Santiago do Cacem

28 et 29 janvier 2019 : Santiago do Cacem.

1er jour, 31 km en VTT et 27 km avec Rouletabille, bivouac près du barrage de Campilhas. 2ème jour, 30 km seulement, bivouac près de Porto Covo, à côté du Fort de Queimado. Météo quelque peu variable, un mixte de soleil et de pluie, avec un peu de vent. Températures entre 12 et 14 °C.

La nuit a été d'un calme absolu, alors que nous sommes quand même dans une petite ville. Au réveil, le ciel est bleu, mais nous savons que ça ne va pas durer. Cependant, il ne devrait pas pleuvoir aujourd'hui, alors nous sommes d'accord, ce sera une journée VTT.

Je viens de descendre les deux vélos, car nous partons comme prévu depuis notre lieu de bivouac.

Eh bien je vais vous dire un truc : si c'est comme ça jusqu'au bout, on va souffrir ! Celle-là, il nous a fallu pousser pour la monter, j'ai failli tomber car ma roue avant allait passer par-dessus moi tellement ça grimpait !

Au loin, au sommet du mont, le château de Santiago do Cacem et ses murailles que nous avons visitées hier. On voit aussi les wagons d'un train qui passe...

Le début a été difficile, nous nous sommes retrouvés devant un portail fermé à clef, et nous étions entourés de chiens attachés qui aboyaient comme des fous : stressant. Heureusement, le coup de bol, un jeune portugais parlant anglais passait ici et nous a remis dans le droit chemin. Les pistes ont été variées, tant en type de terrain (cailloux, sable, terre) qu'en paysages, mais ce fut toujours dur, physiquement parlant, car nous avions fait le choix de n'utiliser l'électricité qu'en cas de grand besoin, pour économiser au maximum. Et aussi pour faire du sport, naturellement...

L'Alentejo est un pays parsemé de petits monts, donc... ça monte, et ça descend. Comme toujours au Portugal, soyez indulgents avec la qualité des photos : la lumière est très dure, elle illumine sans irradier, c'est blanc ou noir, très éclairé ou très sombre. Sans parler des contre-jours inévitables, car je tiens à montrer au maximum ce que je vois, tel que je le vois, et les traitements en post-production, bien que salvateurs, ne résolvent pas tout, loin s'en faut. Mais bon, ça donne quand même une idée, je vous laisse arpenter la piste avec nous.

Là, nous sommes sur un mont plus haut que les autres, et nous dominons le plateau côtier : au fond, c'est l'Océan Atlantique.

Il y a énormément de chemins dans cette petite montagne et, sans le balisage, nous aurions eu du mal ou, du moins, j'aurais sans cesse été obligé de vérifier sur le smartphone, ce qui fut rarement nécéssaire.

Une idée de la pente... Sans freins, c'est la gamelle assurée !

Voyez au loin la piste qui remonte après le virage masqué en bas à droite. Dur dur...

Le sommet est couvert de camomille sauvage, du plus bel effet.

Ce sont essentiellement des forêts de chênes-lièges, mais il y a aussi des bosquets d'eucalyptus, très beaux et odorants.

Nous passons régulièrement près de masures, anciennes fermes abandonnées. Autour de celle-ci, des orangers envahis par les ronces, mais encore chargés de fruits. Ce serait idiot de ne pas en profiter.

Notre piste s'est enfoncée au creux d'une étroite et profonde vallée, fermée par des barrières. Nous avons dû franchir plusieurs fois des zones pour le moins délicates, sans doute le reste des pluies de la semaine dernière. Mais nous avons réussi à tout passer.

Claudine en plein effort pour s'extirper de la fameuse vallée. Il est vrai que la remontée était dure et, surtout, longue.

Et voilà, fin de la première étape, 18 km de piste, sur cette route historique créée pour la randonnée. Nous avons décidé de ne pas retourner par les pistes, mais de prendre la route goudronnée.

Mais avant tout, il est temps de se restaurer, ce que nous ferons ici même, dans cet abri-bus, à l'abri du petit vent frais qui s'est mis à souffler !

Il y a un peu d'élevage dans la région. Nous avons rencontré des vaches, des cochons, des moutons, et un taureau.

13 km de route seulement pour revenir à Santiago do Cacem, aux trottoirs agrémentés d'orangers.

Insolite, cette vieille maison entre les immeubles ! Toilette, café, avant de reprendre la route vers le sud. En fait, nous allons nous poser près du barrage de Campilhas, situé au milieu de la seconde étape du sentier historique, et déciderons demain de la suite, car la prévision météo est plutôt mauvaise.

Seuls au monde, pour ce bivouac...




Si je tiens compte de notre position de cette nuit sur le GPS, eh bien ma foi, nous avons couché dans l'eau ! Et en effet, l'eau est tellement basse que j'ai posé Rouletabille sous le niveau habituel de l'eau ! Personne n'est venu nous déranger, pas même un poisson, et nous avons dormi comme des... poissons dans l'eau. Ce matin, comme prévu, il "bruine" : pas question de sortir les VTT, nous décidons de retourner sur la côte.



Au loin se profilent les sommets de la Serra de Cacem.

Et ça, c'est la Ilha (île) do Pessegueiro, sur laquelle se trouvent les ruines d'un fort du 16ème, et des vestiges... romains !

En regardant sur la carte, nous voyons la possibilité de faire une boucle à pied sur le chemin côtier jusqu'à Porto Covo et, de plus, nous trouvons ici un bivouac parfait, avec vue sur l'océan comme nous les aimons. Le ciel est chargé, le vent souffle, mais nous ne sommes pas en sucre. Je vous laisse découvrir les plages et falaises de ce splendide littoral.

Admirez la géologie : les dalles naturelles se cassent et tombent sur la plage.

La Ilha (île) do Pessegueiro. Sur l'horizon, la raffinerie de Sines (ok, c'est moche...).

J'adore les embouchures. Bpn, d'accord, il ne s'agit ici que d'un ruisseau, que nous avons franchi sans dommage (hi hi).

Après la plage, nous choisissons le sentier de la campagne, nous reviendrons par la côte, histoire de varier un peu.

Et voici donc Porto Covo, sous un ciel pour le moins chargé, nous offrant un splendide contraste entre ses maisons blanches et les nuages noirs.

Nous sommes bien entendu sur la très fameuse Rota Vicentina, que nous allons souvent emprunter les prochains jours.

Une pizza nous ferait envie, mais une bonne salade nous attend chez Rouletabille. Et comme par hasard, au moment même où nous passons devant ce petit restau, une puissante averse déverse ses eaux sur nous. Du coup, plus d'hésitation...

Bien rassasiés, quelque peu grisés par notre demi-bouteille de rouge bien corsé, nous reprenons la route, histoire de nous remettre les idées en ordre. Le vent souffle plus fort, et les averses ne nous épargneront pas, mais qu'à celà ne tienne, ce fut... délicieux ! Ci-dessus, le bout du petit port de Porto Covo.

Notre île, là-bas, près de laquelle nous habitons aujourd'hui.

Le Forte de Nossa Senhora do Queimado (fort de Notre Dame de Queimado), au pied duquel nous logeons.

Rouletabille côté campagne, la mer est dans mon dos.

La vue depuis le salon. Que du bonheur, une fois de plus ! Bonne nuit les ami(e)s.

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