De Bad Mitterndorf à Heiligenblut (Autriche) 53ème jour

Lundi 19 juin 2006 - 53ème jour - 244 km - 388 photos

De Bad Mitterndorf à Heiligenblut (Autriche)


Lever 7h40, départ 9h00... Et déjà 20 degrés!

Hier soir, en revenant de manger, j'ai repris quelques photos. Comme il commençait à faire sombre -je ne suis plus en Norvège, n'est-ce-pas-, j'avais augmenté le nombre d'ISO -ce qui éclaircit l'image. Or, ce matin, j'ai oublié de corriger, ce qui fait que toutes mes photos d'aujourd'hui sont claires, voire très claires! Je suis en colère après moi, surtout que j'en ai pris beaucoup, tellement c'était exceptionnel. Difficile d'arranger cela.



Je viens juste de démarrer, et, déjà, je suis arrêté... Paysage à la sortie de mon village, Bad Mitterndorf.



Juste un peu plus loin.... le hameau de Knoppen.



Une bien belle maison. C'est peut-être une ferme, car elles sont, en Autriche, aussi belles que les autres, ce qui change de chez nous !



Un peu de circulation en arrivant à Bad Aussee. heureusement, avec Jolly Jumper, c'est facile de dépasser.



Justement, arrivée à Bad Aussee. Avant de contourner cette petite ville, j'ai envie d'aller voir le petit lac de Grundlsee.



Que voici.



Bon, l'Autriche, j'y reviens encore. Je fais le plein ici. Et j'ai dit à la caissière, après avoir payé, que l'Autriche, c'était vraiment un pays affreux.

J'ai vu son visage se décomposer -les Autrichiens ne plaisantent pas trop...-, et elle me dit, comment ça, je ne comprends pas. J'ai répété, AFFREUX! Elle a haussé les épaules, visage fermé, et j'ai alors ajouté, affreusement beau, trop beau, tellement beau que je suis obligé de m'arrêter sans cesse pour faire une photo. Son visage s'est éclairé, la plaisanterie est arrivée à son cerveau, et j'ai alors eu droit au sourire, et à la conversation...



Le village porte le même nom que le lac : Grundlsee.



Donc, concernant l'Autriche, je crois bien qu'il n'y a pas de déchet dans ce pays, du moins en ce qui concerne le paysage, son agencement, ses maisons, ses villages, ses petites villes -à tomber par terre; il faut s'y arrêter, mais si vous le faites, vous en avez à chaque fois pour la demi-journée, garanti. Tout est beau, les maisons, les murs des maisons, les jardins, les toits, les couleurs, les peintures sur les murs, les fleurs sur les balcons, sous les fenêtres, les parkings, les murets, les clôtures, les vaches dans les prés, les costumes traditionnels portés par les employés dans les magasins, les habits, les trains, les passages à niveau, les... Je ne sais pas quoi trouver de moche, franchement, y'a pas de déchet. Je suis dégoûté, c'est énorme. ENORME.



Sur les rives du Grundlsee.



Maisons autour du lac de Grundlsee.



Les autrichiens aiment décorer leurs maisons.



Traversée de Bad Aussee en retournant sur la B 145.



De retour sur la 145, toujours au niveau de Bad Aussee. Au loin, à peine visible, la haute montagne couverte de neige.



Au même endroit, la route 145.



Et Jolly Jumper attendant que j'en termine avec les photos.



Un peu plus tard, peu avant d'arriver à Steeg-Gosau, la route offre un joli panorama.



Sur le lac Hallstätter See.



Contre-jour sur le lac Hallstätter.



Il fait 5,9 km de longueur pour 2,3 km de largeur.



Je viens faire quelques photos du lac Hallstätter après avoir traversé Steeg-Gosau.



Elles sont prises depuis la rive nord-ouest.



Les hameaux autour du lac.



Une belle petite table pour pique-niquer, mais il est encore trop tôt.



