De Gardony (Hongrie) à Kaumberg (Autriche) 51ème jour

Samedi 17 juin 2006 - 51ème jour - 352 km - 151 photos

De Gardony (Hongrie) à Kaumberg (Autriche)


Lever 7h30, départ 9h15... Toujours aussi lent.

A ma décharge, toutefois, j'ai discuté avec mes voisins allemands, originaires de Roumanie, puis de l'ancienne Allemagne de l'Est, et depuis 18 ans près de Nuremberg (en français, Nürnberg en allemand)... Je deviens une vraie piplette!




Il fait 20 degrés, nuageux et très orageux... Dur, dur, surtout que je me dirige vers le lac Balaton, où je risque de trouver énormément de circulation, c'est en quelque sorte une riviera, vous imaginez, station balnéaire après station balnéaire... Je passe Szekesfehervar (ouf..., dur à écrire) et me dirige vers le Balaton par la route 8. Rien de sensationnel, car je ne prends aucune photo.

J'y arrive, il fait maintenant 28 degrés à 11 heures! Jolly Jumper reste stoïque... Ici une petite église à Balatonfüzfö, peu avant d'atteindre le lac.



Et voici le lac; les eaux sont d'une très belle couleur vert clair, mais elles sont sales. C'est exactement comme je l'imaginais; on n'y accède qu'à pied, et les endroits où l'on peut aller sont rares, les autres étant des propriétés privées et inaccessibles. Bref, ce n'est pas intéressant, sauf pour les gens qui viennent se baigner; mais on ne se baigne pas n'importe où non plus. Le peu que j'ai vu, les parkings sont payants, il y a un gars assis dans une chaise qui délivre les billets, ou il y a une barrière et une guérite de paiment...



Le lac Balaton a la particularité de posséder une profondeur très faible : 3,25 m de profondeur moyenne et 12 m à l'endroit le plus profond.



La pêche est une autre activité économique locale ; 40 espèces de poissons vivent dans le lac (dont des sandres, carpes et silures). Une des spécialités culinaires locales est d'ailleurs une soupe de poissons au paprika.



Il est immense, environ 70 km de routes le long d'un bord, et autant de l'autre... C'est une curiosité géologique, le reste d'un cratère volcanique très très ancien. C'est un lac appelé à disparaître!



Je suis ici à Balatonalmadi, au nord-est du lac. Vue sur Balatonkenese, la ville au bout du lac.



Balatonalmadi toujours.



Jolly Jumper attend sagement son patron.



Je longe le lac sur la rive nord, en descendant vers le sud-ouest, forcément. Ici, peu avant Balatonaracs et Balatonfüred.



Un peu plus loin, j'arrive à Tihany. L'allemande du camping de ce matin me dit: s'il y a un village à visiter... Tihany, c'est une colline qui s'avance dans le lac. Un village en haut de la colline, plein de magasins de souvenirs, et de boîtes à touristes: restaurants, hôtels, pensions, etc... la plupart écrits en allemand... AUCUN, et je dis bien, AUCUN panorama, rien. Et en bas, on arrive au lac, avec une plage, entourée de grillage et gardée par des barrières... Nulle part on ne peut voir quoi que ce soit, le stationnement y est totalement interdit, bref, c'est MINABLE, n'y allez surtout pas! Comme quoi, les goûts et les couleurs.


J'ai réussi à faire cette photo. Elle m'a coûté au moins 20 bornes!



Puis celle-ci, qui vous montre la fameuse colline de Tihany...



Zoom sur l'église de Tihany.



Vue depuis Tihany.



Et une petite dernière prise en redescendant.



Ici à Aszofo, une vue arrière vers la colline et pointe de Tihany.



Je poursuis encore un peu le long du Balaton. je passe Balatonudvari. Ici, la route, juste avant le village de Balatonakali. Le lac est à gauche...



Entre temps, le thermomètre est passé à 32 degrés! Allez, c'est décidé, le lac, j'en ai assez vu; de plus, comme c'est très orageux, l'horizon est extrêmement brouillé. Je déroule ma carte, je me refais un itinéraire, à travers la petite montagne et la campagne, pour rejoindre la route 8 puis la 84 qui vont me conduire en .. Autriche.

