Scandinavie 2012, étape 029

Jour 029 - Mardi 1er mai 2012 - 74 km - 205 photos
(Total : 3810 km - 5365 photos)
De Fevag à Hoybakken (Norvège)

Le calme absolu, pas un bruit excepté celui des petits oiseaux ! Les norvégiens font la grasse matinée, c'est aujourd'hui le 1er mai, et c'est férié pour eux aussi. Il fait beau et... CHAUD ! Oui, c'est vrai, c'est ce que je ressens réellement, de la chaleur, exactement comme dimanche. Quatre semaines aujourd'hui que je suis sur la route, pas vu le temps passer ! Allez, zou, assez discuté, on roule. Départ à 9 heures et des broutilles....

Mon bivouac d'une nuit, là-haut, près du petit bâtiment de l'église de Frengen.

Je vais dans la petite forêt à côté, dans laquelle je parviens à me hisser au sommet d'un des gros rochers. Quel beau spectacle, une fois de plus. Au premier plan, le Stjornfjorden, suivi plus loin par le Nordfjorden. La grande île s'appelle Haoya. Je pourrais vous dire le nom des autres, mais ça n'a aucun intérêt. Pour tout vous dire, mon parcours de la journée se trouve presque entièrement sur cette photo, car mon bivouac de ce soir se trouve sur l'autre rive, un peu plus à gauche.

Je rejoins la 718.

Hafella. C'est comme ça. Tu roules le long d'un fjord, tu vois des fermes, des terres labourées, des petits ports de pêche, des ateliers de réparation de marine comme ici, des maisons pratiquement les pieds dans l'eau. C'est toujours la même histoire : j'ai l'impression que les pionniers sont arrivés, ils ont trouvé le coin sympas, et ont construit la cabane... Et l'habitat est toujours aussi dispersé que dans les zones de montagne.

Selnes. Le drapeau est monté.

Vue arrière sur Selnes; à droite, c'est le hameau de Refsneshagan.

La fameuse île Haoya, à gauche. Enfin, fameuse... c'est juste parce que je vous en ai déjà parlé !

Les eaux sont d'une très grande transparence.

Un vrai petit paradis. Mer, montagnes, neige, baignade, sports maritimes, sports d'hiver, ils ont tout. Sauf... peut-être... de la chaleur ?
Quoi que, aujourd'hui, c'est un vrai bonheur.

Petit port miniature; sans doute un port privé !
Imaginez le rêve du marin : sa maison en bord de mer, son bateau à deux pas. C'est ici, en Norvège.

Nouveau coup d'oeil arrière. Je ne sais pas pourquoi je vous le dis, car ça se voit !
Depuis le début, le fjord est à ma gauche, et soudain, il est à droite. Quelle est cette énigme ?

En fait, le Stjornfjorden se sépare en deux nouveaux fjords, car une avancée montagneuse s'avance en son centre. Ce qui nous donne le nordfjorden au nord, et le Sorfjorden au sud : logique, non ? Voici donc le petit Sorfjorden, et derrière cette butte montagneuse se trouve le Nordfjorden. Et plus loin encore, la grosse paroi rocheuse est l'autre rive du Nordfjorden, tout simplement. J'arrive ici au bout du Sorfjorden, et l'on s'aperçoit que la marée est bien basse. Et le village du bout du fjord se nomme... Sorfjorden.

Je viens de passer sur l'autre rive du Sorfjorden : coup d'oeil sur la rive que je viens de longer.

Cette église se trouve au bout de la route longeant le Sorfjorden. En fait, c'est assez compliqué à expliquer. Il n'y a ucune route faisant le tour complet du Sorfjorden. Je suis venu ici pour aller voir le village de Rakväg, côté sud du Nordfjorden -vous suivez toujours ? Mais c'est aussi un cul de sac, il me faudra revenir ici pour contourner l'ensemble et retrouver le Stjornfjorden, plus au nord ! Eh oui, les côtes norvégiennes sont terriblement découpées. A côté, notre Bretagne nationale, qui a une telle réputation, n'est qu'une ligne droite.... Ben oui, les bretons, c'est comme ça. Rassurez-vous, j'adore la Bretagne aussi.

La route s'élève pour passer la barrière montagneuse. En grimpant, j'ai une large vue sur le Sorfjorden.

Rakväg. Un bijou, une perle au fond d'une petite baie sur le Norfjorden.
Je suis resté 5 minutes à regarder, bouche bée. La photo n'est qu'un bien pâle reflet de la beauté du lieu, et me déçoit énormément.

Marée basse dans le Nordfjorden aussi, le contraire eût été fort inquiétant !

Une route -enfin, une piste- longe le Norfjorden vers le sud. Je la suis un peu, jusqu'ici en fait, Bjorkvika.
Elle me permet de voir l'ensemble du grand Stjornfjorden, vers l'ouest-sud-ouest. On retrouve la "fameuse" Haoya...!
Grandiose !

Retour sur Rakväg. Pas mal comme paysage, depuis les fenêtres de la maison !

Je décide d'aller voir l'autre bout de route côté nord-est du Nordfjorden; il y a une autre baie sur la carte, qui ne devrait pas être moche !
Alors ça, c'est Rakväg, une fois de plus, que je viens de dépasser.