La route 166 est superbe. Elle passe ici dans une jolie forêt. J'aperçois un torrent sous les arbres.



Je vais voir ça de plus près.C'est beau, et je fais une petite exploration.



Si ce n'est pas de l'amour ! Ils ont été obligé de lui couper la tête pour lui faire lâcher prise, mais ça n'a pas suffi !



Ah, un truc que je n'avais encore jamais vu. Les Autrichiens ne font pas sécher l'herbe comme tout le monde, ce serait trop moche.
Non, non, il étendent l'herbe -comme on étend le linge- sur des fils...



Arrivée à Gosau.



L'habitat est très dispersé dans la vallée.



Les maisons sont toutes plus belles les unes que les autres.



Gosau. Je vais à nouveau faire un petit crochet pour aller voir un petit lac.



Sur la L 1291, donc. Les hameaux se suivent, mais font tous partie de Gosau. La contrée, qui faisait au Moyen Âge partie du duché de Bavière, passa au XIIe siècle au duché d'Autriche et fait depuis 1490 partie de la principauté d'Autriche-au-dessus-de-l'Enns ('Österreich ob der Enns', aujourd'hui nommée Haute-Autriche).



Notez les formes très caractéristiques des clochers des églises, étroits et très hauts.



Je ne suis pas le seul à photographier le paysage !



Ces maisons sont vraiment immenses !



Cette petite route est tout bonnement féérique.



Les petits hameaux se suivent.



Ici, Gosau-Hintertal.



Gosau-Schmied, c'est inscrit sur le mur du restaurant.



Je ne vais pas manger dans ces restaurants, car les tarifs y sont trop élevés pour moi !



Et voici finalement le petit lac, appelé, comme il se doit, Gosausee. Il y a en fait deux lacs, celui de devant et celui de derrière...
J'écris cela, car c'est ainsi qu'ils ont été nommés : Vorderer Gosausee et Hinterer Gosausee.



Un énorme Hôtel-Restaurant-Pension se trouve face au lac.



D'énormes masses de roches se sont effritées et ont descendu la montagne côté sud-ouest. Les monts entourant le lac sont tous au-dessus des 2.000 mètres (Dönnerkogel, Strichkogel, Angerstein, Mandkogel, Grösswand -2.415 m-, Däumling....).



Vue sur les sommets entourant le Gosausee.



Il reste encore quelques traces de neige sur les rives du lac.



La végétation semble même s'accrocher sur les sommets.



Demi-tour. Détail sur le séchage de l'herbe, tout près de la petite rivière, la Gosau, à Gosau-Hintertal à nouveau.



Je roule maintenant sur la 166. Ce lieu-dit porte le nom de Schattau, et fait encore partie de Gosau.



Juste après Schattau.



J'ai mangé juste après dans une petite auberge, située entre Gosau et Russbach am Pass Gschütt.
Il était midi, et il faisait 30 degrés. Chaleur écrasante! Et j'en étais à peine à 50 km en 3 heures!



Paysage peu avant Leitenhaus. Remarquez la brume de chaleur écrasant à nouveau toutes les couleurs !



Juste un peu plus loin.



Traversée des hameaux Leitenhaus, Klockau, Annaberg im Lammertal et ici à Promberg.



Jolie peinture sur le mur d'une maison à Lüngötz.



La route 166 à Lüngötz.



Sankt Martin am Tennengebirge.



Les H.L.M. à Sankt Martin am Tennengebirge.... Typiquement autrichien, mais c'est normal, en Autriche, non ?



Après Niedernfritz, voici Hüttau. Je ne suis plus en Haute-Autriche, mais dans l'Etat de Salzburg.
Cette région de l'Autriche est limitrophe de l'Allemagne au nord et de l'Italie au sud.



Pöham, sur la route 99.



