De Kaumberg à Bad Mitterndorf (Autriche) 52ème jour

Dimanche 18 juin 2006 - 52ème jour - 267 km - 231 photos

De Kaumberg à Bad Mitterndorf (Autriche)


Lever 7h00, départ 10h00... Mais que s'est-il donc passé?

Tout simplement qu'en sortant de ma douche, j'en ai pris une seconde...du ciel. Oh, pas froide non plus, il fait déjà 20 degrés. Mais le tonnerre gronde, le ciel est entièrement gris-noir. Bon, pas encore méchant, je vais déjeuner sous la toile, trempée évidemment! Enfin, pas en-dessous!

Oui mais voilà, après le repas, c'est toujours pareil. Il pleut à verse. J'en profite pour aller régler ma note. Le patron est avec un fournisseur, mais il a envie de causer, ça tombe bien; ils me garantissent tous les deux que cette pluie n'est rien du tout, et que j'ai une chance extraordinaire, car je vais avoir une semaine de ciel bleu; je veux bien vous croire, les gars, mais en attendant...

Bon, ça ne tombe plus, je fonce, pas question d'attendre 5 minutes de plus.
Et ils avaient raison, les deux lascars...



Le petit village de Thenneberg.



Pottenstein.

Alors, l'Autriche... Très religieuse aussi, un peu moins qu'en Pologne quand même, qui est un extrême, mais on a encore les horaires des messes à côté des panneaux d'entrée de ville! Et les calvaires et statues sont bien présents, en ville comme à la campagne.



Peu après Pottenstein, sur le Grabenweg (L138), direction sud-ouest, vers Pernitz. C'est la région appelée Basse-Autriche.



Jolly Jumper en Autriche, un peu trempé... Ben oui, le pauvre, il est resté sous l'averse, lui, pendant que je mangeais et discutais !

Mais encore, l'Autriche? Eh bien, la propreté. C'est nickel, partout, on a l'impression que les gens balaient sans cesse, y compris à la campagne. pas de papiers à traîner, tout a l'air de sortir d'un tableau, et très franchement, j'adore.



Voici Pernitz. Les peintures sont neuves, tout est entretenu, c'est vraiment... je ne sais pas quoi dire, c'est comme en Allemagne du Sud, en Bavière. Pour ma part, j'étais déjà convaincu par ce pays, mais là, revenant de deux semaines dans les ex-pays de l'est, le contraste est encore bien plus saisissant.



Cimetière à la sortie de Pernitz.



Oui, mais encore... Eh bien, la nature. Elle est extrêmement belle. Ils ont de la chance, ils ont été gâtés, les Autrichiens. C'est SUPERBE.

Ici, à la sortie de Pernitz, sur le 21, direction ouest-sud-ouest, que je vais suivre un bon moment, en fait jusqu'à Mariazell, en Styrie.



Gutenstein, toujours en Basse-Autriche.



Peu avant d'arriver à Rohr im Gebirge. La route est désormais presque sèche. Regardez le ciel : bleu !



Justement, le voici, Rohr im Gebirge, lui aussi en basse-Autriche.



L'altitude est aux environs de 700 mètres. La route surplombe une jolie vallée, peu avant Mitterbach am Erlaufsee, toujours en Basse-Autriche. La ligne blanche que l'on distingue à travers les arbres est justement la route B21. Elle grimpe pas mal, et c'est un plaisir de la suivre en scooter.



Du même endroit, on aperçoit bien la route en terrasse. Un régal, je vous dis, un vrai régal !



Peu après, c'est la descente sur Mitterbach am Erlaufsee dont je vous parlais juste avant. Je vous connais tous par coeur, les motards : je sais que c'est le genre de route que vous affectionnez tout particulièrement, et j'avoue être totalement en accord avec vous.



Je traverse ensuite St Aegyd am Neuwalde, puis Kernhof que je viens juste de dépasser. C'est magnifique.



"Bienvenue de tout coeur " peut-on lire sur cette pancarte, en arrivant à Mariazell, dont je vous parlais précédemment. Je viens donc de changer de région et de passer en Styrie. Notez que les motos sont interdites de 22h à 6 heures.... sans doute à cause du bruit ?



