Scandinavie 2012, étape 014

Jour 014 - Lundi 16 avril 2012 - 46 km - 99 photos
(Total : 2520 km - 2242 photos)
De Harangen à Lampelang (Norvège)

Je suis réveillé de très bonne heure par des claquements de portières; coup d'oeil à la montre, il est 5h15.... Ils sont fous, ces norvégiens ! Après une longue analyse de la situation, je finis par décider qu'il est urgent de retrourner dans les bras de Morphée, ce que je fais aussitôt ! Finalement, je dégage à 8h45. Il fait gris, il y a du vent et il fait très froid. Sinon, tout va bien.

Je traverse à nouveau le grand fleuve à Hostvet, pour passer sur la rive gauche, donc à droite en montant vers le nord, puisqu'il se jette dans la Mer du Nord au sud. (ha ha ha...). Ses eaux sont noires et profondes, le courant est fort.

Ne trouvez-vous pas qu'il a des allures de fleuve canadien ? Chichille, si tu me lis, tu en penses quoi ?
Remarquez les paquets de neige à gauche, derniers restes (enfin, va savoir...) de monsieur Hiver.

Et c'est l'arrivée dans la grande ville de cette région norvégienne, le Buskerud, j'ai nommé Kongsberg.
Le grand fleuve la coupe en deux et, qui plus est, dévale des rapides en plein centre ville !

La puissance du courant est phénoménale.

Je décide de faire une pause pour visiter cette ville. En fait, c'est peut-être une grande ville pour les norvégiens, mais on y a vite fait le tour, au moins en ce qui concerne le centre.
D'abord, aucun stationnement gratuit, ça n'existe pas dans les villes de Norvège. Et absolument impossible d'essayer de stationner ailleurs qu'aux endroits spécifiques. Je trouve quand même un grand parking offrant une heure gratuite, près d'un centre commercial. Heureusement, j'ai vu la préposée aux amendes qui passait, et elle ne souriait pas !

Ensuite... je vais faire un tour dans les rues piétonnes. Les norvégiens rafolent des statues métalliques. J'aime bien moi aussi, ça tombe bien.

Dans les rues piétonnes.

Tiens, une autre. Par contre, il me fait geler...

Puis je vais donc faire mes courses, car l'heure tourne, et je ne voudrais pas avoir d'amende. Heureusement, j'ai mis mon super-extra-sensasionnel chrono en route, je ne crains plus rien. En fait, il s'agit d'une galerie marchande, comme presque toujours en Norvège. Toutes sortes de magasins sont là, il y fait très bon, c'est hyper-moderne et propre. Après avoir traîné mes guêtres dans un magasin hifi-vidéo-informatique, je vais enfin faire quelques courses. En fait, je n'ai besoin de rien. Ah si, du pain, tiens. Je prends le moins cher -il y en a beaucoup de sortes- et il s'avèrera être délicieux. Je me laisse tenter par une boîte de maquereaux à la tomate, apparemment un prix ultra bas. Elle était bonne, particulièrement épicée. Je demande des sandwichs, mais ils n'en ont pas; et je vois des morceaux de poulet rôtis, bien chauds, et l'eau m'en vient à la bouche, je commence à saliver, une bave énorme commence à dégouliner sur mes chaussures, il faut que je fasse quelque chose, j'achète une grosse cuisse de 250 grammes. Je paye. Je sors.

Ouf.
Ah, je vous joins le ticket de caisse, vous ferez les calculs vous-mêmes. Rappel : chaque couronne m'a coûté 0,137 euro.

Vou l'avez compris, les villes, ce n'est pas mon truc. Je retrouve la nature avec plaisir, même s'il y fait plus froid. En plus, j'ai la dalle, moi. Il est déjà 12h30, qu'est-ce qu'on perd comme temps, dans ces magasins, pour rien du tout ! Ah, mais non, pas pour rien, j'ai une grosse cuisse de poulet bien chaude -enfin, elle l'était tout-à-l'heure- qui m'attend, faut que je trouve un coin le plus vite possible. Tiens, là, il y a un coin pique-nique, ça me va très bien. Il y a même des toilettes -première fois que j'en vois chez eux dans la nature, ça change des danois- assez propres, et avec du papier.

Je ne suis qu'à quelques kilomètres au nord de Kongsberg, près du grand fleuve, toujours. Ah, mais rive droite, cette fois. En face, rive gauche of course, c'est ce que vous voyez sur cette photo. Magnifique ! Au loin, la montagne, dans laquelle on distingue vaguement qu'une neige fraîche recouvre les sapins.

