Des Sables d'Olonne à Biarritz - 1er jour

Dimanche 14 Septembre 2003

582 km - 262 photos - 94 sélectionnées pour le site

C'est mon deuxième grand voyage en scooter. Le premier, ce fut Paris. Ah, merveilleux souvenir aussi, je vous raconterai un jour, si j'en ai le temps. Mais c'était Paris, un point c'est tout. Je suis allé à Paris, j'y suis resté une semaine -c'était au mois de Juin cette année 2003- et j'en suis revenu. Point.

Là, c'est pour moi une toute nouvelle expérience. Je me suis donné un but, et une durée. Je veux "me faire" les Pyrénées, d'Ouest en Est, en passant tous les cols, de France en Espagne et d'Espagne en France. J'ai étudié l'itinéraire, je me suis fixé des étapes. Tout doit se faire en une semaine, voyage aller et retour compris. Je vais essayer d'en faire un maximum, mais pas question de tracer comme un malade; je ne veux en aucune façon passer à côté des paysages, et c'est aussi pour ça que j'ai choisi cette magnifique région de France.

Je pars de l'Aiguillon-sur-Vie, près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à 8 heures du matin. Le temps est exceptionnel. Mais vous savez, on est en 2003, donc c'est normal. Ben oui, c'est l'année de la canicule, rappelez-vous. Raz-le-bol, de ce ciel bleu.

Non, je rigole, c'est merveilleux. Je suis heureux. Je traverse la campagne vendéenne encore endormie. Je vous rappelle que c'est aujourd'hui dimanche, et la plupart de mes concitoyens, le dimanche matin, font la grasse matinée. Pour ma part, je n'ai pas eu besoin de réveil ce matin, mais ça, vous vous en doutez bien... Pour ceux qui connaissent, je passe par La Mothe-Achard, Sainte-Flaive-des-Loups (c'est joli, comme nom), Nieul-le-Dolent, Le Champ-Saint-Père, Luçon, Champagné-les-Marais (voir photos dans le récit du voyage en Espagne). Pour le moment, il fait quand même assez frais, et je n'ai pas envie de prendre de photos. Je continue ma route, splendide. C'est le bonheur total, tout marche à merveille, le doux "ron-ron" du moteur du x9 me berce, la météo est parfaite, le paysage me comble, comme toujours quand je suis dans la nature, loin des villes. J'arrive assez vite à La Rochelle, que je traverse en 5 minutes, et je fonce sur la E602 vers Rochefort, que je contourne aussi. Je poursuis sur la 4 voies jusqu'à l'autoroute, et je prends alors la N137 vers le Sud-Est, direction Saintes.

Sur la carte ci-dessous, il y a des liens vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Dirigez votre souris vers les coins qui vous intéressent, et si la flèche se change en une main, c'est qu'il y a un lien direct. Attendez un petit moment avant de cliquer si vous arrivez juste sur cette page, le temps que les photos se chargent. En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter. Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

Cette fois, je pénètre en ville. Une pancarte attire mon attention: "les arènes". J'avais déjà vu cette pancarte une autre fois, mais vous savez ce que c'est, on est toujours pressés, et on ne s'arrête jamais, et on se dit "il faudra que je vienne voir un jour". Puis le temps passe, et on oublie. Aujourd'hui, je ne suis pas très pressé, j'ai bien roulé, j'ai envie de faire une petite pause - 179 km au compteur, ce n'est pas beaucoup, mais ça représente plus du quart de mon étape, je peux bien me faire un petit cadeau. Il est 10h30, c'est ok. Alors voilà pour vous, gentes dames et nobles seigneurs qui lisez ce récit, qui avez eu le courage de "tenir" jusqu'ici sans aucune image. Les voici, cadeau. Admirez ces vestiges vieux de près de 2.000 ans...

MEDIOLANUM au temps de son apogée.

La ville antique de Saintes joua sans doute dès le règne d'Auguste (25 av. J.-C.-14 ap. J.-C.) un rôle primordial, peut-être même celui de capitale de la grande province d'Aquitaine. Elle fut en tout cas la capitale du "pays" des Santons, ce peuple gaulois soumis, puis assimilé, qui allait donner son nom à la Saintonge.
C'est au tournant de notre ère que la cité se couvrit de grands monuments dont les seuls témoignages sont aujourd'hui les collections lapidaires du Musée Archéologique, l'Arc de Germanicus, les vestiges des thermes de Saint-Saloine et cet amphithéâtre.
Sous l'empereur Auguste, Agrippa avait ouvert une importante route depuis Lyon, capitale des Gaules, qui aboutissait au pont de Saintes à l'est, où elle franchissait la Charente, avant de marquer l'axe majeur de la ville, le Decumanus Maximes. La rue qui contourne l'amphithéâtre était sans doute la sortie de la ville et la continuation de la Voie d'Agrippa vers Bordeaux.

