De St Lary à Ax-Les-Thermes - 5ème jour

Jeudi 18 Septembre 2003

Etape de 356 km - 251 photos prises et 134 sélectionnées

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Une très grosse journée m'attend aujourd'hui. Alors pas question de traîner, y'a du pain sur la planche!

Comme tous les jours, le matin, dans les vallées ne recevant pas encore la chaleur du soleil, il fait plutôt frais. Mais comme tous les matins aussi, j'assiste émerveillé à la naissance d'une nouvelle journée qui s'annonce radieuse: pas un nuage à l'horizon. Il faut quand même admettre que mon horizon est assez limité, mais je suis confiant!

Il est 8h40 lorsque je prends cette photo, j'ai évidemment déjà pris mon petit déjeûner, et je viens juste de laisser Saint-Lary derrière moi. Je suis sur la D929 en direction de l'Espagne, mais arrivé à Fabian, peu avant Aragnouet, je laisse la D118 qui file vers l'Espagne sur ma gauche et poursuis sur la D929, vers le nord-ouest, et vers les lacs. J'adore l'eau - habitant de la côte atlantique, c'est normal! - et j'ai décidé depuis longtemps d'aller voir les lacs des Pyrénées. Je ne vous surprendrai pas si je vous dis que je suis le seul sur la route... et je ne m'en plains pas!

Si je lève la tête, en haut, là-bas, au-delà de la cime des sapins, le soleil brille. Ici, c'est encore un peu la nuit...

Voilà, si je ne regarde que la route, c'est sombre. Et un peu frais à mon goût.

Voilà, j'ai dépassé Fabian (1.142 m) et j'entame la grimpette vers les lacs.
Par la même occasion, je viens de rattraper le soleil, et c'est déjà le bonheur. Seul le ron-ron du x9 trouble le silence, dommage qu'il ne soit pas silencieux, c'est presque un sacrilège que de devoir faire du bruit ici.
Pour cela, je devrais grimper à pied ou en vélo... Un jour peut-être, à pied, ... mais pas en vélo.

Le paysage est enchanteur, et je suis comme envoûté, très sincèrement, par le charme de ces lieux.

Alors là, j'aime mieux vous dire qu'il est préférable de suivre la route. Les raccourcis sont autorisés mais déconseillés...
Je suis maintenant à 1.676 m

Là-bas, vous les voyez comme moi? Regardez bien, car ils se confondent avec le roc: ce sont les murs de soutènement des lacets des Edelweiss. Jolly Jumper les a vus, et il piaffe d'impatience, car il adore...

La D929 continue de grimper. J'irai plus tard. Je veux d'abord aller voir les lacs accessibles par la D117, qui redescend ici.

Le x9 ne peut s'empêcher de rigoler: "c'est tout?, on descend déjà?". Il m'énerve parfois. Même pas fatigué!
Je suis ici exactement à 1.900 mètres quand même.

Ouah! Ben oui, je lui dis, tu as un raccourci spécial scooter ici, si t'es pas content. Il s'approche, regarde, se penche un peu, puis finalement décide de se taire et de poursuivre sur la route. J'avais une de ces trouilles qu'il y aille...

Les couleurs sont affreuses, je sais, contre-jour total. Voici le bas de la route, le lac d'Orédon, et le barrage du même nom juste après la maison que vous voyez. Le lac, disais-je. Vous ne le voyez pas? Au milieu de la photo, dans la partie gauche, vous voyez des sapins à l'envers? Regardez bien. C'est le lac, et les sapins sont ceux du haut de la photo, dans la partie "brûlée" par le contre-jour, et qui se reflètent dans l'eau. N'y a-t-il rien qui vous choque? Si? Quoi?

Le manque d'eau peut-être? Oui, il en manque un paquet, ça c'est sûr; et c'est triste!

J'arrive au niveau du lac, 1.850 m. Là, on voit beaucoup mieux ce qui manque! Au loin, la construction: c'est le barrage du lac de Cap de Long, à 2.161 m. Je vais y aller tout-à-l'heure, c'est le bout de la route que j'ai laissée tout-à-l'heure.

