Porto-Covo

30 et 31 janvier 2019 : Santiago do Cacem.

1er jour, 8 km à pied, une partie sous la bruine, et Rouletabille n'a pas bougé d'un centimètre. 2ème jour, 60 km, bivouac à Vila Nova de Millfontes. Pluie et vent les deux jours, avec petite accalmie. Températures entre 13 et 16 °C.

Quelques rafales de vent hier soir, nuit douce car 13 °C dans le fourgon ce matin. Il ne pleut pas, mais ça va venir assez vite, aussi Claudine a-t-elle envie de partir de suite marcher avant que ça ne se gâte. Du coup, en vertu de l'adage "ce que femme veut, Dieu le veut", allons-y !

Nous avons marché hier vers le nord et Porto Covo, par conséquent, nous partons cap au sud, direction Vilanova de Milfontes.

Juste à côté du fort, nous découvrons le travail des hommes qui ont découpé les dalles de granit pour sa construction. Trop large pour tenter le saut, nous devons contourner !

Toujours plusieurs cargos au large pour la raffinerie de Sines.

Tiens, une plage recouverte de galets, voilà qui est rare au Portugal !

Coup d'oeil arrière, on voit bien le fort et l'île.

Praia dos Aivados, elle aussi couverte de galets, dont voici l'origine !

Nous prenons de la hauteur, c'est plus confortable que les galets pour marcher, et ce malgré le sable.

Nous serions bien allés plus loin, mais la bruine fait son apparition, nous mouillant très rapidement.

Demi-tour, c'est bien dommage.

Et nous voici revenus au fort, après une balade de 8 km.

J'aperçois un couple de touristes en bas du fort, et je m'approche pour discuter un peu. C'est alors que je les reconnais : ce sont Michel et Annie, avec lesquels nous avions discuté un long moment à Vila Nova de Sao André voici quelques jours. Ce sont eux qui nous avaient parlé des sentiers de rando et de VTT. Michel nous invite à boire un verre au petit restaurant situé au pied du fort, et nous avons parlé bien plus d'une heure ! Ils sont bien plus courageux que nous, puisqu'ils ont emporté leur pique-nique, qu'ils comptent bien manger dehors, et ils poursuivent leur balade alors que nous sommes pressés de rentrer à l'abri de Rouletabille : nous sommes transis de froid et allumons immédiatement le chauffage. Quel bonheur de retrouver la maison, et je vous avoue apprécier au plus haut moins notre confort. Quand je vois ce temps, je n'ai absolument aucun regret pour l'époque du camping et de la moto !




Place à Claudine, maintenant, pour une petite série représentant ses derniers dessins.


Là, je dois dire qu'elle n'a pas de chance. En peignant le dessin de la page d'à côté, elle a touché cette peinture, et elle ne parvient pas à remettre la couleur d'origine. Du coup, plutôt que de gâcher davantage... Avouez que c'est "balot" quand même !




Nuit encore plus violente en vent -il faut dire que si on se posait plus loin de l'océan...-, et la pluie tombe régulièrement. Par contre, il fait très doux, grâce à un vent du sud-ouest. Ce matin, petite corvée des toilettes et du remplissage d'eau, que nous faisons à Porto-Covo pour 3 euros. Il y a une petite dizaine de camping-cars sur l'ancien terrain de foot. Nous pourrions rester ici pour la nuit, le prix des services incluant automatiquement le prix du bivouac (ou l'inverse), mais nous n'avons aucune envie de rester ici, parqués, et ce malgré le mauvais temps qui sévit. Michel et Annie nous ont dit n'avoir jamais vu un si mauvais temps en dix années de Portugal hivernal...




Nous partons vers la côte, avec en tête l'envie d'aller voir au passage ce qui se cache comme paysage dans la Serra de Cercal. Claudine me fait prendre une piste que nous avions repérée hier sur la carte. Une fois engagé, je me suis demandé si c'était vraiment une bonne idée par cette météo, mais après tout, qui ne tente rien n'a... rien, c'est bien connu ! Ce fut notre coup de coeur du jour, regardez plutôt !

OK, ça glissait un peu par endroits, et je craignais surtout dans les côtes, mais tout s'est bien passé ! A refaire en VTT.

Rouletabille préfère le goudron, mais c'est moins rigolo. La Serra se compose de plein de petits sommets entre 200 et 400 mètres d'altitude, mais ce n'est pas aujourd'hui que nous pourrons aller nous y balader, ni en VTT ni à pied, dommage. On va faire quelques courses à Cercal do Alentejo, puis nous redescendons par Sao Luis, espérant aller marcher un peu, car la pluie a cessé. Pas de chance, elle remet le couvert alors que nous ramassions les nôtres...

Dans les rues de Sao Luis... Trop étroites pour Rouletabille.

Camping-car particulier... Comme il pleut, nous décidons d'aller chercher un spot sur la côte, on verra bien.

Et là, surprise totale. Grande trouée de ciel bleu pile poil au moment où nous arrivons. Nous nous précipitons sur nos bâtons, pas question de louper un moment pareil, voyez vous-mêmes !

Nous marchons vers le nord. Coup d'oeil arrière sur Rouletabille, là-haut sur le rocher.

Oh là, Claudine, méfies-toi, tu es au-dessus du vide, là !

Sur ma droite, je vois une grande dune, et l'envie d'y grimper devient irrésistible, comme très souvent. Je fais signe à Claudine que je vais y aller et rentrer au camion, car je la connais bien, elle désire aller bien plus loin, et nous nous retrouverons à la maison plus tard. On la voit au loin, déjà toute petite.

Vue vers le sud depuis le sommet de la dune. On aperçoit notre maison roulante sur la photo suivante.

De l'autre côté de Rouletabille se trouve le Portinho (petit port) do Canal de Villa Nova de Milfontes, qui est le nom de la cité que nous habitons ce soir.

Dernier cliché pris juste avant de rentrer dans nos appartements. Encore une magnifique journée de vacances, même si la météo n'a pas été mirobolante. Au moins, il ne fait pas froid, là est l'essentiel. Claudine me rejoint une petite heure plus tard, et la pluie se remet à tomber au moment où elle franchit la porte. Bien joué, ma chérie !

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