Scandinavie 2012, étape 032

Jour 032 - Vendredi 4 mai 2012 - 51 km - 181 photos
(Total : 4064 km - 5935 photos)
De Ratvika à Guttelvika sur Stokkoya (Norvège)

Et contre toute attente, il fait beau. Le fond de l'air est froid, mais le ciel est bleu, ce n'est donc pas un problème. Je décolle à 9h30 passées, ce sont les mouettes et goélands qui m'ont réveillé. Les humains vaquent à leurs occupations, je ne les ai pas entendus !

Ratvika étant un cul de sac -en fait, sur une côte si découpée, il est évident que les routes conduisent à un fond de fjord, à une baie, à un petit golfe miniature, dont la seule issue possible est le demi-tour- je retourne au pied des Kvenndalsfjellet. En passant, je ne résiste pas à l'envie d efaire cette photo. Non, ce n'est pas une rivière, c'est le fond d'un mini-fjord, et c'est bien de l'eau de mer qui remonte ici. J'adore ça ! Un bras de mer qui serpente au milieu de forêts, en montagne.

Quelques minutes plus tard, je monte sur un mini-parking au-dessus de la route pour faire une photo. En sortant de la voiture, je vois une pancarte pointant en direction d'un chemin dans la forêt, et une inscription : Solfjellet. Je vérifie sur la carte : 330 mètres, c'est un beau sommet. Mais je devrais avoir une très belle vue, j'ai besoin d'exercice, et il fait beau. Tous les ingrédients positifs étant réunis.... C'est parti.

La montée est très rude, et j'avoue que j'y laisse un peu de graisse, du moins je l'espère ! Le sol est encore détrempé, et ce n'est pas toujours facile. Néanmoins, à coeur vaillant -ce qui est le cas- rien d'impossible. Tiens, regardez ce que je vois en passant près de ces mousses. Une cannette métallique est en train de se faire phagociter par la végétation, ce sera excellent pour les archéologues du futur, à moins qu'elle ne disparaisse totalement, ce qui est mon avis ! La nature ne va pas vite, mais elle va, et d'année en année, elle mange, recouvre, avale.

C'est donc bien essoufflé, mais ravi, que je commence à découvrir le spectacle qui s'offre à mes yeux. Tout simplement grandiose.

Le grand Skräfjorden est à ma gauche.

Je sais parfaitement ce que représente cette photo, mais je ne peux pas vous décrire, ce serait trop long. Et peu intéressant pour vous. Mais ça vous donne une idée aérienne des sous-fjords dont je parlais hier, tous orientés NE-SO.

A gauche, au-delà du fjord, vous voyez cette grande clairière avec les fermes : c'est là que j'ai photographié le groupe de cerfs et biches hier après-midi, c'est un peu plus loin dans la forêt, en allant vers la droite, que j'ai mangé. Äfjord se trouve derrière cette bande montagneuse.

Ouf, me voici enfin au-dessus de la forêt, et de la grimpette ! Maintenant, c'est très facile, il suffit de suivre les dalles rocheuses.

Au fond, c'est Lysoysundet, où j'ai dormi avant-hier.

Le äfjorden apparait légèrement en arrière-plan.

Ce joli fjord, c'est Torhoggvägen, que je vous ai photographié hier soir avant d'arriver à Ratvika.

Retour vers la forêt, et la descente.

C'était génial. J'ai perdu 3,5 grammes. A droite, le lac Rysdalsvatnet.
Et derrière, c'est la mer, avec une baie en forme de queue de poisson nommée Paulen.

Et juste la route entre les deux !

Paulen.

Paulen toujours; Grottingsfjellet (228m). Solfjellet que j'ai gravie est à gauche, non visible ici.

Herfjorden.

Vikafjorden et Lunfjorden. Tous ces fjords donnent sur une vaste baie formée en fait par deux grosses îles, Stokkoya et Linesoya.

Vue de la route longeant les fjords, du même endroit.
Puis la route contourne une montagne par les terres, et non par la mer, pour finalement arriver à Stokksund.

Dont voici la petite église.

Des séchoirs à hareng, triangulaires. Ce sont des séchoirs modernes, les traditionnels étant à plat, le poisson pendant dessous.

Je pense qu'il s'agit de poisson d'élevage, ici.

Un pont de plus de 500 mètres permet de passer sur Stokkoya.
Harsvika, de l'autre côté du pont, sur Stokkoya.

Une entreprise de récupération de ferrailles de toute sorte.

Des bacs d'élevage de poissons sont visibles.

