De Nérac à la Vendée - 7ème jour

Samedi 20 Septembre 2003

Etape de 399 km - 189 photos prises et 105 sélectionnées

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Il n'est pas encore 9 heures lorsque je quitte mon hôtel, après avoir sorti Jolly Jumper de son garage, où il a ma foi fort bien dormi. Et devinez quoi: le ciel est toujours bleu. Le beau temps me poursuivra donc jusqu'au bout. Bon prince, je me résigne et l'accepte tel quel, sans rechigner... De toute façon, ça ne sert à rien de râler, n'est-ce-pas?

Grosso-modo, je longe l'autoroute A62 (Toulouse-Bordeaux) à environ 8 km au sud. Ma direction est donc celle du nord-ouest. Je traverse successivement Barbaste, puis Fargues-sur-Ourbise. La route est belle et droite, et il n'y a pratiquement personne. J'arrive donc rapidement à...

Casteljaloux. La route stoppe et contourne cette magnifique église, ce qui me permet d'effectuer mon premier arrêt photo de la journée. Ce ne sera pas le seul, rassurez-vous.

Vue d'ensemble de la place et du petit parking. Je trouve que c'est très joliment fait.

J'arrive de la route à gauche, et l'église est à ma droite. Maintenant, je change complètement de direction: j'oblique à droite direction plein nord, sur la D933 en provenance de Mont-de-Marsan, ceci afin de couper l'autoroute A62.

Et qui me conduit à Marmande après une très longue ligne droite.
Marmande sur la Garonne, que je vais franchir sur le pont suspendu que vous voyez ici.

Un peu plus loin apparaît cette immense église dans mon champ de vision, derrière les alignements de rangs de vigne. C'est Beaupuy, dans le Lot-et-Garonne.

Je décide de faire quelques photos; tout d'abord derrière moi, car je suis pratiquement au sommet d'une côte, et je bénéficie de ce fait d'un petit panorama, qui est en haut de la rive droite de la Garonne, que l'on aperçoit au loin, devant ce clocher qui doit être, je pense, celui de Couthures-sur-Garonne.

En regardant ce qui m'entoure, j'aperçois cette maison qui attire mon regard. Mais c'est bien sûr: une coupole astronomique se trouve sur le toît de la petite tour carrée! Quelle chance, un de mes rêves: pouvoir observer le ciel et les planètes sans avoir à bouger et à transporter des tonnes de matériel... Belle maison, assurément!

Un coup de zoom pour que vous puissiez mieux voir les rives de la Garonne.

Vue générale de la route, et du clocher de Beaupuy tel qu'il m'est apparu.

Et voilà, l'église telle qu'elle se présente un peu plus loin, avec son monument aux morts et son cimetière l'entourant encore.

Bon, on dirait qu'aujourd'hui, c'est la journée des églises, ou du moins la journée architecture! Quand le paysage est moins montagneux, les créations des hommes ressortent davantage dans le paysage! Et elles attirent irrémédiablement mon appareil photo. Le x9 râle un peu, il n'aime pas que je l'arrête continuellement, mais ce n'est pas lui qui commande.

Voici donc, à peine 2 km plus loin, la superbe église de Castelnau-sur-Gupie.

La route contourne et évite complètement le village, mais l'église est tellement grande et belle qu'on ne voit qu'elle, d'autant plus qu'elle est bâtie sur la butte, ce qui était très souvent le cas.
On dirait un vrai tableau champêtre du 17ème ou du 18ème siècle. C'est magnifique!

Ce clocher, disproportionné par rapport à l'ensemble du bâtiment, me fait penser aux églises de Loire-Atlantique. Si vous voulez voir des exemples, regardez ma balade à Vitré.

Je vous le disais bien... Encore une, quelques kilomètres plus loin. Tous les villages, et elles sont toutes plus belles les unes que les autres. Voici celle de Lévignac-de-Guyenne. Superbe, regardez la suite...

Village à échelle humaine, où la vie est certainement moins stressante que dans une grande ville.

En tout cas, c'est ce que je pense... C'est superbe.

Une grande ligne droite de 5 km plus loin.... Duras et son superbe château. Duras, est bâti sur un éperon rocheux duquel on domine toute la plaine environnante, à perte de vue. C'était bien sûr une excellente position, c'est la seule excellente position de la région, et c'est bien pour ça qu'il y a un château...

Voilà; je me trouve devant le château, et je vais à pied au bord du virage admirer le paysage qui s'offre à mes yeux. Je viens juste de passer ici avec le x9 et j'ai stoppé après ce virage.