Peu après Mühlbach am Hochkönig, dans les Alpes de Berchtesgaden. Ce nom vous dit quelque chose ?
C'est là que se trouvait le fameux "nid d'aigle" de Hitler, de l'autre côté de cette montagne, en Allemagne.



Zoom sur cette grande muraille.

Mon fidèle canasson Jolly Jumper s'est payé une côte à 18%, très très dure, vitesses descendue en-dessous de 20 km/h. J'ai fait une pause ici presque au sommet du col, et j'ai bien discuté 15 minutes avec un autrichien. Il me demande où je vais, je lui montre la carte. Il me dit: choix parfait, le meilleur à tous les niveaux. Oui, mais dans le paquet, il y a LE COL autrichien, le plus gros, et il me dit qu'il est moins dur que celui-ci en pourcentage, seulement plus long. 16 km de grimpette continue, dans les 12 à 14 %. Alors OK, j'y vais.



Un peu plus loin, paysage peu avant d'arriver à Dienten am Hochkönig.



Juste à côté de ce chalet richement décoré.



Un kilomètre plus loin, les premières maisons de Dienten am Hochkönig.


http://de.wikipedia.org/wiki/Dienten_am_Hochk%C3%B6nig Autriche

Et le paysage au même endroit.



Dans le Dickachwald, une très belle forêt.



A "Saalfelden am Steinernen Meer" (c'est long, comme nom....), je bifurque plein sud, traverse Zell am See le long du lac Zeller See, puis la ville de "Bruck an der Grossglocknerstrasse", Ouf ! Ici, peu après ce village, en direction du grand col.



Sur la fameuse Grossglocknerstrasse, ou route du Grossglockner. Le Grossglockner est tout simplement le plus haut sommet d'Autriche (3.798 m).



Plus loin sur la route, un plan de cette fameuse Grossglockner Hochalpenstrasse, qui a même son site Internet.



Un impétueux torrent dévale les pentes comme un fou.



Le voici à nouveau, un peu plus loin, vous donnant une idée de la fureur de ce torrent, qui doit sans doute récolter la fonte des neiges du cirque entier.



Parking de départ de la route payante....

je le savais -vu sur internet- mais j'avais oublié les tarifs. Les Autrichiens sont encore les meilleurs, mais cette fois dans le domaine de l'arnaque. Les norvégiens n'étaient pas mauvais, rappelez-vous, mais ils étaient relativement sympas avec les motards. Ici, pas du tout. Au contraire, ici, le motard, c'est un peu la vache à lait. Il y a deux à trois fois plus de motos que de voitures. Le ticket de passage, c'est 17 euros pour une moto, pour une journée. Les mecs, ils font plusieurs allers-retours... Alors, évidemment, pour 17 euros (tarifs), la route est bonne -encore heureux- et on a emménagé des points d'arrêts: arrêt n° 1, les rapaces, arrêt n° 2, les plantes machin, arrêt n° 3, les... Bref, il faut bien un peu se justifier. Sincèrement, la route est très belle, mais 17 euros, c'est de l'ARNAQUE TOTALE, une véritable scandale. 5 euros, je dirais OK, mais 17, vous vous rendez compte! Bande de voleurs! D'autant plus que beaucoup d'endroits de stationnement sont absolument pourris, en ce sens qu'il y a un rideau d'arbres enlevant tout panorama, alors que souvent, les endroits où l'on pourrait faire des photos fantastiques, sans aucun arbre, avec le précipice, sont sans stationnement. Alors, un très mauvais point à l'Autriche sur ce coup là. Ouf, j'en tiens un! Quand je pense les magnifiques routes des Alpes françaises, sans péage, en état parfait, et avec des paysages qui valent sans problème ceux du Grossglockner.

Bon, j'arrête mes palabres, place aux images.



Je vous passe le lien en français sur la Grossglockner Hochalpenstrasse, ainsi que le Grossglockner.



Les sommets le long de la route.



