Scandinavie 2012, étape 015

Jour 015 - Mardi 17 avril 2012 - 66 km - 288 photos
(Total : 2586 km - 2530 photos)
De Lampelang à Prestfoss (Norvège)

Nuit froide. Réveillé par l'activité naissante sur la place, premiers clients du magasin, bus scolaires, etc. La vie, quoi, comme chez nous !

C'est un plaisir de voir du ciel bleu. 8h45, j'y vais, pas question de perdre du temps de soleil, il y aura suffisamment de pluie pour compenser !
Ici, juste à la sortie de Lampeland, la Haugesjoelva qui sort du Vatnebrynnvatnet (lac).

La même, mais avec un autre éclairage, ce qui lui donne de belles eaux bleues.

Et voici donc le Vatnebrynnvatnet. Je trouve une petite place pour poser Mygoo, car je suis bien décidé à marcher maintenant.
Juste au cas où le ciel déciderait de changer d'option.

En plus, c'est absolument magnifique, et c'est une invitation à la randonnée.

Quand je vous disais qu'il avait fait froid.

Au début, c'est une petite route qui se poursuit en piste et se termine par une barrière fermée. A pied, on peut passer, du moins je le suppose !

La hauteur de ces arbres, ça me plait énormément !

Presque tous les rochers sont recouverts d'une épaisse couche de lichens. Mais attention, il ne faut pas s'y fier. Ces lichens sont fragiles, et marcher dessus pour escalader le rocher peut s'avérer dangereux. Je l'ai appris à mes dépends, je ne me suis pas fait de mal, mais j'aurais pu ! Le lichen s'arrache d'un seul coup, et vous vous retrouvez sur un rocher lisse et glissant... Et comme nos pattes n'accrochent pas comme celles des insectes, nous suivons naturellement la pente, vers... le bas ! L'épaisseur de mousse est par moment impressionnante..

Je vous l'ai déjà dit, l'eau est absolument partout, soit stagnante comme ici -neige qui a fondu et s'est retrouvée bloquée dans une petite cuvette- ou bien elle coule en de petits ruisseaux en suivant les courbes de niveau... vers le bas, elle aussi ! Tout le monde va vers le bas. En tout cas, quitter le sentier est un risque de se retrouver rapidement trempé jusqu'aux genoux. Marcher sur l'herbe n'est pas une garantie de sécheresse; c'est trompeur, l'eau est souvent tapie sous l'herbe.

Je reste donc sagement sur mon joli sentier, après avoir fait quelques essais....

Selon leur orientation, les cristaux de glace offrent de jolies perspectives, et forment de belles figures parfois bien géométriques.

Ah, ça donnerait envie de s'allonger et de bouquiner, ou de ne rien faire, juste regarder le ciel.

En tout cas, ça grimpe dur, et même si la température est basse, j'ai plutôt chaud ! En haut, quelques "hytter" dans ce qui semblerait être un camp de loisirs ou petit camping en bien piteux état.

Sans doute la maison du prorpiétaire des lieux ?
L'emplacement est bien choisi, mais ce n'est pas un hasard. D'ici, la vue porte loin et j'aperçois les maisons de Lampeland.

Il est temps pour moi de faire demi-tour.

Je retrouve Titine qui commençait à s'ennuyer sérieusement. Toujours le long du Vatnebrynnvatnet.

Maisons et fermes le long du lac.

Arrivée à Lyngdal, dont voici le magasin. C'est rigolo, en Norvège, de voir en très gros caractères les horaires d'ouverture des commerces.
Je vous en ferai voir d'autres où c'est écrit bien plus gros que ça.

Je décide de faire un crochet par rapport à mon itinéraire, et d'aller jeter un coup d'oeil à un petit lac. La route, que je croyais goudronnée, ne l'était que sur 200 mètres. Mais c'est une belle piste, je décide de poursuivre.

Ensuite, j'ai la surprise de trouver de la neige; comme je suis équipé de pneus d'hiver tout neufs, je continue pour voir.
Pas de problème, Mygoo avance comme si de rien n'était. C'est pourtant un peu verglacé par endroits. Ceci dit, je ne roule pas vite !

Le Strandevatnet. Il reste un peu de glace sur ses rives.

On aperçoit au loin une ferme, dominant l'autre versant.

Au retour, je m'arrête pour m'imprégner de cette nature sauvage.

Je reste au bord de ce ruisseau aux eaux noires.
J'entends les oiseaux, particulièrement des pics-verts. Enfin, je crois, ça fait le "tac-tac-tac".... à très vive allure.

Ce qui recouvre les rochers ronds.

Ici, pas de sentier suivant les rives, c'est la nature vierge et non aménagée. Pour passer, il faut tailler son chemin.