Les photos de la plaine qui suivent, je les ai prises de ce point de vue.

Vous apercevez une église dans le lointain? Non? Regardez bien, à l'horizon, au niveau du "c" du "copyright.

La voilà, au zoom, dans la plaine, l'église de Lévignac-de-Guyenne où je me trouvais tout-à-l'heure.

Vue générale sur la plaine que je viens de parcourir avec Jolly Jumper.

Et un petit coup de zoom, du même endroit.

Le château tel qu'il apparaît en arrivant du sud, comme je suis venu. C'est une magnifique surprise, qui m'a évidemment obligé à stopper, car je ne m'y attendais pas, et parce que je n'ai que ça à faire...

Le château des Ducs... vue sur l'arrière.

Et de l'autre côté de la colline... vers le nord.

C'est par là-bas que je vous conduis...

Au fond, le château de Duras, donc. Et au premier plan, mais vous l'avez reconnu, c'est Jolly Jumper qui m'attend.

Et quelques kilomètres plus loin... l'église de Villeneuve-de-Duras.

Un peu plus loin, peu après Margueron, ma direction s'infléchit. Depuis Duras, je roulais nord-est, et je vire maintenant nord-ouest. Mais ce que je voulais vous montrer, c'est bien sûr ce que je vois moi-même: une magnifique et longue ligne droite, avec montées et descentes. Elle est superbe -en scooter en tout cas, car en vélo, c'est le genre de route que l'on doit détester.

Je n'ai pas pu résister à l'envie de vous montrer cette vieille borne de route nationale, qu'on voit désormais de moins en moins. Comme ça, il en restera un témoignage... De plus, je n'ai pas besoin de vous dire je suis, c'est écrit dessus!

Et cette belle rivière est la Dordogne, que vous aviez reconnue.

Et Jolly Jumper qui m'attend sagement pendant que je prends la Dordogne en photo. Il ne la regarde même pas, lui, car il n'y a que la route qui l'intéresse. J'ai bien essayé de lui montrer des trucs, mais c'est peine perdue...

Encore une borne! Ben oui, je voulais la conserver, à cause des coups de peinture montrant les changements de dénomination de nos routes. Rustique, mais très visible...

Et encore quelques kilomètres plus loin... Je roule plein nord, et voici Saint-Méard-de-Gurçon!

Attention, c'est la vue du même endroit, en taille normale...

Gros plan sur cette belle église massive, bien différente des précédentes au clocher élancé.

La campagne est superbe, et je continue à voir de beaux monuments au hasard des virages. Je m'arrête moins maintenant, car je commence à fatiguer: il fait très chaud, et je ne vous cache pas que j'ai faim. Il est à peine midi, mais c'est comme ça. Je commence à chercher un endroit où je pourrai manger à l'ombre et me raffraîchir avec un grand boc de... quelque chose de liquide et bien frais, car j'ai encore plus soif que faim...

Le nom de ce petit village? Eygurande-et-Gardedeuil. En Dordogne, bien sûr.

Pour ceux qui connaissent, je traverse ensuite La Roche-Chalais, petite ville dans laquelle je ne trouve pas le coin que je cherche pour m'attabler. Je poursuis donc vers Chalais, en Charente cette fois. Je commence à sentir le pays...

Une maison charentaise typique.

Et voilà Chalais. C'est là que je trouve enfin un établissement à mon goût. Il est pratiquement 12h45 quand j'allonge mes jambes sous la table garnie d'un magnifique jambon de pays accompagné d'un merveilleux pain-beurre et d'un grand verre de... je ne vous dirai pas, ce sera mon petit secret. Je ne vais quand même pas tout dévoiler, non mais!

Un monastère, un château, une église médiévale... Superbe.

Malheureusement, comme toujours, je ne fais qu'effleurer le patrimoine, faute de temps...

Et il y a même un pont-levis...

Et je reprends la route avec toujours autant de plaisir.

Regardez-moi ce lieu magnifique, ce superbe petit village. Son nom: Chillac.

Un petit coup de zoom pour voir un peu plus en détail.

Une longue ligne droite et trois virages plus loin se présente Condéon ("le champ du confluent").

La petite départementale s'étire paresseusement au milieu des vignes, et je la suis paisiblement. Je traverse la petite ville de Barbezieux-Saint-Hilaire sans m'arrêter. Je poursuis mon petit bonhomme de chemin vers le nord-ouest, vers Cognac.