Jolly Jumper ne sait pas encore ce qui l'attend....



Coup d'oeil arrière. Ben oui, je grimpe, et ça monte bien.



Zoom de la précédente, avec vue sur le parking photographié plus tôt.



Contre-jour sur les glaciers.



Au même endroit, mais avec JJ, qui voulait absolument être sur cette photo !



Dans les lacets.... Vue arrière, comme vous pouvez le constater, puisque je suis toujours dans la côte !



Là, JJ a failli rendre l'âme, et m'a fait grand peur. Vitesse de grimpée: moins de 10 km/h, température extérieure 36 degrés -à plus de 1500 m d'altitude...-, température du moteur: proche de la zone rouge, pente fort accentuée... et soudain, le ventilo s'est mis en route -bon, comme ça, je sais qu'il marche..., mais ça m'a fait peur, je croyais que ma courroie avait sauté, j'ai pilé en pleine côte, et le ventilo continuait à tourner, moteur coupé...

Horreur.



Détail de la pente. Normal, pour une route de col dans les Alpes, en principe pas de quoi arrêter un scooter tel que JJ !

Mais en fait, j'ai compris que ce n'était pas la chaleur, le problème, mais que soit mon moteur ne fonctionne plus, soit la courroie se tend et se détend, car par moment, le scoot est à moins de 10 km/h, gaz à fond, puis tout d'un coup, comme si ça "accrochait", il repart, sans aucun changement dans la pente.

Bon, j'ai réussi à le caler -très dur dans une telle pente, avec des parkings même pas plats pour une route à 17 euros -et tac...-, et je me suis mis à étudier la carte pour changer mon itinéraire. Tant pis, je ne passerai pas ce col, je veux pouvoir rentrer à la maison sans appeler une nouvelle fois mondial-assistance.

N'ayant fait que grimper, je vais pouvoir redescendre sans problème. Ma décision est prise : demi-tour. Je commence à descendre deux-trois mètres, et je sens mon Jolly Jumper qui accroche, comme s'il voulait me dire "on le fait, ce col, oui ou non ?". Demi-tour, je retourne en montée...



Les montagnes qui m'environnent sont splendides.

Dur, très dur, terrible... Par moments à la vitesse des cyclistes, j'avais envie de donner un coup d'élan avec mes pieds. Mais surtout, la peur de voir ma courroie sauter, bref, les boules pendant toute cette interminable grimpée, ce qui m'a fait louper, vous vous en doutez, au moins 100 photos.

Mais, vous vous en doutez bien, il n'est plus question de m'arrêter maintenant !



Et, enfin, j'y arrive.... Quelle joie. Je vais faire une bonne pause bien méritée, et faire souffler ma mule.



Fuscher Törl, 2.428 mètres.



C'est magnifique; il reste encore de la neige sur les côtés.
La température est descendue à 14 degrés, c'est une énorme chute, mais tout-à-fait normale!



Vue sur les sommets environnants.



Coup d'oeil vers... l'avant !
Sous mes yeux, le Fuscher Lacke, aire de repos, petite randonnée à pied possible.

Devant ce panorama, je discute avec un motard autrichien. Je lui explique combien je suis heureux d'être enfin parvenu au col, et de ne plus avoir que de la descente. Il me regarde sérieusement et me montre la route. Tu vois là-bas, après le lac : eh bien, ça repart en grimpette, mon gars. Le col est à 5 km d'ici, et ta seule descente, c'est ce creux, là, sous tes yeux... Bon courage, termine-t-il en enfourchant sa puissante bécane...

Regardez le profil de la route sur ce lien, et vous comprendrez ce que je viens juste de réaliser !

Que faire ? Je peux évidemment encore faire demi-tour. En effet, je n'ai fait QUE monter jusqu'ici. Et je peux poursuivre. Redescendre à 2.275 m pour remonter ensuite au vrai col, à 2.504 mètres. Mais si Jolly Jumper ne parvient pas à grimper ce qui reste, alors je serai coincé dans la cuvette, entre les deux cols ! La pire de toutes les situations...