A la sortie de Mariazell. Il est 12h30. Je change de vallée (et de route, la 24 maintenant)- il faut vous dire que je démarre du sud de Vienne, et que je roule ouest-sud-ouet, vers le sud de Salzbourg. Les montagnes, au départ entre 500 et 1500 m, vont progressivement passer à 2000 et 2500 m. Mais les côtes que Jolly Jumper va grimper aujourd'hui, les plus dures, eh bien bizarrement, elles seront dans la partie la moins élevée en altitude. JJ va me faire une 22%, mais le pauvre, il va descendre à la vitesse de 20 km/h... Malgré ça, moi, le pilote, je reste assis dans mon fauteuil à admirer le paysage, et à cette vitesse, j'ai le temps!



Gusswerk. Je vais une halte dans une petite auberge -Gasthof-, et je demande... des saucisses! Bref, la dame me questionne un peu, par politesse, et je réponds avec plaisir. Quand je lui dis que j'arrive du cap nord en Norvège, alors elle redouble de questions, et veut absolument voir Jolly Jumper, comment il est. Elle n'en revient pas. Je lui donne l'adresse du site.

Ci-dessus, l'école du peuple et le bâtiment communal : admirez cet entretien!



Gusswerk aussi, juste à côté de l'auberge dans laquelle j'ai mangé.



Paysage à la sortie de Gusswerk.



Au même endroit.



Toujours à la sortie de Gusswerk. Je découvre cette rivière. C'est la Salza. Je vais maintenant suivre la vallée de la Salza. Elle trace dans les derniers massifs orientaux des Hautes Alpes calcaires et particulièrement au pied des escarpements bizarrement rongés du Hochschwab (point culminant : 2 277 m) un sillon à peu près inhabité sur 70 km, hormis les localités minuscules de Wildalpen et de Weichselboden.



Sur la route B24, dans la vallée de la Salza.



Je vous laisse admirer. Pour ma part, je roule doucement, alors soyez sans crainte, je ne vais pas vous lâcher comme ça !



La Salza, toujours.



Traversée du hameau de Greith.



Greith, au milieu de la forêt Schöggelwald.



La petite église de Weichselboden.



Et son petit cimetière, d'une propreté typiquement.... autrichienne !



J'aperçois 2-3 petites cascades, mes premières depuis la Norvège; ah bien sûr, rien à voir, calmes, mais quand même...



La Salza est époustouflante de beauté, d'une teinte émeraude, d'une transparence exceptionnelle, avec un courant que je qualifierais d'idéal. Je dirais même que toute la nature que je vois aujourd'hui est un idéal de nature: c'est remarquable, et vous pouvez tranquilement venir passer vos 3 semaines de congés ici, vous ne serez pas déçus.



Jolly Jumper au-dessus de la rivière Salza.



Vous me suivez toujours ?



Ici, après le hameau de Weichselboden.



Je bombarde un peu plus qu'en Hongrie.



C'est légitime, à cause du relief absent là-bas, et omniprésent en Autriche.



Jolly Jumper aurait-il envie de prendre un bain ?



Petit coup d'oeil en arrière.

Pour les lecteurs (lectrices) pêcheurs, (dont mes frangins), voici une petite information époustouflante. La Salza est la rivière la plus chère et la plus renommée d'Autriche. Son parcours n'est accessible qu'aux Autrichiens et le prix annuel est de 3 000 €. Vous avez bien lu ! Quelques parcours sont toutefois accessibles aux étrangers. Entre autres à Gusswerk (nous venons d'y passer), sur 9,7 km : le prix de la carte, à la journée, est de 140 euros...



Je vois beaucoup de kayaks, et de magasins de combinaisons, ouverts. Il y a beaucoup de monde, mais c'est dimanche.



Je vous laisse regarder les photos, car je ne peux rien ajouter.
Cette journée sera dans le haut du classement de mes journées, au niveau nature, c'est évident!



Eh oui, la Salza est également réputée pour ses descentes en kayak.



Vous avez dit "superbe" ? Oui, c'est exactement ça.

Je me trouve ici dans le massif du Hochschwab, lui-même un massif des Préalpes orientales septentrionales. Les Préalpes orientales septentrionales constituent un ensemble des Alpes s'étendant sur toute la longueur de l'Autriche (du Vorarlberg jusqu'à Vienne) en passant par l'extrême sud de l'Allemagne (Bavière). Elles sont dans le prolongement des Préalpes suisses (Préalpes appenzelloises). Elles différent des Alpes orientales centrales par leur nature géologique, à savoir qu'elles sont composées de roches sédimentaires et non de roches cristallines. Leurs sommets sont également moins élevés.