Je remonte donc vers le nord. Ici, les côteaux surplombant le lac Balaton (dans mon dos), les vignes, les petites maisons éparpillées. C'est magnifique.

C'est samedi, le change... ah ah ah... mais non, il n'y aura pas besoin, je vais retrouver les euros, c'est aussi ma monnaie!
Par contre, ça commence à sentir mauvais le retour, ou du moins, la fin des vacances!

La campagne, elle est belle, mais la route... affreuse. Mon pauvre Jolly Jumper se prend encore une belle raclée!

 



Au même endroit.



Pour ma part, c'est beaucoup plus joli et agréable que les rives du lac ! Ici entre Szentantalfa et Obudavar.



Un autre village un peu plus au nord : Mencshely.



Une vieille maison, toujours à Mencshely.



Un village à consonnance japonaise... J'en ai rêvé... Je vous laisse deviner pourquoi!



Nagyvazsony et son église.



Vieille maison à Nagyvazsony.



Le village de Pula.



Oratoire dans le village de Pula.



Zoom sur la peinture au-dessus de l'oratoire. L'inscription indique "année 1773". Et ça me fait penser à l'Autriche, tout près.



Il me reste un peu d'argent hongrois: je les utilise dans une station d'essence.

Je traverse une petite forêt, entre Pula et Ajka. STOP. Je vais manger ici, à l'ombre, et reposer un peu Jolly Jumper. En plus, j'ai faim : normal, car il est déjà 13h30... Le pneu arrière est brûlant. La température s'est stabilisée à 30 degrés. Je vois ce panneau à l'orée du bois: même les spécialistes ont du mal avec cette langue, et ne savent pas en définir ses origines! Et elle n'est parlée qu'ici: donc, ne l'apprenez pas, ou seulement pour le plaisir de faire travailler votre cerveau.

Et pour la première fois depuis le début de ce voyage, je perds quelque chose: la carte routière que je consultais sur le top case, j'ai tout simplement oublié de la ranger, et elle est restée sur ce bord de forêt. Je ne m'en suis aperçu que plus de 20 km après, pas question de retourner! Dommage, très dommage, surtout que c'était un cadeau! Heureusement, j'ai tout ce qu'il me faut sur mes deux atlas, et à la même échelle. Mais je m'en veux quand même beaucoup!



Et c'est reparti. Juste un peu plus loin, pour vous montrer que ma route domine une vaste plaine.



Le village Halimba, écrasé sous une brume de chaleur. Je n'y vais pas, ma route passe en surplomb seulement.

A un moment, je vois un camion couché dans les blés sur le bord de la route, c'est assez impressionnant; je n'ai pas pu le photographier de près, impossible d'arrêter! Dommage, car c'était vraiment un spectacle. Le ciel s'assombrit à un point tel qu'on se croirait à la nuit tombante. La température chute de plus en plus, et descend à 21... Enorme différence, j'ai même presque froid et envie de prendre un de mes gilets, mais c'est inutile, je me paye quelques averses, et ils sont mouillés -je les avais mis sur mes sacs. Heureusement, le paysage est très moyen. La seule chose que j'aurais pu photographier, c'est la route, bordée sur au moins 20 km d'arbres tous plus splendides les uns que les autres, de toutes espèces végétales, pas collés les uns sur les autres, ce qui fait qu'ils sont énormes, de toute beauté. Je vais donc tracer, sans m'arrêter. Avec la pluie, le pneu refroidit bien, c'est génial, et j'ai enfin une route à peu près potable. C'est la route numéro 8 sur laquelle je roulais ce matin, et que j'avais quittée pour voir le lac Balaton.



Une curiosité : la colline de Somlo, 431 m, issue des volcans du haut Balaton. Son cône de basalte est apparu voici 5 millions d'années...
Cette région fait partie du Parc National du haut Balaton.



Zoom sur la colline de Somlo. Le vin poussant sur ses flancs est très réputé : le vin de Somlo.