L'AMPHITHÉÂTRE UN MONUMENT MAJEUR
Construit dans les années 40-50 ap. J.-C., sous le règne de l'empereur Claude, comme nous l'apprend un fragment de la dédicace, l'amphithéâtre est aujourd'hui le vestige le plus important de l'antique Mediolanum, puisque la presque totalité des autres édifices publics ou privés ont disparu, à l'exception de l'Arc de Germanicus.

C'est surtout le monument le mieux conservé de ce type dans l'ancienne Gaule "Chevelue", c'est-à dire la Belgique et la France à l'exception des régions méditerranéennes (Rhône-Alpes, Provence et Languedoc).

La capacité de ce monument devait être de 12/15.000 à 18/20.000 places, selon les hypothèses, soit sans doute la
totalité de la population de la ville.

Il est de structure "mixte" : la plus grande partie est "pleine", les gradins s'appuyant directement sur les flancs du vallon, mais la partie orientale est construite entièrement avec des murs d'appui formant une structure "creuse".

L'amphithéâtre de Saintes, par ce système mixte déjà assez archaïque en son temps, est à rapprocher de ceux de Pompéi ou de Fréjus.

Entrée des artistes.... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je me trouve dans de tels lieu, je ne peux m'empêcher d'essayer de m'imprégner du lieu et surtout des événements qui s'y sont déroulés, là, sous mes pieds, il y a 20 siècles. Des gens ont été massacrés ici, d'autres en ont ri, s'en sont amusé... C'est presque palpable, je trouve.

Le choix ingénieux du site fut encore amélioré par un remblai comblant le vallon à l'ouest, qui permit, outre sa fonction d'appui de la cavea, le passage de la route de Bordeaux (actuelle rue Lacurie). C'était là la limite de la ville antique.

Les graffitis ne sont pas d'époque romaine, c'est bien évident !

Après le IIIè siècle, la cité en déclin s'est considérablement rétrécie et l'amphithéâtre se retrouvait en rase campagne.
Il allait servir de carrière de pierre occasionnelle au Moyen Age, après son abandon.

 

Il est à peine 11 heures lorsque je reprends la route. Je fonce vers Bordeaux à vitesse soutenue, désirant arriver sur les lieux ce soir sans faute. Une centaine de km plus loin, Bordeaux n'est déjà plus qu'un souvenir. Je me trouve dans la forêt des Landes, j'en suis à 380 km, et j'ai faim. Je fais ma pause déjeûner dans l'immense forêt, sur une aire réservée à cet effet. Je mange assis sur la selle, observant du coin de l'oeil ceux qui, comme moi, se dégourdissent les jambes, vont faire leur pipi et se rassasient de sandwiches, de fruits et de chips...

 

Puis je repars. La route est assez monotone, mais je la trouve splendide. 120 km plus loin, je suis à l'office de tourisme de Biarritz: je m'y arrête pour demander des adresses d'hôtel bon marché. On m'indique un "Etap Hôtel". Il est sur la N10, et je trouve facilement.

 

Il n'est même pas 16 heures, ma chambre est réservée, il fait toujours aussi beau. Finalement, je suis en avance sur mes prévisions, et la partie la moins intéressante de la journée -la recherche de l'hôtel- étant effectuée, ma journée est terminée. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je suis incapable de rester comme ça à ne rien faire. Mon brave x9 est aussi de mon avis. Ma décision est vite prise: direction la frontière espagnole, qui se trouve à 30 km à peine d'ici -un saut de puce pour ma monture- et j'ai envie de faire un peu de tourisme, et beaucoup de photos. Je remonte en selle !

Les points jaunes représentent les lieux où les photos ont été prises. Cliquez dessus pour les voir directement.
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Saint-Jean-de-Luz et sa magnifique baie. Je suis sur les hauteurs, en direction d'Hendaye, et j'aperçois la mer.
C'est tout simplement splendide.

Et voilà ce que ça donne avec le 60 mm. Donc au fond, c'est Saint-Jean-de-Luz, et au premier plan, Ciboure.

Hendaye. Les magnifiques maisons basques, immenses, colorées. Regardez-moi ça: un immeuble de plusieurs habitations, il a une autre "gueule" que les immeubles de nos villes, on a envie d'y habiter, on s'y sentirait presque en vacances !

Il y a encore du monde sur la plage d'Hendaye, mais c'est normal.
Il est à peine 17h, et je vous rappelle que nous sommes un dimanche.

