le site officiel, plus délicat à comprendre!

Les maisons sont en très mauvais état sur la route qui conduit au centre ville, toutes les voies perpendiculaires sont en terre battue ou cailloux; elles conduisent aux maisons, avec panneaux indiquant la présence d'enfants en train de jouer. Un peu un genre de lotissement. Puis j'arrive au centre -c'est tout petit- et là, c'est complètement différent. Maisons de style bourgeois, en brique, en état plus ou moins bon, mais qui ont dû être à une époque les villas cossues du coin; et l'église orthodoxe, ici aussi. On sent cette présence russe vraiment partout.

Elle est presque entièrement cachée par les arbres.

Détail sur le mur près de l'entrée de l'église orthodoxe Saint Arseniy.

Cette ville a été un port important.

Curieuse porte métallique.

C'est encore fermé à clef! Là aussi, il faudrait que je demande, mais je n'en prends pas le temps.

Zoom sur le toit typique des églises orthodoxes.

Et la sempiternelle statue de style soviétique, à la gloire de nos valeureux soldats -ça c'est le style de toutes les nations qui ont envoyé leurs ressortissants se faire massacrer pour une bonne... cause!

Encore un autre monument à la gloire des soldats (vu la gravure). On peut voir l'année 1944 inscrite, sans doute l'évocation de combats.

Maisons autour de l'église.

Les bois entourent la ville. La mer est tout près, et j'oublie d'aller voir....

Franchement, je suis trop désolé de ne pouvoir continuer sur ces mauvaises routes avec JJ, car ces pays, je le sais, doivent être impérativement visités par le réseau secondaire. Je pense que l'idéal doit être de coucher chez l'habitant; je sens les gens très sympas, je sais, ce n'est qu'un sentiment, mais j'en suis persuadé. Et il faudrait discuter avec eux, s'ouvrir, les rechercher. C'est comme ça qu'il faut visiter les Etats Baltes. pas pour leur nature, c'est assez commun; ils ont de très très belles forêts, et de très belles campagnes, et aussi beaucoup de lacs, et aussi la mer, mais ce sont des pays plats! Non, l'intérêt, ici, c'est de rencontrer un mode de vie bien différent du nôtre -enfin, encore différent, car ça va changer très vite à mon avis. Je ne fais pour ma part que survoler, de façon très très succinte, mais humainement, il y a beaucoup à faire ici. Je vois pleins de fermes le long de la très mauvaise route principale, et je vois mes premières vaches lettones. Une seule, deux maximum, attachées dans un bout de champ. Et des meules de foin comme autrefois. Ils doivent faire leur propre lait et leur propre beurre, et vivre en autonomie complète, je pense. Et tout ça va bien changer, je crois aussi...

Je retourne donc sur la route principale, qui s'appelle ici A1. Une station d'essence.

"Randu plavas" est une zone protégée du littoral.

On aperçoit la mer au fond. Ce territoire couvert de roseaux est constitué de multiples marais côtiers, lagons, petits lacs et dunes de sable. Situé sur le rivage est de la baie de Riga, les prés de Randa sont un lieu extrêmement important pour les oiseaux, et on y compte aussi environ 500 espèces de plantes rares. Une tour d'observation et un chemin ont été aménagés, mais je n'ai pas le temps de m'y aventurer. Je reprends donc la route.

Traversée de Salacgriva, une ville importante située, elle aussi, en bord de mer.

Un peu plus loin, des panneaux indiquent l'emploi de fonds européens pour la route... en travaux! Et quels travaux. En fait, pendant plusieurs dizaines de km, je vais avoir droit à des feux, et rouler sur une seule voie pendant 500 mètres, puis 2 km sur la vieille et mauvaise route, puis à nouveau des feux, etc, etc... Et à chaque fois, c'est une attente de 5 minutes!

En tout cas, lors de mon premier arrêt (ici, peu après le hameau de Svetciems), je constate que la route qui va disparaître était une magnifique route bordée de superbes chênes de chaque côté. Quelle belle route! Mais le progrès, le progrès...

Une ferme, photographiée depuis le même endroit. On l'aperçoit sur la photo précédente.