Je reprends la grimpette. On voit bien le lac d'Orédon maintenant, et on imagine parfaitement la masse d'eau manquante.
Il s'agit de toute la partie entre l'eau et les arbres. Le barrage à droite. La photo suivante est un zoom sur la montagne enneigée, au loin, en haut à gauche.

Je traverse la pinède des passages d'Aumar

Toujours le lac d'Orédon, que vous reconnaîtrez bien maintenant, sans que j'aie besoin de vous le dire.
Cette baisse du niveau d'eau est-elle normale en septembre, ou bien est-ce dû à cette sécheresse de l'été 2003?
La montagne, en face, et au premier plan, est la crête des Alharisses, avec à gauche, le grand pic, ou Cylindre d'Estaragne, qui pointe à 3.006 m. Et la grande muraille de Chine qui descent de la crête. Hein? Ah non, pardon, ce n'est pas la muraille de Chine, mais une magnifique muraille naturelle. Quelle beauté vue d'ici!
La photo suivante est un zoom sur la montagne située au fond, et bien enneigée.

Je vous laisse admirer ma grimpette sur cette route des lacs; c'est tout simplement merveilleux.

Encore une muraille! Quand je pense que des alpinistes sont capables de marcher sur les crêtes, ça me laisse toujours béat d'admiration pour leur maîtrise! Je pense personnellement que j'arriverais -enfin, je crois...- à escalader. Mais ce qui me glace le sang, c'est la descente! Je ne peux pas grimper sans penser systématiquement à "comment vais-je redescendre?".

Là, c'est la haute montagne, et je suis sur un balcon de rêve. Qu'en pensez-vous?

Voilà, j'arrive à peu près en haut de la D177, entre 2.100 et 2.200 mètres.

En face, le pic d'Aumar (2.578 m) et au centre le col d'Aumar (2.381 m). Dans le creux qui se devine, le lac d'Aumar.

Le lac d'Aumar, qui ne semble pas être en manque d'eau.

La route longe le lac, c'est trop beau. Par contre, les couleurs sont ternes et, à mon avis, il faudrait venir faire de la photo au printemps. Il faut quand même relativiser: c'est ici le domaine de la pierre, du minéral, et je m'estime heureux d'y voir quelques arbres. Malheureusement, j'ai comme l'impression que les sapins sont un peu malades ?

A gauche, le pic de Néouvielle, qui culmine à 3.091 m, et le massif de Néouvielle. Quelle barrière géante.
C'est grandiose.

Le lac d'Aumar encore. Je me tais. Je vous laisse admirer.

C'est pointu quand même, hein? Serait-ce l'Hourquette d'Aubert ? Eh bien non, pas du tout, selon les indications de Fab32 sur le livre d'or (27/07/07), que je remercie pour cette correction. Je le cite. "Il s'agit de la brèche de Chausenque, à 2790 m d'altitude. A sa droite se trouve la crête d'Espade. Cette brèche permet, en partant du lac d'Aubert, de gravir le Turon de Néouvielle en passant par derrière le Néouvielle".

Le lac d'Aumar, toujours. Je ne m'en lasse pas. Si j'avais le temps, j'irais m'allonger près de cet arbre, et je resterais à rêvasser devant toutes ces merveilles, qui se sont faites sur des millions d'années, toutes seules!

Le GR 10 (sentier de grande randonnée qui traverse les Pyrénées de l'Atlantique à la Méditerranée) passe ici, près du refuge.

Coup d'oeil sur le pic de Néouvielle.

La route quitte maintenant le lac d'Aumar et rejoint le lac d'Aubert situé à 2.157 m. Le petit ruisseau à droite provient du lac d'Aumar qui se déverse dans celui d'Aubert.

Le lac d'Aubert. Regardez les sapins dans la partie droite. Ils ne sont pas verts, mais gris, comme s'il s'agissait d'arbres morts.

