Scandinavie 2012, étape 038

Jour 038 - Jeudi 10 mai 2012 - 54 km - 180 photos
(Total : 4509 km - 7306 photos)
De Lauvsnes à Vik/Flatanger (Norvège)

Il y avait un moment que ça ne m'était pas arrivé ! Je me réveille à... 10h30 ! Le temps a bien changé : gris, humide et froid.
Mais apparemment, ça n'a aucun effet sur mon sommeil, et c'est tant mieux.

Cette photo, je l'ai prise hier soir à 21h06, juste pour vous montrer la luminosité que j'ai déjà ici. Il fait clair le soir au moins jusqu'à minuit -je veux dire, bien assez pour marcher sans se casser la figure-, et le matin, pour l'avoir vu, au moins à partir de 4 heures.

Et voici la luminosité et l'état du ciel ce matin. C'est la baie de Lauvsnes, appelée Lauvsneselva Vägan.

J'en fais le tour pour aller sur Lauvoya sur laquelle est implantée l'église de Lauvsnes.

Là voici; juste à côté, le parking pour ceux qui viennent en bateau !

En retournant vers Lauvsnes, car là où se trouve l'église, c'est évidemment un cul-de-sac !

Avant de rejoindre Lauvsnes, je vais jeter un oeil de l'autre côté du "doigt", à Vollan. C'est au bout d'une piste moyenne, dans un lieu assez sauvage. Quoi que, c'est presque un pléonasme pour ce pays ! C'est splendide. Ce golfe porte le doux nom de Knottin.

Finalement, on dirait que ça se lève, le ciel bleu refait surface !

Le Knottin, et ses belles eaux profondes et transparentes.

La péninsule située de l'autre côté est très sauvage. Tiens, je me suis amusé à faire un petit calcul pour vous montrer un des particularismes de la Norvège. Je me trouve ici, grosso-modo, à 700 mètres de l'autre rive. Il y a un hameau en face, appelé Knoten. Un peu à droite de cette photo. Eh bien, la distance à parcourir en voiture est de.... 59,5 km ! Etonnant, non ?

Juste à côté de moi, toujours à Vollan. Stokkfisk en cours de fabrication !

Lauvsnes.

Et encore une petite de Lauvsnes. Je vais maintenant visiter le Flatanger sud.

La route longe plus ou moins le rivage, assez plat.

Einvika.

La mer ouverte est cachée par cette grande île, juste en face, Kvernoya, et ce bras de mer se nomme Einvikräsa.

Puis elle contourne un gros rocher, le Einvikfjellet (161 m) et traverse un étroit goulet par lequel s'engouffrent avec force et violence les eaux du flux pour remplir deux fjords situés au sud : Glasoyfjorden et Arfjordbotnet en bout de chaîne !

La queue nord du Glasoyfjorden.

A gauche, le Glasoyfjorden, donc, et à droite, la mer, envahie de nombreux îlots où il y a de quoi se perdre !

Et à nouveau, un autre goulet d'étranglement entre ces deux flaques d'eau..... Voici le Glasoyfjorden.
Le courant est fort, comme vous pouvez le constater.

Des spaghettis....

Le fameux goulet, vers la mer.

Jolie vue -merci soleil- du Glasoyfjorden.

Un peu plus loin, une piste permet d'aller au fond du Glasoyfjorden. Allons voir ça de plus près.

Comme de bien entendu, un pont permet d'enjamber le goulet qui remplit l'Arfjordbotnet -ci-dessus-, dont je vous parlais plus haut.

Plusieurs mètres de transparence totale, un violent courant, c'est d'une beauté surréaliste !

Coup de zoom sur l'Arfjordbotnet en train de se vider.

La piste continue.

Sous-baie du Glasoyfjorden.

Je vais faire demi-tour près de la ferme que vous voyez là-bas -car c'est encore un cul-de-sac- et je m'installe ici pour manger.
Il fait bon, mais une petite brise m'oblige à conserver le pull.

