saint-macaire

Du 6 au 7 mars 2019 : Saint-Macaire, pays bordelais

1er jour, le 6 mars 2019, entrée en France. Après un vent violent, c'est la pluie qui nous accueille. Bivouac à Saint-Macaire, au bout de 264 km. Jeudi 7 mars 2019, dernier jour de voyage. Météo : giboulées de mars, somme toute logique ! Arrivée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie vers 17 h, 358 km de route.


Mercredi 6 mars 2019.

Météo France annonçait un vent à 120 km/h sur les Pyrénées. Nous étions bien protégés au pied de l'hospice de Roncevaux, mais là, sur le col d'Ibañeta, ce ne fut pas la même chanson ! Nous sommes sortis pour dégourdir nos jambes, nous n'avons pas été déçus : il était vraiment difficile de marcher, et il fallait presque se mettre à 4 pattes pour grimper le monticule...

... sur lequel se trouve une trace de la fameuse chanson de Roland. C'est écrit "Roldan, 778 - 1967" et non "Roland". Nous sommes en Espagne. De toute façon, aucun historien n'est capable de dire où les armées de Charlemagne sont passées, et ça demeurera un mystère à jamais, à moins de se déplacer dans le temps... Je suis heureux, car je savais avoir déjà vu ce monument, mais je ne savais plus où il se trouvait. Yes !

L'hiver est bien fini, c'est tout ce qu'il reste de neige en ce début mars 2019. Mais pour nous, c'est un peu un retour en arrière, car la végétation est bien en retard par rapport à ce que nous avons vu ces dernières semaines, et nous avons un peu l'impression de reculer dans le temps... Nous sommes heureux, car ça confirme totalement le bon choix que nous avons fait de partir dans le sud : nous n'avons pas connu d'hiver cette année, et c'est exactement ce que nous voulions !

Et voilà, retour dans notre beau pays. Nous serions quand même bien restés là-bas, et sommes presque "jaloux" de croiser des camping-caristes en route vers le sud. Nous n'allons pas nous plaindre, nous sommes très heureux et, en plus, nous savons que nous reprenons la route dans deux mois...

Titi le GPS nous a trouvé une route absolument magnifique que, cerise sur le gâteau, je ne connaissais pas, pour franchir le massif pyrénéen et le Pays Basque français. Ce fut un régal pour les yeux, et pour le pilotage.

Ensuite... ce fut moins drôle. Les grandes lignes droites, les Landes par la route la plus rapide. Ennuyeux, monotone, ce n'est pas notre mode de déplacement normal, mais nous devons accélérer un peu le rythme de croisière, sans pour celà prendre les autoroutes (il y a des limites que nous ne franchirons pas !) pour être à la maison demain soir.

Arrêt repas quelque part dans les Landes et... sieste, ces longues lignes droites nous ont assomés, et il nous faut fermer un peu les yeux avant de reprendre sereinement le volant. Nous nous endormons instantanément, bercés par la pluie qui s'est mise à tomber : le bonheur ! Nous reprenons enfin la route après un bon café. Et finalement, nous posons Rouletabille à Saint-Macaire, au-dessus de Langon, juste après avoir franchi la Garonne. Et, avant de fermer les volets, nous avons besoin de marcher un peu. Or, le hasard fait bien les choses : Saint-Macaire recèle un trésor ! Nous sommes émerveillés par le patrimoine architectural de cette petite cité, que je qualifierai de "caractère". Voyez plutôt !

Notre banc, mais un peu "kitch" quand même !

Superbe, n'est-ce-pas ? De plus, nous avons eu la chance de marcher sans la pluie, qui se remet à tomber au moment précis où nous ouvrons la porte de notre petite maison roulante ! Super. Bonne nuitée à tous et à toutes.

Jeudi 7 mars 2019.