Ce que je vous disais plus haut... Sur la A1, peu après Skïsterciems. Alors que j'attendais au feu, je regarde à ma droite -je traverse une forêt très très belle depuis au moins 30 km- et je n'en crois pas mes yeux: à travers les troncs, ou plutôt non, entre les troncs des sapins, je vois... la MER. Mais c'est fantastique, ça.

Dès que la portion en travaux est passée, je stoppe pour aller marcher dans le sable. Il fait vous dire que la mer, pour moi, c'est quand même quelque chose, ça me fait penser au pays, ça me touche beaucoup! Et la plage, là, telle que je la vois, ressemble tant aux miennes que je suis réellement ému.

Cet arrêt m'a fait du mal!

Oui, le temps est nettement meilleur, il y a du soleil, il fait 15-16 degrés, ça sent enfin le printemps, et ça me rappelle mon pays.

Bref, je n'ai plus envie de rouler; j'avais pourtant prévu de traverser la Lettonie et de filer en Lituanie aujourd'hui; Il est 14 heures, je suis en gros encore à plus de 80 km de Riga, et après il y a encore de la route avant de passer la frontière, et ensuite...

C'est vraiment superbe. Comment vous faire comprendre ce que je ressens? Depuis mon départ, j'ai vu la mer plusieurs fois. Surtout en Norvège. Mais depuis le nord de la Norvège, où la beauté du rivage me plaisait moins -plus plat-, je suis en manque de l'Océan Atlantique, avec ses immenses plages sableuses et ses puissantes vagues. Or, en Finlande, je pensais retrouver ces paysages le long de la Mer Baltique. Vous avez vu qu'il n'en a rien été. Et depuis Tallinn, j'ai "loupé" la mer. Ce matin, je l'ai frôlée, mais elle s'est à nouveau dérobée à moi derrière une zone marécageuse, rappelez-vous. Enfin, la voici!

Et une plage comme celle-ci, belle et sauvage, avec l'herbe poussant dans le sable jusqu'aux flots, j'adore!

Bon, allez Jef, secoue-toi.

En remontant vers Jolly Jumper, j'aperçois des toilettes.

Je ne zoome pas davantage... hi hi. Après ce que je viens de voir... Nature, puis nature humaine, c'est toujours la nature, non?

Bon, ça pue un peu. Je retrouve la pêche. Comme quoi, il ne faut pas grand chose!

Ouf, Jolly Jumper m'a attendu. Je n'aime pas trop le laisser comme ça, tout seul, en pleine nature, il pourrait se sauver.

Et puis tous ces travaux, c'est un peu déprimant.

Une heure plus tard, après avoir passé Kumpani, Veveri, il n'y a plus de travaux. Je quitte la A1 pour me diriger à nouveau vers la mer, dont je m'étais éloigné par la force des choses (je suis bien obligé de suivre la route, quand même!), et je traverse une ville qui me fait rouler à 50 km/h maxi pendant au moins 15 km, vu sa longueur! C'rest Saulkrasti. On dirait vraiment Saint-Jean-de-Monts en Vendée, la forêt, peu de maisons, la mer que l'on devine tout près, à droite, derrière les sapins et le sable qui vient jusque sur la route... Un arrêt bus, je vois la mer, je stoppe une fois de plus.

C'est splendide! J'ai une de ces envies d'aller m'allonger sur le sable, vous ne pouvez pas savoir!

Et il n'y a pas de campings? Allez, c'est décidé, si j'en vois un, j'arrête et je demande s'ils acceptent les euros, après tout, l'euro, c'est connu, ici, non?

Carnikava. Camping! Oui, c'en est un. "Oui, on va prendre les euros". La dame demande à une autre dame, plus âgée, qui semble être la patronne, et aussi sa mère. "Oui, le prix pour une tente, c'est 2 Latti, ah oui, en euros, ben, 3 euros. Ah, et avec une douche? 3,70 euros. OK?"

Ben oui, ok. Et je leur donne 4 euros, car je n'ai que ça.

 

La dame âgée, enfin, pas si âgée que ça non plus, m'accompagne pour choisir l'emplacement. On n'est pas au bord de la mer, mais au bord d'une joli petit lac, dans une belle forêt de pins maritimes, c'est ce qui me plait. Elle ne veut pas que je roule avec le scoot n'importe où, et me propose un emplacement près du lac; il y a des jeunes, ils vont faire un peu de musique, mais ils sont assez loin. Vous avez le courant ici. En fait, la dame baragouine assez l'allemand, donc on se comprend. C'est une russe. Je la préviens quand je veux la douche, et elle me fera chauffer la salle avant!