Encore une photo de travers, et je vous assure que je n'avais pas -encore- bu. Non, c'est toujours la même chose: si je devais enlever mon casque à chaque fois que je prends une photo, je n'arrêterais pas. Par conséquent, je me contente de le soulever un maximum au-dessus de mon front, tout en gardant la jugulaire attachée. Or, l'appareil photo étant gros, c'est lui qui bien souvent soulève le casque, mais de façon très droite... D'où les "penché"...
Au centre, je pense qu'il s'agit du col de Madaméte à 2.509 m.

Il y a ici, à hauteur d'homme, un immense panneau semi-circulaire reproduisant le panorama que j'ai sous les yeux. C'est génial, car de cette façon, on a la totalité des noms des montagnes, ainsi que des explications. Je vous en montre ici un panneau, il y en a plusieurs, évidemment:

Le Ramoun au premier plan (3011 m) et le Néouvielle (3091m)

Je vous transmets ce qui est écrit sur le panneau de la photo précédente.

"Tout le paysage que vous avez devant les yeux est caractéristique du granite. La lente érosion des montagnes de la chaîne des Pyrénées a mis à jour un immense bombement granitique issu d'une intrusion de magma dans les sédiments à la fin de l'ère primaire. Le granite est une roche très résistante et seules les nombreuses failles qui sillonnent le massif représentent des points de faiblesse. L'érosion atmosphérique et, surtout, l'érosion glaciaire ont modelé le paysage actuel".

C'est quand même très minéral. Et toujours cette énorme barrière en haut.

Curieux de voir deux chevaux en train de paître ici, dans la montagne. Ils ont l'air d'être libres, mais ça m'étonnerait.

Jolly Jumper attend sagement son maître. C'est le bout de la route, terminus, cul-de-sac, tout le monde descend! Il y a un grand parking, presque vide aujourd'hui, mais qui doit sûrement "déborder" en plein été.


Maintenant, je n'ai plus qu'à refaire le chemin en sens inverse. Mais c'est avec plaisir, vous pensez bien. De plus, pour les photos, ce sera un peu mieux. Il faut dire que l'orientation est mauvaise, et je n'arrive pas à obtenir de belles couleurs ce matin. Je suis toujours plus ou moins en contre-jour.

Et revoici le lac Aumar. Les teintes sont meilleures que tout-à-l'heure.

Il y a un pêcheur près de l'arbre de droite.

Et voilà. Je reprends la descente vers notre lac d'Orédon vu tout-à-l'heure, vous savez, celui qui a perdu beaucoup d'eau.

Bon, je viens de reprendre la route laissée ce matin, vous savez, celle qui continuait à grimper, au carrefour. Je viens de longer (en hauteur) le lac d'Orédon, et je ne résiste pas à vous montrer ces quelques photos de pêcheurs profitant de la baisse de niveau des eaux.

Je suis en contre-jour total, et je n'ai pas assez fermé, d'où cette explosion de lumière à l'arrière. Quoi qu'il en soit, je la laisse pour que vous puissiez voir la petitesse du x9 perdu dans ces magnifiques montagnes. Les pêcheurs des photos précédentes sont ici à gauche, tout en bas...

Le barrage et le lac de Cap de Long. Je suis ic à 2.175 m, et les derniers lacets pour y parvenir étaient splendides. Je vous les montrerai plus tard, avant de redescendre.

Ici, c'est encore plus minéral qu'autour des autres lacs. Il n'y a pas un seul arbre. Bien mieux, il y a un chemin non goudronné qui part à gauche autour du lac. J'ai commencé à m'y engager avec Jolly Jumber, mais j'ai été empêché de continuer, un énorme éboulement ayant complètement obstrué le passage.
Au fond, le Ramoun et le pic de Néouvielle, et la crête des laquettes.

Le barrage au premier plan, et le pic de Heche Castet à 2.549 m.

Vous le reconnaissez? Le lac d'Orédon, et au fond, la route que j'ai empruntée ce matin.
Il y a une petite boutique ici près du barrage, et qui est ouverte. J'ai faim et soif, et je m'offre une petite collation tout en admirant ce magnifique paysage. Dieu que la vie est belle!