Giboulées de mars : c'est exactement la météo que nous avons rencontrée. Alternance d'orages violents entrecoupés de belles séquences de ciel plutôt bleu. Températures fraîches, entre 9 et 12 °C. Nous avons traversé les vignobles bordelais, puis route classique pour nous, que nous connaissons par coeur. Peu intéressant car nous avons pris les grands axes, un peu dommage et contraire à notre philosophie, mais quelques obligations nous ont un peu forcé la main et fait rentrer deux jours plus tôt qu'initialement prévu. On se rattrapera très vite, je pense !

Franchissement de la Dordogne à Saint-Jean-de-Blaignac.

Claudine est la première à reconnaître Saint Emilion, et ses coteaux que nous avons parcourus en VTT le 21 décembre dernier. C'était le début de ce voyage, comme le temps passe vite !

Traversée de l'Isle, très jolie rivière qui se jette ici dans la Dordogne. Nous sommes à Libourne.

Je pense aux navigateurs du Vendée Globe lorsque nous approchons de ces masses nuageuses sombres : le vent se lève aussi violemment que soudainement, secouant Rouletabille, pendant que les grêlons résonnent sur la carrosserie. Dantesque, mais en même temps splendide : j'adore la puissance de la nature.

Charente-Maritime puis Sud-Vendée : agriculture industrielle, champs à perte de vue, plus de haies, plus de secrets, plus de promenades mystérieuses sur les sentiers creux, moins d'animaux, moins de vie, uniformité... Misère artificielle.

Et voilà, c'est la fin du voyage. Passage obligatoire sur la grande plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'Océan Atlantique est furieux et s'attaque aux dunes de plus en plus sauvagement. La mer avance, et l'homme est obligé de se protéger vigoureusement, faute de quoi le rivage actuel sera prochainement emporté. Les glaces du Pôle fondent inexorablement...

Ce voyage se termine sous le soleil, mais l'eau est encore bien présente en France. Nous avons été très surpris de voir à quel point les réserves d'eau tant espagnoles que portugaises sont, déjà, à un niveau très bas : l'été sera sans doute difficile pour eux. Quoi qu'il en soit, en ce qui nous concerne, nous avons donc passé l'hiver au sud de l'Europe et, comme vous avez pu le constater en nous suivant, ce fut fort agréable. Du coup, nous avons bien envie de poursuivre cette expérience en y retournant les prochaines années. Rouletabille a été absolument parfait, et notre appartement roulant s'avère être particulièrement bien pensé. Il nous convient parfaitement, et nous n'avons jamais souffert sous son toit. Pour ma part, c'est beaucoup mieux que la maison : chaque jour (selon notre gré) de nouveaux paysages sous nos fenêtres, pas de travail, pas de courrier, pas de stress, aucune contrainte, que du plaisir. Ici, des tâches nous attendent et, je dois l'avouer, j'ai hâte de reprendre la route. Claudine est moins radicale que moi, mais je constate avec plaisir qu'elle apprécie chaque jour davantage et que, finalement, elle serait bien restée en mode "itinérance". La bonne nouvelle, c'est que nous allons repartir, si possible début mai. La destination n'est pas encore finalisée, mais après le sud, nous pourrions aller voir... le nord ? Réponse dans quelques semaines sur votre carnet de voyage préféré, "allersretours.com", car je compte bien continuer à alimenter mon site.

En attendant le prochain départ, je vais essayer de vous raconter les périples que nous avons réalisés avec Oscar en 2018, et plus particulièrement notre grand voyage estival dans les Alpes françaises. Ce fut merveilleux, et j'ai beaucoup de choses à vous raconter, et à vous montrer. Une fois de plus, merci à tous ceux qui nous ont écrit et soutenu au cours de ce voyage par leurs messages sur le livre d'or et/ou en privé, soyez assurés que ça nous a toujours fait très plaisir. A bientôt donc, pour de nouvelles "aventures", et n'hésitez pas à venir vérifier de temps à autre s'il y a du nouveau. Ciao ciao.

Ah oui, avant de partir, Claudine vous présente ci-dessous ses deux derniers dessins. Je viens de les regrouper sur une page spécifique, ce qui sera plus simple, pour ceux qui voudraient les revoir, que de devoir aller à la pêche parmi les publications précédentes. Ce sera sur la page suivante.

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