Bingo, je m'en doutais. Comme c'est beau !
Le bout de la route est privé, il faudrait que j'y aille à pied pour photographier le bout du fjord.
Je vous laisse ce soin !

Demi-tour.

Vous avez donc vu ce qui fait la particularité de ce pays. Tu passes une simple côte, une petite barrière rocheuse, et tu te trouves devant une ou plusieurs nouvelles criques, toutes plus belles les unes que les autres, et c'est à l'infini ! Pour toutes les voir, il me faudrait sans doute une dizaine d'années de voyage. Il va falloir faire des choix draconiens ! D'autant plus que certaines d'entre elles ne sont mentionnées nulle part, dans aucun guide, et sont pourtant des beautés naturelles à couper le souffle. C'est comme ça. Bienvenue en Norvège.

Au fait, pendant que j'y pense.... Cette péninsule de Fosen n'est sur aucun de nos guides français sur la Norvège, car elle est d'une banalité totale comparée à tout ce que ce pays peut nous offrir. C'était juste pour resituer le débat ! Je suis dans la Norvège même pas touristique !

Donc, l'avant-dernière petite baie avant le bout du Nordfjorden.

Vous avez vu leurs maisons : presque les pieds dans l'eau ! T'habites ici, t'as forcément un petit -ou grand- bateau !

Retour sur Rakväg.

Complètement dégoûté par tant de beauté, je me casse !

Non, je rigole. Je vous avais dit qu'il fallait faire un grand détour. Je retourne à Sorfjorden, puis je rejoins la 715. Je cherche un coin pour manger, j'ai la dalle, il est 13 heures. Je prends l'option du petit crocher supplémentaire, histoire de jeter un coup d'oeil sur au moins un des lacs que longe la 715 côté sud, car je ne reprendrai jamais cette route. Je trouve un coin sympa auprès de la Haugsdalselva, qui se jette dans le lac Indre.. Voici la rivière.

Je m'installe juste à côté. Il y a encore un peu de neige sous la futaie de la petite forêt.
Je sors table et chaise, et c'est le bonheur. Une vraie chaleur, sans un seul souffle de vent.

Et retour vers le nord : voici le petit lac Indre dont je vous parlais.

Une fois de plus, permettez-moi d'insister quand même. Ce lac, dans un paysage de type vosgien, se trouve à deux pas de la mer et des fjords. Excusez du peu, mais c'est une vraie tuerie, ce pays. Tout est beau, il n'y a pas de déchet. Prenez n'importe quelle route, il y aura toujours un paysage, une balade à faire, une grimpette, un plongeon. Oui, je sais, pour le plongeon, il peut être nécessaire de s'équiper un peu. Vous chipotez, là....

La 715 longe ensuite le Rodsjovatnet..

Le nord du Rodsjovatnet. Là, je quitte la 715 et je pars vers le sud-ouest sur la 710 pour rejoindre le Stornfjorden.

Un nouveau petit lac. Son nom : l'Ovre. Entouré par la forêt. Rien que s'enfoncer dans cette forêt et aller découvrir l'autre rive de ce petit lac pourrait être le programme d'une après-midi. Il faudrait une cinquantaine de vies, au moins, pour faire le tour de ce pays.

Le Gjoljavatnet, un grand lac. Retour de pêche ?

La 710 longeant le Gjoljavatnet.

Je quitte la 710 pour aller à Stallvika, sur le Nordfjorden ! C'est tout naturellement une piste, qui doit franchir la petite barrière montagneuse. Donc, ça grimpe, ce qui me permet d'avoir des vues plus intéressantes sur le Gjoljavatnet. Ici vers le nord-est.

Et là vers le nord-ouest, avec en prime la 715.

Bien sûr, en haut, c'est un petit plateau. Il y a donc : des marais, des rochers, des forêts, des lacs ! Le Litl-Gjoljavatnet.

Et des chalets....

Et de petites fermes....

Bref, partout, on trouve des "Norvège" en miniature !

Et c'est l'arrivée sur la fin du Nordfjorden, et le début du Stjornfjorden vers le grand large. De toute façon, je n'ai pas le choix, car aucune route ne remonte le Nordfjorden, comme je vous le disais. Ce que vous voyez côté gauche, c'est la côte longée ce matin.

Celle-là. Oui, monsieur. En face, naturellement.

Je descends sur les rochers.

Arrrrhhhhh..... Je me pâme tellement c'est beau !

Arrivée à Hoybakken, dont voici la curieuse église.

C'est vrai qu'ilos sont bien, là, mais la vue, vu où ils sont, ça va pas trop les intéresser !

J'ai besoin d'aller sentir l'iode de près, et de toucher le goëmon, et de chercher des berniques.

L'eau est transparente. Et froide.

Quelques maisons de Hoybakken.

Le petit port de plaisance de Hoybakken, où je pose Mygoo pour sa nuit. Et la mienne en même temps.

Je découvre un petit sentier qui longe la côte. Attention, ça glisse, et c'est très dangereux.

J'arrive sur une crique, où je vais trouver de belle berniques. J'ai oublié mon couteau; je prends la clef de Mygoo.
J'en mange deux; petite déception : moins salées que les berniques vendéennes.

Si vous regardez bien, vous devriez reconnaître l'église de Koybakken.

Bon, allez, le vent se lève, glacial. Il est temps de rentrer à la maison.

On s'téléphone. A un d'ces quatre....

 


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