Terriblement impressionnant. Sauf que je ne sais pas de qui il s'agit... J'ai honte, j'aurais dû noter la direction pour pouvoir vérifier sur une carte. Si un lecteur connaît ce mont, merci de m'en faire part. Ci-dessous, le même, "dé-zoomé".

Gros plan sur le lac d'Orédon.

Quand la lumière est avec moi, ça va tout de suite beaucoup mieux! Vous apercevez en bas un des lacets de la route, juste en-dessous du barrage. Cette descente est magnifique.

Voilà une belle vue, qui vous donne une très bonne idée de la dénivellation. C'est génial. Le lac d'Orédon, avec les avancées de terre déssechée, là où se trouvent les pêcheurs que j'ai photographiés auparavant, à partir de la route que l'on devine dans les sapins qui longent le lac, à mi-hauteur environ.

Une jolie cascade, la cascade de Letz, bien cachée par les sapins, que je découvre lors d'un arrêt, un peu après le fameux lacet des écureuils, que je vous ai photographié ce matin - pour ceux qui suivent!

Je reprends la route, direction Saint-Lary, d'où je suis parti ce matin. Je repasse d'ailleurs devant mon hôtel plus de 3 heures après en être parti. Il est environ 10h45, et j'ai parcouru 60 km en 3 bonnes heures, ce qui fait une moyenne très honorable -compte tenu du nombre de photos que je peux aligner- d'environ 20 km/h sur ce merveilleux parcours.

Eh bien voilà, je viens de retraverser Saint-Lary. Un petit coup d'oeil vers l'arrière: c'est une très grande ligne droite. Au premier plan, les stations de ski de Saint-Lary: le Pla-d'Adet et Espiaube. Pour ma part, et vu l'heure, je ne vais pas y aller, mais me diriger vers l'est et donc vers les prochains cols Pyrénéens. Je prends donc une minuscule départementale, la D 225.

Sailhan. Alors tout ici respire le calme et le bien-être. C'est un petit village comme je les aime, qui bénéficie d'une situation admirable. Le panorama qui l'entoure est celui d'une carte postale, et en même temps, il semble loin du tourisme de masse. Je ne regrette pas cette petite route: c'est bien au contraire un bonheur que de la parcourir. Ce qui est un peu dommage, c'est que j'ai faim.

Vue imprenable sur le Pla-d'Adet. Ici, on a la campagne et la montagne. C'est beaucoup plus vert que ce matin, et je suis même surpris de cela, compte tenu de la canicule que nous venons de subir!

Dans la brume de chaleur, cette jolie église: c'est celle d'Estensan. Sur le lien, elle n'a pas du tout le même aspect, parce que'elle est photographiée de face, alors que je la prends ici de dos...

Et voici la vue globale qui s'offre à mes yeux en roulant. Il fait vraiment chaud, et je me mets carrément en manches courtes pour rouler, et ce malgré l'altitude. C'est tout simplement merveilleux.

A l'approche d'Estensan. Vous pouvez voir la qualité de la route, dans le sens scooteriste du terme, à savoir: étroite, avec virages et côtes, tout cela dans un cadre sublime.

Que dis-je, tout cela dans un cadre paradisiaque. Ben oui, y'a pas que dans les îles... Au loin, le Pla-d'Adet.

Le village d'Estensan que je viens de passer, et au loin, la route qui conduit au Plat-d'Adet. Au premier plan, l'agriculture que j'aime, à échelle humaine et locale, et non pas celle qui produit pour produire...

Tout en bas, la vallée de Saint-Lary-Soulan avec, à droite, le clocher d'Estensan et, en face, la route du Pla-d'Adet.

Comme vous voulez du détail, en voici: donc, Estensan au zoom...

Et vue globale de Saint-Lary et du Pla-d'Adet toujours, que vous devez commencer à connaître maintenant.
Attention, interro écrite surprise bientôt...

