De Banska Stiavnica (Slovaquie) à Gardony (Hongrie) 50ème jour

Vendredi 16 juin 2006 - 50ème jour - 229 km - 159 photos

De Banska Stiavnica (Slovaquie) à Gardony (Hongrie)


Lever 6h45, et départ... 8h. Jamais je ne suis parti aussi tôt, j'en suis moi-même très impressionné. La proprio m'a fait un bon café avant mon départ. La sortie de JJ a été épique, la plus difficile depuis le début du voyage, en marche arrière et en forte pente. Très très scabreux, mais finalement tout s'est bien passé.


Svaty Anton Slovaquie

La première partie de ma route me conduit donc vers Budapest. Je commence par une petite route, qui traverse quelques jolis villages (ici, Svaty Anton), et suit une superbe vallée; j'arrête le scooter pour prendre deux-trois photos. Il est à peine 8h30, heure française, puisque la Slovaquie a adopté la même heure que nous, et aussi la Hongrie d'ailleurs.

La première chose: il fait 21 degrés, il n'y a pas un nuage dans le ciel. La deuxième, j'entends le coucou, et à chaque fois que j'ai entendu le coucou dans ce voyage, c'était pour m'annoncer du beau temps. Et la troisième, j'entends d'autres oiseaux, et quelques insectes. Et enfin, à part ça, le silence, l'herbe fraîche dans la vallée: un régal. J'ai du me faire violence pour remonter en selle, c'est vous dire, et pourtant, rouler dans de telles conditions, c'est du domaine du rêve!


Prencov Slovaquie

Prencov. Les maisons sont toutes alignées le long de la route. Le village est tout en longueur.


Prencov Slovaquie

Toujours à Prencov... Un peu comme chez nous, non ?


Prencov Slovaquie

Au centre du village. Datée de 1821. En arrière-plan, une grand-mère entretient son jardin. Comme chez nous, non ?
J'aime bien le grand pot de fleurs, au premier plan. Pas vous ?


Prencov Slovaquie

Maison vue dans toute sa longueur. A la sortie de Prencov.



La belle petite route 525, bordée d'arbres fruitiers, me conduit vers le sud.



Cerisiers....

A Hontianske Nemce, je retrouve la fameuse route 66 laissée hier. Mais je la quitte rapidement pour reprendre les petites routes que je préfère.


Début de la route 75, juste après Horné Semerovce Slovaquie

Début de la route 75, juste après Horné Semerovce. Les arbres sont superbes.


Début de la route 75, juste après Horné Semerovce Slovaquie

Non, ce n'est pas le même arbre. J'entends déjà les commentaires... Quoi ? Encore un arbre ? Et le même, en plus ! Eh non !


Début de la route 75, juste après Horné Semerovce Slovaquie

Un peu plus loin, toujours sur la route 75. Un immense champ à droite....


Début de la route 75, juste après Horné Semerovce Slovaquie

Le voici de face. Culture intensive. Comme chez nous, non ?
C'est une zone très agricole, et je me demande, au vu des immensités de champs de blés et autres, si ce n'est pas le grenier de la Slovaquie?



C'est magique, tous ces arbres fruitiers au bord des routes !



Jolly Jumper ne sourcille pas, il porte son fardeau sans rechigner, je suis content de lui.


Kubanovo Slovaquie

A Demandice, je change encore de direction et je prends la route 564, toujours vers le sud. Ici, l'église de Kubanovo.


Kubanovo Slovaquie

Et son monument aux mort. Toujours comme chez nous, non ?


Bielovce Slovaquie

Arrivée à Bielovce.


Bielovce Slovaquie

Je vous l'avais bien dit... Personne ne veut me croire, ici, et pourtant, je ne dis pas QUE des bêtises ! Les noms des villages sont inscrits dans deux langues, et ce sera la même chose côté hongrois, dans cette même région.



J'ai vraiment adoré cette petite route champêtre.



Sur ma gauche, et par conséquent vers l'est (puisque je roule vers le sud... vous me suivez toujours ?) se trouve le Danube, et la Hongrie, puisque le grand fleuve sert de frontière entre les deux pays (Slovaquie et Hongrie pour ceux qui ne suivent plus, il y en a, je le sais).