Voici Touzac, sur ma droite, un peu en retrait de la route. La photo précédente vous montre la vue globale, celle-ci et la suivante sont deux "zoom" sur les deux bâtiments principaux visibles de loin, à savoir le clocher de Touzac et, sur la droite, cette curieuse construction au lieu-dit évocateur "aux Evêques".

Beaucoup de villages ou plutôt de hameaux portent le préfixe "chez", comme "chez Giraud", "chez Taupier", "chez Martelot", etc. C'est rigolo que cette appellation ait traversé les siècles sans disparaître. J'ai lu l'explication suivante: la guerre de 100 ans entre Anglais et Français fut tellement violente qu'elle décima la population, et des colons vinrent s'installer pour repeupler la région. C'est de cette période que datent les "chez...." rappelant les patronymes des nouveaux arrivants.

Me voici au beau milieu du vignoble de Cognac, dans une région qui se nomme "la grande Champagne". En voyant ce qualificatif, je pensais qu'il s'agissait de l'est de la France, mais non. Je me trouve un peu au sud de Segonzac.

En dehors de son vin, cette région est fort riche d'un passé ayant laissé un très joli patrimoine. Il serait intéressant de passer deux journées à visiter tous les vestiges et toutes les églises et vieux bourgs de ce petit coin de France, et à déguster -modérément- le produit de leurs vignes.

Cette petite chapelle a attiré mon attention. Elle se trouve sur le bord de la route et semble à moitié abandonnée. Toutes les photos ci-dessus et ci-dessous sont prises de cet endroit.

Le clocher de l'église de Segonzac, perdu au milieu des vignes.

Et maintenant, j'arrive dans une région que je connais à la fois bien et pas bien. En effet, la Charente se trouve très souvent sur mon chemin, lorsque je descends vers le sud, ou lorsque j'en reviens, comme aujourd'hui. Par conséquent, j'y suis déjà passé des dizaines et des dizaines de fois dans un sens comme dans l'autre. Et ce qui fait son malheur, à cette région, c'est que lorsque je la traverse, je suis toujours plus ou moins pressé. En effet, je suis pressé d'atteindre l'objectif que je me suis fixé lorsque je "descends" vers le sud, et je suis pressé de rentrer à la maison lorsque je "remonte" vers le nord... Par conséquent, je ne m'y arrête presque jamais, sauf lorsque j'en emprunte les petites départementales transversales, comme je viens de le faire. Mais maintenant, j'arrive à Cognac et je me retrouve sur les axes principaux. Je ne vais donc pas déroger à la règle.

C'est ainsi que je traverse Saint-Hilaire-de-Villefranche, puis Saint-Jean-d'Angély, puis Surgères... puis Le Gué d'Alleré, puis Saint-Jean-de-Liversay, puis enfin Marans. Je roule le nez au vent, savourant le plaisir procuré par la caresse du vent chaud sur mon visage, par l'inhalation de centaines d'arômes divers, par la vue de jolies contrées, par le pilotage oh combien agréable de Jolly Jumper, par... Encore une fois, par le bonheur simple de se déplacer en deux-roues.

Donc, je vous disais "Marans", jolie petite ville aux portes du marais Poitevin, en pays d'Aunis, traversé par la Sèvre Niortaise. Là, je suis pratiquement en Vendée -il me suffit de traverser la rivière- et donc aussi pratiquement arrivé! Or, il est environ 15h45, et je trouve que c'est un peu tôt pour terminer ce beau voyage. Allez, il faut que je visite quelque chose, que je prenne des photos -je ne me souviens même plus la dernière fois que je l'ai utilisé, cet appareil photo... Je décide donc d'aller voir ce bout de marais de Charente-Maritime, qui doit être très semblable aux marais vendéens, mais quand même. Et c'est ainsi que je me dirige plein-ouest, vers la mer, vers Charron, vers l'embouchure de la Sèvre Niortaise.

Voici donc, en exclusivité pour les lecteurs d'allersretours.com, la traversée des marais de Marans, de Marans à Charron.
C'est marrant, ça, n'est-ce-pas?

Ce plat pays qui est aussi un peu le mien, tellement ressemblant.

Je suis, vous êtes, nous sommes dans le Marais Poitevin.

Après les montagnes, après les collines, après les coteaux, voici la plaine, le vaste estuaire d'une rivière dans un pays plat, les terres agricoles gagnées sur la mer et les multiples ramifications de la rivière.

Tout cela est un peu triste quand même. Seuls l'eau, les canaux, et les oiseaux, apportent un peu de vie.

