De Ax à Nérac - 6ème jour

Vendredi 19 Septembre 2003

Etape de 302 km - 199 photos prises et 107 sélectionnées

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Après un excellent petit déjeuner, je retrouve Jolly Jumper en pleine forme. Je quitte aussitôt Ax-les-Thermes.

Je prends ce cliché peu avant Verdun en Ariège. Je viens de faire un peu plus de 15 km. Je roule calmement, comme d'habitude. Par contre, au niveau du paysage, et bien que ce soit assez joli, je ne suis pas incité à faire de la photo. Vous vous doutez bien pourquoi en voyant celle-ci, non? Je suis sur la N-20, ou E-09, donc je roule sur une voie nationale, donc il y a de la circulation, des camions, etc. C'est la première fois que je quitte les petites départementales depuis plusieurs jours, et je ne suis plus habitué. Bien sûr, je roule quand même nettement plus vite, les virages ne me font même pas freiner. Mais ça ne va pas durer, j'ai franchement hâte de quitter cette grande chaussée pour de petits chemins....

Eh bien voilà, nous y sommes. C'est ici, un peu après Tarascon-sur-Ariège -qui aurait bien mérité un détour- que je quitte la N-20 pour m'engager sur une petite départementale, la D-618. Au fait, vous vez sans doute remarqué, il fait beau...

Saurat, dans la vallée de ... Saurat. Bravo.

Le cimetière à droite, à flanc de colline, à l'entrée du village - notez que c'est aussi à la sortie, tout dépendant du sens dans lequel vous roulez....-, à droite pour moi.

Après Saurat, j'attaque un col, le premier de la journée. Je suis un peu surpris, je pensais que j'étais pratiquement sorti de la montagne, mais non, pas encore. La route du col est ouverte, génial...

Quand même 1.249 m, ce qui n'est pas négligeable. La grimpette a été très agréable, confortablement assis sur le x9.

Ce col est superbe, et il y a énormément de randonnées alentour. Evidemment, je n'en fais aucune, toujours à cause du planning. Aujourd'hui est ma dernière vraie journée de voyage, mais je suis déjà sur le chemin du retour. Le moral en prend un coup, c'est sûr, et je suis moins enjoué que les jours précédents, bien que ce soit magnifique.

Quelle belle vision que ces chevaux qui semblent libres dans l'herbage.
Au loin, vous pouvez voir les virages du chemin que je viens de parcourir. Alors, ça ne vous fait pas envie?

Du même endroit, en haut du col, un zoom maxi sur la route. Aujourd'hui, pour la première fois depuis mon départ, l'horizon est dans le brouillard - de chaleur. Mais au-dessus de ma tête, c'est quand même le ciel bleu.

Cette maison se trouve en haut du col, et est habitée.
C'est vraiment très rare de voir une habitation au sommet d'un col de nos jours, c'est pourquoi je le souligne.

Jolly Jumper près d'un de ses congénères à quatre pattes, ancienne méthode.

Puis c'est la descente. C'est par là que je vais, vers la vallée de Massat.

Pendant la descente. J'aime bien photographier la route, afin d'essayer de partager au maximum avec vous ce que j'ai réellement pu voir en roulant. Bien sûr, il manque l'animation que pourrait apporter un film - un jour peut-être... Je pourrais filmer, mais j'ai peur de ne jamais parvenir à réaliser les films.


Regardez, il me faut déjà plus de deux ans pour vous transmettre les photos...

Aller à pied dans cette végétation doit être formidable... N'empêche, si vous ne saviez pas que je suis en Ariège, il vous serait certainement très difficile de localiser ce paysage sur terre, n'est-ce-pas? Je découvre maintenant le Couserans.

Superbe vision au détour du dernier virage descendant du col, au sommet de la dernière pente, voici qu'apparaît Massat et sa magnifique église. Je pile! Le x9 n'est pas très content de ces arrêts brusques, qui se produisent assez souvent! En effet, bien que ne roulant pas vite, lorsque je vois une image, un plan, un cadre qui me plaît, je pile!

Voilà, je me rapproche, et j'en refais deux autres, une à gauche, et la suivante à droite. J'aurais peut-être pu faire un panorama, mais je ne pense jamais à rassembler mes photos et à les recoller.

La D618, étroite et sinueuse à souhait, est un régal pour le x9 et pour moi Le genre de route que tout motard ou scooteriste adore. Je vous livre ici deux clichés du paysage que je découvre sous mes roues...

Après Biert, je quitte la grande route (comme vous avez vu....) pour en prendre une minuscule, la D118, qui s'engage dans une très belle forêt.