Le village de Borszörcsök.

Il pleut à nouveau. Je ne m'arrête plus. Je prends ensuite la route 84 qui file tout droit vers le nord-ouest.



Il est 16h15 lorsque j'arrive à Sopron, dernière ville avant l'Autriche, dont voici l'église.



Jolly Jumper voulait avoir une autre photo de Hongrie. Comme il a été gentil, j'ai accepté.



Et voici l'Autriche; les routes sont comme chez nous, enfin, plus de trous! Et entre temps, la température est remontée, le ciel s'est ré-éclairci, et me voici avec 26 degrés, ce qui est correct. Je suis tout près de Vienne, je vais m'en approcher à 29 km, au sud, mais pas question d'y aller. Je bifurque complètement, direction sud-ouest. Je traverse une très jolie route bordée de vignes. Ici juste avant Müllendorf.



Au même endroit. C'est la région du Burgenland, autrichienne depuis 1920 seulement, auparavant hongroise.



Ces vignes se trouvent juste avant le village de Müllendorf.



Eglise de Wimpassing an der Leitha. Et aussi mon premier plein en... euros depuis longtemps!! Et l'essence est moins chère en Autriche qu'en Hongrie!
La signalisation est parfaite, tout est propre, même la nature. C'est l'Autriche.



A Ebreichdorf, je prends la route 210, qui s'incline progressivement plus à l'ouest et moins au nord. Le relief revient, pour mon plus grand plaisir.


Je viens de traverser le village de Mayerling, et je me retourne pour faire une photo de ce petit château. Je viens de contourner Vienne, la capitale autrichienne. Mais c'est aussi le nom d'un pavillon de chasse où, le 30 janvier 1889, l'archiduc héritier d'Autriche Rodolphe, fils de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche et de l'impératrice Elisabeth, dite Sissi, est retrouvé mort en compagnie de sa maîtresse, la baronne Mary Vetsera. Suicide ? Assassinat ? Ce n'est toujours pas élucidé.

Mayerling est un pavillon dépendant du monastère cistercien d'Heiligenkreuz ; construit autour du XIVe siècle, il est saccagé par les Turcs puis reconstruit. Il est ensuite sécularisé et abandonné. Le pavillon est acquis en 1887 par l'archiduc, qui le transforme en pavillon de chasse, tout en conservant la chapelle. Il se compose alors d'une grande bâtisse trapue, rectangulaire, à un étage ainsi qu'une aile basse destinée au logement du personnel de service, un chenil, des écuries, des communs. L'ensemble sera presque totalement rasé après le drame et remplacé par un monastère de carmélites.



Photo prise au même endroit, à la sortie de Mayerling.



Peu après, je traverse la petite ville de Alland. C'est ici que je bifurque complètement : direction le sud-ouest, par la route 11.



L'église de Nöstach apparaît au détour d'un virage. C'est bucolique à souhait, un vrai régal.



Et arrivée au village suivant : Hafnerberg, dont on aperçoit, là encore, l'église...



... qui pointe le bout de son nez.



Au même endroit.



Je suis charmé par ce paysage, et avouez qu'il faudrait être bien difficile pour ne pas l'être !



Altenmarkt an der Triesting, sur la route 18. Les autrichiens, avec les peintures sur les maisons. C'est magnifique.



Je vais dans le camping trouvé sur Internet, à Kaumberg, et dont j'avais gardé l'adresse. Situé bien avant la petite ville, pas très facile à trouver. Très propre, évidemment, très réglementé, il faut faire comme ci, et comme ça... Je monte la tente aussitôt.



Puis je file dans une auberge à 2 km manger mes saucisses, les vraies. Ah, quel bonheur, vous ne pouvez pas savoir. Avec ma bière, j'en ai pour 5 euros! Je discute avec un vieil autrichien pendant une demi-heure.



Encore une peinture sur cette magnifique maison.

 

Puis retour au camping, petit coup de fil à la famille, et au boulot pour le récit du jour...
Heureux, comme d'habitude.



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