Retour à Lyngdal.

Dont la petite église est juchée assez haut.

Pour vous donner une idée d'un village assez important ! Vous voyez, les gens ne sont pas les uns sur les autres, loin s'en faut. Il faut dire aussi qu'avec moins de 5 millions d'habitants, dont 70% vivent dans les grandes villes, dans un pays faisant grosso-modo les deux-tiers de la France, ça vous donne une idée de l'indice de population dans les campagnes ! Ce pays est extrêmement curieux pour ça, car on a l'impression d'une installation de type far-west, chacun se mettant où il le veut; c'est du moins l'effet que ça me fait, un peu comme la conquête de l'ouest.

Depuis mon perchoir, j'aperçois au loin une chaine montagneuse bien enneigée.
Je capte également un excellent spot WiFi, ce qui me permet de vous envoyer les images d'une nouvelle journée.

Le petit cimetière attenant.

Toujours à Lyngdal.

Je reprends mon chemin; j'ai oublié de vous le dire, je suis sur la 134 depuis Lampeland.

En contrebas de la route, j'aperçois un lac bien gelé : c'est le Haugesjo. J'aimerais bien aller sur ses rives, mais les quelques routes qui y descendent sont couvertes de neige et en forte pente, et je décide de ne pas m'y risquer.

Comme ça. Normalement, ça devrait bien passer, mais comme je n'en ai pas la nécessité absolue... Eh puis, hein, j'en trouverai bien d'autres plus loin, bien plus proches de la route, comme je le vois sur la carte.

Tiens, quand on parle du loup ! Le Lindteigstjennet, qui tient plus de la mare que du lac.

Groterud. Deux maisons !

En face de ces deux maisons, le lac Groterudtjennet.

Juste après, c'est le Grimesundsvatnet, bien plus grand. J'aperçois un sentier descendant sur ses rives, la route passant bien au-dessus.

Je ne peux résister à la tentation d'aller vous photographier ça.

On voit bien que c'est le grand dégel qui est bien amorcé. C'est un spectacle que j'adore toujours autant, et qui m'avais déjà fasciné lors de ma première visite de ce pays avec Jolly Jumper alias JJ, mon scooter x9 125 à l'époque.

Pour vous montrer la route; il n'y a pas de parkings, il faut chercher le moindre mètre carré de libre permettant de se poser sans trop déranger la circulation. L'avantage, c'est que le trafic est très faible, heureusement. En été, je n'aurais pas osé me mettre là.

Un peu plus loin, le Mjovatn. Les lacs se suivent dans toute le coin. J'aimerais prendre les routes se condaires, mais ce sont toutes des pistes enneigées.

Non, je ne suis pas encore arrivé au nord, ce ne sont pas des Sames ni des Lappons. C'est tout simplement le tipi installé devant un terrain de camping.

Non, ce n'est pas un lac, mais le sud du Soneren, Strandefjorden, en arrivant sur la 287, juste avant Prestfoss.

A cet endroit, le fjord s'étrangle et l'eau poursuit son chemin vers le Kräkefjorden, bien plus petit, au fond duquel est niché Prestfoss.

Quelques fermes autour.

Un élevage de... vigognes ?

J'en ai bien l'impression.

Prestfoss. Le parking du Spar. Je m'installe ici pour manger, devant le fjord (dans mon dos par rapport à cette photo). Il est 14 heures, j'ai grand faim ! Je ne le savais pas encore à ce moment là, mais c'est sur ce parking que je vais bivouaquer cette nuit.

L'église de Prestfoss.

Avant de me poser pour la nuit, j'ai envie d'aller longer un peu les rives nord des deux flords que je viens de vous citer.

Le long du Kräkefjorden. A l'arrière-plan, ce doit être le Olhvod, 547 m.

Et le long du Soneren. Il y a des fermes tout le long de la route, et des petits chalets dans les zones montagneuses recouvertes de forêts.

Ici, par exemple, c'est Eidal.

Je fais demi-tour.

Un des nombreux petits chalets dans les bois.

Les fermes sont dans les zones déboisées et les clairières, surplombant le lac.

Retour donc vers Prestfoss. Remarquez ce nuage blanc au loin, eh c'est c'est exactement ce que je soupçonnais.

C'est une averse de neige qui tombe sur les hauteurs autour de Prestfoss.

L'autre rive du Soneren, dont je pouvais faire le tour, en fait, puisque vous le savez maintenant, il y a très souvent une route de chaque côté.

Je vous disais plus haut que le Soneren s'étranglait en passant vers le Kräkefjorden.

C'est ici.

Et voilà, ce sera la dernière photo de la journée.

Je vais m'installer sur mon petit parking, et bosser un peu....

 


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