A part Jolly Jumper et moi-même, il n'y a personne. Pour tout vous dire, ça ne nous dérange pas du tout...

Quelques rares échappées à travers les arbres me permettent de faire quelques images pour vous donner un aperçu des tableaux qui se déroulent sous mes yeux. Evidemment, ce n'est pas du Picasso, ça ne vaut rien du tout, mais en même temps, je trouve que ça vaut tout l'or du monde... Non, pas tout ? Un peu quand même.

Et voilà mon deuxième col de la journée. Le col du saraillé, 942 m. Un peu moins haut que le premier, certes, mais très original, d'abord par sa pancarte qui a reçu quelques plombs, et ensuite par sa situation au beau milieu de cette splendide forêt de chênes. Je dois m'éloigner de la route pour vous photographier le point-de-vue.

Peu après le col, la forêt disparaît complètement, faisant place à ce magnifique paysage. Je suis sous le charme! Même le nom de la route change: de D118, elle devient D17 - les charmes de l'administration!

Quelques somptueux virages plus loin, j'arrive au village de Cominac et je vous laisse admirer ses granges, et le belvédère!

Sans commentaire. On aimerait rester ici, non?

Et en hiver, c'est comment ?

Bon, je sais, ça penche encore, je vous ai expliqué pourquoi (le casque....).

Et voilà, je suis arrivé en bas. Et franchement, je ne croyais pas voir du sexe ici, mais pourtant....

Poutant, voici Seix (non, pas sexe, attention à l'orthographe).

Seix et son château du XVIème siècle. Et son histoire.

Seix et son clocher... Au premier plan, le Salat, qui donne son nom à la vallée.

Je traverse donc le Salat et reprends la petite D17 qui grimpe à nouveau dans la montagne. Je vais donc pouvoir faire quelques photos aériennes de la jolie petite ville de Seix et de la vallée du Salat.

La superbe petite D17. Attention, il s'agit ici d'une vue arrière, je monte toujours en altitude!

Et une petite pour Jolly Jumper, ça le met toujours de bonne humeur...

Et ça grimpe toujours -vers l'arrière-, la preuve! Comme vous le voyez, je m'arrête continuellement, et je comprends, en regardant mes photos, pourquoi ma moyenne est toujours faible. Et le petit x9 qui ne dit pas un mot, qui ne rechigne jamais... Je l'arrête en pleine côte, je lui coupe son élan, et il ne dit rien, il obéit. C'est un ange!

Une de mes photos favorites de cette superbe journée.

J'aperçois le col vers lequel je me dirige depuis tout-à-l'heure. Les couleurs sont celles de l'automne!

Sur ma gauche, dans la pente, quelques maisons isolées. Je ne sais pas si elles sont habitées à l'année, ou si ce sont seulement des ésidences secondaires... En tout cas, en hiver, les conditions doivent être très rudes ici, et l'isolement total.

Et c'est l'arrivée au col de la Core, à 1.395 m. Cette montée est superbe, je vous la conseille totalement.

Là, c'est la vue offerte du col vers les villages de Bethmale, Arrien, Les Bordes, où je vais aller.

Il est 12h40, et je commence à avoir l'estomac dans les talons! Il m'a fallu presque 4 heures pour parcourir les 94 km de cette matinée. Ma moyenne est donc en gros de 25 km/h, ce qui n'est pas si mal...

Le nombre de chemins de randonnées est impressionnant. Le fameux GR10 passe aussi à ce col.
La vue que je vous propose ici est dirigée vers la direction d'où je viens! Ces montagnes sont très sauvages.

Et c'est reparti, dans une superbe descente malheureusement encerclée d'arbres -malheureusement pour le paysage, mais sinon, c'est très bien! Je dois faire un gros effort de volonté pour arrêter Jolly Jumper en pleine pente, mais il faut bien que je vous rapporte des documents... Tout en haut, le col de la Core.

Je longe la vallée de Bethmale -voir légende-, dont voici le village, bien caché par la végétation bordant la route.

Une belle chapelle le long de la route. Vous remarquerez que je fais moins d'arrêts, car j'ai l'estomac dans les talons, et j'aiguillonne un peu les flancs de ma monture, pressé que je suis de trouver une auberge.

Obligatoire! Je répère: arrêt obligatoire à Aret. La faim me tenaille l'estomac, il faut que je trouve de quoi me sustenter d'urgence... Et je trouve mon bonheur juste après Aret, à Arrien-en-Bethmale. Un grand boc de bière, un délicieux sandwich avec du jambon de pays, quel bonheur.

