Scandinavie 2012, étape 019

Jour 019 - Samedi 21 avril 2012 - 12 km - 23 photos
(Total : 2854 km - 3162 photos)
De Leira à Fagernes (Norvège)

Ouahhh, berk, moche, moche.... Je me réveille en sursaut, vers 8h45, je regarde par le hublot... Curieux ! Je n'arrive pas à définir si c'est de la glace, de l'eau ou de la neige, ce qui m'oblige à faire l'effort de regarder par la fenêtre passager du poste de pilotage, la plus directement accessible quand je suis dans la chambre à coucher. Je confirme : beurk. Il neige, fondue, mais c'est de la neige, vu la température !

Pour une fois, vu le nombre de photos de ce maxi reportage de ce samedi gris, terne et triste : la photo du bivouac.
Parfait, très tranquille. Il ne manque que le soleil, sinon ce serait parfait.

On ne peut pas toujours tout avoir non plus. Le soleil va revenir, tra la la la lère.
Je vais à Fagernes, et je déciderai. Je passe par les hauteurs, et donc devant la curieuse église de Fagernes.

Vue sur le Strondafjorden. Humide et glacial, triste comme ce que vous trouvez triste.

Ah, tiens, madame 500 NOK, ou 500 Kronen. Elle vaut quand même 70 euros, la p'tite dame.

Et mosieur son papa, mille NOK, 140 roros.... Aussi triste que le strondafjorden le 21 avril 2012, ma foi !

Je vous fais voir ces deux images, parce que je vais me séparer de l'une d'entre elles. Eh oui, je vais donner à boire à Titine. Pas qu'elle en ait réellement besoin, mais par sécurité. En effet, ici, dans ch'nord, les stations vont être moins fréquentes, alors autant avoir de la réserve ! J'ai finalement donné monsieur grise mine, et j'ai reçu à la place une autre de ses fifilles. Mais guère plus.. Et pourtant, j'étais loin d'être à sec. Aïe, ça fait mal !

Par ailleurs, et par franchise envers mes lecteurs et lectrices, eh bien même s'il est pas bô, le papa, je préfèrerais changer les deux fifilles contre deux papas. Ah, misère de misère.

Centre de Fagernes. Une magnifique sculpture, toute en ciment. Du très beau travail, foi de moi.

Il y a des magasins, donc des toilettes propres partout. Il y a la gare routière, avec des bancs et un accès Internet de top niveau et gratuit : la jolie fille qui vend les billets m'a gracieusement donné les codes. Ceci dit, ce n'était pas spécialement pour moi, elle les donne à tout le monde ! Je lui demande si elle peut m'informer de la météo locale, et de celle de là où je voudrais aller. Elle me dit qu'elle va regarder. Je vais m'asseoir et commencer à bosser un peu pour vous, car il fait bon ici. Un long moment plus tard, je me tourne vers elle et lui demande pour la météo. Quelle météo, me dit-elle...! Je la regarde avec un grand sourire, et j'allais lui expliquer quand, soudain, son visage s'éclaire : Oh, j'ai complètement oublié.. Alzheimer, m'entends-je lui répondre. Elle me gratifie d'un large sourire, puis vient m'apporter les nouvelles directement quelques minutes plus tard. La météo est mauvaise pour aujourd'hui, sensiblement comme ça toute la journée, mais ce devrait être plus souriant demain. Mieux vaut rester ici aujourd'hui, me dit-elle.

Je suis d'accord avec elle. Je reste donc toute la journée ici, à part au moment du repas. Je suis allé m'acheter une belle grosse cuisse de poulet norvégien, hummmmm, que c'était bon ! Et pourtant, quand je lis l'étiquette, c'est rempli de Exxx..... C'est donc bon, mais pas bon, c'est souvent comme ça, non ? On va donc dire que c'était du tout bon, en tout cas, j'ai adoré.

Un peu meilleur en milieu de journée. La presqu'île en face de Fagernes, avec un gars qui marche jusqu'au bout de la langue de sable, si vous regardez attentivement. Je préfère vous le dire, car je sais que la moitié de la classe ne l'aurait pas vu. Pénible, quand même, de devoir dire ce qu'il y a sur les photos. A quoi ça sert que j'en mette, hein, si vous ne regardez pas ?

Je plaisante.... Vers l'ouest, au bout du Strondafjorden, se trouve Leira, où je dormais hier soir.

Bien, je retourne à la gare tout l'après-midi, puis je vais me retirer ensuite dans mes quartiers. Comme c'est samedi soir et que c'est une ville importante -selon les critères du coin-, je me pose contre un des grands magasins, histoire de ne pas être dérangé par la jeunesse turbulente et buveuse du week-end. Bien m'en a pris, mais je les ai entendus quand même une grande partie de la nuit, ces petits c.... Oui, je sais, ce n'est pas beau, mais il n'y a pas d'autre mot. Je l'avais lu dans les guides, et aussi dans des récits de voyageurs, mais je ne l'avais jamais vécu. Ils ont des bagnoles avec des pots d'échappement trafiqués, ça va très vite et ça fait beaucoup de bruit. Ils s'amusent toute la nuit à rouler en faisant le plus de bruit possible... Ben oui, on s'amuse comme on peut. J'avoue avoir été réveillé une bonne dizaine de fois, mais comme je dors facilement, je n'ai jamais mis longtemps à retourner là où vous ne saurez pas !

Cependant, ceci me servira de leçon : le samedi soir, je dormirai désormais dans les tout petits villages !

 


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