J'apprécie énormément ces moments de soleil, qui réchauffent instantanément l'air froid norvégien. Mais avec lui naissent les premiers insectes, mouches, bourdons... Les voici, et ils foncent, ils savent qu'ils n'ont pas de temps à perdre, alors ça y va, ça va se reproduire en masse ! Quelle harmonie, finalement. Tout se tient, tout est lié, formant un tout bien homogène, où chaque partie joue sont petit rôle, sans en avoir d'ailleurs aucune conscience !

Retour par la piste bien défoncée en bout de course, mais ça en valait bien la peine.

Ce qui est fabuleux, c'est d'apercevoir comme ça un bout de mer, avec un bateau, au fond d'une crique totalement invisible, perdue au fin fond des montagnes, presque en plein champ, derrière une haie d'arbres ou un petit bois.

Je retrouve la route. Aussitôt après, un petit lac; juste derrière, un nouveau fjord, le Trefjorden.

Au même endroit, le Trefjorden étant sur ma droite. Notez le drapeau norvégien monté au mat de la ferme, à droite !

Pour arriver à Flatanger.

Et son clocher de cuivre.

Vik, c'est le côté mer de Flatanger. Joli, je vais venir bivouaquer ici.

Mais avant, je vais au bout de la route, je suis de toute façon abligé de repasser ici !
Le littoral est parsemé d'îlots, comme d'habitude, et c'est bien plat. Vous me connaissez, ça me plait moins !

Tout au bout, ou presque, c'est Leirvika, ici. Je ne vais pas plus loin.
Je grimpe le rocher, qui me permet d'avoir une vue globale de ce petit bout de Norvège.

Le village que je viens de dépasser : Kvaloyseteren. Il y a des chalets disséminés partout dans les rochers.

Les îlots avant la pleine mer. Les norvégiens appellent Svaet ce bout de mer.

Retour vers Vik/Flatanger.

Des fermes le long du rivage. Celui-ci m'a bien fait rire. Il est en train de ramasser les plus gros cailloux se trouvant sur sa terre, et les jette dans la benne du tracteur. Pas forcément marrant; mais je n'avais pas vu qu'il avait enclenché une petite vitesse au tracteur qui avançait donc tout seul... Pas bête, sacrée technique ! C'est là que j'ai ri tout seul, admiratif !

Comment les norvégiens construisent leurs maisons. Enfin, construisaient, car elle est vieille, celle-ci !
Pour mes garçons, qui ont tant travaillé dans leurs maisons, et qui continuent encore !

Ah, je retrouve Flatanger et son église.

La route est ici étroite, et les croisements se font dans ces emplacements, comme les routes d'Ecosse.

Juste avant Vik, une piste conduit vers le sud, et le très grand Jossundfjorden.
Il se trouve en arrière, au niveau du bateau; au premier plan, c'est en fait une baie profonde du Jossundfjorden appelée Kilgapet.

Que dire, à part "grandiose", une fois encore !

Puis je vais donc à Vik.

Sur le rivage, je surprends deux oies en train de brouter, et leur fait peur.
Elles font un raffut de tous les diables, poussant des cris de sauvages d'une puissance étonnante compte tenu de leur taille.
Comme si j'étais en train de les étriper !

Et finalement, elles décollent, tout en continuant de beugler comme des vaches en volant !
Elle ne se taisent qu'à l'atterrissage, 300 mètres plus loin.

Ben dis donc, je vais te dire, des oies comme ça, je n'en veux pas à la maison ! Je préfère encore rester tout seul. Quel chahut !

Le petit port de plaisance.

Je me pose juste à côté, sur le parking de la petite épicerie. En plus, il y a un bon spot WiFi.

Alors j'vais vous dire : c'est tout simplement... royal. Je lâche l'ancre, je ferme les écoutilles, et je passe dans le bureau.

 


Depuis le 06/06/2005 Visites:882449 Aujourd'hui :42 Maintenant:5 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)