La route commence maintenant à grimper plus sérieusement; surtout, elle est beaucoup plus impressionnante en ce sens qu'elle est à flanc de montagne, et longe donc la vallée qui se trouve sur ma droite. Les roues du scooter côtoient donc de très près le précipice, sans aucune protection. Comme je suis du genre distrait et que j'admire sans cesse le paysage autour de moi, je compte beaucoup sur le flair de Jolly Jumper pour m'empêcher de tourner à droite!

Comme je vous disais, la marge d'erreur est faible...

Au premier plan Azet; plus loin à flanc de colline, le minuscule village d'Ens; et toujours visible, au loin, le Pla-d'Adet.

Et un gros plan sur le joli village d'Azet blotti autour de sa belle église. La route fait le tour, c'est très agréable.

Arrêt sur la béquille latérale, ce que je fais rarement, surtout en montagne. Mais parfois, lorsque je fais un arrêt très court...

Le GR 10 dont je vous ai déjà parlé longe cette route, d'abord juste au-dessous puis juste au-dessus. Ici, je suis à 1.478 m d'altitude, et le point de vue est magnifique sur l'étroite vallée du plat d'Arsoué.

L'horizon s'élargit soudain, c'est que j'approche du sommet. Enfin, non, pas d'un sommet, mais plutôt d'un col, que vous pouvez apercevoir là-bas, en plein centre de la photo.

Arrivée au col du Val Louron-Azet à 1.580 m

Je fais une petite pause en haut du col, pour prendre les photos obligatoires, et pour admirer le paysage. Des cyclistes allemands se sont arrêtés pour souffler, et je discute un peu avec eux.

Je pense que vous reconnaissez le Pla-d'Adet là-bas, non? Depuis le temps que je vous le fais voir...

Là, juste en-dessous de moi, direction plein est, c'est la station de ski de Val Louron, à 1.408 m. Là-bas, au loin, vous voyez un col : c'est là où je vous conduis, et c'est magnifique, comme toujours.

Je ne bouge pas d'un poil, et je vous fais un zoom sur mon prochain col, le col de Peyresourde. Vous pouvez voir la route qui remonte la vallée. Miam miam, je me régale déjà d'avoir à rouler là-bas. Ce qui est dommage, c'est que la montagne soit mise à nu, il n'y a pas d'arbres .

Au-dessus de la pancarte du col d'Azet, que voyez-vous? Vous donnez votre langue au chat?

Vous avez trouvé? Bravo.

 

C'est le Pla-d'Adet, la station de SaintLary. Oui oui. Encore.

Vu du col, le lac de Loudenvielle, en bas à gauche. Et la magnifique échancrure du col de Peyresourde en haut.

La tour médiévale de Génos, du 14è, visible du haut de mon perchoir, au zoom maxi bien sûr.

Je viens donc de contourner le lac de Genos-Loudenvielle, après une superbe descente faite de magnifiques lacets. Je suis de l'autre côté, à Loudervielle, en bas de la route qui va me conduire au prochain col. Ici, près d'une vieille église et de son petit cimetière, j'ai une très belle vue sur le col d'Azet que je viens de passer.

Toujours de l'église, vue sur le lac et sur Génos en face.

En montant au col de Peyresourde, vue sur la vallée du Louron, qui mène à Arreau.

Vous vous souvenez certainement de la photo prise depuis le col d'Azet, où je vous parlais de cette superbe route conduisant au col. Eh bien la voici, au niveau de la sapinière de Balestas à droite.

Et je jette un coup d'oeil en arrière, comme j'aime bien le faire. Là, c'est grandiose. La vue porte extrêmement loin, car au second plan, au-dessus de la cime du chêne, c'est le col d'Azet et la route que j'ai descendue précédemment! La chaîne de montagnes suivante est celle dominant la vallée de Saint-Lary; les très hautes montagnes enneigées, au loin...

Vers le col de Peyresourde. Ce vélo qui vient de me doubler, je l'ai doublé tout-à-l'heure. Il trace vraiment, je suis impressionné; il faut dire que de mon côté, je suis particulièrement lent! Si je devais faire ce trajet en vélo, il me faudrait 3 à 4 semaines de congés, au lieu d'une seule, c'est évident!