Le lac Dzirnezers.

Le truc blanc, là-bas? C'est un cygne.

Alors, je ne suis pas bien ici? C'est tout simplement génial.

 

Puis je vais prendre ma douche; revenez dans 15 minutes, le temps de chauffer. Quand j'arrive, il fait chaud: un radiateur électrique! Et l'eau est extra. Encore une douche mémorable: la pièce n'est pas de toute première jeunesse, mais le principal, c'est la douche chaude sans limitation de durée. Bonheur!


En sortant: "Mais où sont les toilettes?"
"Là-bas, mais vous savez, c'est très simple ici".

Hola, je ne sais pas pourquoi, mais cette réponse me surprend un peu... Un mur, derrière le mur, un muret perpendiculaire, hauteur 1 mètre environ. Je m'en doutais bien: un trou, profond, et une planche de chaque côté. Et ça pue, vraiment bien! Et au mur, à droite de toi, en avant, quand tu es accroupi, une petite planche sur laquelle se trouve un demi-rouleau de PQ, et à droite, tout près, un sac poubelle bien ouvert, rempli de PQ que je qualifierai d'usagé, donc rempli plus ou moins de matière... Eh oui, les amis, c'est ça la campagne! Pas de porte, évidemment. Quand tu es installé, à mon avis, si tu entends des pas, il doit falloir tousser...
Non, en fait, j'ai compris en repartant. Il y a une grosse lampe qu'il faut allumer, ce qui indique "occupé"...
Vous savez, ça me rappelle encore une fois "chez mon grand-père", quand j'étais jeune, dans les années 1960-1965, c'était comme ça, ou presque, car le papier, ce n'était pas du PQ, mais des feuilles de journal soigneusement découpées et mises en place dans un fil de fer par mon grand-père ou mon oncle, et que le papier usagé, il allait dans le trou avec le reste! Ici, c'est ce qui me gêne le plus, le fait d'avoir ce sac poubelle ouvert avec tout son contenu juste à côté de ton nez...

Quand je vous disais que les états Baltes, ça se visite de l'intérieur.

Non non, quand je lis les guides de voyage, ou quand je parcours les forums de discussion sur internet, ils ne vous parlent pratiquement que des trois capitales, que sinon, il n'y a rien... Je pense exactement le CONTRAIRE. Les trois capitales, c'est notre Europe, bien sûr avec leur propre histoire et leurs propres monuments, mais bon, le monument où machin a été consacré, celui où truc a baptisé un tel, aucun intérêt... Enfin, si, mais pas tant que ça. Ce sont des villes, forcément qui copient le monde occidental de la société de consommation, dans lesquelles vous allez sans doute retrouver les Coca et.... Mais dans les campagnes, dans les villages, ce doit être vraiment sensationnel d'aller à la rencontre des gens. Et ça, je passe à côté, mais si vous voulez aller là-bas, faites ça et allez-y vite, car ça va aussi vite bouger!

En tout cas, je suis heureux! J'ai demandé à la dame russe, en allemand, si elle ne pouvait pas me vendre une bonne bière par hasard? Oui, une "Bauskas alu", une bière de chez nous, 4,8 degrés sur l'échelle de Richter, non, d'alcool... contenance: 0,5 litre, prix: 1 euro. OK? Oui, ok.

Je file dans ma tente, je prends mon bouquin, j'ouvre ma bière avec mon petit couteau suisse -qui n'est pas suisse, mais qui marche tout aussi bien- et je bois la moitié de ma bière, et je commence à m'endormir déjà... C'est bien moi, ça, un demi-litre, mais je vais être saoul... Et comment je vais faire mon compte-rendu, ce soir?

Et voilà. Ma fille me disait dans un mail "mais tu vas vite, tu ne visites plus?". Tu as raison ma fille, je ne suis pas pressé, il faut profiter un peu.
Donc, je profite. Encore de grands souvenirs, cette journée.


Bilan:
Environ 165 km, et 191 photos.


Demain, il va falloir que je roule un peu plus... Or, je ne suis qu'à 30 km de Riga, la grande capitale...


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