Scandinavie 2012, étape 021

Jour 021 - Lundi 23 avril 2012 - 89 km - 175 photos
(Total : 3111 km - 3823 photos)
De Vagamo à Dombas (Norvège)

Dis donc, qu'est-ce que j'étais bien, ici, sur ce petit parking, une merveille ! Réveil vers 8h15, allez, debout, feignasse... En fait, quand je me réveille, il faut que je déhâle assez vite, because vidange nécessaire... Ben oui, c'est ce qui manque à la miss Mygoo; d'un autre côté, ça met du piment au voyage, ça fait une aventure supplémentaire quotidienne, et tout compte fait, ça me plait bien. D'autant plus que, comparé à un camping-car, je n'ai pas ce souci de transporter cet élément nauséabond, ni de nettoyer, ni de vidanger, etc... Bref, on ne peut pas tout avoir et, comme toujours, il s'agit d'un compromis. C'est le mien, et il me va bien. Donc, cette petite aventure sera aujourd'hui d'une simplicité déconcertante, puisqu'il y a des toilettes à la station d'essence.

Juste à côté de mon bivouac se trouve la belle église de Vägä, que j'avais bien vue hier. Mais hier soir, j'étais fatigué, et je n'avais plus envie de faire de photos. Faut dire que j'en avais fait presque 500, et j'avais donc avalé une bonne dose japonaise, ce qui n'est pas peu dire !

La poignée de la porte d'entrée du cimetière, pas de l'église. Au fait, cette église date de 1150 environ.... quand même, hein !

Quelques vieilles tombes de ci de là, ornementées, avec pour celle-ci une tête de mort.

C'est bon, on part. Vous avez remarqué ? Le ciel. Il n'a pas de couleur. Vous savez ce que ça signifie ? Tristounet.

Tiens, la petite voiture rouge, là-bas, genre kangoo : c'est un véhicule de la poste norvégienne. Je les croise très souvent, et il n'est pas rare, une ou deux fois par jour, que je sois en train de faire des photos quand l'une d'entre elles passe près de moi, avec mon appareil-photo. J'ai souvent droit au petit bonjour avec sourire. Ils sont sympas. Je dis "ils", mais en fait, ce sont très souvent des "elles". Elles sont sympas, les postières norvégiennes.

Quelques maisons de Vägä, en passant, histoire de vous montrer l'architecture norvégienne.

Les eaux du Vägävatnet se déversent ensuite dans le Lalmsvatnet, par cette voie d'eau. Je vous le disais, le niveau des eaux me semble anormalement bas. Au fond à gauche, les montagnes du joli plateau que j'ai traversé hier. Au fait, je suis sur la route 15, pour ceux que ça intéresse. Si si, il y en a qui prennent des notes, devant. Bravo, les enfants, continuez, c'est bien. C'est sûr que ceux qui sont au fond, ils ne regardent que les images, mais que voulez-vous, à cet âge-là, je ne peux quand même pas les coller !

Le bas niveau des eaux a même mis une belle plage à découvert.

A cet endroit, d'ailleurs, le débit s'accélère, tout simplement parce que le passage se rétrécit. Tous ces rochers au premier plan devraient être sous l'eau.

Et voici le goulot de passage des eaux entre les deux fjords.

Et voici le Lalmsfjorden, altitude 355 m.

Les fermes sur l'autre rive.

Coup d'oeil arrière peu avant d'arriver à Lalm (d'où le Lalmsfjorden.... pour ceux qui lisent).

Justement, à Lalm, c'est le nouveau goulet d'étranglement, et on peut passer sur l'autre rive au moyen d'un pont. Sur l'autre rive, c'est la route 436. Trois chiffres, donc de moindre importance que la 15. En effet, elle n'est pas goudronnée, mais c'est une très belle piste. Et il n'y a plus personne. Royal !

La route suit désormais les méandres d'une rivière qui porte le joli nom de Otta. Il reste encore un peu de glace sur ses rives.

Et j'aime ça. Je n'avais encore jamais vu une enclume de glace.