Et à nouveau une vue vers le col d'Azet et la route qui y conduit.

J'adore cette photo, pas vous? Il faut bien se faire des compliments de temps en temps. En fait, ce que j'aime sur ce cliché, c'est qu'il transmet bien le côté grandiose du paysage que je suis en train d'admirer.

Vue du col de Peyresourde (1.569 m), vers l'est, département de la Haute-Garonne. Il y a là un hôtel restaurant plutôt vieux, mais qui sert encore à manger. Quel bonheur, assis dehors au soleil, avec une magnifique assiétée de jambon fumé accompagnée de bon pain et de beurre, rien que d'y penser, je salive à nouveau! Un délice.

Et c'est reparti sur cette belle D618. J'aime beaucoup ces arbres plantés sur le bord de la route, assez espacés pour permettre d'admirer le paysage, mais assez nombreux pour attirer le regard et ajouter une touche exotique à l'ensemble.

Et mon habituel petit coup d'oeil vers l'arrière. Là haut, donc, le col de Peyresourde que je viens de passer.

Ces bouquets d'arbres sur ces immenses pelouses naturelles, c'est un régal pour les yeux.

J'espère que c'est clair comme ça, pour ceux qui ne lisent pas le texte...

Je traverse donc la vallée du Larboust. C'est superbe.

Et voilà Garin, que je ne traverse même pas, la route contournant le village. Je poursuis ma route sans trop traîner, car la journée avance vite -c'est bien connu, quand on s'amuse, on ne voit pas le temps passer- et j'ai encore beaucoup de choses à voir, d'ailleurs vous allez bien voir... Les quelques photos qui suivent sont prises dans cette vallée en descendant vers Bagnères-de-Luchon.

J'ai traversé Bagnères-de-Luchon sans m'arrêter. Je vous l'ai dit, je n'aime pas les villes, ce qui ne veut pas dire que cette ville n'est pas jolie, mais je n'ai rien à y faire aujourd'hui. Je poursuis ma route toujours sur la D 618, direction l'Espagne.


La route devient étroite et sinueuse, et commence à s'élever. Je traverse une belle forêt, très agréable, et je fais un arrêt pour respirer l'odeur des sapins. C'est encore un coin superbe.

La forêt diminue, je sens que j'arrive au col.

Et voilà la vue depuis le col du Portillon, à 1.293 m. La ville en bas est Bossost vers le Nord: si je prends cette route, je retourne de suite en France. Ce n'est pas ce que je veux faire!

Du même endroit, vue vers le sud-est. C'est là-bas que je vais.

Je roule donc sur la N-230 espagnole, direction Vielha. Ici, traversée du Varrados à Arros.

A Vielha, j'ai quitté la N-230 pour le C-28, direction Sort. La région espagnole que je traverse est la Catalogne. C'est superbe. La route est en très bon état, mais j'ai perdu du temps à chercher ma route à Vielha. Ici, c'est la ville de Salardu.

Encore une vue sur Salardu. A cet endroit, la route monte très sérieusement. Je trouve enfin une station d'essence dans laquelle je peux abreuver Jolly Jumper, qui commençait à donner des signes de faiblesse!

Au loin, je distingue un grand glacier, le premier que je vois de cette importance depuis le début de mon voyage.

Cette vallée que je longe comme ça pendant un long moment est un pur bonheur. Si ce n'était le temps qui m'est compté, je serais bien allé rouler là-bas, dans le fond de la vallée, à droite. En tout cas, c'est superbe.

J'avais peur que vous ne voyiez pas bien la route dont je vous parlais. Une photo s'iimposait; au prix où ça coûte, pas la peine de se restreindre. Elle est plus qu'attirante. J'y retournerai un jour, lors d'un voyage sans contrainte de temps, un voyage de plusieurs mois que je désire faire à travers l'Europe. Bon, c'est un projet lointain, revenons à nos moutons.