Il semblerait que quelques uns aient décidé de quitter la région, trop pauvre sans doute pour nourrir tout le monde.

J'arrive au bout de la petite D105, à Charron, bien calme en ce samedi après-midi de septembre!

De l'autre côté, la Vendée.

Vers la baie de l'Aiguillon-sur-mer

La Sèvre Niortaise.

Les longues maisons basses. Je quitte Charron et traverse la Sèvre Niortaise, direction plein nord. Me voici en Vendée.

Une très longue ligne parfaitement droite. Vous voyez sûrement les effets du vent dans les arbres sur la droite: ça souffle beaucoup par ici, et très souvent. Si des éoliennes devaient être installées quelque part, je les verrais bien par là...

La route longe le canal de Vienne ou de Puyravault

Petite maison typique du marais Vendéen, à Champagné-les-Marais.

Le tourisme ici n'est pas encore un tourisme de masse, et les maisons ont gardé leur aspect traditionnel.

Il est maintenant 16h30, et je décide de continuer à travers le marais, et donc de traverser tous les petits villages. Ils sont espacés les uns les autres de 4 à 6 kilomètres, et lorsqu'on est dans un village, on peut voir les clochers du village précédent et du village suivant, car ils se sont créés sur des buttes, qui étaient en fait des îles alors que la mer recouvrait très largement la baie de l'Aiguillon-sur-Mer.

Triaize et son église datant de la fin du 12ème siècle.

Détail du portail. Superbe, n'est-ce-pas?

Je reprends la D25 vers l'ouest. Comme à mon habitude, je stoppe à la sortie de Triaze pour jeter un coup d'oeil en arrière. Comme vous pouvez le voir, je me retrouve aussitôt dans le marais, qui est toujours tout près. En fait, les villages sont encerclés par les prés et une multitude de canaux. Vous reconnaissez le clocher de Triaize derrière les arbres, qui ondulent fortement sous l'action du vent assez violent qui souffle cet après-midi..

Et la sortie de Triaize -pour moi aujourd'hui.

Au fond, là-bas, c'est Saint-Denis-du-Payré, au bout d'une superbe ligne droite de 5 kilomètres!

Des chevaux sont en pâture dans les prés délimités par les petits canaux.

Encore un coup d'oeil en arrière vers Triaize et son clocher caractéristique!

Arrivée à Saint-Denis-du-Payré, dans le bourg. L'église reste le grand monument de chaque village.

Détail du portail de l'église.

Et vue d'ensemble du fronton. Je vous signale par la même occasion, pendant que je suis ici, que ce village a mis en place une réserve naturelle accueillant chaque année sur ses prairies humides pas moins de 120 espèces d'oiseaux sauvages.

Et quelques kilomètres plus loin, c'est au tour de Grues et sa magnifique église d'avoir l'honneur de voir passer Jolly Jumper dans un magnifique trot. Il y avait malheureusement peu de spectateurs...

Ma dernière visite sera pour elle. j'ai nommé: la Tour de Moricq Il fut un temps où elle protégeait l'entrée du port de Moricq, car il y a quelques siècles, la mer venait jusqu'ici. Il est fort curieux de la voir désormais en plein champ, entourée d'arbres.

A chaque fois que je passe dans les environs, je viens faire un tour ici et la regarder. En fait, j'ai fait des recherches généalogiques assez importantes, et il se trouve que mon nom de famille était au 17ème siècle orthographié exactement comme celui de ce petit village, et tout me laisse à penser que mes ancêtres sont "passés" ici...

Retour aux sources, en quelque sorte.

 

Ce sera donc la dernière photo de ce magnifique voyage. La suite est très rapide. Je rejoins la route principale Luçon-Les Sables d'Olonne, situé à moins de 35 km d'ici. Et c'est l'arrêt du moteur de mon petit x9, qui m'a une fois de plus apporté beaucoup de bonheur sur les routes de France et d'Espagne.

 

A chaque fois que je passe dans les environs, je viens faire un tour ici et la regarder. En fait, j'ai fait des recherches généalogiques assez importantes, et il se trouve que mon nom de famille était au 17ème siècle orthographié exactement comme celui de ce petit village, et tout me laisse à penser que mes ancêtres sont "passés" ici...

Retour aux sources, en quelque sorte.

 

Faisons vite fait un petit bilan de ce voyage.

J'ai fait au total 2.433 km, dont 1.452 km de montagne (j'ai tout simplement déduit les kilomètres effectués le premier et le dernier jour). A raison de 1 euro le litre et de 4 litres aux 100 km (moyenne maximum), cela revient à dire que le x9 m'a coûté exactement 97,32 euros en consommation, donc en gros 100 euros de nourriture pour le scooter.