Encore une rangée de cerisiers. J'aperçois des gens en train d'en cueillir.



Du coup, je ne me fais pas prier ! Hummmm, comme c'est bon !


Salka Slovaquie

Peu avant Salka.


Salka Slovaquie

La nature explose de joie, c'est un plaisir à voir.


Salka Slovaquie

C'est beau, je suis émerveillé. Les bonheurs simples, et gratuits !


Salka Slovaquie

Le Danube coule entre les arbres. La Hongrie est de l'autre côté, comme je vous le disais plus haut.


Salka Slovaquie

Eglise et village de Salka.


Esztergom, en Hongrie.

Puis j'arrive à Sturovo, ville-frontière côté Slovaquie.
De l'autre côté du pont enjambant le Danube se trouve Esztergom. C'est la ville hongroise qui fait face à Sturovo.

J'ai traversé le pont. Je suis donc à Esztergom, en Hongrie.


Donc, d'un seul coup, je suis en Hongrie! En fait, je ne sais pas qui m'a contrôlé, si ce sont les Slovaques ou si ce sont les Hongrois, mais je pense que ce sont les Hongrois! Alors ça veut dire que les slovaques ne m'ont rien demandé, alors que d'habitue, c'étaient eux les plus tâtillons! Je n'y comprends rien...


Esztergom, en Hongrie.

La première chose que je vois en Hongrie, c'est donc le Danube, puisque je commence par le traverser: il marque la frontière Je rêve de ce fleuve depuis si longtemps. C'est le plus long fleuve d'Europe. Le Danube mesure 2875 km, à partir de Donaueschingen et mesure en fait 3019 km à partir de sa source officielle.


Esztergom, en Hongrie.

La deuxième chose que je vois en Hongrie, ce sont les monuments historiques: il y en a aussitôt. La ville hongroise dans laquelle je "tombe" s'appelle donc Esztergom (en français Strigonie, en italien Strigonio ; en allemand Gran ; en slovaque Ostrihom) et est grouillante de monde! Je vais changer un peu d'argent, notamment mes zlotys qui me restaient, et les quelques couronnes slovaques encore en ma possession, et je prends bien sûr des Forint (HUF): j'en reçois plusieurs milliers. Il va falloir que je m'habitue. En gros, 1.000 Forints ne font que 3,80 euros...

Au loin, j'aperçois une énorme coupole : il s'agit de la basilique cathédrale Saint-Adalbert.


Esztergom, en Hongrie.

La cathédrale Saint-Adalbert (en hongrois : Nagyboldogasszony és Szent Adalbert Prímási Főszékesegyház). Détail de la coupole. Ses dimensions impressionantes en font l'une des plus grandes églises de Hongrie : la longueur totale de l'édifice atteint ainsi 118 mètres pour 49 mètres de largeur. Le dôme (ci-dessus) est la partie la plus élevée de l'édifice et culmine à presque 100 mètres.

Esztergom fut la capitale de la Hongrie du Xe au XIIIe siècle. Le pont qui relie à Esztergom les 2 rives du Danube a été détruit pendant la Deuxième Guerre mondiale. Sa reconstruction a été achevée en 2006... année de mon passage.



Pour me rendre à Budapest, j'avais préparé un itinéraire traversant un parc national; j'ai eu du mal à le trouver, mais je l'ai eu.
C'est superbe, et mille fois mieux que sur la grande route, j'en suis sûr.

Mais il fait une chaleur écrasante, on le ressent en voyant la photo. Les couleurs sont parties, littéralement étouffées par le soleil. L'air est brûlant.



Il fait vous dire qu'entre temps, la température est montée à 30 degrés, qu'il est 11h30, et que dans le parc, sous le couvert végétal, elle va descendre (la température) à 24 degrés. Qu'il y fait bon, et presque nuit! Génial.



Je fais une pause, histoire de faire quelques photos.



Jolly Jumper prend le frais dans la forêt.



Pour très vite retrouver la chaleur. Je traverse Pilisszentlelek (facile, la langue hongroise, très très facile....)