Mais je ne traine pas non plus. Une demi-heure plus tard, je suis à nouveau sur la route, et avec le plus grand plaisir. Et me voici à l'assaut d'un nouveau col, très réputé.

Regardez-moi un peu cette magnifique petite route, ici un peu après Argein.

Et là un peu après Illartein. Cette D618 est un vrai bonheur. Comment vous décrire mes sentiments? C'est la pause midi pour tout le monde, sauf pour Jolly Jumper et moi-même, qui sommes rassasiés (enfin, moi, le x9, lui, ne demande rien pour l'instant). Je suis donc seul sur la route, le temps est splendide, même la brume de ce matin a disparu. Les odeurs que je respire sont très variées, j'entends les oiseaux, que demander de plus? Eh bien, tout simplement, un arrêt près d'une petite rivière, et rester là une heure ou deux allongé dans l'herbe à regarder les libellules, ce serait le luxe suprême que je ne m'octroie pas. Je suis juste en-dessous dans le niveau du bien-être, voire même presque au même niveau, car au charme d'être allongé dans l'herbe, je lui substitue le bonheur de conduire une brave petite bête, et c'est ma foi fort plaisant!

Saint-Lary! Attention, ce n'est pas le même que l'autre jour. En contre-jour total, et en plus de travers! Je vous la mets quand même, vous savez pourquoi? Tout simplement pour vous faire ressentir l'écrasante chaleur qui "tombe" sur ce petit village. Comme vous pouvez le voir, les habitants se sont enfermés dans leurs maisons, les volets clos, afin d'empêcher le soleil de les brûler. C'est chaud, mais c'est bon. Vous pouvez me croire sur parole!

Détail d'un toît de lauzes. C'est superbe, mais quel travail pour les tailler, puis les poser...

A la sortie du bourg. Encore une maison complètement close. Est-ce la chaleur, ou sont-ils tous partis?

Quelques virages plus loin, voici le petit village de Portet-d'Aspet, qui a donné son nom au col qui suit.

Et me voici à l'assaut du col. Un petit coup d'oeil sur le joli village endormi.

Et Jolly Jumper qui m'attend patiemment, le temps que je fasse mes petites photos... Et ça grimpe....

Et voilà le travail. Col de Portet-d'Aspet, à 1.069 m

Paysage au col. La montagne s'éloigne, ou plutôt, non, je m'éloigne de la montagne. Ce col est le dernier de la journée, et aussi des vacances. Et maintenant, je pars vers les collines, puis vers la plaine.

Boulogne-sur-Gesse. Eh bien ça fait un petit moment maintenant que je roule sans rien photographier. Il faut dire que lorsqu'on quitte la montagne, tout semble un peu terne. Lorsque l'on roule dans l'autre sens, les routes montent doucement, on s'émerveille au fur et à mesure de l'élévation. Mais dans ce sens, c'est plus triste. De plus, pour moi, dans ce sens, c'est toujours le retour, et ce n'est pas ce que je péfère dans un voyage, mais bon, il faut bien...

Une heure, ça fait une heure que je ne dis rien, que vous n'entendez pas parler de moi. Alors, ça vous manquait? J'ai traversé la ville de Saint Gaudens, ainsi que l'autoroute A 64 Toulouse-Bayonne. Je roule dans la Haute-Garonne, et je traverse successivement Saint-Ignan, Lodes, Cardeilhac, Charlas. Je viens de faire 60 petits kilomètres, en rêvassant...

En fait, je commençais doucement à somnoler, lorsque, d'un coup, cette petite ville m'est apparue dans un virage à angle droit. J'étais sur un plateau depuis un moment, et brutalement apparaît cette cassure et cette descente vers la plaine. Superbe.

Quelques kilomètres plus loin. Il s'agit d'une vue arrière sur Thermes-Magnoac, le clocher vu dans le rétro ayant attiré mon attention. En fait, vous ne verrez que le clocher, l'arbre cachant le reste. A côté, le clocher moderne: antenne....

Je roule sur la D632, et voici les paysages qui s'offrent à mes yeux un peu après Castelnau-Magnoac.

Et un petit coup de zoom: je pense qu'il s'agit du petit village de Larroque, perché sur une butte.

Je me trouve ici à une quarantaine de km au sud de la ville d'Auch. Je croyais vraiment cette région plus montagneuse. Je quitte peu après la D632 sur laquelle je progressais est-ouest et je prends à droite la D2 sur laquelle je progresse maintenant... sud-nord -pour ceux qui me suivent. Regardez la carte, cette départementale est complètement rectiligne, et ça me change beaucoup après plusieurs de virages et d'épingles à cheveux. Quel changement!