Jolly Jumper peinait un peu, mais c'est normal; la montée est très longue, et les épingles à cheveux m'obligeant à ralentir, il avait du mal à reprendre son rythme à cause de la pente continue. En effet, c'est la première fois depuis mon départ que je roule vite en montagne, car je vois l'heure qui tourne, et je ne veux pas rouler de nuit. Or, je veux coucher en France, et maintenant que je suis sur cette route, je n'ai pas le choix: il me faut contourner tout le massif et rentrer en France par Andorre. Donc, voici de Port -ce qui signifie "col" en espagnol- de la Bonaigua, à 2.072 m. Et il ne fait pas chaud, croyez-moi. Dans cette vallée, un puissant vent frais s'est engouffré, et les rayons du soleil ne sont plus très chauds maintenant.

Vue arrière vers le bâtiment du Port de la Bonaigua. Ensuite commence la longue, très longue descente interminable, des virages sans arrêt, des épingles à cheveu très difficiles, à négocier au pas, mais sur une route pratiquement neuve, au bitume de rêve. Toutefois, j'use énormément de mes freins, car je roule vite, trop vite pour bien profiter, et je le regrette, mais il le faut. Je suis plusieurs fois surpris par la difficulté des courbes... Je traverse enfin Esterri d'Aneu, et ma direction plonge désormais vers le sud. Je continue à m'éloigner de la France.

J'arrive ensuite à la La Guingueta d'Àneu, et je fais une pause devant la beauté de ce lac. C'est magnifique. Il y a de très nombreuses balades à faire par ici en scooter, dommage, dommage. Vous voyez très bien que le soir commence à tomber, les ombres s'allongent de plus en plus, non, vraiment, il ne fat pas traîner.

Je viens de traverser la ville de Sort. J'ai eu un peu de mal à trouver mon chemin; en effet, ma carte n'est pas très précise, loin s'en faut... Comme vous le voyez, après être parvenu au fond de la vallée, je reprends la route de la montagne et de la hauteur. J'oblique cette fois à l'est-sud-est. J'ai quitté le C-13 et je prends la N-260.

Vous voyez que ce n'est pas non plus de la rigolade. Jolly Jumper voulait de la grimpette, il est servi. Ce matin, sur la route des lacs, il trouvait ça si facile, il s'ennuyait presque. Là, je lui en donne pour plusieurs jours, du col... Je redescends ensuite vers Seo de Urgel, qui entame ma remontée vers le nord, et donc vers la France.

L'horizon est de plus en plus bouché, caché par les brumes de chaleur accumulées dans la journée. Ce temsp magnifique que je subis -mais non, je plaisante, que je savoure- depuis le début de mon périple Pyrénéen serait-il en train de se détériorer?

Ah ah, la route, la grande route, plonge vers le fond de la vallée: j'arrive en Andorre par l'Espagne. C'est la première fois que je roule ici, c'est aussi la première fois que je viens en Andorre, principauté mythique des Français, que je voulais voir depuis longtemps déjà. Eh bien, ça y est, je vais voir, enfin! Je vois aussi que la vallée est désormais définitivement dans l'ombre, et que seuls les sommets sont encore sous le soleil.

Andorre la Vieille. Mes amis, je viens de traverser cette ville. Je vous dis depuis longtemps que je n'aime pas les villes. Ce que je viens de traverser, c'était horrible, minable, affreux, ininteressant. Même en scooter, j'ai eu du mal. Et ça pue les gaz d'échappement, bref, je n'ai qu'une hâte, me sauver de cette horreur. Je ne suis pas prêt de revenir, croyez-moi. J'ai tout simplement détesté cette ville, de loin la plus pénible que j'ai traversé en scooter depuis fort longtemps, à inscrire dans le palmarès de tête des lieux à éviter. Je me sauve. Adieu.

Un gros plan...

Un dernier coup d'oeil en arrière, pour vous faire voir qu'en venant de la France, on plonge dans la ville par une descente en pente de 10 °/°; mon petit x9 se l'est payée en côte, mais sans problème, tellement il est content lui aussi de partir d'ici.