Je vais discuter avec mon cheval, lui tapote l'encolure, lui fait deux-trois caresses discrètes...

Il me dit OK, on y va. Alors, c'est parti.



300 mètres plus loin seulement, et donc bien avant le petit lac, il y a une terrasse panorama dont voici la pancarte.
C'est ici que se trouve le Fuscher Törl, à 2.439 mètres (deux minutes à pied).

J'y vais. Je peux encore faire cet arrêt, car ensuite, c'est la descente vers le lac avant de remonter.



Vue depuis le Fuscher Törl. Superbe. Dommage pour le contre-jour.



Zoom sur les impressionnants sommets, toujours depuis le Fuscher Törl.



Une terrible arête, également depuis le Fuscher Törl.



Cette fois, c'est parti. Je ne m'arrêterai qu'au col, ou je resterai coincé au lac, dans la cuvette.

Yeeeees. Gagné.

Voici le tunnel sommital de la route, le Hochtortunnel, 311 mètres de long, à 2.504 mètres.


Je traverse le tunnel avec mon brave Jolly Jumper.

Il a gagné, nous avons réussi.





Gravé dans la neige : "Nous étions ici le 18/06/06". C'était hier. C'est rigolo.



La route qui, cette fois, ne va faire que descendre !



J'y rencontre deux cyclistes super sympas, que je félicite évidemment, car je les ai vus pendant la côte, tous ces cyclistes; ç'est un exploit que de faire ce col avec un vélo. Un gars et une fille, jeunes, très gentils. Le plus rigolo, c'est qu'on s'est retrouvés au camping.



Et maintenant, il ne me reste plus qu'à descendre; il y a un camping dans la descente, même plusieurs, je suis extrêmement soulagé.



Enfin, je profite à nouveau de la route, des paysages, car le stress est parti.



J'aperçois maintenant la vallée.



Quelle surprise ! Des vaches des Highlands.



Les derniers rayons de soleil éclairent les pentes. Il est près de 18h30.



Pas le moment de rater un virage.



Zoom sur quelques pointes atypiques.



On aperçoit d'ailleurs une épingle là-bas.



Tout en bas, zoom maximum sur cette petite église, toute seule dans un champ.



Arrivée au village dans lequel je coucherai ce soir: Heiligenblut -littéralement le sang divin, ou le sang du Christ, si vous voulez...



Le village se trouve à 1.301 mètres d'altitude.



Eglise de Heiligenblut. Province de Carinthie.
La commune communique sur le fait qu'il s'agirait du « plus beau village d'Autriche ».



Les décorations des maisons, surtout les commerces... Meme les lampadaires reçoivent des géraniums...



En faisant mon compte-rendu, l'orage a éclaté. Eclairs, tonnerre, forts coups de vent, pluie violente, bref, ça brassait sous la tente! J'aurais beaucoup aimé ne rien avoir à faire pour bien profiter de ce moment de violence naturelle, mais bon... Maintenant, c'est calmé, il tombe encore quelques gouttes, mais l'orage est parti! Finalement, je suis heureux, mais j'ai eu peur, et je n'aurais pas voulu rester en haut sous cet orage. D'ailleurs, cette route est fermée la nuit, oui-oui, de 22h à 5 heures je crois.

En tout cas, ce soir, la décision est prise de prendre maintenant des routes nationales, d'éviter les grosses grimpettes, bref, de rentrer tranquilement par le chemin le plus court et le plus rapide, hors autoroute. Histoire de ménager le scooter, qui semble quand même en avoir gros sur la patate !

Et ça sent vraiment le roussi, pour les vacances... C'est la fin, les boules.


J'éteins le PC et je vais profiter d'une bonne lecture sous ma tente, où je me sens vraiment très très bien.

 


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