J'ai recopié tout ça sur les liens que je vous fournis, évidemment. Juste pour simplifier.


Arrivée à Wildalpen.



L'église de Wildalpen.



Détail du cadran solaire situé sur un des murs de l'église de Wildalpen.



Alors. Récapitulons. Je roule actuellement en....

Autriche. Bravo !



Enfin, non, je ne roule pas pour le moment, comme vous pouvez le voir !



Je suis dans la région appelée... la....

Styrie. Encore bravo.



Dans la vallée de la...

Salza. Très très bien.

Vous avez donc obtenu la note de 10/10 et êtes intronisé "lecteur émérite" du site allersretours.com. Hi hi hi....



Descente de la Salza en kayak.



Beau pic en arrivant au village de Palfau.



Traversée de Palfau, sur la route B 25. Au niveau du thermomètre, ça monte toujours; il se stabilise à 31-32, ce qui est énorme, compte tenu du fait que je suis tout de même en montagne! Alors vous imaginez, dans la plaine, en ville... Horreur!



Quelques maisons à Palfau.



Toujours sur le territoire de Palfau.



Ces chalets font également partie de Palfau.



La route 25 descend un moment plein sud, traversant Gams bei Hieflau, puis Mooslandl, ici.



Traversée de Mooslandl.



Magnifique maison à Mooslandl.



Toujoirs vers le sud sur la 115, traversée de Hieflau, puis vers l'ouest sur la 146. Ici à Gstatterboden, avec la rivière Enns au premier plan. La Salza était son affluent. Quant à l´Enns, c'est un affluent de la rive droite du Danube. Il est long de 254 km (320 km selon d´anciennes sources). Pendant la plus grande partie de son cours, il coule au milieu des Alpes dans une vallée longitudinale qui suit la limite géologique entre les alpes centrales cristallines et les préalpes calcaires du nord.



Je suis entouré de sommets dépassant les 2.000 mètres.



Le lieu est magique, et je reste un moment à contempler la nature qui m'entoure si majestueusement.



C'est le Parc National de Gesäuse.



Tout près de Weng im Gesäuse et de Admont.



Sur la 146, en direction de Admont.



Contre-jour difficile, avec, en plus, les brumes de la chaleur. Je perds à nouveau les couleurs !



Arrivée à Admont. Beau panorama sur les Alpes du secteur.



Détail d'une façade d'auberge à Admont.



Arrivée à Ardning.

La curiosité de ce village, c'est le sanctuaire de Frauenberg (allemand : Wallfahrtskirche Frauenberg) est une église catholique romaine destiné au pèlerinage, et que l'on voit très nettement ici sur le sommet du mont.



Zoom sur le sanctuaire.



Jolly Jumper m'attend stoïquement en plein soleil pendant que je prends les photos.



Et ces deux-là sont juste à côté, en train de se demander quel est cet énergumène en train de les photographier.



A liezen, je poursuis dans une large vallée sur la route 320, et je bifurque sur la 145 à Trautenfels. Les montagnes sont moins élevées (1.200 mètres) et plus éloignées, la vallée est beaucoup plus large. Mais la route est magnifique. Ici, peu après Tauplitz, toujours en Styrie.



Au même endroit, cependant, se trouve l'énorme masse du Lawinenstein, qui culmine quand même à 1.965 m.



Zoom sur les hauteurs. De très belles pentes et pierriers !



Les abris bus, en Autriche, ont de beaux bancs de jardin, sont très bien couverts et protégés des intempéries, et ont même des jardinières de géraniums! Voilà, je pense, un exemple frappant pour montrer quand même comment sont ces gens! Je trouve ça tout de même exceptionnel: enfin, quand même, on ne se moque pas du peuple, ici. Les gens payent, mais ils reçoivent en retour! Souvenez-vous des abris bus en Estonie, Lettonie, Lituanie....

J'ai vu, et je regrette de ne pas les avoir photographiés, des tas d'arrêts de bus dans les états baltes et en Pologne: beaucoup n'avaient que le banc -même pas de toit-, et certains n'avaient qu'un poteau. Et ça, en plaine, sans aucun arbre, j'ai imaginé comment ce pouvait être pour les écoliers ou les gens attendant leur car, par temps pluvieux et vent! Horrible. Et ce sont des pays socialistes. Alors, je ne veux pas faire de politique, ce n'est pas le but de mon site, mais entre nous, ça me fait quand même tristement rigoler...