Maintenant, le conducteur, il a consommé quoi, lui? Eh bien, curieusement, beaucoup plus que sa monture! Enfin, curieusement, non, car il est beaucoup plus important que sa monture, donc il est normal de le soigner davantage... En tout cas, pendant ce voyage, je me suis aussi souvent alimenté de sandwichs divers que de repas pris dans des restaurants. Comme je n'ai pas fait état de mes dépenses, je ne peux que faire une moyenne, mais je pense être très près de la vérité en disant que j'ai dépensé au maximum 30 euros par jour pour ma nourriture, ce qui fait pour 7 jours la somme de 210 euros.

Enfin, le dernier poste de dépenses a été celui du logis, certainement le plus élevé de tous. La moyenne a été de 50 euros, petit déjeuner compris. Comme il y a eu 6 nuits, j'ai donc déboursé 300 euros pour avoir un toît sur la tête -et une douche, et un bon lit, et pas de ménage, et un super petit-déjeûner.

J'arrive donc à un total de 610 euros pour ma semaine de vacances.
Soit une moyenne quotidienne de plus de 87 euros. Si je rajoute les 50 euros d'hôtel de la dernière nuit pour simuler une moyenne quotidienne réelle, j'arrive au total de 95 euros par jour!

Sachant que si j'étais resté chez moi, j'aurais également mangé, je peux considérer que ce voyage m'a réellement coûté 400 euros. Rétrospectivement, je trouve que c'est très correct pour une courte durée comme celle-ci.

Par contre, pour une durée beaucoup plus longue -3 semaines ou davantage- je trouve que c'est trop onéreux. C'est donc bien à la suite de cette première expérience d'un vrai voyage en scooter que j'ai pris la décision de faire du camping, le poste dédié aux hôtels me paraissant beaucoup trop lourd pour ma bourse.

Si vous avez lu le compte-rendu de mes 4 semaines passées à faire le tour de la péninsule ibérique (voir menu Voyages/Espagne-Portugal), vous avez pu voir que finalement, dans l'option camping et repas le plus souvent hors restaurant, mon coût moyen quotidien était tombé à 31 euros. J'ai donc réussi l'exploit de diviser mes dépenses par 3, ce qui est considérable, et ceci sans vraiment me priver! C'est vrai que j'avais une tente à monter tous les jours, mais j'aurais pu rester 2 jours au même endroit et visiter le pays en boucle. Et pour la nourriture, j'y avais énormément gagné en liberté, et absolument rien perdu en qualité, sachant que les repas, pour moi, ne sont pas ma "tasse de thé"....

Et maintenant, en ce début d'année 2006, je suis en train de préparer un grand voyage en Norvège au printemps, et j'aimerais "tâter" d'une nouvelle expérience, celle de bivouaquer autant que faire se peut, et de n'utiliser le terrain de camping qu'un tiers des nuits seulement. J'espère y parvenir, ce qui me permettra de diminuer encore le coût quotidien. Mon but serait de diviser encore ma moyenne par deux, et donc de parvenir à 15 euros/jour, essence comprise, pendant ce prochain voyage!

 

Pour finir, j'affirme ici à tous ceux qui n'y sont jamais allés, que le massif des Pyrénées est un massif extraordinairement varié, aux paysages absolument merveilleux, dignes des plus hautes montagnes, et que si vous hésitiez, eh bien ne reculez plus, allez-y tout simplement. Pour ma part, j'estime n'avoir fait qu'un infime survol de toutes ces montagnes, et j'espère très sincèrement y retourner encore et encore, et essayer d'explorer encore plus profondément toutes les vallées et les trésors cachés. Il va de soi que je devrai laisser le scooter et partir à pied, car c'est certainement le meilleur moyen de découvrir la montagne.

J'espère vous avoir apporté beaucoup de plaisir dans ce compte-rendu. J'ose espérer ne pas vous avoir trop ennuyé, mais je pense que si vous êtes arrivés ici, vous faites partie de ceux qui ont aimé, et je vous en remercie.

Bien évidemment, si vous ne l'avez pas encore fait, vous savez qu'un petit mot dans le livre d'or est pour moi une reconnaissance de mon travail vis-à-vis de tous les visiteurs, aussi n'hésitez-pas. Sachez que le nom et le mail sont totalement facultatifs, il n'y aura pas de trace, anonymat garanti! Merci de votre attention.

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