Beau et sauvage, tout ce que j'aime.

Soudain, au détour d'un virage, je tombe sur ce... lama, non ?

"Hep, vous, là-bas ! Oui, vous. Vous pouvez approcher un peu, qu'on puisse mieux vous voir ?".

"Ah, c'est sympa de venir. Mais vous être très jolie, dites-moi !"

Ah oui, je confirme, une vraie beauté ! Vous pouvez tourner la tête à droite, SVP, que je puisse voir votre profil ?

Merci, sympa. Superbe ! Et à gauche, maintenant ?

Excellent ! Je vous félicite !

Ce n'est pas que je m'ennuie, hein, mais il faut que je parte, j'ai du boulot, moi ! Eh oui, ma p'tite dame, y'a des gens qui me demandent des comptes tous les jours. Ah, non, c'est pas toujours facile, c'est ben vrai ! Vous avez d'la chance, vous, tranquille ici. Vous vous ennuyez à mort ? C'est pour ça que vous êtes venue si vite ? J'vais vous dire un secret. Un de mes rêves, en plus de celui que je réalise actuellement, serait de faire un tour des montagnes françaises avec une de vos congénères, qui porterait mes bagages, en échange de quoi je lui apporterais ma compagnie. Ah bon, ça vous intéresse vraiment ? Vous avez envie de visiter la France ? Ecoutez, je prends votre adresse, on reste en contact.

Et la sauvage Otta me conduit à... Otta. Ben oui, c'est facile, en Norvège. En Islande, c'est un peu pareil, d'ailleurs, avec la toponymie.

Donc, à Otta, je vais à l'Office du Tourisme, installé dans la gare, comme à Fagernes. La jeune femme, sympathique elle aussi, me donne tout un tas de documentation. "Et on vient de recevoir le catalogue des campings 2012, vous le voulez aussi ?". Bref, je ressors les bras chargés, mais sans le renseignement que je voulais, à savoir où trouver les boeufs musqués du Dovrefjell. "Allez au centre touristique de Dombäs, ils vous le diront. Il y a plusieurs agences qui organisent des tours-safaris de trois-quatre heures, c'est dans les 300 kronen si vous êtes huit. Ah oui, vous êtes tout seul; ce sera alors plus cher, il faut négocier avec eux.". "Si je les ai vus, moi ? Non, effectivement....".. C'est bien connu : on va voyager loin, et on ne regarde pas ce qui est juste à côté de chez soi... C'est Homo Sapiens... enfin, sapiens, sapiens.... on se le demande !

Quelques maisons à Otta. Pour Antoine, qui adore ça !

Direction Dombäs, sur une route très chargée en trafic; normal, c'est la E6 ! La E6, c'est une des grandes artères de la Norvège, puisqu'elle part d'Oslo et monte jusqu'à Kirkenes, à la frontière avec la Russie ! Tiens, une cascade encore figée dans sa gangue de glace.

La petite église de Sel. Il y a un immense parking. Il pleut à verse, je suis gelé. Comme il ne fait pas chaud, je m'installe dans ma petite cuisine à côté de l'église, et je me fais cuire une bonne platée de spaghettis. Hummmm, ça fait du bien !

La rivière que je longe maintenant se nomme la Lägen. Quelques kilomètres plus loin, j'arrive à Romundgard, et j'aperçois sous la pluie la belle petite église de l'autre côté de la rivière. Il y a une superbe statue peinte à l'extérieur, qui représente Kristiu Lavrausdatter, car je pense qu'il s'agit du nom de cette jeune fille. Une sainte norvégienne ? Je ne peux pas vous le dire, car je n'ai pas Internet en ce moment. Si l'un(e) d'entre vous en a le temps, ce seraoit sympa de chercher et de l'écrire dans le livre d'or, comme ça, tout le monde participe un peu au schmilblic. En tout cas, la statue est splendide, le souci du détail du costume est poussé très loin !

Allons faire un tour.