Puis c'est la longue ascension au col d'Envalira, à 2.408 m. Pendant cette superbe montée, je me réconcilie avec Andorre et j'oublie l'affreuse ville pour admirer la partie laissée par les hommes, tellement plus belle. La côte est dure, et Jolly Jumper a du mal; je vois ses limites justement lorsque je veux rouler vite sur ce genre de pente. Il peine. En fait, tant que je roule tranquillement, je ne m'en aperçois pas, et il se trouve qu'en voyage, je roule lentement pour apprécier pleinement le spectacle qui m'entoure. Mais lorsque je suis pressé comme ce soir, je tourne la poignée au max. Il ne répond pas au quart de tour, il a du mal à "prendre ses chevaux", il lui faut de l'élan. Et à chaque épingle, je lui coupe justement son envol: il faut bien freiner pour passer, je ne suis quand même pas en train de faire une course... Celà dit, ce n'est pas grave en soi, je sais ce qu'il vaut, c'est un courageux pèpère qui ne m'a jamais laissé tomber. De plus, vous connaissez la fable du lièvre et de la tortue, non?

Je reconnais qu'à ce moment précis, rouler avec le BB 650 doit être fabuleux, car je suis persuadé qu'il doit réagir au quart de tour, et me mettrait certainement plusieurs km dans la vue... Oui, et alors? Il me faut 5 ou 10 minutes de plus. D'accord.

En tout cas, malgré ma hâte, ce somptueux coucher de soleil vaut bien un arrêt... Les montagnes entourant le col sont roses sur les sommets recevant les derniers rayons, tout le reste est déjà dans l'ombre, bientôt la pénombre.

 

Bon, et maintenant? Je vois la nuit tomber, et ça va vite. Les photos, c'est terminé pour aujourd'hui. Il est grand temps de trouver un hôtel. En plus, je déteste totalement rouler de nuit pendant mes vacances, excepté sur le chemin du retour, dans une région que je connais par coeur. Pourquoi? Parce que je réprouve être venu jusque là pour ne rien voir. C'est du gaspillage d'énergie, du gâchis! Et c'est ce que je fais, je perds du paysage. Quelle horreur. Ce soir, je n'ai pas le choix!

Me voici de nouveau en France. Je prends la N20, direction Ax-les-Thermes. Je devine plus que je ne vois la vallée que je longe, et qui doit être superbe. Mais elle est déjà dans les ténèbres. J'espère trouver un hôtel très vite, de façon à démarrer ici demain matin. Mais il y a peu de villages, et tout est fermé à cette saison! Les kilomètres défilent, la nuit est maintenant vraiment tombée, et les phares me sont devenus indispensables. Une voiture me double, j'ai du mal à la suivre. Puis elle ralentit un peu, et je me mets dans mon sillage. Je pense que l'automobiliste, qui maintient sa vitesse sans me lâcher, est conscient de l'aide qu'il me procure, et je fais bien dix kilomètres avec lui. Merci l'ami, ce fut une aide précieuse, car je suis bien fatigué ce soir, et j'ai mal aux vertèbres cervicales, le casque pesant de plus en plus lourd sur ma petite tête.

Enfin les lumières d'Ax-les-Thermes apparaissent. Une ville de cure, une ville de bains, une ville de thermes. Oui, il y a sûrement des hôtels ouverts ici. J'en visite deux, trop chers et trop "classe" à mon goût; je n'aime pas trop ces hôtels de "curistes", un peu huppés, qui ne correspondent pas du tout à mon caractère. En retournant sur mes pas, je trouve un hôtel plus "sympathique", encore ouvert. De plus, il m'offre un abri pour Jolly Jumper, qui l'a bien mérité.

Ouf, ça y est. C'est la première fois que je suis content d'arriver à l'étape. Je viens quand même de "m'enfiler" 356 km de montagne, avec une grande quantité d'arrêts photo, un nombre énorme de virages et d'épingles à cheveux, surtout en Espagne avec la longue descente du col de la Bonaigua. Cette journée a encore été magique, tant par les somptueux tableaux que j'ai vus que par la météo toujours aussi chaleureuse avec moi.

Pourvu que ça dure...


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