La cuisse était délicieuse. Rien qu'en l'écrivant, je recommence à baver.

Après manger, je vais me dégourdir les papattes, bien que ce soit déjà fait par ma visite de la ville. Mais rien ne vaut une belle promenade. Il y a un chemin en bas, le long du fleuve. Génial !

Je n'ai rien dit parce qu'il n'y avait rien à dire. C'est beau, un point c'est tout. En face une petite cabane comme on en voit tant partout dans la nature. Je ne sais pas si ce sont des résidences principales ou secondaires, mais je vous assure qu'elles sont souvent occupées. Et elles sont également souvent dans des endroits impossibles, mais presque toujours près de l'eau.

Une idée de la hauteur des arbres !

Je reprends la route. Ce hameau/village/lieu-dit se nomme Trollerud.

Haugen.

La route 40, au même endroit, à Haugen.

Skutsvika, sous une averse de neige. Ben oui, c'est comme ça, ici.
T'as un beau soleil, puis t'as un ciel gris et un vent glacial, puis t'as une averse de neige.

Moralité : ne pas s'inquiéter, tout change si vite ! Après la pluie, le beau temps....

Le pont en face de la petite ville de Svene. Je change encore de rive... mais je reste sur la 40.

Quelques rapides sous et après le pont, en regardant vers le sud.

Avant le pont, donc vers le nord.

Au loin dans la montagne, les traces de la poudreuse fraîchement tombée.

La jolie petite église de Kopangen juste au-dessus de Svene.

Et j'arrive à Lampeland. Ah, notez les prix des carburants, les mêmes depuis que je suis arrivé en Norvège, à un chouïa près.
Donc, gasoil à 14,19 et SP95 à 15,69, soit respectivement, en euros, 1,94 € le gasoil et 2,14 € le SP95.

Ah ah, ça jette un froid, hein ? Normal, on est en Norvège !

Et ça calme ? Je ne sais pas, quand je vois leurs monstres 4x4, je ne comprends pas bien !


En 2006, je payais en Norvège le SP95 1,50 € environ.... Je prédis donc que nous paierons l'essence 2,15 € bientôt nous aussi !

Ce village m'a emballé aussitôt. Pas à cause des prix de l'essence, hein !

Mais il est mignon tout plein.

C'est espacé, mais il y a un magasin avec un très grand parking; dans le magasin, des toilettes d'une propreté totale.

Dès que je suis arrivé, j'ai su que je camperais ici ce soir.

Enfin, pas chez eux, là. Sur le grand parking. Comme d'habitude maintenant, j'ai mon petit cérémonial du soir. Je sors de la voiture et je passe ma caisse à l'arrière. Cette grande caisse en plastique occupe le siège passager pendant la journée. Elle contient tous mes appareils électroniques, et ce dont je puis avoir besoin en journée : les chargeurs pour les batteries des appareils photo, les disques durs, les cartes mémoire supplémentaires, etc, etc. Le soir, elle va dans le bureau, avec l'ordinateur et les GPS. Ensuite, je retourne à mon poste de pilotage, je ferme à clef, je mets les rideaux, et je passe à l'arrière depuis le poste de pilotage. C'est-à-dire qu'à partir de ce moment, je suis coupé du monde extérieur. Je m'installe à l'arrière dans mon fauteuil, je mets mon bureau sur les genoux, je sors la souris, et c'est parti. Sauvegarde de tout ce que j'ai photographié/filmé dans la journée, les traces GPS, la préparation du compte-rendu de la journée en insérant déjà les titres (lieux, kilométrages, nombre de photos, totaux). Ah oui, j'oubliais : j'ouvre une canette de bière....

J'entends les gens parler autour de moi, les voitures aller et venir, les portières claquer. C'est intéressant, ça fait mon fonds sonore !

Ensuite, j'essaye d'écrire une journée complète de compte-rendu. J'y arrive ou pas, ça dépend de plusieurs paramètres. L'heure à laquelle je suis arrivé, forcément, a une grande incidence. Ensuite, la quantité de photos de la dite journée. Enfin, selon ma fatigue, le froid, mon envie de rentrer sous les couettes, etc, etc.

Et voilà. Si j'y arrive, c'est bien. Sinon, ce sera pour le lendemain. Si le retard devait s'accumuler, je me signerais alors une ou deux journées de congés pour rattraper....

Au fait, je mange en bossant. Puisque le soir, c'est "croquettes". Je n'ai donc besoin que du sachet et d'une cuillère. Ben oui, c'est de l'organisation, ça !

 


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