Zoom sur le village. On aperçoit les antennes satellites.... Comme chez nous, non ?



Je traverse ensuite Piliszanto, puis Pilisvörösvar. Ici, Jolly Jumper a accepté de m'attendre en plein soleil.



Et très vite, je tombe dans la grosse, très grosse, énorme circulation... Des km de feux, des files d'attente à n'en plus finir, et mon thermomètre monte à 36 degrés, c'est énorme. J'ai l'impression de me retrouver en Espagne! J'aurai vraiment tout eu, après le Zéro en Norvège! J'ai envie d'un grand boc de bière, assis sur une terrasse près des beaux monuments historiques!



J'arrive au centre vers 13 heures, en fait je vais à Pest, et ne verrai presque rien de Buda...
Ne riez pas, j'ai appris ça ce soir, de mes nouveaux amis hongrois!



Ici, le parlement, devant le Danube, est un bâtiment magnifique!



Et le Danube, bien sûr. Donc, je prends ces photos de Buda, mais je vais traverser, et je vais faire ma pause repas et photos dans Pest...

(Pour de très belles photos de Budapest, se reporter à mon voyage en 2010, ici...).



Toujours sur la rive droite, Buda. je roule dans le même sens que coule le grand fleuve. En face, sur la colline, le Palais Royal.



Vue sur Pest, rive gauche. Le musée ethnographique (Néprajzi Múzeum). Justement, j'y vais Pest.
Demi-tour pour traverser le Danube sur le pont Margit hid, car j'ai envie d'aller voir le Parlement de près.



Le Parlement, vu depuis la grande place Kossuth ter. Jolly Jumper m'attend près de la place.
Il me fait un peu penser à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, en plus modeste. mais je le trouve magnifique.



Une statue près du parlement.



Et 34 degrés sur le thermomètre de Jolly Jumper. Mon front ruisselle de sueur.



Je passe devant un magasin d'informatique et demande un café internet. En anglais. Dans sa réponse, la dame me dit "pas moi"... Je me dis, mais c'est ma langue, ça... Vous parlez alors français? Oui. Mais moi aussi, dis-je... Elle est toute heureuse de discuter un peu dans cette langue qu'elle aime, et m'indique le lieu où se trouve le café. Demi-tour sur la grande avenue, pas de problème pour JJ, le roi de la ville, le roi de la campagne, le roi de la route...

Je suis tout près de la gare.



Je le pose à l'ombre, ce brave JJ, et en fait juste devant un resto! Allez, de toute façon, tout le monde est à la pause midi, donc internet attendra mon repas... Et je me paye une goulash, une vraie, une hongroise, de la capitale! Délicieux, j'ai ADORE, avec un demi-litre de bière, le gars a du me trouver un peu taré, mais tant pis, j'en ai l'eau à la bouche...

En fait, au croisement de Podmaniczky utca et de Terez korut (ci-dessus).



La rue Podmaniczky.



Puis je vais sur Internet, ici, en sous-sol. Je laisse Jolly Jumper tout seul, un peu inquiet quand même. Il faut vous dire que je n'ai JAMAIS attaché JJ, et que j'ai TOUJOURS tout laissé dessus, et même souvent laissé les clefs sur le contact, oui-oui, couramment, et que tout s'est toujours bien passé; de plus, mon casque, il est juste POSE sur la selle! Bref, j'ai de la chance.



Quelques photos dans le quartier.



Il y a beaucoup de monde, comme vous pouvez le voir.



Je fais ensuite le tour du Parlement avec JJ, et je repasse le pont Margit hid que voici, vu depuis le Pesti also rakpart (encore sur Pest).

Me voici donc à nouveau sur Buda. Il est 15 heures. Je suis maintenant pressé de quitter la ville, toujours déçu, comme d'habitude, par cette énorme circulation, ces pots d'échappement -en plus par cette chaleur-, la route en elle-même qui est complètement mitrée, affreuse...

Il m'a fallu un bout de temps pour passer ces boulevards, et encore, avec JJ, j'ai réussi à slalomer un peu malgré les sacoches.