Un ancêtre. Je me souviens bien de ces utilitaires des années 60. Celui-ci est bien restauré, et il sert encore !

Les rochers de la plage d'Hendaye se situent vers le Nord. Au loin, dans la brume, Biarritz.

La même, sans le zoom. Evidemment, ça change tout.

Une autre maison basque. Mais elle est immense. On pourrait loger plusieurs familles dedans.

Le front de mer; on se croirait ici en Afrique du Nord.

Là-bas, c'est l'Espagne et la petite ville de Fontarabie.

Les rochers que vous connaissez maintenant. On voit très bien que ce sont des morceaux de l'impressionnante falaise que la mer est en train de "digérer" très lentement, à son rythme. Ici au 135 mm (donc 216 mm en 24-36)

Et la même sans le zoom, donc au 28 mm. J'ai toujours été amoureux des objectifs avec zoom, car ils offrent d'innombrables possibilités de composition d'images, sans bouger de place. Il est vraiment impossible de savoir que ces deux photos ont été prises du même endroit. Elles ne montrent pas du tout la même chose.

Je retourne maintenant tranquillement vers Biarritz. J'essaye d'accéder au bord de mer, mais c'est difficile, même avec un scooter. Alors en voiture, ce n'est même pas la peine d'y penser!

Encore une petite maison basque... Non, elle est immense, il s'agit même d'un hôtel, mais je trouve que les basques ont l'art de transformer un immeuble en maison, et ça, c'est absolument génial, car, quelle que soit la taille du bâtiment, pour le spectateur, on dirait toujours une maison, et ce n'est pas agressif.

Je roule maintenant sur la "route de la corniche" -c'est son nom- entre Hendaye et Ciboure, et comme vous allez le voir, c'est splendide. Il faudrait la parcourir à pied, bien sûr, mais en scooter, c'est déjà pas mal, n'est-ce-pas?

Là, c'est du côté terre... Cette meule de foin (?) noire a attiré mon attention. La campagne basque est évidemment très belle, car très verte et très vallonnée. Dès qu'il y a du relief, le paysage s'anime.

La Rhune, que l'on voit de toute la côte atlantique basque, dont c'est le point culminant. Superbe.

Ces falaises sont exceptionnelles de par leur structure géologique. En effet, on voit toutes les plaques collées les unes contre les autres, toutes inclinées vers les profondeurs de la mer, comme si elles avient été plongées par une énorme machine, comme si toute la côte s'était affaissée dans un immense trou. C'est fascinant, et je vous laisse les admirer.

Vous voyez le boulot, hein ? C'est grandiose.

Au loin, toujours, la Rhune, qui domine tout le territoire...

Image champêtre d'une campagne traditionnelle, pas encore industrielle. Admirez comme la maison, déjà belle naturellement, se confond encore plus dans le paysage de par sa couverture végétale naturelle.

Amis géologues, expliquez-moi. C'est un plongeon, ou c'est une éruption, ou quoi ?

Rajout du 29/11/2005
En surfant, j'ai trouvé le blog de Delphine Bruyère. Je me suis permis de lui faire part de mes interrogations sur ces magnifiques plaques. Elle m'a répondu très rapidement, très gentiment et très professionnellement, et je tiens à l'en remercier ici. Je vous livre l'intégralité de sa réponse (texte en italique):


Les photos que vous avez prises lors de votre voyage entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye sont magnifiques. Celles que vous avez prises le long de la côte montrent des strates calcaires plongeant vers la mer. Après consultation de la carte géologique de France éditée par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières; www.brgm.fr), il apparaît qu'il s'agit de calcaires d'âge "Crétacé supérieur". Le pendage, c'est-à-dire l'angle des couches par rapport au plan horizontal, est élevé (parfois > 45° selon vos photos). Cela n'est guère surprenant. On se trouve ici en zone pyrénéenne et le paysage géologique est particulièrement chahuté.
Il s'agit plus précisément d'un flysch calcaire, c'est-à-dire de dépôts sédimentaires résultant d'éboulements sous-marins le long du talus continental. Pour mémoire, du continent vers l'océan, il y a : le plateau continental sous une faible tranche d'eau (<200m), le talus continental aussi appelé pente continentale, puis la fosse abyssale (généralement entre 4000m et 5000m de profondeur). Les calcaires de la région d'Hendaye résultent d'éboulements sous-marins datant d'environ 80 millions d'années !!
Ces dépôts ont ensuite été plissés et redressés lors de l'orogenèse pyrénéenne (= la formation des Pyrénées) il y a environ 40 millions d'années.
Voici donc l'histoire géologique qui mena à la formation de ce paysage que vous avez photographié.