Il y a un petit parking, je m'y installe pour manger. Je me fais cuire une bonne platée de nouilles, car j'ai froid. En effet, le ciel s'est subitement couvert, le vent s'est levé, et le froid s'est aussitôt installé ! Je prends mon temps. Puis je rejoins le poste de pilotage. En m'y installant, je vois de suite le problème auquel je risque d'être confronté : j'ai laissé les codes allumés... Pourquoi ? Parce que je suis passé dans la cuisine par l'intérieur, sans ouvrir la porte conducteur, qui aurait aussitôt actionné la sonnerie. J'essaiye, mais Mygoo ne peut pas, elle n'a plus aucune énergie, elle a tout dépensé pour éclairer le parking ! Pauvre fille.

Génial, enfin un peu d'aventure ! Le parking est en contrebas, impossible de pousser Mygoo vers la route. J'y vais donc pour arrêter les voitures. Le premier s'excuse, me demande pardon, son câble est dans l'autre voiture ! Vraiment gentil. Il me dit de m'adresser à l'entreprise en bas. Ben oui, il a raison; il s'agit de l'entreprise de ferraille. J'y vais après avoir tenté sans succès deux autres voitures : ils n'avaient pas de câble eux non plus. Un homme parlant l'anglais beaucoup mieux que moi me dit qu'il ne peut pas quitter le boulot, et que ses collègues travaillent ailleurs. Mais il me passe un jeu de câbles de démarrage et de dit d'arrêter une voiture et de démarrer avec. Géniale idée. Il me dit aussi : si vous ne trouvez personne, je passerai en débauchant, on la démarrera.. Vraiment sympathique. La première voiture que j'arrête sera la bonne. Cinq minutes plus tard, Mygoo se frotte les mains et récupère son souffle. Je retourne les câbles à son proprio. On discute au moins une demi-heure. C'est un ancien chauffeur routier, il transportait du poisson dans toute l'Europe, et est souvent allé en France, Rungis, Brest, Bayonne, Lyon....

Voilà, ce que j'ai toujours dit. Il y a des gens super-sympas absolument partout sur terre, c'est ce que j'ai appris en voyageant. On ne peut pas cataloguer une nation : ce sont ses dirigeants qui sont peut-être des andouilles, mais le peuple, c'est l'humain, quelle que soit sa nationalité. Et beaucoup de gens sont naturellement aimables.

Je reprends donc la route enchanté, mais gelé, car on a discuté dehors en plein vent. Il ne semblait pas avoir froid....
Je passe sur Stokkoya.

C'est d'ailleurs sur cette île qu'habite mon bienfaiteur du jour. Cabanes à bateaux à Harsvika.

La petite église de Guttelvika.
Il y a un beau parking, des toilettes... Tiens tiens, si je ne trouve rien d'autre, je viendrai dormir ici, puisque je suis obligé d'y repasser.

Et de Stokkoya, je passe sur Linesoya, par le pont que je vous montrais hier soir en photo. Ici, je suis déjà sur Linesoya.

Linesoya a la forme d'un papillon, et une jolie baie se trouve entre les deux ailes : Vägen.

Sur Linesoya, il y a quelques fermes, et de l'élevage de moutons. Les petits sont adorables !

Au nord de l'île.

Près de Torrvika. J'ai carrément l'impression de me trouver au bout du monde.

C'est d'une grande et belle sauvagerie. Quel dommage que le soleil soit parti, ça gâche un peu.... beaucoup !

Et de l'autre côté de la baie, au centre des deux ailes, il y a ce lac !

Retour vers Stokkoya.

Les ponts norvégiens sont très hauts, sans doute pour permettre le passage de gros bateaux de pêche.

C'est donc toujours impressionnant quand on arrive au sommet. Ici, très curieusement, une porte métallique ferme le passage, et il faut attendre le feu vert -logique- pour son ouverture. Tout est automatique, certainement dirigé par caméras vidéo.

Il y a une plage sur Stokkoya, ce qui est assez rare dans la région !

On aperçoit le pont. Bon, la plage est déserte, pas une seule jolie fille en train de se baigner.
Comprends pas.....

A droite, deux goëlands en parage nuptiale. Dommage que j'étais gelé, car c'était extrêmement comique. Et très bruyant !

J'arrive en vue du pont de Stokkoya, sans avoir trouve de bivouac.
Du coup, je fais demi-tour pour aller passer ma nuit près de la petite église. Comme prévu.

 


Depuis le 06/06/2005 Visites:862326 Aujourd'hui :56 Maintenant:5 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)