 

Puis c'est l'autoroute (M1) pour sortir, c'est ce que je choisis, sinon, j'y serais encore... Je fais environ 20 bornes et la quitte, car elle est payante, d'une part, et que je ne veux pas rouler sur l'autoroute, c'est contraire à mon but de visite d'un pays: les routes secondaires autant que faire se peut!

Elles sont mauvaises, les routes, en Hongrie, vraiment mauvaises. Et JJ souffre beaucoup, mon pneu arrière est brûlant, je m'arrête 15 minutes à l'ombre pour le laisser souffler, je n'ai pas envie qu'il éclate, celui-là. Mes freins m'inquiètent beaucoup: je crois que mes plaquettes sont mortes de chez mortes! Mais que faire? Pour trouver un Piaggio dans Budapest, s'il y en a un, j'en ai pour la journée. Demain, c'est samedi, et après-demain... Et ont-ils le matos? Et savent-ils réparer? Non, je préfère continuer prudemment, après, c'est l'Autriche et l'Ouest... Les mécanos et les prix élevés, chouette...

J'avais l'intention de rouler jusqu'au lac Balaton, qui est aux Hongrois ce que le lac Léman est aux français, le must du must en matière de lac, toute la bourgeoisie hongroise y va... pourquoi pas moi?


Je suis sur la route 7, au sud de Budapest, direction sud-ouest. J'arrive à Gardony, villa assez grande qui se trouve aussi au bord d'un lac, et je vois plein de signaux "camping".. C'est le lac de Velence. Allez, stop pour ce soir, ma pause se fera ici. Le premier camping que je choisis a un nom allemand, mais peu importe. Il faut savoir que l'allemand est pas mal parlé ici, plus que l'anglais. En fait, les Hongrois ont de grandes attaches avec l'Autriche, qui parle allemand. rappelez-vous, vos souvenirs d'histoire, l'empire austro-hongrois...

Bon, mon camping. C'est combien? Quoi, 5.500 florins? Et ça fait... 22 euros, me montre la fille sur un tableau! Mais c'est quoi, ça, ce sont des malades ici. Il a quoi, ce camping, de la vaisselle en or? Je dis NON, non, et non, et me sauve en courant. Heureusement qu'il y en a d'autres.



Finalement, j'en trouve un à 1.400 florins, ce qui est beaucoup plus raisonnable: petit, très propre, tout le confort, au bord du lac. Je monte ma tente, me mets en maillot de bain, et vais à la boutique m'offrir le boc de bière dont je rêve depuis un quart d'heure, depuis que je monte la tente!



Alors que j'hésite, un hongrois me suggère la Slalok (je crois), s'en prend une, demande un boc, et m'en verse pour goûter. Très bonne, je dis OK. Et je vais m'asseoir à côté de lui. Il parle allemand, a été en France pendant 5 ans à Metz, et on papote. Et il m'offre une autre bière, que je voulais lui offrir, mais il me dit qu'il est chez lui, et que c'est lui qui commande. Alors allons-y comme ça. Puis deux femmes arrivent à notre table, l'une d'entre elles parlant un peu allemand, et le comprenant bien. On discute jusqu'à 20 heures au moins, on se sépare avec nos adresses, et j'ai le droit de mettre la photo sur Internet. Les voici, mes amis d'un soir. J'ai passé une excellente soirée en leur compagnie. Par contre, il y a des moustiques qui m'ont un peu attaqué.



Pour finir, je vais faire un tour au bord du lac, car je ne l'ai pas encore vu... Il était grand temps!



Le soir tombe.
Quelques essais de développement de photos....



Je m'amuse un peu. Et je gage que ça ne plaira pas à tout le monde.



Mais j'ai envie de me faire plaisir.



Travail sur les couleurs.



Découpage de la photo précédente.



Autre traitement, sur l'autre partie...

Si ce n'est la chaleur un peu trop forte pour visiter une grande ville, la journée s'achève sur une note merveilleuse de rencontres humaines fort agréables, après avoir vu une nature toujours aussi généreuse: un grand chapeau à la Slovaquie que j'ai adoré, aussi.



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