Comme vous pouvez le constater, ce n'est quand même pas simple, mais passionnant.

L'allure que je dois avoir en prenant cette photo ! Je regarde deux fois derrière moi avant, de peur que quelqu'un ne me pousse... Une chute serait, je pense, fatale !

Le x9 paraît bien petit à côté de l'immense falaise. Admirez comme la route est belle.

Vous en avez peut-être marre, non ? Pas moi !

Et ce n'est pas du ciment, non non. Essayez d'imaginer les forces capables de créer de telles structures !

La même que dessus, mais sous un autre angle.

Les faubourgs de ... Ciboure.

La baie de Saint-Jean-de-Luz.

Les collines qui entourent Ciboure.

Et, au détour du chemin, apparaît le superbe fort de Socoa à Ciboure sur la plage.

Saint-Jean-de-Luz au fond de la baie.

Au loin, à l'extérieur de la baie, Biarritz.

Vue d'ensemble du fort de Socoa.

Le port de Saint-Jean-de-Luz

La Nivelle, c'est le nom de la rivière qui se jette dans la jolie baie de Saint-Jean-de-Luz, et qui sépare cette ville de celle de Ciboure.

Et j'arrive tout naturellement au joyau de la côte, j'ai nommé Biarritz. On aperçoit le nez du x9 au premier plan à droite.

La villa Belza

Ce bâtiment, œuvre de l'architecte Alphonse Bertrand, construit de 1880 à 1895 pour Marie-Belza Dubreuil, se dresse sur le rocher du Cachaous. Il abrite des appartements après avoir été pendant les années folles, un cabaret et restaurant russe.

Admirez la plaque rocheuse inclinée se trouvant devant la villa.

Cette fois, on le voit beaucoup mieux, mon fidèle x9, qui m'a encore bien promené aujourd'hui.

Je me suis arrêté dans un petit square pour manger dehors, profitant des derniers rayons de soleil. Et sur ce square, cet arbre, ce tronc, tranché net, comme si une épée l'avait coupé en deux ! Très curieux.

Vu de ma table. Au loin, en plein centre, la villa Belza.

Le soleil se couche sur Biarritz et la plage des Basques - en bas des épis.

L'actuelle Côte des Basques -ici à marée haute- était la plage des Basques après s'être appelée Côte Pernauton.


Elle doit son nom à la tradition qui voulait que chaque dimanche suivant l'Assomption, ou le deuxième dimanche de septembre, Biarritz se voyait envahie de joyeuses bandes de Labourdins et Bas-Navarrais qui s'en allaient se baigner sur cette plage…
Si les Basques étaient plusieurs milliers en septembre 1858, que dire de la foule de 1928 ? Plus de 200 voitures de luxe venaient se ranger sur la promenade à l'heure des bains. Les chauffeurs en grande livrée attendaient devant les Rolls, Bugatti, etc. En 1910, Edouard VII faisait chaque matin sa promenade à pied de la Grande Plage à la Côte des Basques. En 1926, les joueurs de polo venaient s'y entraîner. En 1957, un scénariste américain Peter Viertel surfe la première vague sur une longue planche venue de Californie. Pour les quelques amoureux de la mer qui le regardent ébahis, c'est le début d'une fantastique épopée : le premier spot européen était né.
Pour arriver à la Côte des Basques, descendez par les lacets qui serpentent au milieu des tamaris. Profitez des nombreux bancs pour vous reposer et regarder la mer. Le boulevard se termine par une impasse avant la future liaison piétonne avec les plages de Marbella et de la Milady. Entre, d'importants travaux sont en cours pour drainer les falaises qui s'écroulaient sous l'action de l'érosion et des eaux d'infiltration.

A marée haute, le bain est impossible, le sable sec est entièrement recouvert.
Les photos précédentes ont été prises du petit bosquet en haut, près du bâtiment blanc.

Comme toujours, la merveilleuse, chaude et douce lumière du soleil couchant...

La grande plage au coucher du soleil. Au fond, le Miramar, au premier plan, le casino. Quelle belle lumière.

20h22, le soleil est parti. Je pars donc aussi, n'aimant guère la nuit, du moins pour les photos et la nature...

Direction l'hôtel, où je j'arrive très vite. Je m'installe sur ma petite table, et je prépare ma journée de demain.


Avant de m'endormir, la tête pleine de merveilleuses images....

 

J'ai pris 261 photos, et vous en ai sélectionné 94.

Le x9 s'est quand même "payé" 582 km sans sourciller le moins du monde. C'est un amour... enfin, presque.

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