Et la route 145 peu avant l'arrivée à Bad Mitterndorf.



Bad Mitterndorf.



J'avais prévu un camping dans une petite ville; j'en suis à 20 km, quand je vois une pancarte "camping" ici à Bad Mitterndorf. Je me dis que ce doit être mieux et moins cher. J'ai raison. Accueil que je qualifierai de PARFAIT: sourires, gentillesse, tout tout tout comme j'aime.


A 17h30, ma tente est montée, je prends les dernières photos, je fais mon récit que voici, et, il est 19 h, c'est fabuleux, je peux débaucher...



Je ressors quand même dans le village, histoire de trouver une petite auberge.



Zoom sur le coq autrichien.



C'est ici que je vais prendre mon repas vespéral. Joli, non ?



La vue depuis mon auberge. Au premier plan, la route 145.



Zoom sous un autre angle.



Retour vers le camping.



Les routes secondaires sont minuscules, mais en deux-roues, c'est fromidable.



L'église du village Bad Mitterndorf.


 

Bref, vous l'aurez compris, encore une journée mémorable.


Pour finir mes remarques sur l'Autriche.


En plus, les Autrichiens, ils sont rigoureux, très organisés, assez rigides, et ce n'est pas forcément une qualité. Un peu de flou permet l'originalité. Ici, il semblerait que l'original soit exclus... Je pense qu'on n'aime pas trop la nouveauté, en têtes ou en toutes choses...
Celà dit, la propreté du camping était à un point tel que, pour la première fois de ma vie, j'ai vu dans les toilettes un distributeur de produit pour nettoyer la partie de la cuvette sur laquelle on s'asseoit: on prend du papier -qui se déroule mieux que je n'avais jamais vu- et on le passe sous ce distributeur, puis il n'y a plus qu'à essuyer... C'est pas hygiénique, ça? Et, ma foi, ça fait partie des choses que j'apprécie, il faut être honnête. Celui de ce soir est un tout petit camping, il n'empêche, tout est parfaitement propre!

Et les prix, me direz-vous? C'est l'Autriche, c'est cher. Eh bien, sans doute, mais pas forcément. Pour ma part, j'ai mangé mes deux saucisses plus ma bière pour 5 euros hier soir, pour 5,1 ce midi, alors qu'en Norvège, j'avais une saucisse pour 4 euros, à manger debout dans une station-service! Qu'est-ce que je préfère, d'après vous? Et le prix des campings? J'ai payé 11 euros pour celui d'hier, ce qui me parait parfait compte tenu de l'équipement -avec électricité. Quant à celui de ce soir, je pense que je vais en avoir pour 6 ou 7 euros! Alors, voyez-vous, l'Autriche, si on veut, ce peut être aussi très bon marché. C'est comme partout, il faut savoir choisir. Je suis sûr que le camping que j'avais prévu -trouvé sur internet- est bien plus cher, mais il doit avoir piscine et tout le tra-la-la, ce qui n'est pas dans mon cahier des charges... Chacun ses goûts.


En tout cas, l'Autriche, j'adore.


Au fait, pendant que j'y suis, j'ai été déçu par la Hongrie. Comparé à la Slovaquie, pour moi, il n'y a pas photo. Question nature, déjà, c'est évident: la Hongrie n'a rien, la pauvre, quand on sait qu'à cause des français et du traité de Versailles de 1918, ils ont perdu un territoire énorme! Question routes: c'est aussi affreux que la Pologne! Question propreté, je ne peux pas trop me prononcer. D'ailleurs, je n'y ai passé que 24 heures, ce qui est bien peu pour juger. Mais je crois qu'en Hongrie, il y a de tout. C'est en Hongrie que j'ai vu le plus de Trabant, vous savez, ces vieilles voitures minuscules, ce qui n'empêche pas que j'y ai vu aussi énormément de superbes voitures. Aujourd'hui, un groupe d'une dizaine de magnifiques motos de Hongrie m'a dépassé..


Allez, bye bye, sinon dans une heure j'y suis encore!


 


Depuis le 06/06/2005 Visites:939598 Aujourd'hui :387 Maintenant:10 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)