J'ai frappé, mais il n'y a personne... ou personne n'a voulu m'ouvrir la porte !

Il y a ici quelques tombes britanniques de soldats tombés pour la plupart d'entre eux le même jour, le 28 avril 1940.

La Lägen, telle qu'elle est aujourd'hui, près de l'église.

Notez les maisons construites si près de la rive ! Je ne m'y fierais certes point.

La route traverse ensuite de jolies gorges, mais il n'y a aucun moyen de s'arrêter pour faire des photos, E6 oblige ! De toute façon, il pleut à verse.
Ici, toujours la Lägen, peu avant d'arriver à Dovre. Même sous la pluie, ces rivières sont belles.

En arrière-plan les montagnes du Dovrefjell, dans lesquelles sont censés se trouver les boeufs musqués. Le Dovrefjell (littéralement la montagne de Dovre, qui est un village dans lequel j'arrive) est aussi un très grand parc national, dans lequel je serais bien allé randonner. Mais à cette saison, ce n'est pas possible, les chemins sont sous la neige ! Avec skis ou raquettes, encore... mais je n'ai pas !

Voici donc Dovre, et son église dans son environnement agricole montagnard, bref, dans son environnement bien norvégien.

Quelques très vieilles tombes ici aussi.

Vous savez -ou pas, mais je vais vous le dire-, les norvégiens avaient aussi leur pèlerinage, comme pour les chemins de Compostelle dans notre bonne vieille France -et Espagne.... par la force des choses. Leur chemin allait d'Oslo à Trondheim, et passait donc par Dovre et cette église.

Je trouve celle-ci d'une grande beauté.

Aïe ouille.... Messsieurs les norvégiens, vous allez au-devant de graves problèmes....

Erosion , pollution -car je suppose que les engrais....- de la nappe phréatique.... Je vous souhaite bien du plaisir ! Les générations futures vous maudiront sans doute. Rassurez-vous, nous sommes très en avance sur vous de ce côté-là !

Moderne, et cependant jolie, cette pierre tombale.

Celle-ci aussi. Notez en arrière-plan le nom de famille "Killi". Il y en a plein dans le coin. Et ça me fait penser à Jean-Claude Killi, le champion de ski français. Il me semble qu'il avait remporté des médailles à Lillehammer, justement, et ce n'est pas très loin d'ici. Serait-il d'origine de cette région ? Encore un truc à chercher pour le livre d'or.... Eh oui, je n'aime pas vous savoir à ne rien faire !

Je n'arrive pas à déterminer les dates, mais je gage qu'elles sont vieilles !

Poignée de la porte d'entrée au cimetière.

La Lägen, peu avant d'arriver à Dombäs.

L'église moderne de Dombäs.

Le fameux boeuf musqué du Dovrefjell.

Et le troll d'accueil de Dombäs.

Et il pleut encore et encore !

Il y a là la bibliothèque; elle est ouverte; il y fait bon; il y a des tables; il y a Internet... Que croyez-vous qu'il fit, le gars ? J'ai pris mon PC et je suis allé bosser sur une des tables, et c'était génial, car ça fermait à 19 heures. Juste avant d'entrer à la bibliothèque, je suis tombé sur le gars de l'Office du Tourisme au moment où il sortait de son bureau. Il est gentiment retourné à l'intérieur pour me donner les adresses des gars qui font les safaris pour les boeufs musqués. OK merci, mais je sais bien que je n'irai pas. Puisqu'ils ne veulent pas dire où ils sont, leurs boeufs musqués... Car il est hors de question d'aller donner une cinquantaine d'euros pour ça. C'est idiot, car cet animal est l'emblême de leur parc, et ils le cachent. Garles-le donc !

J'en ai vu un, il est en photo juste au-dessus !

Je vais ensuite me faire un bon p'tit feu devant ma cheminée... Je me regarde un film sur mon petit PC, superbe. Quand j'éteins tout, il pleut toujours. Il pleuvra toute la nuit -enfin, je le pense, car j'ai quand même drôlement bien dormi !

 

 


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