Viozan, dans le Gers, est un tout petit village, mignon comme tout avec sa jolie église et ses vieux bâtiments. Il est à droite de la route, un peu camouflé et d'autant plus agréable.

Les champs de maïs sont complètement grillés, normal, après trois mois de sécheresse.

Je vous le disais: de très longues lignes droites, un petit virage, puis à nouveau une très longue ligne droite, puis à nouveau un léger changement de direction, et encore une... très longue ligne droite. Cela pourrait paraître ennuyeux, mais en fait non, je suis très heureux de me détendre un peu en roulant enfin à fond, et le x9 s'en donne à coeur joie. Pense donc, ça va bientôt faire 8 jours qu'il n'a pas galopé, et il est tout heureux de se dégourdir enfin les pattes. Il prend son pied, le bougre...

Je viens de passer L'Isle-de-Noé (joli nom) et Le Brouilh-Monbert, et je trouve de plus en plus de platanes le long de la route, qui me rappellent les routes d'il y a 35 ans. C'est magnifique. Et je ne peux m'empêcher de prendre cette photo. En plus, je me trouve un peu à l'ombre, ce qui est ma foi fort agréable (aujourd'hui...).

Le

Je traverse ensuite la N124, Toulouse-Mon-de-Marsan, qui passe d'est en ouest. Pour ma part, je poursuis plein nord, toujours sur de très longues lignes droites entrecoupées de quelques rares petits changements de cap. Ici l'église de Beaucaire, un peu en retrait de la route elle aussi.

Et me voici dans la superbe petite ville de Valence-sur-Baïse. Petite ville, que dis-je, bastide de Gascogne, fondée en 1274, sur un promontoire rocheux, au confluent de deux rivières. J'ai soif, j'ai bien roulé, cette petite colline m'attire, je décide de faire une pause, et j'ai raison. C'est magnifique. Je vous laisse admirer.

Bon, je bombarde un peu, mais mettez-vous aussi à ma place. Avouez que je n'en ai pas fait beaucoup cet après-midi, alors je suis un peu en manque maintenant, c'est comme ça. Si je ne me retenais pas, j'en ferais deux ou trois fois plus...

Petite pause pour Jolly Jumper, mais en fait, il n'est même pas fatigué, bien au contraire.

Allez, on repart, toujours vers le nord. Je passe Condom, puis je quitte la région Midi-Pyrénées et le Gers pour rentrer en Aquitaine, dans le département du Lot-et-Garonne.

Il est 17h30 lorsque j'arrive à Nérac, qui me plait d'emblée. Je suis un peu fatigué, cette petite ville me plait, j'en fais le tour avec mon petit cheval, et je décide de rester ici ce soir. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je m'installe dans un hôtel situé sur la rue principale. Ils sont très sympas et me permettent de mettre le x9 à l'abri cette nuit dans leur garage. Je m'installe vite fait, et je repars visiter la ville - avec Jolly Jumper, cela va de soi. Il est un peu plus de 17h30, et j'ai tout mon temps.

La jolie rivière, c'est la Baïse, que je longe depuis longtemps maintenant. C'est magnifique, et très reposant!

Les vieilles rues de Nérac, capitale de l'Albret, et où s'est installée la cour de Navarre à la Renaissance.

C'est superbe, hein? Vous auriez bien fait la pause ici, vous aussi, non?

Bon, eh bien voilà, c'est terminé. La journée est finie. Je peux dépointer.

 

Je retourne à l'hôtel transférer les photos de la journée sur l'ordinateur, les regarder, les admirer... et je prépare mon itinéraire pour demain, qui sera le dernier jour de cette grande balade ou de ce petit voyage, comme vous voulez.

Je retiendrai de cette journée, un peu plus précisément, les splendides granges de Cominac et leur belvédère, Seix, le col de la Core, Valence-sur-Baïse et Nérac.

Mais comme d'habitude, tout était génial, sauf que ça se termine. Vous avez remarqué le temps que j'ai encore eu: à part les brumes de chaleur dans la matinée, la météo m'a une fois de plus été favorable, c'est le moins qu'on puisse dire.

Sur la journée complète, j'ai fait une moyenne de 35 km/h, alors qu'une partie de la route a été effectuée à bonne allure, ce qui confime le fait que je suis extrêmement lent. Ce n'est pas un scoop...


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